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notes culturelles

Le talent d'Arturo PEREZ REVERTE

Publié le par Alexandre Anizy

Nous ne pouvions pas ne pas évoquer nos lectures d’un grand écrivain espagnol contemporain, dont le talent est mondialement reconnu.
Arturo PEREZ REVERTE a écrit quelques très bons livres. A notre avis, le meilleur reste à ce jour « le tableau du maître flamand » (en poche).

Mais nous parlerons ici de 2 pépites de valeurs inégales.

« Territorio comanche » (Olleros & Ramos editores,1994, 141 p.). Avant de se consacrer entièrement à la littérature, PEREZ REVERTE était un grand reporter qui a couvert les conflits dans le monde. Ce livre raconte la tribu des reporters dans la guerre des Balkans.

PEREZ REVERTE prolongea, en quelque sorte, ce travail par son roman « le peintre de batailles » (Seuil, janvier 2007, 283 pages, 22 €), qui est sans nul doute son livre le plus ambitieux.
Le peintre, un ancien photographe de guerre, nous expose sa vision d’un monde ordonné et régenté, où chaque chose, et par conséquent chaque action, a sa place : c’est l’acceptation du fatum, avec pour unique horizon la noirceur éternelle de l’âme des hommes.

Parfois en lisant, nous pensions au film « la belle noiseuse », où Emmanuelle BéART tient un de ses meilleurs rôles (avec « Nelly et M. Arnaud »?). Mais ici, le « partenaire » du peintre est d’un autre calibre, puisqu’il mettra à nu le personnage (amis lecteurs, n’allez pas lire les 5 dernières pages !)… 

Le livre est remarquable, sans être pour autant un chef d’œuvre. Le dénouement permet de jeter un voile sur la construction théorique du peintre : une injection finale d’optimisme !

 
Alexandre Anizy

Steve HODEL et l'affaire du Dahlia noir

Publié le par Alexandre Anizy

Après avoir lu « le dahlia noir » de James ELLROY, vous pouvez lire le livre de Steve HODEL dont le titre est « l’affaire du dahlia noir » (seuil policier, octobre 2004, 23 €).

Steve HODEL, ex inspecteur des homicides de L.A., enquête sur le passé après avoir trouvé une photo d’Elisabeth dans les papiers de son père qui vient de décéder.

Gros succès aux USA et en France (tous les lecteurs du « Dahlia noir » de James ELLROY ?). Pour information, l’enquête et les conclusions ont été controversées aux USA.

A lire si on a apprécié ELLROY bien sûr.

Alexandre Anizy

James ELLROY un maître du polar

Publié le par Alexandre Anizy

Puisque nous avons parlé de sa compagne Helen KNODE, il serait incongru d’ignorer le grand James ELLROY, qui est incontestablement passé maître dans l’art de ciseler ses polars.

Chez ELLROY, vous ne trouverez pas de déchets : tout vaut le détour. Mais comme le temps nous est compté à tous, ceux qui ont un peu fréquenté le bonhomme seront unanimes pour vous recommander 2 livres : « L.A. confidential » et « le dahlia noir » (en Rivages poche).

Vous y découvrirez la quintessence de James ELLROY.

Alexandre Anizy

Helen KNODE vaut un détour

Publié le par Alexandre Anizy

Journaliste à Los Angeles, Helen KNODE est la compagne de James Ellroy. Son roman « Terminus Hollywood » (titre original "the ticket out", sorti en 2003, édit. Rivages noir poche sept 2005 pour la France, 479 pages).

L’histoire en 2 mots : une critique de cinéma dans un "journal indépendant" enquête sur le meurtre d'une scénariste ratée.
C’est un aperçu des moeurs hollywoodiennes. Le livre est bien fichu, très fouillé (James relisait-il ?).

Un premier roman qui mérite le détour, en attendant de lire la suite de la production de Mme Helen KNODE.

Alexandre Anizy

Philippe POLLET-VILLARD un bon coup d'essai

Publié le par Alexandre Anizy

Philippe POLLET-VILLARD est né à Annecy en 1960. Il est réalisateur de profession. "L'homme qui marchait avec une balle dans la tête" (Flammarion août 2006,345 pages) a obtenu le Prix du 1er roman du TOUQUET en novembre 2006.

