Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

notes culturelles

La Toile selon Jean-Louis MURAT et nos observations

Publié le par Alexandre Anizy

Dans un entretien paru dans le journal le Monde du 18 novembre 2007, Jean-Louis MURAT donne sa vision passée et présente de cet outil de travail et de commerce qu’est Internet. Bien qu’elles ne soient pas dénuées d’intérêt, ses cogitations d’ordre moral ou social ne seront pas reprises ici.

L’évolution de la pensée d’un artiste comme Jean-Louis MURAT est un retournement heureux : il nous était pénible de voir sa naïveté passée.

« Au début, je mettais environ une chanson inédite par semaine à disposition sur mon site, gratuitement. Puis j’ai arrêté. Ces titres étaient téléchargés sans un merci, sans un bonjour, et éventuellement revendus … (…). J’ai fait partie des imbéciles qui ont cru aux mirages de l’Internet, et de ce fait à la bonté naturelle de l’homme (…). »

La Toile n’est rien d’autre qu’un Minitel géant plus sophistiqué.
Les marchands y ont pris le pouvoir depuis longtemps.

La gratuité est par conséquent un leurre.

D’un strict point de vue économique, Internet est une innovation technique qui remet en cause l’organisation économique dans son ensemble, plus ou moins selon les secteurs.
Economiquement parlant, il serait aussi absurde d’être contre Internet que d’avoir été contre les moulins à vent.
Pour ceux qui s’intéressent à cette problématique, le livre « Histoire des techniques » publiée sous la direction de Bertrand GILLE (La Pléiade, 1652 p.) est une référence incontournable.

Pour l’industrie du disque, c’est une saignée, forcément, puisque « (…) chaque nuit, dans les hangars de la musique, la moitié du stock est volé. Imaginez la réaction de Renault face à des délinquants (…). »

Mais il serait absurde de croire que « l’autorisation et la possibilité de voler » persistera dans le futur : le « nouveau monde » qui se met en place aujourd’hui n’implique surtout pas la gratuité dans le futur ordre économique du capitalisme mondial.

De même, il est naïf de croire à l’anonymat des internautes.

 
Alexandre Anizy

BISMARCK l'essai de Jean-Paul BLED

Publié le par Alexandre Anizy

Au Salon du Livre du Touquet, Jean-Paul BLED a présenté son essai « BISMARCK, de la Prusse à l’Allemagne » (édition Alvik 2005, 250 pages, 18 €).

Le public était ravi par l’exposé du professeur, qui a su mettre en exergue l’importance et la complexité du junker Bismarck.

En conséquence, nous ne doutons pas de la qualité de son ouvrage, d’autant plus que nous connaissions un peu le sujet.

 
Ceux qui s’y intéressent pourront compléter par « Pensées et Souvenirs » d’Otto von BISMARCK, présentation de Joseph ROVAN (édition Calmann-Lévy 1984, 480 pages, 99 FRF).

 
Alexandre Anizy

Christophe DONNER le mauvais joueur, Franz Olivier GIESBERT l'anguille

Publié le par Alexandre Anizy

L’écrivain Christophe DONNER est un mauvais joueur. En effet, il est dans le circuit depuis un certain nombre d’années. Il connaît donc les us et coutumes, les règles de ce milieu : il en a sans doute profité dans le passé.

Alors qu’il se voyait, qu’on le disait, parer du bandeau rouge Renaudot, il est écarté au profit de Daniel PENNAC, qui n’est pas un jeunot, pour son livre « chagrin d’école » (excellent titre) qui n’est pas un roman.

 

L’anguille Franz Olivier GIESBERT est derrière cette manœuvre, paraît-il. Un homme singulier, ce GIESBERT :

il est le fils de Marie Giesbert, propriétaire du journal "Paris-Normandie" cédé à Robert HERSANT au début des années 70 ;

il est embauché à la même époque par le Nouvel Observateur de Jean DANIEL et de Claude PERDRIEL (« ennemi du Droit, amis de Droite » note du 30 juin 2007), ce qui en dit long sur cet hebdomadaire « de gauche » ;

FOG, comme on dit, qui n’a pas un diplôme qui compte en France (i.e. Grandes Ecoles, ou bien un Doctorat Lettres compte tenu de son job) a pu gravir vite les marches du pouvoir médiatique ;

FOG quitta le Nouvel Observateur pour prendre une Direction au Figaro de Mr HERSANT (reliquat du deal familial précédent ?) ;

FOG quitta le Figaro pour prendre la Direction du Point du milliardaire François PINAULT, où il règne maintenant sans partage, contrairement au Figaro, sur son petit monde ;

FOG commet aussi quelques émissions de télévision à prétention politique ou littéraire, ou les deux, l’essentiel étant d’en être.
Comme on le voit, la capacité de nuisance de FOG est certaine.

Pour quelle raison GIESBERT aurait-il jeté son dévolu sur PENNAC ? Quelques hypothèses circulent… Sans intérêt.

Patrick BESSON, que nous soutenons par ailleurs (note du 2 septembre 2007), a favorisé cette manœuvre, disposant de 2 voix en tant que Président du jury. Que n’a-t-il pas opté pour un choix vraiment iconoclaste, à défaut d’être révolutionnaire, en jouant de la préférence communautaire, si répandue dans le milieu germanopratin ?

Selon ce critère, Patrick BESSON aurait dû batailler pour décerner le prix Renaudot à un vrai jeune auteur pour un vrai roman :

« la tambouille » d’Alexandre ANIZY.

C’eût été un « coup » à l’honneur du jury Renaudot.
Mais l’honneur, c’est peut-être un gros mot pour Franz Olivier GIESBERT ?

