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notes culturelles

Daniel RENé une leçon à retenir

Publié le par Alexandre Anizy

« Leçon de ténèbres » (éditions Bénévent, 2006, 260 pages, 18 €) est le 1er roman de Daniel RENé, qui est agrégé et docteur en physique nucléaire.

Le prologue met bien le lecteur dans l’attente ; la suite tient la route, et nous avons pris beaucoup de plaisir à lire cet opus.

Remarque : trop de références culturelles (classique, jazz, JJ CALE, etc.) nuisent peut-être au "caractère" du personnage.
(Concernant JJ CALE, ce n’est certainement pas une nuisance !)
Bilan : c’est un galop d'essai, on attend le 2ème avec impatience, monsieur le professeur !

Alexandre Anizy

James CRUMLEY et 3 chefs d'oeuvre

Publié le par Alexandre Anizy

James CRUMLEY est un écrivain américain, qui vit beaucoup à Missoula dans le Montana. Son personnage déglingué, privé en dilettante, vous emportera dans un monde noir, très noir. Lire en priorité ses chefs d’œuvre : « la danse de l'ours », « le dernier baiser », « fausse piste ».

Après, pour le plaisir, vous pourrez essayer les autres, comme « folie douce » (Fayard noir 2005, 485 pages, 20 €) par exemple : on retrouve la "patte" de CRUMLEY, mais les 120 dernières pages sont abracadabrantesques !

Alexandre Anizy

James Lee BURKE à déguster

Publié le par Alexandre Anizy

Concernant James Lee BURKE, on peut difficilement échapper à l’expression « maître du polar ».

Tous ses romans ancrés dans la Louisiane, ceux notamment avec le flic dénommé Dave Robicheaux, valent beaucoup plus par la peinture des hommes tourmentés de cette région que par l’intrigue proprement dite, même si celle-ci est toujours bien charpentée.

On évitera cependant « dans la brume électrique … », parce qu’il est de faible qualité : curieusement, Bertrand TAVERNIER l’a choisi pour en tirer son 1er film « made in USA », avec Tommy Lee JONES.
Faire l’impasse également avec « vers une aube radieuse ».

Sinon, on peut dire que tout le reste est à déguster.

Alexandre Anizy

La blanche CLINTON raille le noir OBAMA

Publié le par Alexandre Anizy

Parce que le sénateur noir Barack OBAMA la talonnait dans les sondages, la blanche politicienne Hillary CLINTON a lancé sa contre-offensive en deux semaines, appuyée par les seconds couteaux.  

Cela commence après un débat où tous les candidats démocrates étaient conviés. Quand elle ne risquait plus aucune riposte directe et fatale, la courageuse Hillary CLINTON a commenté ainsi la déclaration d’OBAMA (concernant les pays traités en paria par BUSH, comme l’Iran et le Venezuela) : « irresponsable et naïve ».
Venant d’une femme intelligente qui a officiellement gobé les mensonges de son Bill CLINTON chéri dans « l’affaire Monika », l’adjectif « naïf » nous fait bien rire : il est vrai qu’agir autrement à cette époque-là lui aurait fermé quasi définitivement le chemin de la Maison Blanche (à chacun sa croix, n’est-ce pas ?).

Concernant la responsabilité et le courage, nous allons y venir.

Dans une conférence faisant suite à la publication d’un article relatif à son programme de politique étrangère, Barack OBAMA a dit qu’il envisagerait de retirer des aides au Pakistan, s’il s’avérait que ce pays ne soutenait pas suffisamment les efforts américains dans la lutte contre le terrorisme et al-Qaida, et qu’il ferait attaquer des cibles d’al-Qaida au Pakistan avec ou sans l’accord du Président Pervez MUSHARRAF.

Aussitôt, la courageuse Hillary CLINTON lui a conseillé de garder ses idées pour lui, parce qu’elles pourraient « (…) déstabiliser le régime de MUSHARRAF qui se bat pour sa survie contre des extrémistes musulmans liés à al-Qaida et aux talibans ».

Hillary CLINTON a raison : c’est bien Pervez MUSHARRAF qui se bat pour sa survie … à la tête de ce pays, qui n’a rien d’un modèle de démocratie et encore moins de vertu. Mme Benazir BHUTO et sa famille ont montré l’exemple de la corruption dans un passé récent.

Dans cette affaire, qui a une doctrine officielle de la lutte à mener contre le terrorisme ? On attend toujours le programme alambiqué et très consensuel, i.e. satisfaisant pour les républicains et autres néo-conservateurs, de Hillary CLINTON.

(Nous devons préciser immédiatement que nous n’approuvons en aucune manière le programme de Barack OBAMA : ce n’est pas le sujet).

Bien entendu, les seconds couteaux ont emboîté le pas de la dame blanche pour fustiger les positions du néophyte OBAMA :
« Un commandant en chef n’annonce pas ses plans d’attaque » a déclaré le sénateur blanc Joseph BIDEN ;
« Le prochain président devra avoir un niveau de compréhension et de jugement sans précédent dans l’histoire américaine » a dit le sénateur blanc Christopher DODD.

