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notes culturelles

Matilde ASENSI fait-elle sensation ?

Publié le par Alexandre Anizy

Matilde ASENSI est née en 1962 à Alicante. Ecrire est son métier. Elle est aussi l'auteur de « lacobus » et du « dernier Caton », qui l'ont fait connaître.

 
D’elle, nous avons lu « le salon d'ambre » (folio policier n° 449, 243 pages).C’est une bonne histoire, bien rythmée ; les personnages sont bien dessinés ; le style précis et alerte donne envie de suivre ... jusqu'au bout.

 
Si certains la comparent à Arturo Perez Reverte, ce qui nous paraît excessif, nous disons plutôt qu’elle n’égale pas Alicia GIMENEZ BARTLETT.

 
Alexandre Anizy

Virginie DESPENTES l'a remontée

Publié le par Alexandre Anizy

Virginie DESPENTES nous impressionna avec ses 2 premiers livres : « baise-moi » et « les chiennes savantes » (en poche). Avec ça, on prenait un coup de littérature à l’estomac !

Avertissement : ne pas les mettre entre toutes les mains.

N’en déplaise aux gens de lettres conservateurs, elle apportait un souffle nouveau, qu’elle maîtrisait de bout en bout, sans lasser le lecteur curieux.

Avec « les jolies choses », elle mettait un bonnet rose sur son vocabulaire : cela nous ennuya.

Ces derniers temps, il paraît qu’elle théorise. De manière iconoclaste, cela fait tout son intérêt.
Qu’elle poursuive son chemin : nous la revisiterons à une prochaine croisée.

 

Alexandre Anizy

Roger MARTIN DU GARD et son "Devenir !"

Publié le par Alexandre Anizy

Nous avons déjà eu l’occasion d’écrire tout le bien que nous pensions du chef d’œuvre de Roger MARTIN DU GARD « les Thibault ».

Dans la Pléiade, tome I, qu’Albert CAMUS préface, vous saurez toute l’importance de cet écrivain oublié qu’il place dans la lignée de TOLSTOï.

 
« Il n’a que 27 ans quand il écrit « Devenir ! » ; (…) restera fidèle toute sa vie à cette règle d’une vocation ascétique et à un jansénisme de l’art qui le fera fuir les effets et les parades pour tout sacrifier au labeur ininterrompu mis au service d’une œuvre qu’on veut durable. » Albert CAMUS, p. XII.

« Devenir ! » est le premier livre de Roger MARTIN DU GARD, et déjà tout y est. Mais bien sûr, auparavant, il faut lire « les Thibault », parce que c’est un roman moderne.
« La sexualité (…) a été abordée franchement par MARTIN DU GARD. Franchement mais pas crûment. Il n’a jamais cédé à cette tentation de la chiennerie qui rend tant de romans contemporains aussi ennuyeux que les manuels de bienséance. Il n’a pas décrit complaisamment de monotones débordements. Il a choisi plutôt de montrer l’importance de la vie sexuelle par son inopportunité. » Albert CAMUs, p.XIV.

 
CAMUS écrivait ces lignes en 1955. Concernant la production littéraire, la proposition est toujours d’actualité.

 

Alexandre Anizy

Le combattant Alphonse BOUDARD

Publié le par Alexandre Anizy

Alphonse BOUDARD fut un drôle de résistant et un écrivain bourré de talent.

Son roman « les combattants du petit bonheur » (en poche) est une plongée dans les années de guerre, un récit de l’Occupation et de la Résistance, sans violon ni fanfare.

 
Nous nous souvenons de la scène réaliste sur les femmes tondues : BOUDARD nous replace dans l’atmosphère et porte l’estocade. Il laisse à d’autres les envolées lyriques et patriotiques.

 
C’est de la littérature.

Marc LAMBRON devrait l’étudier.

 

Alexandre Anizy

1941 selon Marc LAMBRON

Publié le par Alexandre Anizy

Marc LAMBRON écrit dans le Figaro Madame : cela lui convient bien.

En 1997, il publiait un roman, « 1941 » (Grasset, 412 pages, 135 FRF), qui relate l’ambiance de Vichy à cette époque.