 
Alexandre Anizy

Gunnar STAALESEN pour le voyage

Publié le par Alexandre Anizy

Gunnar STAALESEN le norvégien a commencé à publier ses polars en 1977. Avec son personnage de détective privé Varg Veum, qui s'inscrit dans une vision désabusée de la société, il préfigure Henning MANKELL le suédois. Un cran en dessous tout de même.

Pour un voyage, vous pourrez emporter « le loup dans la bergerie », ou bien « pour le meilleur et pour le pire », ou bien « la Belle dormit cent ans » (ils sont en folio).

En lisant, le temps passera vite.

 
Alexandre Anizy

De Vladimir BARTOL à Léo PERUTZ

Publié le par Alexandre Anizy

Une amie nous avait offert « Alamut » de Vladimir BARTOL, qui nous avait enchantés. C’est pourquoi nous enchaînâmes avec Léo PERUTZ, dont les romans se situent dans un cadre historique précis.

« Le Judas de Léonard » (poche 10/18 n° 1965) ou encore « le cavalier suédois » (poche 10/18 n° 1964) vous donneront une bonne idée de l’œuvre de Léo PERUTZ. 

 
Alexandre Anizy

GIACOMETTI & Ravenne se décarcassent en vain

Publié le par Alexandre Anizy

Eric GIACOMETTI est un journaliste d'investigation qui est aussi l'auteur de « pannes de cœur » (édition Fleuve Noir 2004)

Mais c’est en duo avec Jacques Ravenne (pseudo d'un F:.) qu’il a publié
« Le rituel de l'ombre » (pocket mai 2006, 487 pages + annexes).
Le sujet : la secte Thulé (nazis) contre les francs-maçons dans une quête d'un breuvage absolu (le soma).

Notre avis : le récit est laborieux, les "caractères" sont basiques ... et on apprend pas grand chose sur les rites F:.
A déconseiller.

 
Alexandre Anizy

Les mérites de Jean ROUAUD

Publié le par Alexandre Anizy

Aujourd’hui, comme le prix Goncourt approche, nous nous souvenons agréablement des livres de Jean ROUAUD, ce kiosquier parisien qui écrivit un beau premier roman, « les champs d’honneur » (éditions de minuit, 1990) : le succès commercial et la reconnaissance littéraire étaient mérités.

Il récidiva avec « des hommes illustres ». D’autres suivirent.

 
Il ne serait pas injuste de le redécouvrir.

 
Alexandre Anizy

Le talent d'Arturo PEREZ REVERTE

Publié le par Alexandre Anizy

Nous ne pouvions pas ne pas évoquer nos lectures d’un grand écrivain espagnol contemporain, dont le talent est mondialement reconnu.
Arturo PEREZ REVERTE a écrit quelques très bons livres. A notre avis, le meilleur reste à ce jour « le tableau du maître flamand » (en poche).

Mais nous parlerons ici de 2 pépites de valeurs inégales.

« Territorio comanche » (Olleros & Ramos editores,1994, 141 p.). Avant de se consacrer entièrement à la littérature, PEREZ REVERTE était un grand reporter qui a couvert les conflits dans le monde. Ce livre raconte la tribu des reporters dans la guerre des Balkans.

PEREZ REVERTE prolongea, en quelque sorte, ce travail par son roman « le peintre de batailles » (Seuil, janvier 2007, 283 pages, 22 €), qui est sans nul doute son livre le plus ambitieux.
Le peintre, un ancien photographe de guerre, nous expose sa vision d’un monde ordonné et régenté, où chaque chose, et par conséquent chaque action, a sa place : c’est l’acceptation du fatum, avec pour unique horizon la noirceur éternelle de l’âme des hommes.

Parfois en lisant, nous pensions au film « la belle noiseuse », où Emmanuelle BéART tient un de ses meilleurs rôles (avec « Nelly et M. Arnaud »?). Mais ici, le « partenaire » du peintre est d’un autre calibre, puisqu’il mettra à nu le personnage (amis lecteurs, n’allez pas lire les 5 dernières pages !)… 

Le livre est remarquable, sans être pour autant un chef d’œuvre. Le dénouement permet de jeter un voile sur la construction théorique du peintre : une injection finale d’optimisme !

 
Alexandre Anizy

Steve HODEL et l'affaire du Dahlia noir

Publié le par Alexandre Anizy

Après avoir lu « le dahlia noir » de James ELLROY, vous pouvez lire le livre de Steve HODEL dont le titre est « l’affaire du dahlia noir » (seuil policier, octobre 2004, 23 €).

Steve HODEL, ex inspecteur des homicides de L.A., enquête sur le passé après avoir trouvé une photo d’Elisabeth dans les papiers de son père qui vient de décéder.

Gros succès aux USA et en France (tous les lecteurs du « Dahlia noir » de James ELLROY ?). Pour information, l’enquête et les conclusions ont été controversées aux USA.

A lire si on a apprécié ELLROY bien sûr.

Alexandre Anizy

James ELLROY un maître du polar

Publié le par Alexandre Anizy

Puisque nous avons parlé de sa compagne Helen KNODE, il serait incongru d’ignorer le grand James ELLROY, qui est incontestablement passé maître dans l’art de ciseler ses polars.

Chez ELLROY, vous ne trouverez pas de déchets : tout vaut le détour. Mais comme le temps nous est compté à tous, ceux qui ont un peu fréquenté le bonhomme seront unanimes pour vous recommander 2 livres : « L.A. confidential » et « le dahlia noir » (en Rivages poche).

Vous y découvrirez la quintessence de James ELLROY.

Alexandre Anizy