Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

notes politiques

Le marketing de l'UMP : Rama YADE, Rachida DATI

Publié le par Alexandre Anizy

Comme elle était charmante Mademoiselle Rama YADE, lorsqu’elle nous récitait son petit texte dimanche soir sur les grandes chaînes de télévision. Sa pugnacité nous amusait aussi.

Si elle appartient à la « minorité visible », elle ne vient quand même pas de n’importe où ! Son père, dit-elle, était le bras droit de SENGHOR : ça ne pouvait pas nuire pour l’entrée à Sciences-Po et la suite professionnelle de mademoiselle.

Quant à Madame Rachida DATI, elle était plus sobre, voire modeste, ce qui devient un exploit pour elle : comme Jean-Louis BORLOO, elle devait avoir de la peine à avaler le « succès mesuré » au lieu de la « vague bleue ».

En face, les socialistes pavoisaient déjà, du moins ceux qui voudraient que rien ne change dans l’appareil du parti : « j’y suis, j’y reste » en quelque sorte. Mais ce qui nous choque, c’est vraiment l’absence de personnes issues des minorités dans ce parti, qui a si bien su organiser la marche des beurs et canaliser l’émotion naturelle face au racisme (via ses satellites). Par conservatisme, les socialistes n’ont pas poursuivi leur effort, préférant rester au stade des bonnes œuvres.

L’UMP de SARKOZY de NAGY BOCSA a sauté dans le train de la diversité. Ils ne ratent aucune gare, ils explorent toutes les voies : en plus, ils dénichent des talents et savent les mettre en valeur !
Quelle leçon de marketing face aux bondieuseries ringardes !

Alexandre Anizy

Le Tour de France de ROYAL

Publié le par Alexandre Anizy

La madone du PS fait un Tour de France pour s’afficher auprès de ses fidèles en difficulté et pour soigner sa popularité : par ici un ami de 30 ans Michel SAPIN (énarque à bonne bouille ronde qui ne connaît que les données macroéconomiques : les fondamentaux, camarades !), par là un garnement de Saône – et – Loire Arnaud MONTEBOURG, qu’un barbouze des salons du Quai d’Orsay (si on se fie à son CV) âgé de 35 ans et déjà à la retraite (?) Arnaud DANJEAN, vient chahuter, etc.

Ouvrons une parenthèse. MONTEBOURG a dû commettre un crime de lèse-majesté pour que la droite veille à lui trouver un adversaire de poids, quitte à parachuter un avocat parisien très chiraquien et maçonnique comme Francis SZPINER (celui qui rencontre le soir en catimini Michel ROUSSIN pour lui conseiller de fuir le pays, comme Didier SCHULLER, d’après les écrits de Monsieur ROUSSIN) : c’était une mauvaise pioche. Mais le profil s’est amélioré avec DANJEAN : un gars du pays, fils d’un socialiste connu dans le coin, plus jeune et photogénique que le bavard, un patriote déjà décoré. Cet acharnement électoral de la droite nous rend presque sympathique le héraut du socialisme rajeuni, le chantre d’une VIème République si proche de la IVème. Fin de la parenthèse.

Le petit discours est bien rodé, parce que la politique n’est pas un métier qui s’apprend mais la répétition de scènes d’une même pièce qu’il convient de bien jouer. L’improvisation n’existe pas dans ce théâtre des opérations.

Parce qu’on ne change pas une stratégie gagnante du moins pour elle, Marie-Ségolène ROYAL profite de ses courtes escales pour à nouveau se montrer proche des gens, parce qu’ils le valent bien, et du réel, parce que c’est sa méthode. De son Aventin provincial, elle décoche ses flèches contre les éléphants mâles du quartier général parisien : à Mâcon, l’isolement est de bon ton.

Alexandre Anizy

Les lanternes de BAYROU

Publié le par Alexandre Anizy

Comme François BAYROU est un briscard de la politique, on est d’autant plus perplexe devant son choix du « ni … ni » après son effondrement au 1er tour des législatives par rapport à son score aux présidentielles. Il semble que, grisé par sa montée inexorable dans les sondages, il n’ait pas élaboré une stratégie de rechange pour la conquête du pouvoir.

