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notes politiques

Au Kosovo, l'Allemagne achevait la Yougoslavie

Publié le par Alexandre Anizy

            Il nous faut parler du livre mal fichu et mal écrit de Jürgen Elsässer titré La République Fédérale Allemande (RFA) dans la guerre au Kosovo  (L'Harmattan, octobre 2002, en livrel à 16,50 € - trop cher !) (1), car son enquête journalistique apporte des informations pertinentes, dont nous livrons l'essentiel de la manière la plus simple.

 

 

Comment inventer une raison de guerre (sous-titre du chapitre 2)

 

            « Pour justifier les bombardements, le gouvernement allemand a essayé de présenter comme un objectif depuis longtemps fixé par Belgrade, l'expulsion systématique des Albanais du Kosovo. »

            « Afin d'étayer ces thèses, les événements ont été falsifiés dès 1998 dans leur présentation. (...) Que Fischer et Scharping aient diffusé une contrevérité en toute connaissance de cause ressort d'un document du ministère du même Fischer (...) titre : Analyse de situation du ministère des Affaires étrangères du 18 novembre 1998. »

            « Encore plus instructif est le rapport de la situation au Kosovo du ministère allemand des Affaires étrangères du 19 mars 1999, cinq jours avant le début de la guerre. Ce rapport fut classé très confidentiel à la différence de la source américaine citée, et ne fut publié que plus tard. On y lit : " Contrairement à l'année dernière, la population civile est, en règle générale, prévenue d'une attaque imminente de la part de la VJ (l'armée fédérale yougoslave). D'après la MKV (Mission de Vérification au Kosovo de l'OSCE), les commandants de l'UCK ont cependant sporadiquement mis un terme à l'évacuation de la population civile. D'après les observateurs du HCR, la VJ ne rase pas les villages contrairement à sa manière d'intervenir l'an passé, et retire rapidement ses troupes une fois l'action finie. »

[ Il faut notamment relever que les "libérateurs albanais de l'UCK" avaient donc délibérément opté pour le sacrifice des civils dans certains villages. AA ]

            Toujours dans ce rapport très confidentiel du 19 mars 1999 : « L'exode, les expulsions et les destructions au Kosovo concernent tous les groupes ethniques y vivant à part égale. Quelques 90 villages autrefois habités par les Serbes sont entretemps abandonnés. Des 14.000 Croates d'origine serbe, 7.000 vivent encore au Kosovo. »

            « Du début de leurs investigations le 26 novembre 1998 à leur retrait le 20 mars 1999, les vérificateurs de l'OSCE dressèrent le procès-verbal de toutes les violations des droits de l'homme au Kosovo, ville par ville, commune par commune. Il en ressort que 87 civils kosovars albanais furent tués par les forces de sécurité serbes, 54 sont à mettre sur le compte de l'UCK, 87 autres homicides ne sont pas éclaircis dont 33 sont des Serbes ou des Albanais loyaux : ce ne furent guère des Serbes qui les assassinèrent. En additionnant ces 33 cas aux 54 victimes de l'UCK, on arrive comme pour les Serbes à 87 assassinats commis par l'UCK. »

 

 

 

Les protocoles d'autopsies démentent la version de l'OTAN d'un massacre commis par les Serbes (sous-titre du chapitre 3 : le silence de Mme Ranta)

 

            Il s'agit du "massacre de Račak", dont le ministre allemand Joschka Fischer dit qu'il fut « un tournant », que sa collègue américaine Madeleine Albright vit comme « un événement galvanisant », dont le Washington Post écrivit qu'il aurait « changé la politique de l'Occident dans les Balkans comme rarement un événement isolé l'a fait », ce que l'abject William Walker (2), chef de la mission de l'OSCE au Kosovo à l'époque, confirma en disant que « L'épisode de Račak fut naturellement décisif pour les bombardements ».

