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notes generales

La Monnaie en 12 services avec Savoy

Publié le par Alexandre Anizy

            C'était un samedi festif, plus Philippe Muray que Bertrand Delanoë. A la veille de Roland Garros, il fallait bien 12 services pour se mettre en jambe.

 

 

            A l'hôtel de la Monnaie, le chef Guy Savoy ♠♠♠ tend une souricière, mais il ne livre pas ses clients au panier. Malgré ce décor douteux doté de sièges inconfortables, nous ne vîmes pas passer les trois heures durant lesquelles nous dégustâmes le menu en 13 services (impasse pour le fromage, en l'occurrence), notamment la fameuse soupe d'artichaut à la truffe noire avec brioche spéciale.

            Le chef tient son rang, i.e. le sommet.

            Mais la cave est si peu bio.

 

 

La perfection n'est pas de ce monde ni d'ailleurs,

                        Car verticalement

                        il n'y a rien

                        Sinon des pissenlits  (1)

Parfois intentionnellement, comme dans ce billet.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1)  Extrait de Verticalement dans Lumières froides d'Alexandre Anizy

                                                                                             (ACT éditions, livrel ici )

 

 

William Elliot en vaut 2

Publié le par Alexandre Anizy

            Depuis notre dernier passage (lire ici ), le chef William Elliot a progressé.

 

            Au Westminster du Touquet, nous venons de constater que la cuisine de W. Elliot avait franchi un cap. Le fait que cet hôtel ait été acheté par le groupe Barrière (plus de moyens) n'est peut-être pas étranger à cette évolution heureuse pour les clients (n'est-ce pas EM ?).

            Le Pavillon ♠ en vaut 2.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

PS : dans une belle carte conventionnelle, le sommelier a fait des prouesses pour trouver des vins bio assortis à nos plats. Ce sera donc facile pour encore s'améliorer.  

Roellinger et Guérard pour les graines libres

Publié le par Alexandre Anizy

            Les multinationales se sont emparées du vivant : qui s'en offusque ?

 

 

            Certainement pas les politicards devenus ministres de l'agriculture, genre Glavany (lire ici ), Le Maire (lire ici ), Stéphane Le Foll (lire ici ), etc.  

            Heureusement, des chefs réputés comme Olivier Roellinger et Michel Guérard, ainsi que ceux du réseau Relais & Châteaux, ont décidé de relever l'étendard de la liberté potagère :

            « ... une manipulation des grands vendeurs de graines pour garder le monopole des semences autorisées. Mais si je veux manger ma bonne tomate de variété ancienne, je la mangerai. On nous impose des diktats intolérables. (...) J'ai appelé Olivier Roellinger et le président des Relais & Châteaux, et nous avons décidé de nous octroyer le droit de planter ces graines interdites chez nous et dans tout le réseau des Relais, qui s'étend à l'étranger. Nous devons mener cette bataille pour ne pas laisser mourir ces espèces. » Michel Guérard, JDD du 28 juillet 2019.

Face à eux, la puissance de feu des semenciers qui ont pris la main sur le vivant. Dans cette lutte inégale, ils auront le soutien des producteurs bio, qui luttent depuis longtemps contre ces prédateurs, et le nôtre évidemment.

            Fasse le ciel que tous les électeurs sincèrement écologistes du  dernier scrutin européen se rebellent contre ces malfaisants !

 

            A ce propos, que feront l'affairiste Hulot, l'européiste Cohn-Bendit, l'arriviste Jadot ?

 

 

Alexandre Anizy

Dufossé à la citadelle de Metz

Publié le par Alexandre Anizy

            Si, comme disait Saint-Exupéry, pour "comprendre le mot bonheur, il faut l'entendre comme récompense et non comme but" (1948), alors il nous fut intelligible ce soir d'Ascension à la Table ♠ de la citadelle de Metz.

 

 

            C'est là qu'officie Christophe Dufossé. Notre récompense commença par l'amuse-bouche "cerise burlat et foie gras", un trompe-l'oeil délicieux, et finit en apothéose avec le dessert "Fraises, basilic, huile d'olive, avec glace vanille et sorbet fraise".

            Entre ces deux mets, nous appréciâmes l'harmonie du vin blanc bio Clos St Vincent  et du bar, la justesse du vin rouge bio Rubis du domaine Les Béliers (Moselle) avec les fraises, le sommelier d'ici s'étant mis ... à la vigne !    

 

            Et ne craignez rien : vous pourrez vous faire la belle dans Metz la verte.

 

 

Alexandre Anizy

 

Pas de four Martin au Grand Véfour

Publié le par Alexandre Anizy

            Pour fêter un événement heureux, le Grand Véfour ♠♠ c'est pas "dégueu", comme aurait dit Gainsbourg.

 

 

            Comme au Lucas Carton (lire ici ), la salle vaut déjà le déplacement, mais nous étions là avec Jean-Charles pour savourer les ravioles de Guy Martin. Ce jour-là, la suggestion du chef (Tête de veau, cervelle etc. ) fut un deuxième délice, et le reste du menu est à la même hauteur d'excellence.   

            Une salle comble dirigée sympathiquement par Flavien Develet absorba notre conversation joyeuse, un beau jeudi d'avril, sous le soleil exactement...   

 

 

 Alexandre Anizy

 

 

P.S. : un bémol pour le vin, puisqu'il n'y a que 2 vins bio au verre (un Sancerre sec de bon aloi pour accompagner la Lotte, un Mâcon (?) de table qui fit juste l'affaire pour la tête de veau) ; car il n'est plus question d'avaler les pesticides et autres saloperies de la viticulture productiviste. Alors le sommelier devrait vite se mettre ... à la vigne !

