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notes generales

Enfin un honnête politicien !

Publié le par Alexandre Anizy

Depuis 32 ans, l'élisphère a laissé prospérer des hommes dont nous n'aurions pas signé le certificat d'honorabilité : les Balkany à Levallois-Perret, le Tapie sous Mitterrand et Sarkozy, etc. Il ne fallait pas être trop scrupuleux : l'essentiel était que tous les néo-conservateurs se tiennent la main pour imposer la farandole européiste.

Lundi 7 décembre 2015, chose rarissime, un politicien a fait ce qu'il avait dit : pas de fusion, pas de consigne de vote, conformément à son slogan "ni système, ni extrêmes".

Nicolas Dupont-Aignan est un honnête homme.

Il arrive que de belles fleurs poussent sur du fumier.

Alexandre Anizy

Le pro japonais Carlos Ghosn ne mord pas la main

Publié le par Alexandre Anizy

Depuis le début de l'année 2015, le brésilo-libano-français Carlos Ghosn (PDG de Nissan) est à la manœuvre chez Renault, dont il est aussi le PDG, pour obtenir ce qu'il appelle un "rééquilibrage de l'alliance Renault - Nissan" : en avril, il s'agissait "simplement" d'accorder des droits de vote à Nissan ... maintenant, dans un document de 3 pages, le représentant de Nissan au conseil d'administration de Renault Hiroto Saikawa (missi dominici) revendique une augmentation de la participation de Nissan dans Renault pour que les niveaux de participations croisées des 2 partenaires soient équivalents (entre 25 et 35 % chacun).

Rappelons le premier fait essentiel. En 1999, Nissan est en grande difficulté avec un endettement de 200 milliards francs : en apportant 33 milliards de francs pour 37 % du capital du constructeur japonais, Renault sauve de la faillite la bande dirigeante et les actionnaires de Nissan. Puis le deuxième fait : c'est à la tête d'une équipe restreinte (20 salariés de Renault) que le directeur des opérations Carlos Ghosn va redresser la société Nissan en la réorganisant.

Aujourd'hui les naufragés japonais, qui n'ont pas été les meneurs du changement drastique et profitable chez Nissan, réclament "simplement" une part équivalente du pouvoir. De quel droit et au nom de quoi ? Prendre comme argument leurs respectives capitalisations boursières est ridicule, quand on sait que celle du tricheur Volkswagen vient de fondre de 20 % en une semaine après la découverte de sa fraude.

Hors stock-options, en 2010 : en tant que PDG de Nissan, le brésilo-libano-français Carlos Ghosn gagnait 6,8 millions d'euros ; en tant que PDG de Renault, le brésilo-libano-français Carlos Ghosn ne gagnait que 1,2 millions d'euros ; cette année-là, le salaire total de Carlos Ghosn est presque le double du meilleur salaire des patrons français (4,4 millions d'euros pour Frank Riboud, chez Danone). Alors dans la bataille interne de "l'Alliance", le manageur mondialisé Carlos Ghosn est pro japonais, parce qu'en homme sage - c'est une hypothèse-, il ne mord pas la main qui le nourrit le mieux.

Alexandre Anizy

DSK the country killer ose la leçon à l'Allemagne

Publié le par Alexandre Anizy

Dominique Strauss-Kahn, l'oracle de la bourgeoisie d'affaires, vient d'ouvrir un compte sur les réseaux sociaux, où il va pouvoir gazouiller ad libitum. Il commence très fort ce week-end avec sa lettre à un ami allemand à propos de la Grèce.

Or, qui était le patron du FMI, que nous pouvons surnommer the country killer institution, lorsque le massacre économique de la Grèce a commencé ? DSK.

Quel ministre a permis à Jean-Luc Lagardère de commettre le hold-up du siècle lors de la création de la société EADS ? Encore DSK. (1)

Quand on élève l'incompétence à ce niveau stratosphérique, on mérite le titre de champion du monde.

