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notes culturelles

Guillermo ROSALES et le désespoir cubain

Publié le par Alexandre Anizy

« Mon ange » (actes sud 2002, 127 pages, 12,90 €) de Guillermo ROSALES est le signe d’une grande désespérance dans le microcosme cubain de Miami : un nouvel enfermement pour les exilés, un univers où les victimes se font aussi bourreaux.

Nous déconseillons ce livre aux dépressifs.

 
Alexandre Anizy

Miguel BARROSO en liberté

Publié le par Alexandre Anizy

« Des fourmis plein la bouche » (Seuil 2000, 298 pages, 19,82 €) est le 1er roman de Miguel BARROSO, qui exerce la noble profession de journaliste, en tant que directeur adjoint du journal El Pais.

C’est un thriller.
Parce que la reconstitution historique est des plus minutieuses, pour ceux qui aime Cuba et qui voudrait un tableau de La Havane lorsque le régime de BATISTA s’effondra, ce roman devrait vous plaire.

Alexandre Anizy

L'élégance du hérisson de Muriel BARBERY

Publié le par Alexandre Anizy

« L’élégance du hérisson » de Muriel BARBERY est un bijou. Les lecteurs ne se sont pas trompés en forçant peu à peu les libraires, grâce aux bouches à oreilles, à accorder une place de plus en plus importante à ce roman sur leurs tables de présentation puis dans leurs vitrines.
La presse, avec ses critiques snobinards, a pris le train en marche.

Cette concierge, Mme Michel, vous en apprendra plus sur la rigidité de la société française que bien des thèses universitaires ou les articles de Jacques JULLIARD dans le magazine « de gauche » de Claude PERDRIEL, ennemi du Droit avec amis de droite.
Ah ! Le chapitre évoquant HUSSERL est d’une causticité, d’une drôlerie à faire bondir un Normalien coincé !

Avec grâce, Muriel BARBERY nous conduit à bon port : « Toujours en équilibre entre la beauté et la mort, le mouvement et sa disparition ? C’est peut-être çà, être vivant : traquer des instants qui meurent. » (p. 298)

Surtout, ne pensez pas à un livre ennuyeux ! Chaque chapitre recèle sa part d’humour : c’est le pari gagné de Muriel BARBERY.

Alexandre Anizy

Mazarine PINGEOT assomme ses lecteurs

Publié le par Alexandre Anizy

Voilà encore une Normalienne qui se croit obligée d’écrire des bouquins !

Mazarine PINGEOT, fille de François MITTERRAND, vient de commettre un nouveau livre : « le cimetière des poupées », Julliard, 155 pages, 17 €.
C’est une femme intelligente et instruite, qui a hérité du cynisme de son père : elle sait exploiter le filon médiatique pour vendre ses produits.
Elle y arrive d’ailleurs fort bien.

Mais à chaque parution, on peut lire (très souvent dans des « brèves », ou des notes casées en page 123 de magazines féminins, au milieu d’un fatras de communications quasi commerciales) l’appréciation d’un « expert », comme celle signée S.H. dans le Figaro Magazine du 1 septembre 2007 (page 67) :
« Lire ce roman jusqu’au bout sans en sauter une seule phrase, c’est comme la roulette du dentiste : on est content quand ça s’arrête. (…) Souvent, on se frotte les yeux. D’abord, pour rester éveillé, ensuite parce qu’on est éberlué par une telle somme de naïvetés, lieux communs, négligences (…). Cimetière des poupées ? Cimetière des lecteurs, plutôt, terrassés par l’ennui. »
Sans commentaire.

Alexandre Anizy

Campagne pour l'élection de Patrick BESSON à l'Académie Française

Publié le par Alexandre Anizy

Qui ne connaît pas Patrick BESSON ?

Cet homme passe partout dans la presse : c’est un 4x4, de luxe forcément. Que ce soit dans le Figaro, le Point, VSD, etc., son humour plaît aux lecteurs. Il peut aussi déplaire.

Mis à part le monde de l’édition, sait-on qu’il possède un talent authentique, qu’il a écrit avec « Dara » un des meilleurs romans des 30 dernières années ? Nous craignions que non, parce qu’il l’a dissous dans une production pléthorique de qualité. C’est le nouveau stakhanoviste de la littérature française, un autre Henri TROYAT selon ce critère.