Un gourmet au Jin

Publié le par Alexandre Anizy

            A consommer sans modération !

 

 

            A Paris, dans une rue étroite entre le Palais Royal et la place Vendôme, le chef Watanabe Takuya officie dans son restaurant, le Jin. Devant nous, il confectionne les sushis qui fondront délicieusement dans notre bouche. Caviar sur le sushi, Aurian n'a pas résisté !  Ajoutons que ce repas exceptionnel fut l'occasion de découvrir la subtilité des sakés.

            Au Jin, une étoile a traversé notre estomac.  

 

 

Alexandre Anizy

Un gourmet at Ze Kitchen Galerie

Publié le par Alexandre Anizy

            Là où le talent se décline en 6 services et non 32.    

 

 

            Nous venions de lire Le gourmet solitaire de Taniguchi & Kusumi (Casterman, 2018), un concentré de ce que nous apprécions dans la BD japonaise. Alors nous choisîmes Ze Kitchen Galerie pour un dîner convivial, afin d'avoir en assiette un zeste d'Asie : avec son menu "dégustation", le chef William Ledeuil nous a régalés. 

            Fort heureusement il y a dans la carte un vin bio du pays d'Oc, là où régnait autrefois celui que d'aucuns appelaient le "milliardaire rouge", qu'un propriétaire original a nommé le chemin de Moscou : excellent à condition de l'aérer avant la consommation, sinon vous retrouvez un Corbières râpeux des temps pas si anciens !

 

 

Alexandre Anizy

 

Bernard Arnault vaut bien Carlos Ghosn

Publié le par Alexandre Anizy

            Ghosn et Arnault, qu'ont-ils en commun ? Polytechniciens, hommes d'affaires coriaces... Quoi d'autre ?  

 

 

            En tant que patrons, ils pratiquent l'optimisation fiscale, puisque comme le dit Bernard Arnault, « Nous n'allons pas refuser d'utiliser la loi pour payer plus d'impôts qu'on ne doit ! » (1)

            Mais ils sont aussi atteints de phobie fiscale : les Japonais viennent ou font peut-être semblant de le découvrir maintenant (2) pour Carlos Ghosn, les Français informés le savent depuis longtemps pour Bernard Arnault.

            En effet, BA a créé en Belgique une fondation privée, nommée Protectinvest, qui servira à protéger les intérêts de ses héritiers. Les protéger de quoi ? « Protectinvest devrait permettre aux héritiers directs du magnat d'éluder les droits de succession en France et de bénéficier des règles belges, particulièrement avantageuses pour le patrimoine mobilier. » (3) 

Ce montage juridique est un cas pratique de ce que Christophe Giully démontre dans No society (4) : la sécession de la classe dominante.  

 

            Un citoyen qui ne paie pas ses impôts (sous toutes ses formes), qui s'échappe fiscalement, qui porte atteinte aux biens communs, est un mauvais citoyen. Sur ce point, le philosophe Yves Michaud ne nous contredira pas. (lire ici ). Comment qualifier Bernard Arnault ? C'est un mauvais citoyen.

 

            Mais en plus, comme dirait Jean-Claude Michéa, Bernard Arnault fait preuve d' indécence , notamment quand il fait la leçon : « Il est malsain d'utiliser d'autres pays d'Europe comme le font certaines entreprises de technologie notamment, pour éviter l'impôt en France ». (6) Rappelons-lui par exemple la partie du pactole (1 milliard) issue du raid sur Hermès que LVMH avait logée au Luxembourg, échappant au fisc : « Au terme de deux ans de discussions, le groupe [LVMH] a dû s'acquitter de quelque 380 millions d'impôt, plus une vingtaine de millions d'intérêts de retard. » (7)

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) Entretien de Bernard Arnault dans l'hebdomadaire Challenges du 15 novembre 2018.

(2) Ayant compris que Carlos Ghosn ne pourrait jamais leur faire obtenir ce qu'ils réclament depuis des années (pour faire simple : reprendre totalement le pouvoir chez Nissan), n'ont-ils pas décidé de se passer de cet allié avec fracas pour mieux secouer l'Alliance ?  

(3) Le Monde du 19 septembre 2012, page 16.  

(4) Christophe Giully, No society, Flammarion, octobre 2018. Nous recommandons vivement ce livre.  

(5) Challenges, ibidem.

(6) Ibid.

(7) Canard enchaîné du 12 octobre 2016.

Si tu reviens jamais dîner chez Tempero

Publié le par Alexandre Anizy

            Un jour ou l'autre... (Prière de ne rien graver !)

 

 

            Au 5 de la rue Clisson dans le XIIIe arrondissement parisien ― un spot que les chérubins et les geeks de la Station F n'ont pas encore investi ―, la brésilienne Alessandra Montagne tient la queue de la poêle.

            Pour notre plaisir : asperge au parmesan et oeuf parfait, porc fumé, accompagné d'un vin blanc bio (1), panna cotta, café. 40 € pour découvrir une cheffe raisonnable (2), c'est... !

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) Ras-le-bol de la viticulture frelatée !  

(2) Un entretien intéressant de 9 mn :

https://www.youtube.com/watch?v=lv9Ykd5C_SM

 

Découvrir le H de Duchenne

Publié le par Alexandre Anizy

            Issu du sérail, il mérite bien la reconnaissance de ses pairs : Duchenne Hubert.   

 

 

            A la Bastille, dans une petite rue qui débouche à l'angle de la célèbre brasserie Bofinger, se loge un modeste restaurant étoilé (1) : le H. C'est là que vous découvrirez l'esprit inventif du chef Hubert Duchenne (2). 

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) Environ une vingtaine de couverts ; condition idéale pour bichonner les clients.

(2) Citons par exemple le dessert "au galet".

 

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