« Le communiqué judiciaire provisoire rendu publique le 17 mars [1999] ne compte que cinq pages - le vrai rapport, pesant 21 kilos d'après le Berliner Zeitung fut mis sous séquestre par le président du Conseil de l'Union Européenne de l'époque, Joschka Fischer. Plus d'un an après, la stratégie du secret a échoué : outre le Berliner Zeitung, Konkret est entretemps entré en possession des copies de tous les 40 protocoles d'autopsies individuelles des cadavres de Račak. (...) Après exploitation des documents, les choses sont claires :

il n'y eut pas eu d'exécutions,

il n'y eut pas de mutilations,

il n'y eut pas de coups de feu tirés à bout portant.

Dès à présent, il doit être également tenu pour non prouvé que les morts étaient des civils et que tous furent tués à Račak. Ainsi l'affirmation d'un "massacre" n'a plus de base. »

 

            « De toute évidence, la commission de médecins finlandais [sous l'autorité de Mme Ranta. AA] a toléré que des faits essentiels du protocole d'autopsie n'apparaissent pas du tout ou bien sous une lumière tout autre dans le bref communiqué du 17 mars 1999. »

[ Nous espérons que Mme Ranta connut par la suite une "brillante" carrière professionnelle. AA ]

 

 

 

Les magouilles de Rambouillet (Que s'y est-il passé ? Chapitre 4)

 

            A la une du Tageszeitung (Taz) du 12 avril 1999 : « Le mensonge de Rambouillet : que savait Joschka Fischer ? » Réponse étonnante de Fischer : « Je trouve fâcheux qu'on puisse s'imaginer que j'aurais magouillé afin d'engager l'OTAN dans une guerre contre Milosevic. »

Le 6 avril 1999, le Taz avait publié l'annexe B des Accords de Rambouillet, tenue secrète par les pays de l'OTAN qui exigeait de Milosevic qu'il accepte une "force de maintien de la paix de l'OTAN de 30.000 hommes, ayant accès à tout le territoire yougoslave (la RFY) y compris l'espace aérien et les eaux maritimes". Comme le formula le député allemand Hermann Scheer, cette annexe B est un véritable « statut d'occupation de toute la Yougoslavie par l'OTAN. Même un politicien modéré à la place de Milosevic n'aurait jamais signé ce texte ».

Cette annexe B, présentée comme un ultimatum aux Serbes, arrive sur la table de négociation malgré le veto de la Russie (organisateur de la conférence à droits égaux) seulement 18 heures avant la fin des négociations.

Après la clôture, le gouvernement américain eut des hésitations : une dernière mission de leur négociateur Richard Holbrooke fut entreprise « contre la volonté allemande, car Fischer s'était prononcé juste avant contre un prolongement de l'ultimatum adressé à Belgrade, même s'il était question de seulement "trois à quatre jours".

Grâce à Jürgen Elsässer, on apprend que l'émissaire allemand Wolfgang Petritsch joua un rôle important en proposant la participation de l'UCK de Hashim Thaci aux pourparlers sur un plan d'égalité avec Ibrahim Rugova, le président élu des Albanais du Kosovo, tous les deux acceptant de signer unilatéralement le texte final de l'ultimatum, expression de la volonté de fer  de l'Allemagne ... et des Etats-Unis.

 

Comment Fischer et Scharping inventèrent une campagne serbe d'expulsion (l'opération Fer à cheval)

 

            Dans ce chapitre apparaît les services secrets allemands (BND), mais aussi autrichiens (HNA) avec notamment Helmut Stubner, fonctionnaire cadre du parti d'extrême-droite FPO de Haider.

            « Même si les détails manquent encore de clarté, c'est un fait : les Bulgares ont fourni tout au plus du "matériel analytique non structuré" ; celui-ci fut complété par le HNA avec des "rapports de position hebdomadaires", incluant entre autres des données des écoutes. Au printemps 1999, le ministre autrichien des Affaires étrangères transmit ce recueil aux de l'Union Européenne, éventuellement aussi aux Etats-Unis. Après les premiers jours de bombardements sur la Yougoslavie, le gouvernement allemand décida, sans être suivi en cela par ses partenaires de l'UE et la CIA, de fabriquer un plan à partir de ces éléments fragmentaires, et de s'en servir pour mener l'attaque. »  Pourquoi cette attaque médiatique ? Parce que les sondages montraient la montée du "non aux bombardements" dans l'opinion allemande.

