Top articles
-
Quelle TUIL !
En lisant « la domination » (Grasset, août 2008, 231 pages, 16,50 €), nous nous interrogions sur les motivations de l’auteur, Karine TUIL, puisque la vacuité et la prétention de ce livre sont incommensurables. Qu’il nous soit tombé entre les mains, quelle...
-
Sornette d'Amos OZ
Comment épargner son argent et ne pas gâcher sa journée ? En ignorant « Vie et mort en quatre rimes », sornette d’Amos OZ (Gallimard, décembre 2007, 132 pages, 13,50 €). La médiocrité du produit égale la vacuité de celui de Karine TUIL. Alexandre ANI...
-
Atiq RAHIMI l'état de grâce
« Terre et cendres » de l’afghan Atiq RAHIMI est un merveilleux récit de 93 pages (P.O.L 2000, 8,99 €). Les mots, le rythme des phrases (excellent travail de traduction) marquent bien toute la lassitude et la douleur de l’ancien. Ce livre est un bijou....
-
Le chef d'oeuvre de Craig HOLDEN
Tout compagnon doit produire un chef d’œuvre pour démontrer son excellence. Avec « Les quatre coins de la nuit » (rivages poche n° 447, 453 pages, 9,45 €), Craig HOLDEN a réalisé le sien. Alexandre Anizy
-
La Havane selon Pedro Juan GUTTIEREZ
Dans notre note culturelle du 19 août 2007 , nous vous parlions de la « Trilogie sale de La Havane » (10/18) de Pedro Juan GUTIERREZ. Il a récidivé avec « le roi de La Havane ». Toujours aussi glauque, l’enfer cubain ! Alexandre Anizy
-
Dennis LEHANE l'artisan
Dennis LEHANE est un bon artisan du polar. « Sacré » (rivages poche n° 466, 411 pages, 8,40 €) en est une belle démonstration, parce que c’est un roman bien ficelé, écrit dans un style alerte, mais sans éclat. Alexandre Anizy
-
"salauds de patrons"
Monsieur Geoffroy ROUX de BEZIEUX est un patron, un professionnel qui ne s’exprime qu’en connaissance de cause. Il vient de publier un livre (Hachette, avril 2007) dont le titre est « Salauds de patrons ». En l’espèce, il doit certainement maîtriser le...
-
Noël FORGEARD - Thierry BRETON la même classe
Si vous lisez le Figaro et le Canard enchaîné de ce jour, vous constaterez que ces 2 messieurs ont la classe inhérente à la « bullocratie » (« chère » à Jean-François KAHN). Alexandre Anizy
-
Pedro Juan GUTIERREZ et sa Trilogie
Avec la « Trilogie sale de La Havane » (10/18) de Pedro Juan GUTIERREZ, c’est un autre Cuba. Une vision paupériste de la société, sans fard. Vraiment. Pour les anti-castristes. Pour ceux qui apprécient BUKOWSKI ou CELINE. Pour ceux qui veulent savoir....
-
Guillermo ROSALES et le désespoir cubain
« Mon ange » (actes sud 2002, 127 pages, 12,90 €) de Guillermo ROSALES est le signe d’une grande désespérance dans le microcosme cubain de Miami : un nouvel enfermement pour les exilés, un univers où les victimes se font aussi bourreaux. Nous déconseillons...
-
Ian PEARS pour la soif
« Le cercle de la croix » (Belfond 1998, 608 pages) de Ian PEARS est un bel ouvrage qui vaut par sa construction romanesque. Ce sont 4 visions d’un crime pour une élévation finale inattendue. Ce roman égale « le nom de la rose » de Umberto ECCO. A garder...