Puisque nous sommes dans le conseil avec la lettre de DSK, donnons lui gratuitement celui de rester dans son vrai domaine d'expertise :

monsieur DSK, retournez forniquer à l'insu de votre plein gré les putes de Lille ou Marrakech ou Hambourg ou etc. !

Alexandre Anizy

(1) lire notre billet

http://www.alexandreanizy.com/article-7183428.html

Le resquilleur Carrez cache le scandaleux Macron

Publié le par Alexandre Anizy

            Pendant le week-end, la télévision d'Etat serinait la petite affaire Gilles Carrez, ce député briscard auteur d'une loi complexe dans l'immobilier qui a essayé de resquiller les Recettes publiques au moyen d'une lecture bizarre des règles relatives à l'ISF, un impôt que les riches cupides n'aiment pas payer. Cet homme-là doit faire partie du club des "qui ne tente rien n'a rien"...

            Laissons monsieur Carrez avec sa morale à deux sous.

 

            Pendant ce week-end, la télévision d'Etat n'a rien dit sur le scandaleux Emmanuel Macron, alors que le magazine Marianne venait de révéler qu'il avait bossé chez Rothschild tout en restant haut fonctionnaire, ce qui est bien entendu interdit.

 

NB : lecteur (rapide et occasionnel) de ce magazine, nous n'avons aucune sympathie pour Marianne, dirigé par la fripouille intellectuelle Joseph Macé-Scaron (1), ou pour Mediapart, dirigé par un Edwy Plenel qui doit sa carrière à ses "amis" de la Police, avec un Fabrice Arfi qui semble protéger ses "amis" de la Justice (2).

 

            Il semble d'ailleurs que le scoop de Marianne n'ait pas été repris par la grande presse. Il est vrai qu'elle vit plus ou moins bien grâce aux subventions de l'Etat... L'Elysée et Matignon auraient-ils veillé à la tranquillité de monsieur Macron ?

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) Joseph Macé-Scaron est un plagiaire patenté.

(2) Mediapart refuse de publier une tribune sur la juge d'instruction Patricia Simon (les écoutes de Sarkozy de Nagy Bocsa) que la grande presse a encensée...

 

Les raisons de la Berluskozy

Publié le par Alexandre Anizy

            Comme le maître italien expert en bunga bunga est revenu au pouvoir pour faire voter des lois ad hoc qui l'ont libéré des affaires judiciaires, nous pensons que les motivations de l'élève Sarkozy de Nagy Bocsa pour sa reconquête ne valent pas mieux.

            La France aura donc la berlue.

 

 

Alexandre Anizy

 

Avec Amazon pour la baisse du prix des livrels

Publié le par Alexandre Anizy

            Amazon a lancé une offensive commerciale mondiale pour arracher une baisse du prix des livrels : Amazon veut un prix public maximum de 9,99 $ pour la première édition numérique (sa cible Hachette les vend actuellement entre 12,99 et 19,99 $), avec une nouvelle répartition monétaire du prix hors taxe : 50 % pour l'auteur, 30 % pour le distributeur et 20 % pour l'éditeur.

            Nous appuyons cette offensive (1), parce qu'elle avantage le lecteur sans nuire aux auteurs.

            Bien sûr, nous n'ignorons pas l'objectif réel d'Amazon : d'abord augmenter sa part de marché pour enfin rentabiliser ses investissements, puis être en mesure d'imposer le prix public qui lui permettra d'éliminer des adversaires (Amazon prendra soin d'en laisser sur le tapis pour ne pas tomber sous le coup des lois). Depuis 20 ans, il faut savoir qu'Amazon n'a pas beaucoup gagné d'argent avec les livres, autrement dit que la pertinence de son modèle économique reste à démontrer.

            Ce sont les spéculations boursières qui ont monstrueusement enrichi certains actionnaires d'Amazon, avec en première ligne le fondateur Jeff Bezos, et non pas les résultats économiques de l'entreprise.