 

Vous découvrirez d'autres agissements peu reluisants de Fischer et Scharping : ils n'ont rien à envier aux mensonges américains ou d'un Tony Blair pour la guerre d'Irak.

 

 

 

            Il ressort du livre de Jürgen Elsässer que, là encore, l'Allemagne n'était pas du tout un sleeping partner dans le processus qui aboutit à la guerre du Kosovo. Force est de constater que l'éclatement de la Yougoslavie, cette créature issue de la défaite de 1918 par les traités de Saint-Germain et de Trianon, était un objectif à long terme de l'Allemagne.

 

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) Last but not least, sur notre liseuse, le rendu du fichier est une horreur !

 

(2) Dans le livre de Pierre Péan titré Kosovo, une guerre "juste" pour un Etat mafieux (Fayard, 2013, en livrel à 16,99 € - trop cher !), on a un aperçu du comportement moral du sinistre individu Walker :

            « (...) Washington soutenait dans son arrière-cour les dictateurs latino-américains dans leurs œuvres criminelles, au nom de la doctrine du "nécessaire" endiguement du péril "communiste" -, Walker était précisément en charge, au sein du Département d'Etat, des relations avec l'Amérique Latine. En 1988, en récompense, probablement, de ses bons et loyaux services, il a été nommé ambassadeur des Etats-Unis au Salvador, où des escadrons de la mort, dirigés par des militaires formés par les Américains, faisaient régner la terreur. Son nom a été lié à un épisode particulièrement affreux : peu de temps après sa nomination, 6 prêtres jésuites que le gouvernement salvadorien soupçonnait de sympathies communistes ont été assassinés dans la nuit du 15 au 16 novembre 1989 par des hommes du sinistre bataillon paramilitaire Atlacatl, initiés à la "contre-insurrection" par des cadres de l'armée américaine (et déjà responsables, en décembre 1981, du massacre d'El Mozote, où ils avaient assassiné plusieurs centaines de civils). La cuisinière des 6 jésuites et sa fille ont également été exécutées. Walker a aussitôt supervisé « les entreprises d'intimidation déployées à l'encontre du principal témoin » (...) » ;

            « C'est donc un "expert en enquêtes sur les crimes d'Etat" assez particulier qui découvre et dénonce, le 16 janvier 1999, le massacre de Račak (...) » ;

            Walker est « un symbole de la destruction de la vie » pour le vicaire panaméen Fernando Guardia.

 

Jean-Claude Juncker : le futur parrain de l'Union Allemande (i.e. UE)

Publié le par Alexandre Anizy

            Depuis plus d'un mois, Mutti Merkel est à la manœuvre pour imposer son homme à la tête d'une Commission européenne qui sera à la pogne de l'Allemagne.

            Qui est Jean-Claude Juncker ?

            Depuis 20 ans, c'est le patron du paradis des voyous fiscaux, i.e. le Luxembourg.

 

            Cette nomination sera hautement symbolique.

 

 

Alexandre Anizy

 

L'Europe est morte à Pristina en 1999 selon Jacques Hogard

Publié le par Alexandre Anizy

            Le témoignage titré L'Europe est morte à Pristina, que vient de publier le colonel Jacques Hogard [son grade au moment des faits] sur la guerre au Kosovo (printemps - été 1999), apportent quelques informations sur les agissements de nos "amis américains, britanniques et allemands" (Hugo & Cie, mai 2014, livrel à 7,49 €).

 

            A partir du 14 mars 1999, Jacques Hogard est un observateur de qualité puisqu'il est en première ligne :

« Mon groupement est constitué d'éléments d'élite de l'armée française, appartenant tous aux forces spéciales : parachutistes du 1er RPIMa, commandos Marine "Hubert" et "de Montfort", commandos parachutistes du CPA n° 10, et équipages avec leurs hélicoptères Puma, du DAOS et de l'ESH. »

Ces gens-là ne sont pas des enfants de choeur. Il constate alors vite :

« (...) malgré toutes les vertueuses protestations à l'époque de mon chef britannique, le brigadier [général de brigade, ndAA] Mason, que Britanniques, Américains et Allemands laissent au Kosovo lors du retrait de la Kosovo Verification Mission (KVM) le 20 mars un nombre important de leurs soi-disant "observateurs", afin de porter assistance aux rebelles albanais de l'UCK en grande difficulté face à l'armée serbe. »

