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notes generales

Henri PROGLIO chez EDF et Veolia : vers un accident industriel ?

Publié le par Alexandre Anizy

Ainsi le Château républicain aurait choisi Henri Proglio pour diriger l’entreprise publique (pour combien de temps encore ?) EDF. Reconnaissons d’emblée une qualité à cet homme : la persévérance. En effet, il y a quelques années, il avait souhaité une fusion de Veolia avec EDF … pour contrecarrer une OPA hostile de l’allemand RWE … qui ne vit jamais le jour.

 

Il paraît qu’Henri Proglio se moquait d’une possible réduction d’un million d’euros de sa rémunération annuelle s’il prenait la tête d’EDF, et qu’en entretenant une vieille amitié fraternelle (les initiés comprendront…), il fit d’un ministre important un supporter de premier choix. Mais l’homme a sa fierté et son standing. Il trouva chez Veolia un conseil d’administration conciliant, très conciliant, qui décréta soudainement que la gouvernance de l’entreprise nécessitait une modification d’urgence : la création d’un emploi (une présidence non exécutive) dont Mr Proglio rêvait pour lui-même, ce qui va aussi lui permettre de bénéficier d’un régime fiscal optimisé pour les actions du Groupe qu’il possède.

 

Que faut-il penser de ce rapprochement incarné ? A l’évidence, des intérêts privés dépassant la personne élue sont à l’œuvre : depuis 3 ans, à cause d’un endettement massif de Veolia et d’avertissements répétés sur les résultats, les marchés ont sanctionné ce management défaillant en baissant la cote de 45 %. Une absorption par l’entreprise publique pourrait arranger les choses privées.

Malheureusement, EDF est elle-même pétrie de dettes … Foin de ces arguties financières ! Être publique lui donne le confort d’avoir des payeurs en dernier ressort : les contribuables.

 

Avec son endettement déraisonnable et sa stratégie d’expansion internationale, l’EDF de Pierre Gadonneix tendait à ressembler au France Télécom de Michel Bon ; compte tenu du fait que Veolia a déjà perdu 45 % de sa valeur en Bourse en 3 ans, l’EDF-Veolia de Proglio ressemblera-t-elle à l’Alcatel-Lucent de Serge Tchuruk ?

 

 

Alexandre Anizy

 

Une cible de Rachida DATI

Publié le par Alexandre Anizy

Rachida Dati est une femme qui ne doute de rien et qui se « moque un peu [des usages] », quand ils ne la servent pas. Ainsi, la juriste fraîchement élue au Parlement européen avait décidé qu’elle devait être le rapporteur d’un projet de loi sur le G20 : ses collègues lui refusèrent cette vitrine.

Prudents quand même, ils lui attribuèrent un texte sur l’observation de la Terre : on ignorait que cette dame chic, très « avenue Montaigne », s’intéressait aux questions écologiques. Mais pour elle, ce n’est pas son problème dans cette affaire, puisqu’elle avoua sa réelle motivation : « C’est un programme ambitieux. L’environnement est un créneau qui me passionne. Et puis, ça parle aux gens. »

Pour elle, la cible c’est l’audience dans le public de cette cause, qui n’est au fond qu’un créneau…

 

Comme le disait Eric Zemmour à la télévision, un samedi soir, face à Nadine Morano : les politiciens d’aujourd’hui font d’abord de la communication chargée d’émotion et de compassion. Leur message ? Rien que des bons sentiments, parce que « ça parle aux gens ».

A propos, sentez-vous la morgue de cette pseudo-élite en faillite lorsqu’elle emploie cette expression, « les gens » ?

 

 

Alexandre Anizy

 

Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET devrait travailler plus et réseauter moins

Publié le par Alexandre Anizy

En octobre 2007, les ministres des Etats de l’Union Européenne imposaient par un règlement la mise en concurrence des contrats de transport de voyageurs conclus par les Régions : par conséquent, adieu le monopole de la SNCF !