Quand il était au mieux dans les sondages, BAYROU aurait dû négocier en coulisses, puisqu’il était en position de force, une alliance (peu importe l’expression retenue) avec une frange des socialistes. Apparemment, cette idée ne lui est pas venue : dommage pour la France, peut-être. Parce que son chant du « ni… ni » ne pouvait séduire qu’au 1er tour d’une présidentielle. Mais François BAYROU ne s’intéresse qu’au sort de François BAYROU.

Une partie de ses électeurs de mai exprimait à travers ses positions « anti-système », ni à droite ni à gauche, un vote de protestation : autrefois, ils choisissaient LE PEN pour signifier leur mécontentement. Une autre partie a considéré que le vote BAYROU était utile pour bloquer d’abord la route à la madone du Parti Socialiste, puis ensuite pour faire barrage à SARKOZY de NAGY BOCSA. Le résultat de dimanche dernier n’est donc pas vraiment une surprise, sauf pour ceux qui prennent les vessies pour des lanternes.

François BAYROU persiste dans son immobilisme : c’est sa marque de fabrique, son style. Il surfera ainsi jusqu’à 2012 où il viendra chanter son couplet dans une mise en scène renouvelée (du moins on l’espère !) : seul un avis de grosse tempête (pour lui) pourra faire renoncer le Béarnais en 2012. Il pariera à nouveau sur le rejet d’un homme, SARKOZY de NAGY BOCSA.
Vous conviendrez que c’est un peu léger comme projet politique.

Alexandre Anizy

Affaire EADS : STRAUSS-KAHN et la justice

Publié le par Alexandre Anizy

« Question : Y a-t-il eu délits d’initiés dans l’affaire EADS ?
Réponse DSK : Mais comment voulez-vous que je vous réponde ? Si nous perdions l’habitude de vouloir rendre la justice à la place de la justice et d’aller plus vite que la justice, nous aurions fait un grand progrès ! » (Aujourd’hui, 3 juin 2007, page 6)

Dominique STRAUSS-KAHN connaît bien EADS : il est un des parents de ce bébé monstrueux. STRAUSS-KAHN est un oligarque bien informé et d’expérience : il nous l’a assez seriné durant sa campagne interne au Parti Socialiste en 2006. STRAUSS-KAHN est un socialiste : il a la carte d’un parti qui porte ce nom.

Malgré tout, STRAUSS-KAHN n’a aucune opinion sur l’enrichissement facile des cadres dirigeants et des actionnaires privés de EADS. Les Rmistes et les smicards, que STRAUSS-KAHN ne fréquente pas là où il réside, apprécieront comment ils doivent comprendre STRAUSS-KAHN lorsqu’il dit qu’il convient d’avoir le sens des responsabilités.

Dans la non réponse de STRAUSS-KAHN, nous sommes éberlués : il semble que le brillant STRAUSS-KAHN confonde « justice » avec « Droit » et « administration judiciaire », ce qui est consternant pour un Licencié en Droit Public.

Il serait temps que le « socialiste » STRAUSS-KAHN se rende compte que personne en France ne croit en la justice (Boulin, Seznec, Outreau, etc.).
Petit conseil à la mode de son ami Alain MINC : puisque vous voulez partir du « réel », monsieur STRAUSS-KAHN, commencez par ce constat.

Alexandre Anizy

ROYAL et HOLLANDE l'offensive continue

Publié le par Alexandre Anizy

Dans l’art d’asphyxier ses opposants, le couple ROYAL – HOLLANDE n’est pas le dernier de la classe. Depuis la défaite royaliste et après une éphémère tentative de croiser le fer avec la responsable de l’échec (i.e. Marie-Ségolène ROYAL) entreprise par Dominique STRAUSS-KAHN, les opposants se sont vite rabattus sur le Premier Secrétaire pour incarner cette non victoire, comme dirait la madone.

De fait, dès le lundi 7 mai, ROYAL gagnait la 1ère manche en ne devenant pas la cible des éléphants. Au Conseil National qui se tenait quelques jours après, elle reprenait la main en proposant une désignation très rapide du candidat socialiste pour 2012 et en précisant qu’il valait mieux que le candidat soit aussi le futur patron du parti.

Une nouvelle initiative du couple royaliste montre que l’étouffement des voix contestataires se poursuit. En effet, François HOLLANDE restait fragilisé par les attaques permanentes des opposants, alors que la campagne électorale bat son plein. Il fallait donc ôter cette épine.