Il dit aussi qu'à partir de 1996, les maffieux de l'UCK (« ... Agim et Ekrem Gashi, Xhavit Haliti, Sabit Gashi (futur "ministre" de la culture (!) du pseudo gouvernement d'Hashim Thaçi et proxénète notoire), etc. Ces parrains aux objectifs initiaux évidemment plus maffieux que politiques ...») commencent leur essor

« ... et d'instruire les premiers "combattants", sous l'égide du BND, les services spéciaux allemands. L'Allemagne, forte de ses succès de 1992 en Croatie et en Slovénie, cherche en effet par tous les moyens à affaiblir la Yougoslavie. Et puis, n'a-t-elle pas une forte tradition historique de soutien à la cause albanaise ? » [référence à la collaboration des Kosovars au régime nazi]

En une phrase, Hogard rappelle que l'Allemagne a assisté la Croatie et la Slovénie, notamment en les armant comme le relevait dès 1991 le général français Gallois. Mais en fait, dès 1979 l'Allemagne, avec à la tête du BND un Klaus Kinkel qui deviendra ministre des Affaires étrangères en 1993, active les nationalistes croates de l'intérieur et de l'extérieur.

 

            Autrement dit, et pour aller à l'essentiel du propos de Jacques Hogard, la négociation de paix à Rambouillet fut pire qu'une fumisterie, un traquenard pour justifier la guerre contre la Serbie, comme nous l'avions déjà vu, notamment avec Stanko Cerović (Dans les griffes des humanistes, Climats, janvier 2001, 317 pages, 21,34 €) :

            http://www.alexandreanizy.com/categorie-1215229.html   (2008)

            (concernant l'Ukraine de 2014, lire la conclusion prémonitoire de cet article)

 

            Nous comprenons l'amertume du soldat Hogard, mais il se trompe quand il pense que l'Europe est morte à Pristina en 1999. L'idéal européen est mort en 1991 lorsque l'éclatement de la Yougoslavie a commencé sous la poussée germanique et américaine. Il n'y a que le francisquain Mitterrand, un vieux monsieur malade ivre du pouvoir et du luxe de la monarchie républicaine, pour ne pas l'avoir compris ou l'avoir sciemment ignoré en misant sur la fuite en avant de l'euro, que l'Allemagne a retournée à son avantage. C'est ce que nous écrivions déjà en décembre 2007 :

            http://www.alexandreanizy.com/article-14316222.html  

 

 

Alexandre Anizy

 

La rancune de l'affligeant Liêm Hoang-Ngoc

Publié le par Alexandre Anizy

            Rejeté de la liste socialiste des Européennes, l'eurodéputé sortant Liêm Hoang-Ngoc a décidé de créer un "club des socialistes affligés" : ce sera son ticket d'entrée dans l'espace médiatique, en plus de sa casquette d'économiste keynésien. La démarche serait estimable, si on n'ignorait pas le passé du triste sire (1).

 

            En effet, tant qu'il était eurodéputé, ce keynésien-là s'exprimait peu dans les médias, et en tout cas sans la pugnacité fortement inspirée de la rancune d'aujourd'hui : lire nos billets de 2009 et 2012 ci-dessous.

http://www.alexandreanizy.com/article-32658578.html

et

http://www.alexandreanizy.com/article-l-economiste-absent-liem-hoang-ngoc-et-la-duperie-de-hollande-112636624.html

 

            Avant d'être affligé, Liêm Hoang-Ngoc est surtout affligeant pour tous ceux qui pensent que l'homme politique doit défendre l'intérêt général plutôt que de quérir un fauteuil bien rémunéré.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

(1) Dans le même registre, nous mettons la désormais sénatrice Marie-Noëlle Lieneman, comme exemple de la version "gauche de gauche" de ce parti radical-cassoulet. Lire notre billet du 17 juin 2009 ci-dessous.

http://www.alexandreanizy.com/article-32748665.html

Le franc mac Valls larguera Hollande en 2016 si...