 

Pourtant le 14 janvier 2009, en réponse à une question du sénateur Haenel, Nathalie Kosciusko-Morizet affirmait que « le règlement OSP ne remet pas en cause le monopole légal conféré à la SNCF ».

Le commissaire européen en charge des transports démentait le 25 février : pour Bruxelles, c’est aux Régions de décider ou non la mise en concurrence de la SNCF.

 

Rappelons que l’Allemagne, la Hollande, le Royaume-Uni, ont déjà ouvert ce marché ferroviaire régional, sans attendre le texte européen définitif.

 

Pour ceux qui n’auraient pas encore compris « la méthode bruxelloise » (votée par tous les ministres des Etats, il ne faut pas l’oublier), le dépiautage progressif du monopole de la SNCF marche de pair avec sa privatisation à petits pas.

 

Première hypothèse : il ressort de ce fait ordinaire que Nathalie Kosciusko-Morizet devrait travailler plus pour connaître ses dossiers (lire notre note du 15 octobre 2008) et répondre correctement à un représentant du peuple ; pour cela, nous lui conseillons par exemple de passer moins de temps à soigner son image de « jeune ministre et future mère » sur les réseaux comme « Twitter ».

Deuxième hypothèse : Nathalie Kosciusko-Morizet savait. Sans commentaire.

 

Alexandre Anizy

 

Probiotiques = pro obésité ?

Publié le par Alexandre Anizy

En septembre, le chercheur français Didier Raoult publiera un article dans la très sérieuse revue scientifique « Nature », dans lequel il rapportera une étude où il apparaît que la flore intestinale des obèses est chargée en probiotiques.

 

Or, à quoi servent les probiotiques dans l’alimentation des élevages industriels ? A activer la croissance.

Dans leurs yaourts, les enfants ont droit aux mêmes concentrations de probiotiques que les cochons ou les poulets.

 

Par conséquent, est-il absurde de penser qu’il y a peut-être un rapport entre probiotiques et obésité ? Nous ne le croyons pas.

 

Pour les prochains mois, nous prévoyons une avalanche d’études et de commentaires d’experts, forcément indépendants, qui vanteront les mérites de ces bactéries (si chères bactéries, n’est-ce pas ?), et qui sauront relativiser le texte inquiétant de Didier Raoult.

A notre avis, d’aucuns apprécieraient que le débat scientifique ne grossisse pas … comme les enfants !

 

Alexandre Anizy

 

P.-S. : cela donne l’occasion de rappeler notre note du dimanche 25 janvier 2009  relative à « Régime mortel » d’Eric Nataf.  Un polar vraiment d’actualité.

Le retour de la race selon Elisabeth BADINTER et alii

Publié le par Alexandre Anizy

Parce que le commissaire à la diversité Yazid Sabeg a mis en place un Comité pour la mesure et l’évaluation de la diversité et des discriminations (Comedd), un bande d’intellectuels de disciplines diverses, comprenant la riche héritière philosophe Elisabeth Badinter, dit s’être réunie au sein de la Commission alternative de réflexions sur les statistiques ethniques et les discriminations (Carsed) pendant deux mois, pour rédiger un ouvrage intitulé « le retour de la race » (éditions de l’Aube).

 

Si le titre est accrocheur, le lecteur restera sans doute sur sa faim, car il s’agit d’abord pour ces belles âmes de dénoncer l’intention de produire des statistiques de l’ethnicité. Pour ces gens-là, la classification ethnique « aboutit à terme à la fragmentation et à la concurrence entre « communautés » avec chacune ses lobbies, ses victimes, ses exclusions, son entre-soi, sa solidarité limitée aux membres du groupe alors que l’Etat républicain a la mission de l’assurer pour tous ».

Ainsi, l’énumération créerait la fragmentation et ses conséquences. Pour ces gens-là, il ne faut pas compter, car cela aboutirait à la révélation des choses. Or, c’est bien connu : tout ce qui n’est pas nommé n’existe pas.