En affirmant qu’il ne comptait pas demander le renouvellement de son mandat de Premier Secrétaire, HOLLANDE vise 2 objectifs : se donner du temps en faisant cesser les attaques personnelles avant le prochain Congrès (novembre 2008) et retirer un argument aux opposants strauss-kahniens en particulier, puisqu’il est ridicule de combattre un Premier Secrétaire qui dit ne plus être sur le futur terrain des manœuvres, comme le dit Stéphane LE FOLL, le directeur de cabinet de François HOLLANDE.

Nous constatons que la courte période suivant la défaite est parfaitement maîtrisée par le couple royaliste.

Alexandre Anizy

Dominique STRAUSS-KAHN et le Rubicon (II)

Publié le par Alexandre Anizy

En admettant que Dominique STRAUSS-KAHN franchisse le Rubicon, il doit préalablement (c’est mieux) choisir entre 2 options. Nous considérons comme acquis le fait qu’il se positionnera au centre, gauche bien entendu : peu importe l’appellation retenue.

Option n° 1

Disposant du nombre suffisant de députés, STRAUSS-KAHN peut créer son groupe parlementaire. Fort de cette tribune nationale, il mène sa stratégie de différenciation par rapport à son ancien parti et à son rival centriste François BAYROU.

Ce scénario est difficile, parce que l’espace politique sera encore réduit, d’une manière ou d’une autre, par le président SARKOZY de NAGY BOCSA. La possibilité d’éliminer BAYROU et la représentante du Parti Socialiste au 1er tour présidentiel est faible mais non nulle.

Option n° 2

La meilleure configuration pour ce scénario est celle où BAYROU n’a pas pu créer son groupe parlementaire pour cause d’effectif insuffisant. Dans ce cas, STRAUSS-KAHN pourrait négocier en position de force son entrée dans le MoDem en apportant ses troupes et ses députés pour constituer le groupe parlementaire.

Si cette option possède un avantage certain par rapport à la précédente, à savoir l’absence d’un concurrent au centre, elle présente un obstacle supplémentaire : il faut éliminer BAYROU dans une compétition interne pour qu’il renonce à être candidat, voire appui STRAUSS-KAHN dans sa campagne. Cette hypothèse de retrait, voire de soutien, est hautement improbable, compte tenu de la personnalité de BAYROU.

Dans ce scénario, l’objectif réaliste serait de prendre le pouvoir dans le MoDem en phagocytant BAYROU, l’obligeant en désespoir de cause soit à se présenter en homme seul soit à la tête d’un groupuscule.

 
Dans tous les cas, le parcours du combattant STRAUSS-KAHN n’est pas sans embûches. Mais à nos yeux, la scission avec ses variantes est la seule voie possible pour être dans l’arène en 2012. 

Alexandre Anizy

Dominique STRAUSS-KAHN et le Rubicon (I)

Publié le par Alexandre Anizy

Le 6mai 2007 à 20 heures, Dominique STRAUSS-KAHN était sur France 2 en direct pour tirer sur le Quartier Général du Parti Socialiste après la défaite royaliste. Il était offensif, ce qui n’est pas courant avec cet « éléphant ». Mais patatras ! Une semaine plus tard, il se plaçait à nouveau dans un schéma défensif, en ayant fait machine arrière à propos du responsable de l’échec électoral.

En effet, pour ne pas déplaire aux militants (ah ! les fameux sondages …), il a positionné François HOLLANDE dans sa ligne de mire et non plus la candidate. Ce changement tactique est-il bien raisonnable ? Non, évidemment. Car qui était le candidat ? Marie-Ségolène ROYAL. Qui a mené politiquement – à défaut de l’avoir dirigée – cette campagne électorale ? Marie-Ségolène ROYAL. Qui donc est le responsable du résultat ? Marie-Ségolène ROYAL. Les subalternes n’ont que des responsabilités secondaires.

Le bon sens a déjà quitté l’équipe de STRAUSS-KAHN le conquistador.

Au Conseil National à la Mutualité, Dominique STRAUSS-KAHN a donc vidé son sac sur un Premier Secrétaire de second plan, quand la madone avait déjà quitté la salle (quelle élégance ! quel respect de ses « petits camarades » !) pour tenir une conférence de presse – trottoir, où elle portait réellement son attaque dans le parti : elle le faisait quand elle le souhaitait et où elle ne risquait aucune contestation immédiate (DSK devrait lire « l’art de la guerre » de SUN-TSE). Sur le chemin de la Dame, on sait être offensif.