           

            Connaître le dessein final du marchand Bezos ne peut pas être une raison suffisante pour s'opposer à une offensive bénéfique pour le lecteur, l'auteur, et même l'éditeur.

 

            Passons sur ces auteurs établis sur le marché, 909 Américains et plus de 1.188 Allemands, qui ont pétitionné pour la défense de leurs revenus et accessoirement de leurs éditeurs, laissant le lecteur à sa peine. Pour eux, faudrait-il que rien ne change ?

 

            Examinons plutôt la riposte des éditeurs. Leurs arguments sont pour l'essentiel :

  • si Amazon devient dominant, il abusera de sa position ;
  • si Amazon devient dominant, l'offre éditoriale s'appauvrira ;
  • le service d'autoédition d'Amazon ne rend pas le service que l'éditeur assure aux auteurs, à savoir la promotion et la diffusion mondiale.

            Nous constatons que du point de vue économique le lecteur ne fait pas partie des préoccupations des éditeurs. Est-ce bien raisonnable ? Quant à la promesse d'une offre éditoriale non restreinte par les critères de rentabilité ou d'idéologie (i.e. la pensée unique, la morale, etc.), chacun devrait savoir ce qu'il faut penser des promesses...

            Alors les éditeurs sont-ils d'horribles conservateurs ? Non, évidemment. Mais ils ne veulent pas tuer la poule aux oeufs d'or en devenant des entrepreneurs schumpéteriens, c'est à dire s'emparer d'une innovation technique pour changer la donne. En effet, si les éditeurs prenaient en main la diffusion des livrels, voici les avantages que le marché en tirerait :

  • le prix maximum de 9,99 $ serait possible pour le plus grand bénéfice du lecteur, sans nuire aux profits des éditeurs...
  • puisque la répartition du prix hors taxe serait de 50 % pour l'auteur, 50 % pour l'éditeur ;
  • aucun argument économique sérieux justifierait la restriction de l'offre éditoriale.

            Mais pourquoi les éditeurs n'agissent-ils pas dans ce sens ? Il faut croire qu'ils préfèrent pour l'instant maintenir l'illusion d'un marché libre du livre que les gentils libraires orienteraient par leurs conseils gracieux aux lecteurs non conditionnés. Le marché du livre étant déjà concentré au niveau mondial, il importe à l'édition de ne pas apparaître comme une banale industrie où le poids du capital pèse sur le choix du lecteur.

 

            Que fait le ministre de la Culture Aurélie Filippetti dans cette bataille (2) ? Il défend les mastodontes de l'édition au détriment du consommateur, au nom du pluralisme. Les saloperies se font toujours en vertu des grands principes. Au moins en tant qu'écrivain, madame Filippetti reste constante dans la reconnaissance du ventre et du reste, puisqu'elle disait déjà en 2012 :

            « Et moi je l'ai ressenti en tant qu'auteur : j'aurais pu écrire le même livre que celui que j'ai rédigé (Les derniers jours de la classe ouvrière, 2003). Mais si je n'avais pas eu Jean-Marc Roberts (le patron de Stock), le résultat n'aurait pas été le même. On a besoin de  cette médiation, pour se reconnaître, soi-même, comme auteur, et pour savoir que son texte est vraiment un livre. Tous les textes ne sont pas des livres. C'est l'éditeur qui fait la littérature. » (cité par Pierre Assouline, Monde des Livres du 5 juillet 2012)

