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notes politiques

L'indécence de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa

Publié le par Alexandre Anizy

            L'ex serviteur de la pseudo-élite affirme son intention de faire un pas de plus dans la sécession. 

 

 

            Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa vient d'être condamné pour corruption. Il a immédiatement interjeté appel, ce qui suspend sa peine d'un an ferme de prison, et tous ses copains ont eu accès aux médias qui appartiennent aux milliardaires (Arnault, Niel, Dassault, Bouygues, etc.) pour bombarder la populace de leur message : soutien amical et consternation devant ce jugement inique.

            A la radio ce matin, un certain Renaud Muselier (vieux politicard marseillais devenu président de la région PACA) semblait découvrir la quasi irresponsabilité des juges dans l'exercice de leur fonction, et donc leur impunité. "Qui jugera les juges ?" lisait-on dans l'éditorial du Figaro¹.

            Aujourd'hui, toujours dans le Figaro (après tout, c'est un bon choix : ce journal appartient à la famille Dassault, dont le chef Serge Dassault a été condamné en 2017 à 5 ans d'inéligibilité et 2 millions d'euros d'amende pour blanchiment de fraude fiscale ― amende jamais payée puisque le lascar a eu le mauvais goût de crever sans régler la dette ―, « Mais le tribunal correctionnel de Paris a estimé que le sénateur de près de 92 ans, président d'honneur de Dassault Aviation ne pouvait être condamné à une peine de prison, même avec sursis, "compte tenu de son grand âge". »²), l'ex président de la République française Sarkozy de Nagy Bocsa va plus loin : « J'ai fait appel de la décision, peut-être faudra-t-il que ce combat s'achève devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Ce serait pour moi une souffrance que d'avoir à faire condamner mon propre pays, mais j'y suis prêt car ce serait le prix de la démocratie. »³. 

            Imagine-t-on le général De Gaulle aller pleurer dans un tribunal du Luxembourg ?

 

            Grâce à Christopher Lasch, à Eric Maurin⁴, nous connaissions le séparatisme social des riches (lire ici ) ; grâce à Sarkozy de Nagy Bocsa, nous savons maintenant qu'ils rejettent les décisions judiciaires de la France quand elles les condamnent. En fait, leur milieu n'a qu'une loi : la leur.     

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

(¹) : Figaro du mardi 2 mars 2021.

(²) : Mediapart du 2 février 2017.

(³) : Figaro du 3 mars 2021.

(⁴) : Eric MAURIN, le ghetto français, Seuil, octobre 2004.

 

Capitole : Macron Maître du Monde (E3M) a parlé

Publié le par Alexandre Anizy

            Un ego démesuré est le premier pas de l'irresponsabilité.

 

            Des "trumpistes" chauffés à blanc ont envahi le Capitole. Dare-dare et nuitamment, drapeau américain en arrière-plan, Macron Maître du Monde (E3M) a parlé... fidèle à sa méthode (lire ici ).

            Mais grâce au Covid-19, les Français savent qu'ils ont au palais de l'Elysée un amateur entouré de bras cassés. S'en souviendront-ils en 2022 ?

 

Alexandre Anizy

 

Dette : l'énacratie en service de propagande

Publié le par Alexandre Anizy

 

            Le service de propagande des 200 riches familles s'est mis en branle : si on ne regarde pas à la dépense ("quoi qu'il en coûte", puisque c'est pour votre santé...), l'addition salée qu'on vous présentera justifiera d'autres démantèlements de l'Etat, d'autres sacrifices...

 

 

            Ce mercredi matin, la médiacrate Caroline Roux servait la soupe au Young Leader Pierre Moscovici (lire le billet ici ), haut fonctionnaire à la Cour des Comptes qui a mis le devoir de réserve dans sa poche : la dette était dans l'assiette.

            Durant les six dernières semaines (le 9 novembre sur RTL, le 12 novembre BFM Business, le 24 novembre France Culture, le 27 novembre dans Ouest-France, le 11 décembre BFM Business, le 14 décembre France Inter), François Villeroy de Galhau¹, économiste en toc puisque sans cursus, qui faisait partie de la Commission Attali (source du "macronisme", lire ici ), a seriné son message.

            Le dispositif est en place, vous n'y échapperez pas.