Force est de constater que 2 semaines à peine après la défaite, STRAUSS-KAHN en est déjà réduit à commenter les propos de sa rivale qui est bien épaulée par son concubin. Sur l’échiquier socialiste, STRAUSS-KAHN la joue plus KARPOV que FISHER. S’il maintient sa ligne qu’il croit offensive, il arrivera dans 12 ou 18 mois (faisons confiance au concubin et à l’appareil du parti qu’il maîtrise pour bien gérer cette échéance), épuisé par une guerre picrocholine contre des vassaux, tandis que la madone auréolée des sondages et retirée sur son Aventin parviendra quasiment à retrouver une nouvelle virginité politique. La débandade strauss-kahnienne est au bout de cette route : il ne pourra pas prendre le parti pour l’utiliser dans la future bataille présidentielle.

 
Dominique STRAUSS-KAHN peut-il avoir une autre stratégie de conquête élyséenne ? La réponse est oui. Mais elle nécessite une prise de risque.

Si STRAUSS-KAHN n’a pas les clés du Parti Socialiste aujourd’hui, ni même le poids pour imposer une révolution de palais dans le mois à venir, si STRAUSS-KAHN comprend qu’il ne pourra jamais obtenir le pouvoir dans ce Parti Socialiste avec son niveau d’équipement actuel (ressources financières et humaines), il doit alors en tirer la conclusion logique : bâtir un parti à sa disposition pour 2012.

Quand doit-il le créer ? Juste après les élections législatives de juin 2007, une dernière escarmouche brutale contre le Quartier Général lui permettra de rompre en emportant ses troupes. Dans l’art de la scission, STRAUSS-KAHN a un expert (ex trotskiste, c’est pas rien de le dire !) en la personne de Jean-Christophe CAMBADéLIS, qui a déjà compris la décomposition du Parti Socialiste (autre argument prouvant son inutilité pour DSK) en le comparant à un tonneau : « Les planches sont pourries, il ne reste plus que les cercles de fer qui l’entourent. Les cercles représentent les différentes structures du parti (dont les élus), qui ne souhaitent pas de modification mais la défense de leurs intérêts et de leur situation ».

 
Si STRAUSS-KAHN veut être sur le champ de bataille en 2012, avec une armée solide en ordre de marche, il doit, selon nous, emprunter le chemin de la rupture. STRAUSS-KAHN a-t-il les ressources psychologiques pour franchir le Rubicon ? Nous en doutons.

Alexandre Anizy

Bataille idéologique selon Susan GEORGE

Publié le par Alexandre Anizy

En France, avec l’arrivée du président SARKOZY de NAGY BOCSA, on peut dire qu’une bataille idéologique s’est achevée sur une victoire de la droite. Pour Susan GEORGE (voir Libération du 15 mai 2007, page 22), « la mondialisation néolibérale, c’est en dernière analyse la victoire idéologique de ceux que j’appelle les gramsciens de droite parce qu’ils ont compris le concept « d’hégémonie culturelle » forgé par le penseur marxiste Antonio GRAMSCI (…). La classe dominante triomphe lorsqu’elle est arrivée à faire penser les gens comme ils doivent penser. Si l’on arrive à occuper la tête du peuple, nul besoin de coercition : les cœurs, les mains et les votes suivront. »

Aux USA, nous dit Susan GEORGE, bien plus d’un milliard de dollars a été dépensé par des fondations privées pour que la pensée de droite se répande et devienne le « sens commun » des décideurs, des intellectuels, des cadres supérieurs et moyens, des professions libérales, etc.

Dans les années 80, sous l’impulsion de REAGAN et THATCHER, la bataille idéologique faisait rage face à un bloc communiste à la dérive (à titre anecdotique : nous nous souvenons des cours extraordinaires – par la forme - du professeur Alexandre ADLER, qui a bien changé depuis ces temps glorieux). 1989 est l’année de toutes les défaites. Mais il fallait ensuite gagner la bataille des idées pour asseoir pour longtemps l’emprise du capitalisme en mode libéral.