            Comme vous y allez, madame Filippetti ! Disons plus judicieusement que l'éditeur fait son commerce, et qu'il doit offrir pour cela un produit de qualité (et à son goût, et plutôt conforme aux idées dominantes du moment, etc.), ce qui lui impose parfois de demander à des auteurs de revoir leurs textes. Comment l'éditeur choisit-il un auteur ? Le cas de figure de l'auteur Filippetti est un bon exemple (mais il n'est pas le seul, évidemment) : nous avons un Normalien (2 avantages compétitifs à cette filière : il sait écrire, et vous aurez un accueil favorable du réseau de l'Ecole Normale Supérieure, ce qui limite le risque du fiasco commercial), qui plus est jeune adhérente du parti des Verts devenue membre du cabinet ministériel d'Yves Cochet à peine sortie de l'école, ce qui lui permit d'être élue conseillère municipale du Ve arrondissement de Paris en mars 2001, à 28 ans... Pour l'éditeur Roberts, il y avait là une belle histoire, tout ce qu'il faut pour la promotion du livre (Les derniers jours de la classe ouvrière, 2003) dans les médias. Ainsi, que l'auteur devenu ministre Filippetti ne crache pas dans la soupe de l'édition, qui lui reprocherait cette attitude ô combien morale ?

 

 

            En résumé, pour la baisse du prix des livrels nous soutenons l'offensive d'Amazon et rejetons la position des éditeurs tenue pour de mauvaises raisons.

 

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) Nous n'avons pas attendu Amazon pour dire ce que nous pensons du marché du livre

http://www.alexandreanizy.com/article-la-loi-lang-nuit-gravement-a-la-culture-122057518.html

 

(2) Tout le bien que nous pensons de madame Aurélie Filippetti dans :

            http://www.alexandreanizy.com/article-29282017.html

            ET

http://www.alexandreanizy.com/article-32658578.html

 

Pour le football d'art comme Jean-Claude Michéa

Publié le par Alexandre Anizy

            Dans le numéro d'été du mensuel d'Elisabeth Lévy, Causeur (1), on donne au philosophe Jean-Claude Michéa l'occasion d'exprimer son analyse sur le football :

« Mes textes sur le football ont toujours eu pour objectif, en effet, de montrer que la colonisation croissante de ce sport par la logique libérale - " l'arrêt Bosman " en a été l'un des moments-clés - ne peut conduire qu'à en dénaturer progressivement l'essence populaire, jusqu'à affecter aujourd'hui la philosophie du jeu elle-même. »

Pour autant, il est faux de penser que la majorité du public populaire aurait renoncé au futebol d'arte, et choisi le futebol de resultados : la sérieuse désaffection du public français pour son équipe façon Raymond Domenech en atteste (les sponsors ont bien chiffré le désamour en voyant la baisse de leurs chiffres d'affaires !).

 

            Pourtant, force est de constater que l'esprit du futebol de resultados dominent largement sur la planète. Mise à part l'équipe du Barça de Pep Guardiola, qui peut-on citer aujourd'hui en exemple de futebol d'arte ? Certainement pas l'équipe du Brésil qui vient de s'autodétruire ! Pourtant, la catastrophe était prévisible, et quasiment souhaitée avant le match fatal par Paulo Cesar pour que le Brésil ait l'opportunité de changer (2). Certainement pas l'Allemagne, parce que les commentateurs oublient trop vite les faiblesses révélées lors des matchs de poules, et parce qu'un commentateur averti comme Bixente Lizarazu a bien noté qu'il fallait rendre hommage aux qualités défensives des attaquants, notamment Klose. Que le buteur soit félicité par Lizarazu pour son travail défensif en dit long sur le jeu collectif allemand, fondé sur l'esprit du futebol de resultados. Pour mémoire, nous rappellerons ici que l'équipe allemande a gagné sa première Coupe du monde en 1954 (en battant la magnifique équipe d'Hongrie de Puskas), parce que ses joueurs étaient dopés comme des mules ! Par respect pour l'artiste Maradona, nous ne parlerons pas de la désespérante et soporifique équipe d'Argentine d'aujourd'hui.

 

            Autant vous dire que la finale Allemagne - Argentine de dimanche sera oubliable ... à moins d'un nouvel effondrement collectif qui créerait du spectacle !