            Ils préparent les esprits à ce qui sera un thème majeur de la campagne présidentielle de 2022 : la dette publique. L'énacrate bankster Macron récoltera alors les fruits des semailles de ses congénères serviles d'aujourd'hui. Jupiter Junior fort probablement expliquera d'où vient cette soi-disant maladie (chose facile) et pourquoi sa prescription est le meilleur traitement (chose plus délicate, mais c'est sa vraie expertise : il s'agira d'enfumer les électeurs ― i.e. les gens de peu et la bourgeoisie de labeur ― qui paieront la note dont la première traite ne sera présentée à l'Assemblée Nationale qu'en septembre 2022). L'intendant de la bourgeoisie d'affaires ne ratera pas le coche !

 

 

            Pourtant à son commencement en 1945, l'ENA était une belle idée : arrêter la confiscation du pouvoir étatique par les 200 familles et leurs serviteurs en rendant accessible la haute fonction publique par concours.

            Mais le ver était déjà dans les premières promotions : nous prenons pour exemple l'Inspecteur des Finances devenu affairiste colonial Edmond Giscard d'Estaing², synarque³ bien connu sur la place de Vichy sous le règne de Pétain (décoré de l'ordre de la Francisque), qui ne manqua pas d'y orienter son rejeton Valéry (né en 1926, après une classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand, Valéry le petit-fils du sénateur puis député Jacques Bardoux, pétainiste notoire à qui il doit la carrière politique, est par hasard au service d'ordre de l'important Alexandre Parodi lors de la Libération de Paris en août 1944, puis aussitôt après, pour redorer le blason familial et se donner un ticket de citoyen au-dessus de tout soupçon indispensable pour un ambitieux, il s'engage moins d'un an dans l'armée où il obtient évidemment une breloque... avant de retourner dare-dare en septembre 45 à Louis-le-Grand, parce que le pouvoir n'attend pas !), qui en fit partie (Polytechnicien entré sans concours grâce au décret de juillet 1948).   

            Que sont devenus les énacrates ?

            Experts en tout, ouvriers de rien, irresponsables toujours.

 

Alexandre Anizy

 

 

 ¹ : Dictionnaire de la fausse noblesse, Tallandier, 2008, page 432 : « Famille d'industriels lorrains (Vaucouleurs et Nancy) dont la branche aînée ajouta à son nom celui de de Galhau. »

² : Jacques Marseille, A bas la croissance, vive le progrès !, dans le Point du 26 novembre 2009.

³ : Annie Lacroix-Riz, Le choix de la défaite. Les élites françaises dans les années 1930., Armand Collin, 2ème édition septembre 2010, page 38. Pour faire simple, disons que la Synarchie était une société secrète d'hommes influents qui aspiraient à un régime despotique.

 

 

A Macron et à la Convention (CCC) le tant pis de Jacques Prévert

Publié le par Alexandre Anizy

            Jupiter Junior ne veut pas descendre du manège : les rêveurs de la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) le comprennent à leurs dépens.   

 

 

Tant pis

 

Faites entrer le chien couvert de boue

Tant pis pour ceux qui n'aiment ni les chiens ni la boue

Faites entrer le chien entièrement sali par la boue

Tant pis pour ceux qui n'aiment pas la boue

Qui ne comprennent pas

Qui ne savent pas le chien

Qui ne savent pas la boue

Faites entrer le chien

Et qu'il se secoue

On peut laver le chien

On peut laver la boue

Et l'eau aussi on peut la laver

On ne peut pas laver ceux

Ceux qui disent qu'ils aiment les chiens

A condition que ...

Le chien couvert de boue est propre

La boue est propre

L'eau est propre aussi quelquefois

Ceux qui disent à condition que...

Ceux-là ne sont pas propres

Absolument pas.

 

Jacques Prévert

(Pléiade, oeuvres complètes, vol. II)

 

Un principe de Charles d'Orléans

Publié le par Alexandre Anizy

Bel-Ami Macron l'a toujours appliqué à foison.

 

Rondeau 67

 

Il faut toujours garder

Une chose pour soi ;

On ne peut pas montrer

Son intention entière.

 

Quand on frôle le risque 

D'un propos imprudent,

Il faut toujours garder

Une chose pour soi.

 

Si Pensée la frivole

Veut gaspiller les mots,

Raison doit épargner,

En tant que trésorière,

Une chose pour soi.