Publié le par Alexandre Anizy

            Contraint de feindre l'attention au mécontentement exprimé dans les urnes, le culbuto molletiste Hollande a décidé d'en profiter pour ménager son avenir : en choisissant comme Premier Ministre le franc mac Valls pour continuer sa politique économique catastrophique pour la France, mais pas pour les Français huppés, il se donne les moyens de saper la popularité de l'impétrant (ne serait-ce que par l'usure ordinaire du pouvoir), et de le "tuer" en 2015 pour expier la prévisible débâcle socialiste aux élections régionales.

            Mais il est probable que le franc mac Valls a d'ores et déjà programmé le moment d'une démission tapageuse, à savoir peu avant le vote de 2015. Cependant, comme l'ivresse du pouvoir ne l'épargnera pas, il est possible qu'il se sente au-dessus des contingences électorales. Alors le couperet tombera.

 

            Et si Hollande ne peut pas exécuter la manœuvre sacrificielle, alors c'est Valls qui aura la main pour un largage tonitruant au début de 2016, soit le premier acte de sa campagne présidentielle.  

 

            Dans ce théâtre de marionnettes soumises à l'oligarchie, on cherchera en vain le commencement d'un intérêt pour l'avenir de la France et de son peuple.

 

 

Alexandre Anizy

 

Du pourrissement des pouvoirs

Publié le par Alexandre Anizy

            Une fois encore, l'Allemagne vient de montrer qui dirige vraiment cette union européenne qui n'en a plus que le nom. Avec l'habileté politicienne que l'on reconnaît à Mutti Merkel, ce pays à nouveau sous l'emprise d'une idéologie antidémocratique (l'ordo-libéralisme) a confié aux petits juges de Karlsruhe la tâche de dire "nein" à l'Europe des patries dont rêvaient De Gaulle et Adenauer, mais certainement pas les affidés atlantistes comme Jean Monnet. Vendredi 7 février, la Cour allemande a déclaré que la politique de rachat de dettes de la BCE est contraire au Traité : les modestes digues érigées péniblement pour sauver l'euro sont enfoncées.

            On note le cynisme de la décision des petits juges germaniques : après avoir délimité strictement la zone de pâturage, la Cour passe la corde à la chèvre luxembourgeoise. (1)

 

            En France, il paraît que la Caisse des Dépôts et Consignation est aux mains de "baronnies" : comme c'est son directeur général Jean-Pierre Jouyet qui le dit, un parfait exemple de la maladie enaïque qui ronge l'Etat social (2), en vertu d'une "régression nécessaire et impérative - there is no alternative, you know - et pour le plus grand profit des 200 familles (Cercle d'accapareurs que les Taittinger n'ont jamais quitté), on comprend qu'il a reconnu ses pairs.

            18 mois pour établir ce diagnostic fracassant : quel dirigeant performant !

 

            En France, un animateur besogneux, Yves Calvi, laisse un ministre pitoyable, Pierre Moscovici, qui semble avoir préféré, puisque l'objectif n'a pas été atteint au 31 décembre 2013, conter fleurette à une jouvencelle plutôt qu'œuvrer à "l'inversion de la courbe du chômage", insulter l'économiste Jacques Sapir (3).

            Que reste-t-il de la connivence quand on retire la "nuance" ?

            En la matière, le comble n'est-il atteint par Marianne (4) quand ce magazine, dirigé par le tricheur jouisseur Joseph Macé-Scaron (plagiaire notoire), titre sur "les nouveaux cyniques".

 

            Nous ne parlerons pas du pouvoir inexistant : le politique se soumet aux précédents.

 

Alexandre Anizy

 

(1) Lire l'article de Martine Orange

http://www.mediapart.fr/journal/economie/070214/la-cour-constitutionnelle-allemande-juge-illegale-la-politique-de-la-bce

 

(2)  http://www.alexandreanizy.com/article-21101706.html

        et

http://www.alexandreanizy.com/article-les-tartufes-socialistes-jean-pierre-jouyet-le-ponce-pilate-gracquant-43910658.html

        et

http://www.alexandreanizy.com/article-des-oeilleres-de-jean-pierre-jouyet-62812628.html

 

(3) Pierre Moscovici a dit péremptoirement dans "Mots croisés" du 3 février 2014 que Jacques Sapir est « vraiment d'extrême-droite ».