Pour nous, il apparaît clairement que cette guerre idéologique a été remportée parce qu’elle s’appuyait sur des faits objectifs : l’échec concret d’une économie centralement planifiée et l’absence d’une nouvelle doctrine. Néanmoins, la droite a compris que ces 2 conditions favorables n’étaient pas suffisantes pour dominer totalement : il fallait aussi combattre idéologiquement pour assurer politiquement la victoire économique incontestable.

Aujourd’hui en France, même l’opposition ne parle que d’économie de marché (avec sa rustine « sociale » pour faire peuple), d’Europe fédérale ouverte à tous les vents mauvais, de régulation d’une mondialisation incontournable parce que de toute façon bénéfique pour tous. Le bon sens populaire a montré qu’il rejetait cette « pensée - kit », ce qui ne signifiait pas qu’il allait adhérer aux sirènes des démagogues royalistes.

Pour Susan GEORGE, membre du Conseil scientifique d'ATTAC, « il n’y a pas de combat plus urgent que celui de la connaissance, si ce n’est celui de l’unité (…). La connaissance n’est pas un luxe ni le fait d’une quelconque minorité, (…) Plus on la partage, plus elle est féconde, plus elle augmente. Elle est le carburant du mouvement alter mondialiste. ».

Outre qu’il a une certaine connotation « new age » (i.e. une bondieuserie pour bobos inoffensifs), cet outil ou cette arme nous paraît bien dérisoire pour engager une bataille idéologique : où sont les faits, les concepts, la doctrine ?

Alexandre Anizy

Le Gouvernement FILLON selon Charles BUKOWSKI

Publié le par Alexandre Anizy

D’abord, il convient de saluer l’artiste SARKOZY de NAGY BOCSA : le plan média est absolument sans faille jusqu’à ce jour, et le bon peuple de France sera gavé « d’informations » au moins jusqu’au 2ème tour des législatives (GOEBBELS aurait-il pu faire mieux techniquement parlant ?).

Ensuite, la composition de ce gouvernement FILLON démontre tout le talent manœuvrier du président SARKOZY de NAGY BOCSA. En débauchant le docker somalien KOUCHNER et son acolyte Martin HIRSCH, en intégrant Hervé MORIN l’ami (de 10 ans ?) de BAYROU, il explose les liens que des hommes d’opposition avaient tissés : les appareils de l’opposition étant déboussolés, ils vont pouvoir agir librement. Ils ne s’en excuseront pas.

Quant aux analyses fumeuses sur la composition du gouvernement, nous laissons cela aux spécialistes comme Alain DUHAMEL : il glose bien ordinairement.

Enfin, nous reviendrons sur le cas de Mme Christine LAGARDE. Dans une note précédente, nous avons montré le fiasco de cette dame au Commerce Extérieur. Maintenant, ils l’ont casée à l’Agriculture, où elle devra faire attention à ses escarpins et ses tailleurs Chanel (ou autres griffes), à moins de refuser les reportages traditionnels sur le ministre dans les étables – ce qui gênerait le plan média d’ensemble… L’incompétence de Mme LAGARDE en matière d’agriculture et de pêche n’étant pas à démontrer, quels besoins ou quotas permet-elle de satisfaire ?
Celui de la parité des genres, certes. Mais encore ? Rappelons que Mme LAGARDE aurait quitté ses fonctions à la tête d’un grand cabinet d’avocats américains à la demande de son « ami » Thierry BRETON, qui doit beaucoup à René MONORY, qui est un « ami » de CHIRAC et PONCELET… Bien qu’elle connaisse une carrière politique fulgurante, ne répondrait-elle pas à une autre exigence « politique » comme Xavier BERTRAND ? En l’occurrence, c’est le cadet de nos soucis.

Avec Mme LAGARDE, nous pouvons pronostiquer une défaite de l’agriculture française, du moins celle des petites et moyennes exploitations ; les grosses fermes pourront continuer de glaner les subventions de Bruxelles.

Quoi qu’il en soit, ce gouvernement FILLON apporte la preuve que nous entrons dans une nouvelle ère, une sorte de révolution nationale, grâce à un savant dosage marketing : partis, parité des genres, autres organisations, indices de popularité des ministres, etc. Tout a été pris en considération.

« La politique, c’est l’art d’enculer les mouches », écrivait Charles BUKOWSKI dans ses contes.