 

 

Charles d'Orléans

(En la forêt de longue attente, Poésie/Gallimard, édition bilingue de Gérard Gros, novembre 2001)

Le droit chemin de Jacques Prévert

Publié le par Alexandre Anizy

Oseront-ils prendre la traverse ?

 

 

Le droit chemin

 

A chaque kilomètre

chaque année

des vieillards au front borné

indiquent aux enfants la route

d'un geste de ciment armé.

 

Jacques Prévert

(Paroles, dans la Pléiade volume 1, 1992)

La dernière saloperie de Laurent Joffrin

Publié le par Alexandre Anizy

            Laurent Mouchard, dit Joffrin, a vérolé la gauche pendant 40 ans : il commet un nouveau coup aujourd'hui.

 

 

            Quittant la scène médiacratique après 40 ans de bons et loyaux services pour la ligue libérale radicale, le sinistre Laurent Mouchard, dont nous avons déjà évoqué le caractère amoral (lire ici ), veut créer un parti de "gauche réformiste" : son initiative intéressée pourrait être un chef-d'œuvre, hélas. 

 

 

 

Alexandre Anizy

 

Une relecture de Roger Vailland

Publié le par Alexandre Anizy

            C'est un livre sur une époque, mais tellement au-dessus de la mélasse actuelle. Alors respirons un peu et sortons Vailland du placard !  

 

 

            A cette relecture du roman Drôle de jeu de Roger Vailland (éditions Libella, poche Libretto, novembre 2009), toujours le plaisir et le même agacement : lire ici .

 

 

Alexandre Anizy

 

A Matignon, le casse-tête de la ligue libérale radicale

Publié le par Alexandre Anizy

            La France boira jusqu'à la lie le Macron pas-Nouveau : l'organigramme de son entreprise le démontre.  

 

 

            A l'Elysée, le bankster Macron garde toujours son directeur, le fidèle Alexis Kohler dont les Français savent maintenant grâce à Mediapart qu'il veille plus aux intérêts financiers de sa famille qu'au pouvoir d'achat des premiers de corvée.

            A Matignon, le bankster a changé de factotum (l'énacrate sarkozyste Jean Castex remplace l'énacrate juppéiste) et pour être sûr d'être bien suivi, il lui a collé l'énacrate Nicolas Revel comme directeur (1), un personnage avec qui il s'entendait « comme larrons en foire » selon notre source.

            Nicolas Revel est le fils de Jean-François Revel (un libéral tendance guerrière) et de Claude Sarraute (une journaleuse cultivant un féminisme de bon aloi : de l'imMonde elle finira chez Ruquier... nobody is perfect), demi-frère du moine bouddhiste Matthieu Ricard (son innocence lui rapporte beaucoup) : avec un tel pedigree, il paraît que « Revel, c'était vraiment un mec de gauche » (toujours la même source, citant un autre anonyme...).

 

            La ligue libérale radicale ratisse large, et elle dit n'importe quoi. C'est pourquoi elle tient la France et qu'elle s'apprête à cogner dur (le bankster ne vient-il pas de rencontrer ses premiers commanditaires - donateurs pour leur jurer notamment qu'il n'a pas changé ?).

 

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) Journal du Dimanche du 5 juillet 2020 : « Avec cette nomination, le premier signal de Jean Castex, c'est un gage très fort donné au Président. La garantie d'un alignement permanent entre les deux têtes de l'exécutif. » (propos d'un proche anonyme, rapporté par le journaleux David Revault d'Allonnes, fils d'une philosophe pas terrible mais bien en cour)

 

Matignon : le strict superflu de Prévert

Publié le par Alexandre Anizy

            Tout ça pour un casse-tête.    

 

 

Le strict superflu

 

Un beau jour

Les hommes qui fabriquent mangeront à leur faim

Et ce qu'ils mangeront sera bon

très bon

pas bon comme la romaine

ou bon pour le service

mais simplement bon

comme le bon pain

Un beau jour

Les hommes qui fabriquent dormiront leur content

et ils auront de beaux rêves

de belles amours

et des draps blancs

et de grandes orgues de Barbarie

qui marcheront au quart de tour

et qui joueront tous les jours

les plus beaux airs du monde

et

les plus difficiles

Parce qu'un jour

les hommes qui fabriquent

connaîtront enfin la musique

 

Jacques Prévert

(Textes divers, Pléiade, Œuvres complètes, vol. II)

 

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