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notes politiques

Début d'une période selon Leonard Cohen

Publié le par Alexandre Anizy

N’est-ce pas prémonitoire ?  

 

Début d'une période

(extrait)

 

Nous sommes au début d’une période d’ahurissement, un curieux moment où les gens trouvent la lumière au sein du désespoir et le vertige au sommet de leurs espérances. C’est un moment religieux aussi et là est le danger. Les gens vont vouloir obéir à la voix de l’Autorité, et bien des constructions étranges sur la nature exacte de l’Autorité vont se faire jour dans les esprits. Une fois de plus, la famille va apparaître comme le Fondement, très honoré, très glorifié, mais ceux d’entre nous qui ont été transpercés par d’autres possibilités, ne vont faire qu’effleurer les mouvements, même si ce sont les mouvements de l’amour. L’ardent désir d’Ordre va inciter de nombreuses personnes obstinées et sans concessions à l’imposer. La tristesse du zoo va s’abattre sur la société.

(…)

 

Leonard Cohen

Le livre du désir, Points poche, 2013

 

 

On ne peut pas ne pas ajouter ce texte.

 

 

oh and one more thing

you aren’t going to like

what comes after America

 

[Ah ! et encore une chose

vous n’allez pas aimer

ce qui va venir après l’Amérique]

 

Leonard Cohen, ibidem.

 

Le Liban 1975-1983 selon Frédéric Paulin

Publié le par Alexandre Anizy

             Pour essayer de comprendre le Liban d’aujourd’hui, il peut être utile de commencer par lire ce premier tome d’une trilogie mené bombes pétantes.

 

Plagiant Jean-Luc Manet dans Livres Hebdo, nous disons que Frédéric Paulin, en digne journaleux, novélise le marasme libanais avec son Nul ennemi comme un frère (Agullo, 2024). Sanglant et désespérant.

            On y voit la naissance du Hezbollah, le massacre des Palestiniens dans le quartier de Sabra et le camp de Chatila par les phalangistes chrétiens avec la bienveillance de l’armée israélienne, l’ivresse du pouvoir chez Mitterrand, les débuts d’Action directe, l’opportunisme de Chirac, le raid des Super-Etendards français sur Baalbek et la polémique qu’il déclencha, etc. On suit sans y croire les amours improbables d’une juge… tout va à tombeau ouvert.

 

Pour ceux qui ont connu cette époque, le roman est un rappel des faits avec une mise en perspective. Pour les autres, un pédagogue pourrait dire que c’est une entrée en matière sans prétention. Mais est-ce le but recherché par Paulin ?  

 

Alexandre Anizy  

 

Sandrine Rousseau vote contre l'abrogation de la loi scélérate de retraite à 64 ans

Publié le par Alexandre Anizy

            Sans vergogne, Sandrine Rousseau s’est rangée dans le camp antisocial.   

Comment devient-on une parlementaire pourrie sous couvert d’une douteuse « pureté idéologique » ? La semaine dernière en Commission des affaires sociales*, la députée de la 9ème circonscription de Paris Sandrine Rousseau a voté contre la proposition d’abrogation de la loi scélérate de retraite à 64 ans.

Tout simplement en s’abstenant, ses collègues du soi-disant Nouveau Front Populaire (LFI, PS, EELV) ont carrément enterré la proposition.

 

Avec des élus de cet acabit, les gens de peu pourront crever au boulot.   

 

Alexandre Anizy  

 

Source : Les Echos du 24 octobre 2024, Hadrien Valat.

 

 

De quoi Lucie Castets est-elle le parangon ?

Publié le par Alexandre Anizy

Sortie du chapeau pour le poste de Premier Ministre lors de la conciliation du Nouveau Front Populaire à la fin du mois de juillet, les Français sont en droit d’en savoir plus sur ce perdreau politique.