 

C’est ce que ce que nous avons déjà écrit dans notre note du 25 mars 2009 « Louis SCHWEITZER de la HALDE : l’oligarchie contre la diversité ? » :

« Nous avons vu avec Blandine KRIEGEL (lire notre note « la fausse naïveté de Blandine KRIEGEL face à la diversité » du 19 mars 2009), philosophe et présidente du Haut Conseil à l’Intégration, que ce qui n’est pas écrit dans la Loi n’existe pas.

Avec Louis SCHWEITZER, la riposte est complétée : en créant des statistiques, on « fabrique une réalité », dit-il, ce qui signifie que la chose créée n’existerait pas antérieurement. »

 

Pour notre part, nous reconnaissons à ces intellectuels le droit de se voiler la face. Mais savent-ils qu’à Paris pour un « faciès arabe », la probabilité d’être contrôlé par la police est 7,8 fois plus élevée que pour un Blanc, que pour un « faciès noir », la probabilité est 6 fois plus importante que pour un Blanc ?

 

Alexandre Anizy

 

 : d’après une recherche citée dans le Monde du 1 juillet 2009.

 

Parti pris au journal le Monde

Publié le par Alexandre Anizy

En étudiant minutieusement la page 20 du vendredi 11 juillet 2008 (relire notre note « Inflation : le parti pris du journal le Monde » du 17 juillet 2008), nous avions observé combien le journal le Monde savait mettre en page pour sublimer une information, comme d'aucuns peuvent le faire avec des images.

Aujourd'hui, nous abordons le champ de l'administration judiciaire.

 

Le soir du mardi 5 mai 2009 (journal daté du 6 mai), un certain Gérard DAVET écrivait que les grands moyens avaient été mis en œuvre par le parquet de Nanterre sous l’autorité du célèbre procureur Philippe COURROYE pour le cambriolage du 27 juin 2008 chez Mme Marie-Ségolène ROYAL, et qu’une information judiciaire avait été ouverte le 25 février 2009. Suit un rappel des faits et des moyens utilisés en juillet 2008. Où était la nouvelle pertinente et « fraîche » ?

Quel était l’objet réel de ce papier ?

Tout le monde sait bien que dans notre République démocratique, tous les moyens sont mis en branle par les autorités policières et judiciaires, indépendamment des personnes concernées, pour retrouver les auteurs de délits et de crimes, même lorsqu’il s’agit d’un modeste bien, comme un scooter par exemple.

Rappelons alors quelques faits.

Le 8 avril 2009, le Canard Enchaîné (l’hebdomadaire satirique financièrement indépendant) avait révélé « la soirée Casino du procureur Courroye » ; suite à cette parution, le juge Xavière SIMEONI, qui instruit une plainte de NAOURI (patron et propriétaire majeur du groupe Casino) contre BAUD (un autre patron-propriétaire dans le même groupe) avait convoqué le commissaire Patrick HEFNER (responsable des Affaires Economiques et Financières) qui lui confirmait sa présence à ce « diner Casino » en janvier : risquant de ce fait une annulation, le juge Xavière SIMEONI lui retirait la procédure ; aussitôt le juge René GROUMAN, chargé quant à lui d’une plainte de BAUD contre CASINO, prenait la même décision.

L’avis favorable à cette réaction ferme et de bon aloi est malheureusement terni par une impression de cafouillis.

Le 15 avril, suite au silence dans les médias, le Canard Enchaîné faisait remarquer : « Dans n’importe quel pays civilisé, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou en Allemagne, les journalistes auraient fait le siège du bureau du procureur et de son ministre de tutelle. (…). Rien de tel ici. ».