Une histoire à rebondissements, bien équilibrée. Un style (humoristique de par le décalage du narrateur) est maintenu sur toute la distance, ce qui n’était pas gagné d’avance. C’est un 1er roman d'excellente facture.

Si POLLET-VILLARD ressemble un peu au chanteur MIOSSEC, il ne fréquente pas la dive bouteille, ce qui ne le rend pas antipathique !

Alexandre Anizy

Lydie SALVAYRE et sa "conférence de Cintegabelle"

Publié le par Alexandre Anizy

L’idée de base de « la conférence de Cintegabelle » (poche points) était séduisante. Malheureusement, Lydie SALVAYRE a raté la réalisation : le style n’est pas à la hauteur du projet.

Alexandre Anizy

Guillermo ROSALES et le désespoir cubain

Publié le par Alexandre Anizy

« Mon ange » (actes sud 2002, 127 pages, 12,90 €) de Guillermo ROSALES est le signe d’une grande désespérance dans le microcosme cubain de Miami : un nouvel enfermement pour les exilés, un univers où les victimes se font aussi bourreaux.

Nous déconseillons ce livre aux dépressifs.

 
Alexandre Anizy

Miguel BARROSO en liberté

Publié le par Alexandre Anizy

« Des fourmis plein la bouche » (Seuil 2000, 298 pages, 19,82 €) est le 1er roman de Miguel BARROSO, qui exerce la noble profession de journaliste, en tant que directeur adjoint du journal El Pais.

C’est un thriller.
Parce que la reconstitution historique est des plus minutieuses, pour ceux qui aime Cuba et qui voudrait un tableau de La Havane lorsque le régime de BATISTA s’effondra, ce roman devrait vous plaire.

Alexandre Anizy

L'élégance du hérisson de Muriel BARBERY

Publié le par Alexandre Anizy

« L’élégance du hérisson » de Muriel BARBERY est un bijou. Les lecteurs ne se sont pas trompés en forçant peu à peu les libraires, grâce aux bouches à oreilles, à accorder une place de plus en plus importante à ce roman sur leurs tables de présentation puis dans leurs vitrines.
La presse, avec ses critiques snobinards, a pris le train en marche.

Cette concierge, Mme Michel, vous en apprendra plus sur la rigidité de la société française que bien des thèses universitaires ou les articles de Jacques JULLIARD dans le magazine « de gauche » de Claude PERDRIEL, ennemi du Droit avec amis de droite.
Ah ! Le chapitre évoquant HUSSERL est d’une causticité, d’une drôlerie à faire bondir un Normalien coincé !

Avec grâce, Muriel BARBERY nous conduit à bon port : « Toujours en équilibre entre la beauté et la mort, le mouvement et sa disparition ? C’est peut-être çà, être vivant : traquer des instants qui meurent. » (p. 298)

Surtout, ne pensez pas à un livre ennuyeux ! Chaque chapitre recèle sa part d’humour : c’est le pari gagné de Muriel BARBERY.

Alexandre Anizy

Mazarine PINGEOT assomme ses lecteurs

Publié le par Alexandre Anizy

Voilà encore une Normalienne qui se croit obligée d’écrire des bouquins !

Mazarine PINGEOT, fille de François MITTERRAND, vient de commettre un nouveau livre : « le cimetière des poupées », Julliard, 155 pages, 17 €.
C’est une femme intelligente et instruite, qui a hérité du cynisme de son père : elle sait exploiter le filon médiatique pour vendre ses produits.
Elle y arrive d’ailleurs fort bien.

Mais à chaque parution, on peut lire (très souvent dans des « brèves », ou des notes casées en page 123 de magazines féminins, au milieu d’un fatras de communications quasi commerciales) l’appréciation d’un « expert », comme celle signée S.H. dans le Figaro Magazine du 1 septembre 2007 (page 67) :
« Lire ce roman jusqu’au bout sans en sauter une seule phrase, c’est comme la roulette du dentiste : on est content quand ça s’arrête. (…) Souvent, on se frotte les yeux. D’abord, pour rester éveillé, ensuite parce qu’on est éberlué par une telle somme de naïvetés, lieux communs, négligences (…). Cimetière des poupées ? Cimetière des lecteurs, plutôt, terrassés par l’ennui. »
Sans commentaire.

Alexandre Anizy