    Mme Lucie Castets est née à Caen il y a 37 ans. Après son baccalauréat en 2005, elle entre à l’IEP Paris pour des études en affaires publiques (1) : elle fera son stage de 3ème année de BA au Consulat de France à Shangaï ; puis son Double Master en Politiques Publiques de Sciences Po (1 an) et London School of Economics (1 an).
N.B. : se prétendre économiste avec çà, c’est faire injure aux étudiants qui plongent dans le cursus d’économie de 5 ans.  
Mme Castets enchaîne avec l’ENA (2012-2013), débute dans la vie active en janvier 2014 (Direction du Trésor), entre à la Mairie de Paris en septembre 2020 où elle ne devient Directrice des Finances et des Achats (2) qu’en octobre 2023 seulement : c’est dire que Mme Castets n’a fait que suivre un parcours ordinaire de haut fonctionnaire…

    Enacrate depuis 2014, Mme Castets appartient à ce que l’économiste Pierre-Yves Gomez appelle la technocratie spéculative, dont l’ordre hiérarchique se décompose en 3 niveaux : l’élite, les paramétreurs, les bureaucrates. Font partie de l’élite « ceux qui, dans l’administration publique, contribuent à la financiarisation : les très hauts fonctionnaires des finances en particulier, qui orientent la politique fiscale, l’engagement ou le désengagement de l’Etat ou les normes juridiques et comptables. » (3) N’étant pas de ce niveau, Mme Castets est donc une paramétreuse. La technocratie spéculative forme un tout cohérent, même si « à l’évidence, il existe peu de mobilité verticale entre les niveaux de la technocratie car les compétences, les formations et les réseaux d’appartenance et de pouvoir sont spécifiques. (…) Tous se tiennent donc. » (4) Ainsi depuis 2014, en tant que débutante, Mme Castets participe à la gestion du capitalisme spéculatif, dont voici une analyse partielle : « Le casino spéculatif est rempli de joueurs qui misent l’argent des autres, récupèrent une petite part des gains mais pas les pertes. » (5) Un exemple ? Après la crise financière de 2008, le président Sarkozy de Nagy Bocsa sauva le système bancaire pour un coût de 600 milliards d’euros (l’augmentation de la dette publique)… une dette que la masse des Français, pas l’oligarchie bien sûr, paiera d’une manière ou d’une autre.   

    Dès Sciences Po, l’ambitieuse Lucie Castets entre dans la compétition des technocrates en étant aux gages d’un parti de gouvernement (le Parti Socialiste), car pour vite grimper dans la hiérarchie technocratique, il faut être visible. La communication est donc indispensable. Pour cela, quoi de mieux aussi qu’un Collectif et un Observatoire national de l’extrême-droite dont les travaux sont minces et les résultats insignifiants ? Mais l’essentiel est ailleurs : réseau et présence médiatique sont les deux mamelles de la conquête du pouvoir.  Voilà pourquoi le nom de Lucie Castets est sorti du chapeau à la fin de juillet.
    Etre un perdreau politique non crédible ne gêne pas l’ambitieuse énarque, qui personnellement ne vise que le niveau supérieur de la technocratie spéculative. Le sort des Français lui importe peu.  
Notons le premier couac de son lancement : se prétendre non encartée quand on le fut de 2008 à 2011 au PS (6), qui plus est candidate aux élections régionales de 2015 en Normandie (7), n’est-ce pas être adepte de la post-vérité ?
Notons le deuxième couac : dans un portrait publié hier (8), en page pouvoirs, Dame Castets nous dit que « personne n’a jamais été haut fonctionnaire dans ma famille »… mais quelle famille peut payer les frais de scolarité et de séjour de l’IEP Paris, sans parler de ceux de l’année à la London School of Economics ? Pas les gens de peu en tout cas.  


Pour résumer le personnage Lucie Castets, imitons un philosophe.  
- Qui est Lucie Castets ?
- Une bourgeoise ambitieuse.
- Qu’a-t-elle créé ?
- Rien.
- Que veut-elle ?
- Le pouvoir, tout de suite, comme le bankster Macron en 2017.

(On connaît son bilan : 1.000 milliards d'euros de dette publique supplémentaire et la mouscaille)


Alexandre Anizy

 

(1) Fiche Wikipedia et fiche 75secondes du 23 juillet 2024.   
 (2) Le canard enchaîné du 31 juillet 2024.
 (3 Pierre-Yves Gomez, L’esprit malin du capitalisme, édition poche Litos, octobre 2022, page 55. Un essai intelligent à la portée de tous les esprits curieux.
 (4) Idem, page 59.
 (5) Idem, page 76.
  (6) imMonde du 25 juillet 2024
 (7) La Nouvelle République du 24 juillet 2024
 (8) Paris-Match du 8 août 2024.