Après 2 semaines de campagne dans les médias, Hillary CLINTON, qui les connaît bien, semble avoir creusé l’écart dans les sondages divulgués à profusion dans les mêmes médias.

 
Parlons maintenant de responsabilité et de courage.

Le sénateur Hillary CLINTON a-t-il eu réellement le sens des responsabilités quand il donna carte blanche à la clique de BUSH pour embarquer les USA dans une nouvelle guerre d’Irak, le plus grand désastre de politique étrangère américaine des 10 dernières années ? 

Le sénateur Hillary CLINTON a-t-il sérieusement le niveau de compréhension et de jugement suffisant pour diriger ce grand pays, quand il s’est montré incapable de discerner les errements extraconjugaux de son compagnon ou bien les mensonges de la propagande néo-conservatrice relative aux Armes de Destruction Massive en Irak, alors que la France, la Russie et l’Allemagne mettaient en doute les arguments de l’administration de BUSH ?

Le sénateur Hillary CLINTON n’a-t-il pas tout simplement une nouvelle fois manqué de courage dans sa vie en s’alignant sur les pulsions conditionnées du peuple américain ? Parce que dire « non à la guerre en Irak » à ce moment-là, c’était a priori abandonner toutes les chances de pouvoir un jour postuler à la fonction suprême ?

A notre avis, la conscience morale de Hillary CLINTON est aussi épaisse qu’une feuille de papier à cigarette.

 
Dans la quinzaine qui vient de s’écouler aux USA, la blanche Hillary CLINTON vient d’inoculer dans le débat politique le poison qui devrait éliminer son rival noir Barack OBAMA, avec la bénédiction de l’establishment conservateur. 

Alexandre Anizy

Nina BOURAOUI et ses pensées

Publié le par Alexandre Anizy

Après avoir lu « mes mauvaises pensées » de Nina BOURAOUI, on se demande pourquoi publier ce roman sans sujet que le style enfonce définitivement.  

Le ghetto de Nina BOURAOUI semble son unique credo.

Alexandre Anizy

P.s : Nina BOURAOUI vient de commettre une nouvelle chose, « avant les hommes » (Stock) ; rien à signaler (Cf. l’article signé D.F. du Canard enchaîné du 8 août).

L'amour selon Christine ANGOT

Publié le par Alexandre Anizy

Christine ANGOT aime Christine ANGOT.
Et alors ?
Tout à jeter ! Sur l’île déserte, rien à emporter !
Passez votre chemin, chers amis, il n’y a rien à lire de côté-là.

Alexandre Anizy

Nicolas FARGUES beau et con à la fois ?

Publié le par Alexandre Anizy

A 32 ans environ, quand on est un ancien de l'ENS, qu’on a une belle gueule, on fait comme Florian ZELLER : on soigne son look et son carnet d’adresses. L’exil de Nicolas FARGUES, pour diriger un centre de l'Alliance Française du côté de Madagascar, lui apportera une touche d’exotisme utile pour la différenciation, car il en aura besoin.

Son roman « j'étais derrière toi » (P.O.L éditeur 2006, 217 pages) est un livre inutile : une histoire de mari cocu, des propos ambigus sur les Noirs (sa femme étant noire, elle prend un amant noir pour se venger d'un faux pas du héros blanc…), un style anodin…

Monsieur Nicolas FARGUES parvient sans peine à nous déplaire.

Alexandre Anizy

Olivier ADAM n'est pas tombé

Publié le par Alexandre Anizy

Le sujet de « falaises » (édit. de l'olivier 2005, 207 pages) d’Olivier ADAM n’est pas franchement original : le suicide d’une mère, l’engloutissement du père ; les 2 fils livrés à eux-mêmes, l'un qui fuit et disparaît dans la marine marchande, l'autre qui se sauvera en rencontrant Claire et sa fille Chloé. Le traitement est correct, sans plus.

Bien qu’il ne soit pas tombé, Olivier ADAM se relèvera : d’ailleurs on va parler de lui à la rentrée.

Alexandre Anizy

Ian RANKIN fait kilt

Publié le par Alexandre Anizy

Ian RANKIN est une valeur sûre avec son policier d'Edimbourg, John Rebus. « Mort dans l'âme » (folio policier) est-il son meilleur roman ? Difficile à dire car, par exemple, avec « double détente » (poche 2005) la production est excellente : l’histoire d’un tueur à gage hémophile qui recherche celui qui lui a passé un contrat où il a failli se faire prendre ; le tueur devient enquêteur, tout en étant traqué par un détective.

Avec « une dernière chance pour Rebus » (Le Masque 2006, 524 pages), Rebus retourne à l'école pour infiltrer une bande de ripoux ... Encore une réussite. Les cinq autres livres aussi.

A ce jour, à chaque parution, Ian RANKIN fait kilt.

Alexandre Anizy

Ian PEARS pour la soif

Publié le par Alexandre Anizy

« Le cercle de la croix » (Belfond 1998, 608 pages) de Ian PEARS est un bel ouvrage qui vaut par sa construction romanesque.
Ce sont 4 visions d’un crime pour une élévation finale inattendue.

Ce roman égale « le nom de la rose » de Umberto ECCO.
A garder pour la soif … d’un été.

Alexandre Anizy