 

L’information relative au dessaisissement du commissaire Patrick HEFNER sortait dans le Monde daté du 3 mai, puis était reprise dans Libération du mercredi 6 mai 2009Patricia TOURANCHEAU concluait gentiment son article par : « Décoré par Sarkozy à l’Elysée de l’ordre du Mérite et pressenti pour succéder au procureur de Paris Jean-Claude MARIN, Philippe COURROYE pense qu’on lui savonne la planche. De son côté, Patrick HEFNER se sent « un levier ou dans le pire des cas un pion pour atteindre l’objectif Courroye » et supporte mal que des gens croient qu’il a son « panier Casino à l’œil chaque fin de semaine ». »

Suivaient alors dans la presse une série de portraits et d’articles, comme par exemple ceux du Journal du Dimanche : « le procureur et le policier dans la tourmente » (10 mai 2009), et puis « qui en veut au procureur Courroye ? » (17 mai 2009). Ou bien celui du Monde du 17-18 mai …

 

 

Alors, pourquoi cet article « réchauffé » dans le Monde du 6 mai ? Nous formulons l’hypothèse d’un parti pris, celui de l’équilibre évidemment. Ayant balancé l’affaire du dessaisissement du commissaire le 3 mai, le quotidien vespéral s’imposait un papier qui devait rappeler l’impartialité et les mérites du parquet de Nanterre : était-ce vraiment la meilleure démonstration d’une objectivité ?

Nous en doutons car, in fine, le Monde apparaît comme diabolique, puisque c'est dans les détails que se niche son intention

 


Alexandre ANIZY

 

 

 : concernant la récente crise dans les universités et « sa couverture » par le journal le Monde, voici ce qu’en dit l’écrivain et enseignant Pierre JOURDE sur son blog « causeur.fr » (cité dans l’hebdomadaire Vendredi n° 26) : « Dans le Monde, ce fut tout bonnement, de la part des deux journalistes de service, CéDELLE et ROLLOT, à un relais de la communication ministérielle. »  

DEXIA un poison d'avril

Publié le par Alexandre Anizy

Insérer cette note dans la série consacrée à « Capitalisme et pulsion de mort » de Gilles DOSTALER et Bernard MARIS nous paraît un bon exercice pratique, i.e. une confrontation de la théorie avec un cas réel.

 

Rappelons les faits.

DEXIA est une banque qui a échappé à la fermeture définitive grâce aux subsides (et les garanties) des Etats français et belges, dont le plan de sauvetage comprend la suppression de 900 emplois ; cette déconfiture n’a pas empêché le conseil d’administration (voir le rapport annuel) d’accorder une indemnité de 825.000 euros à son ex patron incompétent Axel MILLER, alors que celui-ci avait eu la délicatesse de renoncer en octobre 2008 à son droit à 3,7 millions d’euros … tout en s’en remettant « à la sagesse du conseil d’administration » (lire notre note du 4 décembre 2008) ; le 13 novembre 2008, le conseil d’administration a accepté à l’unanimité (c'est-à-dire avec les voix des représentants de l’Etat français et de la Caisse des Dépôts – qui n’est en dernière analyse qu’un bras financier de l’Etat), que le salaire fixe annuel du nouveau directeur général Pierre MARIANI soit élevé à 1 million d’euros, alors que celui de l’ancien directeur était de 825.000 euros, que le bonus maximum soit porté à 2,25 millions d’euros, alors que celui de l’ancien directeur était de 1,8 millions d’euros.

Même en situation de faillite, l’oligarchie ne connaît pas la crise.

 

Qui a proposé cette augmentation généreuse pour Pierre MARIANI ? Le comité des rémunérations de DEXIA, dont font notamment partie :

  • Augustin de ROMANET de BEAUNE (énarque ; directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations) ;
  • Denis KESSLER le khmer blanc (lire notre note du 2 décembre 2008).

Ces 2 oligarques français nous donnent involontairement un aperçu de ce que sera « le futur capitalisme d’antan » !

 

 

Posons la question d’actualité.

Si nous faisons l’hypothèse que Pierre MARIANI, l’aristocrate Augustin de ROMANET de BEAUNE, Denis KESSLER le khmer blanc, ainsi que tous les autres membres du conseil d’administration de DEXIA, sont des êtres intelligents et bien informés, pourquoi ont-ils validé cette augmentation inopportune pour le nouveau directeur général Pierre MARIANI, puisqu’ils ne pouvaient pas ignorer (selon notre hypothèse ci-dessus) que cette mesure allait indigner l’opinion publique ?