Valérie Rabault au service de la finance

Publié le par Alexandre Anizy

            Valérie Rabault montre dans les Echos du 19 juin qu’elle demeure une fidèle servante du système financier.  

 

Allons au cœur du sujet : Valérie Rabault refuse de sortir l’Etat des fourches caudines et léonines de la finance, quand elle s’oppose au mécanisme dit « circuit du Trésor » qui a permis le financement des Trente Glorieuses. Il en résulte que pour elle la politique de la France doit dépendre de la corbeille, i.e. le marché financier avec ses maîtres d’école américains (Standard & Poor’s, Fitch, etc.). Le système financier se goinfre d’argent grâce à des politiciens comme Mme Rabault, qui rabotent les Services Publics et font les poches des pauvres gens pour payer les intérêts de la dette.

 

Utilitariste confirmée (la banque paie mieux que le BTP… lire ici ), socialiste de carnaval, européiste zélée, Valérie Rabault bénéficie d’une quasi pleine page des Echos (propriété du milliardaire Bernard Arnault, citoyen malévole bien connu), pour exposer à sa façon le programme économique du Nouveau Front Populaire avec la tartuferie qui lui sied : à une question relative à la hausse des cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu, cette dame répond qu’elle est « contre toute hausse d’impôt sur le travail »… En solo, Valérie Rabault interprète déjà flouement un programme qui devrait être collectif.

 

 

Les milliardaires et le milieu financier peuvent dormir tranquilles : Valérie Rabault poursuivra son service en faveur du zinzin bruxellois qui cajole la finance et déconstruit la France. La bourgeoisie de labeur et les gens de peu en feront les frais. 

 

Alexandre Anizy  

 

C'est fini d'après Cavafis

Publié le par Alexandre Anizy

            L'incertitude radicale tétanise certains, libère d'autres pour le meilleur et pour le pire.   

 

 

C'est fini

 

Dévorés de peur, assaillis de doutes,

l'esprit tourmenté et les yeux pleins d'horreur,

nous nous évertuons à chercher ce que nous pourrions faire

pour écarter de nous le danger

inéluctable dont l'imminence nous terrifie.

Pourtant, nous nous trompons, ce n'est pas lui sur le chemin ;

les renseignements étaient faux

(ou nous les avons mal entendus, ou mal compris).

Une autre catastrophe, que nous n'avions pas imaginée,

fond subitement sur nous tel l'éclair

et à l'improviste ― trop tard, maintenant ― nous emporte.

 

 

Constantin Cavafis          

(En attendant les barbares, Poésie/Gallimard)

 

Titanic Macron

Publié le par Alexandre Anizy

Ici, il faut bien dire la vérité sur le retour des turbines Arabelle, puisque les imMondes échos ne l’écriront pas clairement (comme 4 - 2 = 2).  

 

 

En 2012, deux imbéciles font entrer un énacrate adolescent au secrétariat de l’Elysée. Aussitôt l’impétrant Macron gère en secret, dans le dos du gouvernement, la cession de la branche énergie d’Alstom à l’américain GE, pour 600 millions d’euros.

N’est-ce pas l’ancien ministre du redressement industriel Arnaud Montebourg qui en 2019 accusait de trahison Patrick Kron¹ ? La liste des présumés innocents mériterait d’être complétée.

Fin mai 2024, le bankster Macron devenu président claironne fièrement dans la presse régionale que la France retrouve sa souveraineté nucléaire avec les turbines Arabelle rachetées à GE par EDF pour un montant de 1,1 milliard d’euros.

Soit un surcoût de 500 millions d’euros.

Et pire encore ! En effet, GE a remplacé le « contrôle-commande » des turbines par son propre système : comme c’est une technologie américaine sensible, elle relève des législations EAR et ITAR qui contrôlent les exportations… c’est pourquoi EDF devra dire au gouvernement américain qui sont ses clients potentiels, ses projets, pour obtenir l’autorisation américaine de vendre.      

Elle est où la souveraineté, elle est où ? Pas là en tout cas !

 

Cette affaire, et d’autres comme Gemalto et Atos, montre le dépeçage de la France, ce que nous avions prévu dès 2016².  

 

Alors soyez-en sûrs : le dépouillement va se poursuivre. Malheur au pays dont le roi est un enfant³ !