Pour Moscovici, nous vous renvoyons à notre billet de septembre 2008 :

http://www.alexandreanizy.com/article-22848282.html   

 

(4) Verra-t-on son ex-patron Maurice Szafran au chevet de Libération, puisqu'il déjeunait à la Closerie avec Bernard Guetta, gredin européiste et chroniqueur du dit journal, le mercredi 12 février à 13h15 ?   

Pour un Conseil National de la Renaissance (CNR)

Publié le par Alexandre Anizy

            Tenue par une oligarchie cupide, gouvernée par des politiciens indigents, avilie par une médiacratie vénale, la France s'épuise dans une politique européenne mortifère qui, en dernière analyse, se décide à Berlin pour le plus grand profit de l'Allemagne, du moins pour sa bourgeoisie d'affaires. On peut choisir d'autres mots pour l'exprimer, mais au jour d'aujourd'hui, l'Union Allemande (UA) est un fait incontournable, quand l'idée d'une UE équitable et homogène n'est plus qu'une chimère. Mais il n'est pas question ici de reprocher aux politiciens germaniques d'être des utilitaristes prévoyants, cohérents et opiniâtres, toutes qualités absentes chez les Français depuis au moins 1983 ; il s'agit simplement de dire à quelle condition la France peut relever le défi du redressement économique et social.

 

            Alors que toutes les patries prenantes de la mondialisation ont gardé précieusement bec et ongles pour peser dans la bataille du capitalisme débridé, à commencer par les meneurs (Etats-Unis, Chine, Japon), l'UA s'est interdit l'emploi d'armes de défense massive (comme le protectionnisme), livrant ainsi son marché unique aux prédateurs étrangers sans réciprocité, à cause d'une pseudo élite sous l'emprise de l'ordo-libéralisme.

            C'est parce que les esprits et les institutions sont gangrénés par cette idéologie néfaste, qu'il est illusoire de penser que la France pourrait maintenant réorienter le navire en respectant les Tables de la Loi européenne. Ceux qui professent de telles balivernes ressemblent beaucoup aux intellectuels qui rêvaient de changer le Parti Marxiste-léniniste de l'intérieur : chacun sait qu'ils ont été broyés par la machine totalitaire.

 

            Pour changer le cours de son Histoire, la France doit donc s'affranchir du carcan européen actuel qui l'affaiblit, tout en proposant une nouvelle perspective réaliste et profitable aux patries prenantes de l'UA.

 

            Ce changement devrait être discuté et préparé au sein d'un Conseil National de la Renaissance (CNR) que nous appelons de nos vœux, un organe extérieur à tous les partis politiques existants. Pour participer aux débats de ce Conseil, il suffit de répondre à 3 conditions :

  • être pour un retour au franc pour entrer ensuite dans l'écu (future monnaie commune) ;
  • être pour la réparation et l'expansion de l'Etat social ;
  • n'avoir, au présent comme au passé, aucun lien direct ou indirect, avec l'extrême-droite.

            A la fin des travaux, de nouvelles personnalités soumettraient au peuple le programme politique ambitieux du CNR, car les drapeaux de la renaissance ne peuvent être portés que par des têtes qui ne se sont pas compromises avec les forces eurocratiques.

 

            Face à l'incessante fuite en avant de l'oligarchie psumpesque qui dirige la France depuis trop longtemps, il existe une alternative disséminée dans les esprits épars, qui n'attendent que le moment pour constituer la structure démocratique indispensable à l'élan patriotique.

            Alors à nouveau la France écrira son Nom dans le livre de l'Histoire.

 

Alexandre Anizy

 

La loi Lang nuit gravement à la culture

Publié le par Alexandre Anizy

            Concernant le prix unique du livre, il convient simplement de constater les effets de la loi Lang :

1.     les gros éditeurs s'enrichissent par le biais de leurs filiales de distribution ;

2.     les petites librairies ferment parce qu'elles n'ont pas de marge suffisante en centre-ville pour résister à une hausse de leurs loyers, parce qu'elles ne se sont pas spécialisées, ce qui leur était difficile sans possibilité d'action sur le prix ...