 

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) Cette référence n'est en aucune façon une incitation, encore moins un encouragement, à acheter cette presse bien-pensante.

 

(2) Entretien de Paulo Cesar dans Le JDD du 6 juillet 2014.

 

L'art de la Blitzverkauft de Patrick Kron

Publié le par Alexandre Anizy

            Le Pdg d'Alstom Patrick Kron a mené dans le plus grand secret des discussions avec General Electric, si on donne un peu de crédit au ministre Arnaud Montebourg. Puis il a attisé les feux, pour que l'offre de GE demeurât la seule complète au moment d'un vote précipité du conseil d'administration : l'art de la Blitzverkauf. N'est-ce pas la règle dans la nouvelle grammaire des affaires au temps de la mondialisation ? 

 

            Sitôt le dépeçage d'Alstom  bien accroché, Kron a lancé la phase personnelle de son programme : un plan de communication à faire pâlir d'envie le moindre des perdreaux du global business. Nous ne vous renverrons évidemment pas au magazine populiste dirigé par un fils à maman, puisque l'article affiche un surdosage de cirage : "Comme tous les grands fauves", "c'est un combattant", "il a la peau dure", "il n'a peur de rien", "la tête haute dans l'adversité", etc.  Forcément, dans les 4 pages dithyrambiques, le journaleux n'a pas oublié le petit paragraphe modérateur, histoire d'avoir sa conscience professionnelle toujours en bandoulière : "il est assez agressif et a un don pour se fâcher avec eux. Le client est roi partout, mais pas chez Alstom. C'est peut-être une des raisons pour lesquelles la société va si mal...". En effet. Mais parlons franchement : ce média peut-il éclairer les lecteurs alors qu'il est dans le FOG ?

 

            Alors, que pensons-nous de ce Kron patron ? Lorsqu'il prend la tête d'Alstom en 2003, le ministre Sarkozy de Nagy Bocsa décide d'intervenir en apportant l'argent des contribuables dans les caisses de l'entreprise. Un grand bol de cash !  Ce qui donna du temps à Patrick Kron pour restructurer le mastodonte. Ni plus, ni moins. Et aujourd'hui, Alstom a de nouveau un besoin impératif de capital. L'histoire se répète donc, mais entre temps, d'aucuns auront pris leurs bénéfices.

 

            Dans cette Blitzverkauft, nous posons la question que personne n'aborde malgré la nouvelle grammaire des affaires au temps de la mondialisation, que 2 exemples édifiants viennent étayer (vente de SFR à Numéricable en 2014 : Jean-René Fourtou aura une fonction correctement rémunérée dans la future structure ; vente de GDF à SUEZ : la rémunération totale Jean-François Cirelli a presque triplé en 2008 (1) pour cause de réalignement sur celles de Suez). Quel pourrait être le bonus - comme ils disent - pour Patrick Kron dans la vente à General Electric ?  

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) CGT.fr du jeudi 9 avril 2009

 

 

Crève Libération !

Publié le par Alexandre Anizy

            Un journal iconoclaste, autrefois, est en train de mourir entre les mains de capitalistes minables, qui rêvent de restaurant, de réseau social, de bar, d'espace culturel, etc. : une new MJL (1), quoi !  

 

            Déjà dans les années 80, sous la houlette d'un pacha maoïste hayekien en extase devant le cynisme politique du francisquain Mitterrand, Libé nous offrait le spectacle navrant d'un navire maquillé comme une vieille pute, d'où sortaient des machines le fumet nauséabond des papiers d'un Laurent Joffrin glosant sur "la gauche morale".

 

            Au Demorand, il n'y a plus rien.

           

            Alors, en vertu du principe schumpétérien de destruction créatrice que ne saurait renier ce petit monde bobo : crève Libé !