Nous donnons 3 réponses non exclusives à cette question.

 

La première réponse est de l’ordre de la vulgate managériale (les éléments de langage des dirigeants, comme on dit à l’Elysée dont Pierre MARIANI connaît bien l’occupant) : parce qu’il n’y a pas de compétence interne (le fait qu’il n’y aurait pas dans le « Top management de DEXIA » - i.e. les 100 premiers cadres de la hiérarchie -, 1 personne capable de prendre les rênes de l’entreprise, est en soi une information révélatrice sur l’état de cette firme et sur le recrutement des patrons), ils payent au prix du marché un homme extérieur. C’est un choix rationnel.    

La deuxième réponse a la forme d’un constat : considérant que le capitalisme est amoral, l’oligarchie se moque de l’opinion publique pour gérer ses affaires internes, laissant à ses politiques le soin de régler le problème (posture de l’indignation, discours de réprobation, et si c’est vraiment nécessaire, un texte de loi (aussi ronflant qu’inutile, évidemment) visant à moraliser les affaires …).

La troisième réponse est aussi une confirmation que nous adressons à Alain MINC : la pulsion de mort est à l’œuvre.

Ce petit conseiller écrivait en effet dans le Figaro du 23 mars 2009 une lettre à ses amis de la classe dirigeante : « Mais je suis aujourd’hui inquiet pour vous car je ne comprends ni vos réactions, ni vos raisonnements, ni – pardonnez-moi le mot – votre autisme. (…). Un léger retard à l’allumage est pardonnable : un excès d’inconscience, non ; surtout lorsqu’il s’assimile à une pulsion suicidaire. »

 

Alexandre ANIZY

 

Farce du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM épilogue d'Outreau)

Publié le par Alexandre Anizy

Le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) a tranché : le juge BURGAUD écope d’une réprimande (soit une sanction de niveau 1 sur une échelle allant jusqu’à 9 – la révocation), pour des maladresses commises dans son instruction de l’affaire d’Outreau.

Rappelons que face à cette simple réprimande il faut poser quelques 26 années de prison cumulées, des tentatives de suicide, des familles séparées …

« Le mot réprimande résonne comme une farce, face à l’ampleur du drame de l’affaire d’Outreau », a déclaré Philippe HOUILLON, le rapporteur de la commission parlementaire (dont le résultat fut d’ailleurs aussi édifiant que celui d’aujourd’hui).

« En prononçant une interdiction d’exercer la fonction de juge d’instruction ou de juge unique, le CSM aurait par contre rendu une décision plus appropriée », toujours selon Philippe HOUILLON. Il faut croire que d’aucuns en attendaient encore beaucoup.

Quant à nous, cette décision du CSM ne nous étonne pas (lire notre note du 20 mai 2008).

 

Philippe HOUILLON ne croyait pas si bien dire en parlant de farce.

Figurez-vous qu’un des onze membres du CSM, Xavier CHAVIGNé, avait participé à la procédure d’Outreau : se retrouver dans une quasi situation de juge et partie, n’est-ce pas idiot pour un sage du CSM ?

Il semble que Vincent LAMANDA, le premier président de la Cour de Cassation qui présidait l’instance disciplinaire du CSM jugeant BURGAUD, ait découvert après coup la participation de Xavier CHAVIGNé  à la procédure d’Outreau, puisqu’il a déclaré illico vouloir convoquer ce magistrat distrait.

Il faut bien alors poser la question : au CSM et ailleurs, a-t-on vraiment vérifié que les juges désignés n’avaient aucun lien avec l’affaire d’Outreau ? Si oui, qui a commis cette maladresse ?    