 
Il précisait en page 413 : « Le sujet n’en est pas un tableau fidèle de Vichy, mais la question que pose Vichy à un Français né en 1957 quant à la possibilité de se le représenter. C’est le mentir-vrai du roman qui est ici seul en jeu : il n’établit pas d’autre vérité que celle de l’imagination. »

 
En résumé : ni tableau fidèle (pas de richesse historique), ni fiction débridée … et sans fulgurance stylistique.

 

Alexandre Anizy

DRIEU LA ROCHELLE et la rêveuse bourgeoisie

Publié le par Alexandre Anizy

 « Rêveuse bourgeoisie » (Gallimard l’imaginaire, 349 pages, 55 FRF) est un roman de Pierre DRIEU LA ROCHELLE.

L’histoire d’une famille qui court à sa perte : son désir d’ascension sociale l’a éloignée du bon sens et de la prudence financière. Le « beau parti » dilapide la fortune dans l’adultère et les affaires ratées.

 
DRIEU LA ROCHELLE le séducteur savait de quoi il parlait : faut-il y voir la cause de son adhésion à la cause des nazis ?
Le mépris des pratiques bourgeoises pour quelqu’un qui en vit, comme DRIEU LA ROCHELLE, mène à la haine de soi … puis des autres.

Le style est précieux mais sans brillance.

 
DRIEU LA ROCHELLE, BRASILLACH : la même médiocrité.

 
Alexandre Anizy

BRASILLACH le collabo

Publié le par Alexandre Anizy

Un jour, pour comprendre la fascination qu’exerce encore Robert BRASILLACH le collabo sur une partie de l’intelligentsia française, nous avons lu son roman « notre avant guerre ».

 
C’est un livre de Normalien. La copie propre d’un excellent étudiant lettré.

Rien n’excuse les saloperies de ce type.

Si son exécution ne causa pas une perte incommensurable pour la littérature française, elle contribua à donner aux Français l’illusion d’une épuration.

 
Alexandre Anizy

Dennis LEHANE l'artisan

Publié le par Alexandre Anizy

Dennis LEHANE est un bon artisan du polar.

« Sacré » (rivages poche n° 466, 411 pages, 8,40 €) en est une belle démonstration, parce que c’est un roman bien ficelé, écrit dans un style alerte, mais sans éclat.

 
Alexandre Anizy

Arsenic et BENCHETRIT (Samuel)

Publié le par Alexandre Anizy

Ci-dessous, un échantillon – pastiche des « chroniques de l’asphalte » du bonhomme.

 
« - Sam, j’te crois pas !
-        
Mais, j’te jure, putain, que cet enfoiré m’a viré !
-        
A l’hosto et viré de Pizza 30 ! A ta place j’aurais la rage, mec.
DRING, DRING, DRING
-        
Décroche pour moi, et inspecte.
-        
Allo, qui cause ? (…) Oh ! dure l’annonce, t’es gonflée la meuf !
-        
C’était ?
-        
Ursula.
-        
Et alors ?
-        
Veut pas te parler, mec : elle te plaque, c’est tout.
-        
LA SALOPE ! LA SALOPE ! LA SALOPE ! LA SALOPE !
-        
Le téléphone d’la cité le balançait hier : elle bougeait avec Riri le tambourin, qui claque un max de thunes chez les bourges …
-        
Elle va l’aider à cracher le pognon, tu peux me croire !
-        
Sûr, sûr… Dur, dur : tu perds ton job de livreur de pizza parce que tu t’es planté hier, et ta gonze te largue now !
-        
Remue pas le pif dans la noire !
-        
Ouais, ouais… Mais comment t’es tombé, hier ?  
-        
J’ai dérapé sur une marguerite ! »

 Consternant, n’est-ce pas ?
C’est avec de telles merdes qu’on empoisonne les primo – lecteurs stimulés par la presse pipole.

 
Si Samuel BENCHETRIT a déposé sa prose chez un éditeur, peut-être inculte mais sûrement bon marchand, il incombe à ses lecteurs de tirer la chasse.

 
Alexandre Anizy

Hérésie de Charles WILLEFORD

Publié le par Alexandre Anizy

Ce livre est à conseiller à tous ceux qui se piquent de culture artistique, car Charles WILLEFORD a réussi une bonne description du marché de l’art avec son polar « hérésie » (rivages poche, 183 pages, 7,40 €).

 
Un critique d’art rencontre un peintre français célèbre et va monter LA mystification du siècle. Les surprises vous attendent.

 

Alexandre Anizy