3.     le nombre des lecteurs diminuent chaque année, ce qui tue l'argument des "pro Lang" qui prétendent défendre la culture de masse, notamment en préservant la diversité éditoriale grâce au prix unique ;

4.     le prix de la première édition en grand format papier est trop cher (une moyenne de l'ordre de 17 à 20 €)... et comme il sert de référence pour le prix du livrel (généralement inférieur de 15 à 25 %), force est de constater qu'il bloque le développement de ce support... pour le plus grand bénéfice des gros éditeurs. 

            Triste bilan ! Tous perdants, sauf l'éditeur-diffuseur.

           

            Aujourd'hui, sous le couvert d'une défense du "petit libraire" qui n'est plus qu'un manutentionnaire d'offices, ce sont en vérité les intérêts de quelques éditeurs mastodontes qu'on privilégie au détriment des lecteurs.

 

            Pour que vive le livre : à bas la loi Lang, vive les prix libres !

 

 

Alexandre Anizy

 

Désolés par un Marcel Gauchet myope et pusillanime

Publié le par Alexandre Anizy

Gauchet ! Voilà un intellectuel qui clabaude depuis des décennies, puisque l’extrémisme centriste est l’alpha et l’oméga de son horizon politique, pour finir par révéler la médiocrité de ses sentiments dans un entretien (Marianne du 28 septembre 2013) : les Français méritent leurs dirigeants veules parce qu’ils ont peur « d’entendre la vérité sur le fond de la situation du pays ». On connaît la chanson…

 

Mais quelle est cette vérité ?

« Ils ne sont pas prêts à sortir de l’euro : ils ont même très peur de cette hypothèse. »

Dans quel monde suranné vit Marcel Gauchet ? Les journaux publient depuis longtemps des sondages (1) où il apparaît que progressivement les Français n’ont plus apprécié l’euro, ayant fait le diagnostic de ce piège monétaire infernal !

« La prise de risque n’est vraiment pas au programme : celui qui s’y risquerait n’irait pas loin, c’est un fait. »

Oui, c’est un fait qu’en conseillant (2) aux autres de ne pas sortir du cadre :

« L’Europe, d’une manière générale, demeure une vache sacrée à laquelle il est hors de question de toucher. (…) Il n’est même pas envisageable de renégocier quoi que ce soit ! » ;

Tout en espérant que :

« ce blocage morbide finisse par provoquer une prise de conscience collective » ;

Marcel Gauchet prouve sa myopie intellectuelle doublée de pusillanimité (3).

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) : notamment les sondages Ifop de septembre 2012 et de janvier 2013.

(2) : le monsieur est reçu à Matignon, par exemple.

(3) : Parlons d’un autre triste sire : dans le JDD du 29 septembre, le populiste Philippe Doucet (maire PS d’Argenteuil) veut « des marqueurs populaires » pour maquiller son néolibéralisme irremplaçable (il n’y a pas d’autre politique possible, n’est-ce pas ?) ; à notre avis, il pense d’abord à sauver son mandat, surtout le pognon et les privilèges qui vont avec.

 

Programme de l'oligarchie psumpesque

Publié le par Alexandre Anizy

Il faut remercier le ministre Stéphane Le Foll, le bien nommé, pour avoir crument exprimé la vérité sur le programme ambitieux de l’oligarchie psumpesque :

« Changer de cap serait une erreur, mais je ne dis pas qu’il ne faut rien changer. Je pense en particulier que notre discours, lui, doit changer. » (le Monde du 10 juillet 2013)

La priorité politique sera celle des mots dans la lutte contre les maux : ils mettront un bonnet rose sur le vocabulaire. Autrement dit, ils s’agiteront dans les médias (1) pour mettre un coup de peinture fraîche sur l’immeuble France en voie de délabrement.  

 

La soumission est au pouvoir.

 

 

Alexandre Anizy

 

(1) : l’entretien de Michel Sapin chez Mediapart ce jour-même fait partie du plan (d’artillerie) de communication.

 

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