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745 articles avec notes culturelles

Veit HEINICHEN ou un avant-goût de Donna LEON

Publié le par Alexandre Anizy

Nous venons de lire « les requins de Trieste » de Veit HEINICHEN (points Seuil n° 1602, 326 pages).
Ce polar est bien charpenté, et l’écriture sobre le rend efficace.

Cependant nous nous interrogeons, pour la forme, sur ce personnage central qui, avec sa famille, semble avoir été inspiré par le « Brunetti » de Donna LEON, qui évolue dans le décor particulier de Venise. Les dates des premières éditions paraissent confirmer notre impression.

Mais ne boudons pas notre plaisir pour cela !

Alexandre Anizy

Florian ZELLER au zénith ?

Publié le par Alexandre Anizy

Le jour de l’Ascension est le moment idéal pour parler de Florian ZELLER.

C’est un jeune homme pressé, issu d’une famille friquée, qui décida tôt qu’il ferait carrière dans la littérature. Dès qu’il franchit les portes de Sciences-Po, il s’y employa avec opiniâtreté, à défaut de talent.

En 2004, à 25 ans, il donne déjà des cours (de littérature ?) dans l’institution de la rue Saint Guillaume : il y a des noms qui ouvrent bien des portes. Journaliste – pigiste (Paris-Match, VSD, à la télé dans « vol de nuit »), il tisse vite son réseau dans ce milieu d’échanges.

Ayant ciblé son public (à dominante féminine), il lance son premier roman, qui s’intitule « neige artificielle ». Le deuxième roman, « les amants du n’importe quoi », puis le troisième, « la fascination du pire », révèlent dès la 1ère de couverture la bonne éducation de l’auteur, qui a l’honnêteté de prévenir ses clients sur la qualité de la marchandise : rendons lui justice sur ce point capital.

 
Le 21 octobre 2004, on lisait dans le Figaro littéraire, qui n’est pas un journal particulièrement farouche : "M. Zeller écrit de manière aisée. Il n'évite cependant pas les écueils sur lesquels naufragent les littérateurs branchés."

Florian ZELLER, qui a sans doute lu « Positioning : the battle for your mind », s’est vite installé, comme le fit naguère le philosophe milliardaire Bernard-Henri LéVY avec ses chemises blanches, dans le paysage culturel parisien avec son allure : le minet au casque d’or hirsute.

Alexandre Anizy

 

Jo NESBO un autre polar venu du froid

Publié le par Alexandre Anizy

Après le suédois Henning MANKELL, nous fûmes envahis par d’autres auteurs nordiques. Parmi ceux-là, il convient de conforter l’écho favorable que Jo NESBO reçoit à chaque nouvelle parution en France.

Nous l’avons découvert avec l’excellent « homme chauve-souris » (folio n° 366), le 1er roman de la série des « Harry Hole », qui se passe curieusement en Australie. Du très bel ouvrage.

Si « rue sans souci » (éditions GAÏA) nous a renforcé dans l’idée que nous avions affaire avec un auteur talentueux, « les cafards », 2ème de la série (folio n° 418), nous le confirme.

 
Alexandre Anizy

Elections Présidentielles : hommage à BéRANGER

Publié le par Alexandre Anizy

C’est un jour particulier : ces moments de l’Histoire où les choses peuvent basculer. Du moins il nous plaît de le penser, car sinon il faudrait se résoudre à croire que nos vies seraient déjà tracées dès le début de la partie.
Ce qui n’est pas envisageable.

Depuis hier, une chanson de François BéRANGER nous est revenue en mémoire et nous la chantonnons en faisant la vaisselle ou sous la douche :

« Tous les 7 ans et même parfois avant
On a droit au grand carnaval
Au carnaval de la magouille
Au grand défilé des embrouilles
(…) magouille blues magouille blues (…) »

C’était dans son album « le monde bouge » : il nous contait à sa manière directe et incisive les élections présidentielles de 1974. Mais il serait choquant de réduire François BéRANGER à cette chanson virulente. Dans cet album cité, on trouvait aussi « département 66 », qui évoquait en quelques minutes la solitude des ruraux, la désertification des campagnes.

La 1ère chanson de François BéRANGER que nous ayons entendue, c’est « tranches de vie » : un texte dont la légèreté vient adoucir la pesanteur des drames vécus. La chanson de BéNABAR « l’agent immobilier » ou bien « laisse béton » de RENAUD, à des degrés divers, nous font penser à « tranches de vie ».

François BéRANGER est mort il n’y a pas si longtemps. Il nous arrive de regretter comme aujourd’hui qu’il ne soit pas là pour « participer au présent » (1).

 
Alexandre Anizy

(1) « participe présent » : chanson et titre d’un album.

"citoyens clandestins"

Publié le par Alexandre Anizy

Pour se détendre, en ce dimanche 22 avril 2007 qui restera peut-être dans les annales, nous parlerons du livre de DOA (série noire Gallimard 2007, 696 pages, 20€).

Du grand art dans une construction romanesque ne nécessitant qu’un style sobre et efficace.

De par sa densité, ce thriller nous fait penser aux « racines du mal » de DANTEC : le brio stylistique en moins, la structure minutieuse en plus.

Un seul conseil à cet auteur talentueux : changez de pseudo !
Alexandre Anizy

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