Alexandre Anizy

ROYAL et HOLLANDE Offensive au Conseil National du PS

Publié le par Alexandre Anizy

Marie-Ségolène ROYAL et François HOLLANDE poursuivent la « blitzkrieg » pour conquérir le leadership au PS, ce que nous avions annoncé dans notre note intitulée « OPA sur le PS ».

Commentons d’abord la forme.
Samedi 12 mai 2007, le « couple ROYAL – HOLLANDE » est arrivé ensemble dans la même voiture à la Mutualité où siégeait le Conseil National du PS : lui dans sa tenue sarkozienne (vous vous souvenez de la photo de Paris Match où le choc de la photo en disait plus long que le fond maquillé des pensées), elle dans un ensemble plus guerrier (pantalon noir, veste blanc et noir, avec la touche féminine –l’écharpe rose). Il s’agissait de contrecarrer les vilaines rumeurs qui bruissent dans les salons parisiens et les salles de rédaction.

Il paraît même que le fiston Thomas (celui de la « ségosphère », comme on dit) déployait une banderole « Gloire aux dirigeants qui font bloc avec Ségolène », qui sentait bon le culte du chef et l’injonction de suivre pour les lieutenants. Un fils qui idolâtre sa maman, c’est d’abord touchant.

Prenant la parole dès l’ouverture, Marie-Ségolène ROYAL fit l’éloge de sa personne dans cette belle campagne, car c’est elle la première qui avait compris les aspirations des gens (la vie chère, la valeur travail, etc.) que SARKOZY de NAGY BOCSA lui subtilisa avec talent (et immoralité peut-être ?), et elle cajola comme une maman les élus socialistes qui sont en première ligne et l’appareil du parti qui l’a si bien aidé dans cette bataille perdue mais prometteuse. Ayant passé sa pommade, l’infirmière ROYAL quittait la salle sans trop tarder : pourquoi écouter les sous-fifres du parti quand on se veut branchée en ligne directe avec les gens ?

La suite se jouait à l’extérieur, et ainsi sans concurrence : la madone adressait directement aux militants son message politique du jour.

A l’intérieur, HOLLANDE maîtrisait son sujet, puisqu’il avait, aussitôt après l’intervention de la madone, rappelé que les législatives de juin étaient périlleuses pour le parti et ses élus : monter au scrutin en ordre dispersé serait catastrophique, ce que tous les élus ont bien intériorisé. Le débat politique fut limité à sa plus simple expression et on passa vite aux questions d’intendance et de cuisine électorale.

 
Commentons ensuite le fond.
Devant les médias, le message royaliste était le suivant : le PS doit choisir très vite son candidat présidentiel pour 2012 après les législatives de juin. Une idée simple, issue du bon sens,  veut que ce futur candidat soit aussi le 1er Secrétaire du parti : on ne peut pas lui reprocher d’être cohérente, après avoir brillamment observé que son adversaire était le candidat et le patron de son parti.

Dans la foulée, son chevalier servant Jean-Louis BIANCO déclarait qu’il la voyait bien à cette place de candidat, puisqu’elle avait su comprendre les évolutions de la société et parce que le royalisme va bien au-delà de la formule classique de la social-démocratie, ce qui est exact : il ratisse largement à droite.

Pendant ce temps, HOLLANDE jouait une partition qu’il connaît bien (peut-être est-ce la seule à sa portée ?) : la bataille est là, et pour éviter la déroute, il convient de former le carré autour du Premier Secrétaire. Ensuite, c’est promis, il organisera en toute impartialité le débat critique dans le parti et le prochain congrès où il se remettra en cause.

 
La tactique des alliés objectifs que sont ROYAL et HOLLANDE est limpide : charge à lui d’étouffer la critique pendant un mois de campagne pour cause d’unité des forces, et puis après, pour avoir su limiter la débâcle, de lancer la consultation de la base en vue du congrès ; charge à elle de maintenir sa popularité dans les sondages d’opinion (l’adversaire l’aidera pour cela, puisque c’est toujours son intérêt) et de faire valoir auprès des militants sa ligne personnelle, à défaut d’une ligne politique qu’il convient de ne pas préciser pour demeurer une femme libre.

Pour ces alliés objectifs, la partie est déjà bien engagée.

 
Alexandre Anizy

<< < 10 20 30 31 32 33 34 35 36 > >>