 

Bien que le cirque ne soit pas fini (mais il n’en sortira rien de significatif), nous pouvons déjà conclure : le cafouillage du CSM est dans le fil de la procédure d’instruction de l’affaire d’Outreau.

 

Alexandre ANIZY

 

P.S. : informons le Garde des Sceaux Rachida DATI qui avait lancé l’année dernière une phrase assassine : « Si les Français savaient ce qui se passe au Conseil Supérieur de la Magistrature … ». Les Français n’ignorent pas que les avantages d’un Etat de Droit sont l’apanage quasiment exclusif de l’oligarchie.

Louis SCHWEITZER de la HALDE : l'oligarchie contre la diversité ?

Publié le par Alexandre Anizy

Membre éminent de l’énacratie, on ne peut pas dire que Louis SCHWEITZER le cumulard (haut fonctionnaire, ancien directeur de cabinet de Laurent FABIUS parachuté chez Renault, il fut en 2006 le patron le mieux payé de France, avec beaucoup de stock options … ; aujourd’hui, il cumule les retraites de l’Etat et de Renault, les indemnités de Président de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité – HALDE –, avec les jetons de présence de ses nombreux postes au sein de conseils d’administration ou de surveillance de grandes entreprises) soit ou ait été concerné au premier chef par les discriminations : autrement dit, il n’en a pas l’expérience. Mais en tant que président de la HALDE, il est autorisé à s’exprimer sur le sujet, et même plus.

 

C’est donc ce qu’il fit dans le journal Libération (du 23 mars 2009) : « Je m’oppose fortement à l’idée de statistiques ethniques reposant sur des catégories ethno-raciales prédéterminées. (…) En créant des catégories ethno-raciales, on fabrique une réalité. » 

 

Nous avons vu avec Blandine KRIEGEL (lire notre note « la fausse naïveté de Blandine KRIEGEL face à la diversité » du 19 mars 2009), philosophe et présidente du Haut Conseil à l’Intégration, que ce qui n’est pas écrit dans la Loi n’existerait pas.

Avec Louis SCHWEITZER, la riposte est complétée : en créant des statistiques, on « fabrique une réalité », dit-il, ce qui signifie que la chose créée n’existerait pas antérieurement.

 

D’aucuns cassent le thermomètre ; SCHWEITZER ne veut pas le fabriquer.

 

Alexandre ANIZY

 

P.S. : ajoutons à cela l’appel lancé par « l’association ni putes ni soumises », soutenu par Elisabeth BADINTER (3ème femme fortunée de France en 2002 – 489 millions d’euros) et alii, contre la proposition de Yazid SABEG, qui affirme qu’ « il n’y a pas non plus de communautés, mais une République métissée. Il y a une France qui porte en elle une diversité intrinsèque, inexorable, presque originelle. » Une douce France fantasmée, en somme.

Bon courage, Mr SABEG ! 

La fausse naïveté de Blandine KRIEGEL face à la "diversité"

Publié le par Alexandre Anizy

Blandine KRIEGEL est une femme intelligente et savante : nul ne le conteste. C’est pourquoi nous nous interrogeons sur l’argument principal de son article (Figaro du 14 mars 2009) intitulé « De la diversité dans la République », qui semble le signe d’une fausse naïveté plutôt que d’un aveuglement conceptuel.

De quoi s’agit-il ?

« (…) car il n’y a jamais d’apartheid sans inscription dans la loi de l’inégalité et de la ségrégation. »

 

Vous avez bien lu : parce que ce n’est pas gravé dans le marbre de la loi, il ne peut pas y avoir d’apartheid … ou toute autre infamie. N’étant pas écrite, la chose n’existerait pas. L’argument est pour le moins spécieux.  

 

En bonne philosophe, Blandine KRIEGEL devrait savoir distinguer entre l’apartheid formel, inscrit dans le Code, et l’apartheid réel, s’instaurant en catimini dans les esprits et l’organisation sociale. En la matière, le formel et le réel, qu’elle consulte Alexandre ADLER !

 

Alexandre ANIZY

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