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) : Maison des Jeunes "Libérés"

Discorde à l'AG de sauvetage de la Quinzaine Littéraire

Publié le par Alexandre Anizy

La Quinzaine Littéraire va mal : elle perd 6.000 euros par mois. C’est pourquoi en mai, Maurice Nadeau, le fondateur et dirigeant de la revue qui s’est éteint le 16 juin à 102 ans, lançait une souscription pour la sauver, sous la forme d’actions d’une valeur nominale de 100 €. Le 9 juillet, les fondateurs actionnaires étaient convoqués par courriel à l’Assemblée Générale constitutive d’une SAS, nommée Société des Contributeurs et Lecteurs de la Quinzaine Littéraire (SCLQL), au Centre Wallonie Bruxelles (salle de spectacles - vendredi 12 juillet à 9 h.). Et la séance fut animée.

 

Que s’est-il donc passé à cette AG constitutive menée par le président de séance Jean Lacoste ? Si l’esprit de Maurice Nadeau était dans toutes les têtes, pour d’aucuns il convenait de ne pas le graver dans les statuts de la SAS, accordant ipso facto un blanc-seing. Donnons les faits :

·        Pas de feuille de présence des actionnaires : ni émargement, ni contrôle des présents (une trentaine environ, sur 481 selon Gilles Nadeau) ;

·        Pas de certificat du dépositaire (malgré notre demande d’une copie au président de séance) ;

·        Pas de remise d’une copie de la liste des actionnaires ;

·        Refus du président de séance Jean Lacoste (et futur Président de la SAS) de mettre au vote la modification des statuts, notamment l’objet de la société ;

·        Vote des personnes présentes pour l’approbation des statuts présentés par Jean Lacoste ;

·        Election de Jean Lacoste au poste de Président de la SAS.  

Comme on le constate, le formalisme juridique n’est pas le point fort de l’équipe en place. Et pour la gestion ?

 

Or en droit, la forme c’est le fond. Notamment pour les SAS, forme juridique choisie par les saigneurs du fortin délabré, qui offre l’avantage d’une grande liberté de manœuvre : les SAS organisent leur administration, leur mode de décision, selon les statuts qu’elles se donnent.

 

Que voulaient les fondateurs actionnaires réunis ce jour-là ? Sauver la Quinzaine Littéraire en ayant la garantie du maintien de son indépendance, dans l’esprit qui animait son fondateur. C’est pourquoi nous avons demandé d’ajouter dans l’objet de la société (1) que « la SAS ne pourra s’associer avec une autre personne morale ou physique dans une autre structure que si elle en détient au minimum la minorité de blocage ». Modeste, notre demande qui visait à inscrire dans le marbre des statuts la garantie du maintien de l’esprit de la maison, cette demande de garantie fut rejetée par le futur Président Lacoste, qui ainsi se garde les mains totalement libres pour soumettre la Quinzaine Littéraire aux desiderata d’un autre partenaire.    

Il est juste de remarquer que l’argent des fondateurs actionnaires intéressait, pas leur volonté. Mais puisque SAS il y a, le fait du Prince ne peut nous étonner.

 

Nul ne sait ce qu’il adviendra de la Quinzaine Littéraire. Somme toute, cette pseudo AG constitutive fut croquignole, puisqu’elle a vu un quarteron d’intellectuels anciens mettre la main piteusement sur l’entreprise d’un trotskyste historique.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1)    En page 2 des statuts de la SAS soumis à l’AG constitutive du 12 juillet, l’article 3 – objet dit :

« La société a pour objet de détenir des Titres de la société NOUVELLE QUINZAINE LITTERAIRE, éditant le journal La Quinzaine Littéraire.

Elle regroupe des personnes physiques ou morales attachées à l’existence de la Quinzaine Littéraire, soucieuses d’en assurer l’indépendance et de contribuer à son développement. 

Elle peut réaliser toutes les opérations qui sont compatibles avec cet objet, s’y rapportent et contribuent à sa réalisation. »

 

 

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