Cela ne nous empêchera pas de soutenir ardemment sa candidature à l’Académie Française : ce fils d’une croate mérite cette perpétuité.

Alexandre Anizy

Petit bonheur : Alice FERNEY flingue Olivier ADAM

Publié le par Alexandre Anizy

Que se passe-t-il dans le petit monde des Lettres ? Depuis quelques temps, il semble que ça flingue dans les gazettes et autres supports plus spécialisés : la langue de bois et le renvoi d’ascenseur auraient-ils disparus par enchantement ?

 
Dans notre note du 6 août, nous écrivions qu’Olivier ADAM se relèvera après « falaises » et qu’on allait parler de lui à la rentrée. En effet, dans le mois d’août, on évoquait déjà son nom sur les listes des prix importants à cause de son nouveau roman. Quelle pitié !

Soudain, un éclair de lucidité a traversé le ciel parisien pour rétablir la vérité par l’entremise d’un élégant messager : Alice FERNEY confirme notre appréciation sur ce jeune auteur photogénique, ce qui serait son unique qualité.

Que dit-elle ? « Hélas, il n’y réussit pas (nous offrir un roman psychologique, réaliste et populiste, précise ici A.A.). Sans doute en fait-il trop, la voix chante faux. Bien sûr on croit parfois être ému. Pour tout dire, on s’y oblige : tant de tragique force la compassion. Le romancier est seul mis en cause : la matière de son texte et l’écriture font « fabriquées » (…) Mais faire dire putain à une femme déprimée ne suffit pas à la faire exister.» Alice FERNEY, in Le Figaro du 30/8/07

Pour finir le costume, Alice FERNEY nous donne la vision du monde du jeune auteur photogénique en le citant : « On ne se remet jamais de rien, la vie est une merde, rien ne nous distingue vraiment les uns des autres, on ne se connaît pas »
Mazette ! Quelle profondeur !
Pour achever son papier, elle conclue : « A l’abri de rien est un roman dans l’air du temps, peu écrit, peu senti, plein de bons plutôt que de vrais sentiments (…) »

Au sujet d’Olivier ADAM, vous n’avez plus d’excuse : vous savez maintenant que vous n’êtes à l’abri de rien, et surtout pas du pire.

Alexandre Anizy

P.s :
Autre petit bonheur dans le Nouvel Observateur du 30 août, au sujet du dernier livre signé Simon LIBERATI : « Jamais l’influence de la colique sur la métaphysique n’avait été observée de si près. Le titre ? « Nada exist ». CQFD en 420 pages. » Grégoire LEMéNAGER, page 116. 
Voir notre note du 22 août « la complaisance d’André ROLLIN … »

 

De la querelle LAURENS contre DARRIEUSSECQ

Publié le par Alexandre Anizy

Marie DARRIEUSSECQ vient de publier un livre : « Tom est mort » (édition P.O.L.) L’éditeur de Camille LAURENS étant le même, celle-ci a pu lire avant publication le livre de la première : elle y a vu les traces verbales de sa propre histoire, plus exactement du livre qu’elle a tiré de sa propre histoire, dont le titre est « Philippe ».

Camille LAURENS enrageait d’être dépossédée de son œuvre - histoire : elle a dénoncé le « plagiat psychique » dans une revue littéraire.

Dans un excellent article (Libération du 30 août 2007), Philippe LANçON écrit : « On retrouve parfois, non pas des phrases, mais des hybridations de phrases lues dans « Philippe ». » Il semble donc que Camille LAURENS n’ait pas eu la berlue.

DARRIEUSSECQ serait une récidiviste : Marie NDIAYE, une autre romancière, a dit éprouvée le même type de sentiment avec un autre livre de Marie DARRIEUSSECQ ; pour sa part, NDIAYE utilise le terme de « singerie ».