-
John McLAREN un bon plan question finance
Pour ceux qui aiment les polars dans le milieu de la finance, notamment les fusions acquisitions, John McLAREN a écrit un ouvrage sympathique avec « les taxis noirs » (poche points n° 1123). Alexandre Anizy
-
Lydie SALVAYRE et sa "conférence de Cintegabelle"
L’idée de base de « la conférence de Cintegabelle » (poche points) était séduisante. Malheureusement, Lydie SALVAYRE a raté la réalisation : le style n’est pas à la hauteur du projet. Alexandre Anizy
-
L'amour selon Christine ANGOT
Christine ANGOT aime Christine ANGOT. Et alors ? Tout à jeter ! Sur l’île déserte, rien à emporter ! Passez votre chemin, chers amis, il n’y a rien à lire de côté-là. Alexandre Anizy
-
Deon MEYER et une nuit blanche
Deon MEYER vit en Afrique du Sud. Son polar « les soldats de l’aube » (poche points, 520 pages) est bien écrit avec une bonne construction. On regrette simplement de ne pas apprendre grand-chose sur son pays. Un livre pour une nuit blanche. Alexandre...
-
Dans les mots de Camille LAURENS
En 2000, Mme Camille LAURENS a publié ce qui doit être son meilleur roman : « dans ces bras-là » (P.O.L 2000, 297 pages, 18,29 €). Ce livre devrait être mis entre les mains de tous les hommes ! Alexandre Anizy
-
Le condor de Stig HOLMAS
La construction du « condor » (Gallimard série noire n° 2603) par Stig HOLMAS est habile et complexe, mais pour captiver le lecteur, il aurait fallu un style à la hauteur des ambitions de l’auteur. Ce n’est pas le cas. Alexandre Anizy
-
L'offrande de Dolores Redondo
Le triptyque de Dolores Redondo s'achève par l'offrande. L'écrivain espagnol Dolores Redondo achève son polar dans la vallée basque par Une offrande à la tempête (Mercure noir, 2016, en livrel) : le 3ème volet vaut les précédents. Alexandre Anizy
-
Un homme et une femme selon Anise Koltz
Un homme maltraitant son avenir... Un homme puissant comme un fleuve traverse mon lit le transformant en réserve naturelle en champ d'expérimentation en abattoir Anise Koltz (dans Somnambule du jour, Gallimard poésie)
-
Un haïku de Zéno Bianu
Le premier des Sept haïkus pour lâcher prise. C'est mon lac intérieur ― dans l'ombre rôde un tigre noir ( Kaneko Tôta ) Dire creuser son immensité danser jusqu'au bout avec son poids de naufrage être le félin de sa propre disparition ( Zéno Bianu )
-
La sagesse de François Cheng
En ce joli mois de mai, 50 ans plus tard, 3 principes pour une espérance. Ne quémande rien. N'attends pas D'être un jour payé de retour. Ce que tu donnes trace une voie Te menant plus loin que tes pas. François Cheng ( Enfin le royaume, Gallimard, mars...
-
Beau sous le goudron de Zéno Bianu
Le troisième des Sept haïkus pour lâcher prise. Partout des meurtres ― et pourtant l'eau coule dans la nuit ( Ozaki Hôsai ) Voilà le monde reste beau impunément il n'a pas peur du noir il coule de source toujours sous le goudron des atrocités ( Zéno Bianu...
-
Shibumi de Trevanian
A déguster au Spritz, avec modération ; c'est mieux qu'un museau sur un transat. Quelle bonne idée d'avoir réédité Shibumi de Trévanian (Gallmeister, 2016, en livrel et en poche) ! Ceux qui aiment le Japon, le pays basque, les histoires bien ficelées,...
-
La centralité forestière de François Cheng
Un quatrain de derrière les fagots. Egaré au coeur de l'immense, Le moindre arbre en vie est pivot Autour duquel l'univers tourne. Point de lointain qui ne soit proche. François Cheng ( Enfin le royaume, Gallimard, mars 2018)
-
L'amour de Bégaudeau
Pas drôle, L’amour (¹) de Bégaudeau est vache. S’en passer gagne du temps. Alexandre Anizy (¹) Aux éditions Verticales, août 2023.