Camille LAURENS explique : « Dans le cas présent comme dans le précédent avec Marie NDIAYE, le déroulement suit une même logique : admiration, imprégnation/intériorisation, expression. Comme il s’agit d’un processus névrotique, il est peut-être inconscient. Admettons. » (In Libération du 30/8/07)

 Que dit DARRIEUSSECQ pour sa défense (in Libération 30/8/07) ?

« Ce cri universelle des mères endeuillées, sur l’irremplaçabilité de l’enfant mort, Camille LAURENS semble penser qu’il est sa propriété privée. » Cela ressemble à un coup bas, Madame.
« Le propre de la douleur est de se croire unique, alors qu’elle est individuelle, et un roman peut en faire entendre l’universalité. »
Marie DARRIEUSSECQ commet ici une erreur fondamentale. Parce que chaque être humain est unique (la science l’a prouvé), la douleur ressentie ne peut qu’être unique. En affirmant que la douleur est individuelle, DARRIEUSSECQ donne à penser qu’elle n’appréhende les êtres que sous une dimension physique, c'est-à-dire dénuée de toute spécificité personnelle dans la dimension immatérielle.

Le corps n’est-il pas un sujet récurrent dans ses livres ?

Etant Normalienne, Marie DARRIEUSSECQ a beaucoup lu, et très tôt elle a compris que la reconnaissance germanopratine nécessitait le culot (aborder des sujets osés) et le brio stylistique : elle en fit usage immédiatement. Pour notre part, nous avons jugé dans « Naissance des fantômes » que son goût de l'image léchée et du vocabulaire étoffé l'emportaient sur la justesse des choses, ce qui nous dérange beaucoup. Exemple : elle écrit des trucs comme "...le bout des doigts s'engourdissait de nicotine ...". C’est ainsi qu’on enfume le lecteur.   

En bref, Marie DARRIEUSSECQ est une précieuse moderne qui nous indiffère.

Concernant cette querelle de femmes, parce que le poète a toujours raison (dit la chanson), nous déclarons avec ARAGON (« les yeux d’Elsa » in La Pléiade tome I, page 746) : « Car j’imite. Plusieurs personnes s’en sont scandalisées. La prétention de ne pas imiter ne va pas sans tartuferie, et camoufle mal le mauvais ouvrier. Tout le monde imite. Tout le monde ne le dit pas. »

Concernant les romans, nous reproduisons l’avis de Philippe LANçON : « Philippe (de Laurens) est indispensable, Tom est mort (de Darrieussecq) ne l’est pas. »

Alexandre Anizy

 

Dans les mots de Camille LAURENS

Publié le par Alexandre Anizy

En 2000, Mme Camille LAURENS a publié ce qui doit être son meilleur roman : « dans ces bras-là » (P.O.L 2000, 297 pages, 18,29 €).
Ce livre devrait être mis entre les mains de tous les hommes !

Alexandre Anizy

Simonetta GREGGIO et la douceur des hommes

Publié le par Alexandre Anizy

Nous gardons de sa brève rencontre au Salon du Livre du Touquet, où elle venait de recevoir le Prix du 1er roman des mains du Président du jury Patrick POIVRE D’ARVOR en personne, le souvenir d’une femme à la grâce et aux atours italiens.

Malheureusement, « la douceur des hommes » (Stock 2005, 177 pages, 17 €) de Simonetta GREGGIO n’est pas à la hauteur du charme de son auteur : le découpage trop important nuit gravement à la fluidité du récit, contrairement à celui de Susanna  TAMARO « Va où ton cœur te porte », un petit bijou de simplicité, auquel nous avons pensé en lisant ce 1er roman.

Alexandre Anizy

P.D. JAMES la référence anglaise

Publié le par Alexandre Anizy

P.D. JAMES s'est lancée dans l'écriture de polars sur le tard. Elle a bien fait, puisqu’elle succède dignement à Agatha Christie.

Son héros Adam Dalgliesh est un aristocrate, ce qui n’est pas original pour une Anglaise, et un poète reconnu car publié, qui oeuvre aussi dans la police. C'est toujours bien ficelé et bien écrit.

Citons quelques titres que nous avons appréciés : « sans les mains », « un certain goût pour la mort », « une folie meurtrière », « la salle des meurtres ».
En matière de rompol, c’est la référence anglaise.

Alexandre Anizy

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