 

Alexandre Anizy  

 

(¹) « "Monsieur Kron (ex-PDG du groupe Alstom, ndlr) a trahi son pays en vendant pour se protéger personnellement et éviter la prison en raison des actes condamnables reprochés par la justice américaine", s’indigne Arnaud Montebourg (…) ». Marianne, Marie Chéreau, site web, 12 juillet 2019 à 19h.

 

(²) Alexandre Anizy, Bel-Ami Macron en marche dans la cour des miracles :

http://www.alexandreanizy.com/2016/04/bel-ami-macron-en-marche-dans-la-cour-des-miracles.html

 

(³) En 2018, la philosophe Chantal Delsol parlait ainsi d’Emmanuel Macron : « Sa désinvolture patricienne, son intelligence de mandarin surdoué, tout en lui brillait. Pourtant, les Français ont senti très vite ce mépris même pas dissimulé, qui révélait la gloire de soi et le sentiment de toute puissance, toutes choses qui ne sont pas des caractères d’adulte, ou bien d’un adulte resté enfant. (…) Il est narcissique, centré sur soi-même, voit le monde à ses pieds. (…) Pour gouverner, il faut estimer le moindre citoyen, ce qui n’est pas donné à tout le monde – méprisants s’abstenir. Or notre président est un technocrate qui croit qu’il faut être sachant pour avoir les bonnes réponses – d’où cette manie de vouloir expliquer, comme si les citoyens étaient des élèves ou des enfants. Expression typique de notre mandarinat, incarnation désincarnée (si on peut oser cet oxymore) de notre élite à concours. » Figaro, La politique n’est pas un conte de fées, 14 décembre 2018.

 

 

Le cadavre de la diplomatie française

Publié le par Alexandre Anizy

A l’heure où l’Etat israélien va déclencher une effroyable riposte au massacre commis par les fanatiques du Hamas, il est vraiment temps pour la France de faire son point diplomatique, puisqu’elle n’a ni boussole, ni voix crédible. Nous le ferons ici à partir de deux exemples.    

[sur Front populaire] 

https://frontpopulaire.fr/opinions/contents/la-diplomatie-francaise-est-un-cadavre-a-la-renverse-partie-1_tco_25904792

 

https://frontpopulaire.fr/opinions/contents/la-diplomatie-francaise-est-un-cadavre-a-la-renverse-partie-2_tco_25904962

 

Extraits ci-dessous.

(…)  

Selon nous, la France a tort de continuer à "faire comme si" un Etat palestinien viable était encore possible. La diplomatie consiste notamment à prendre en compte les réalités géographiques, économiques, démographiques, pour proposer un objectif rationnel et raisonnable. C’est pourquoi, comme l’a écrit Renaud Girard, « sans création d’un Etat palestinien viable, Israël n’aura pas d’autre choix que de devenir un Etat binational. »¹², ce qui suppose l’abrogation de la loi discriminatoire du 19 juillet 2018.

Nous savons que la route sera longue et semée d’embuches.

Pour autant, est-il sage de baisser les bras, détourner les yeux devant les injustices et les violations du droit international, en répétant le mantra de la communauté internationale pour se donner une bonne conscience morale ? Non, parce que l’Histoire nous apprend que l’aveuglement conduit inéluctablement au pire.

C’est pourquoi la France s’honorerait en prônant la solution d’un seul Etat binational.

(...)

[en Ukraine] 

Dès lors, que fait la France ? Elle applique une ligne diplomatique incohérente (Front populaire, notre article du 22 septembre 2022), qui est contraire aux intérêts du pays.

(...)

En conclusion de cette analyse des deux conflits qui bouleversent coup sur coup l’ordre mondial, notamment dans le rapport du Sud global au Nord sous emprise américaine, nous disons que non seulement la diplomatie singulière de la France est morte, mais que sa nouvelle doctrine apparaît au reste du monde comme un village Potemkine, qui l’entraîne inéluctablement dans des actions et positions contraires à l’intérêt général du pays : échec au Sahel, incohérence en Ukraine, aveuglement au Proche-Orient…

Ohé ! Politiciens, diplomates et intellectuels de bonne volonté, enterrez ce cadavre à la renverse et changez tout !    

 

Alexandre Anizy  

 

"Les Français sont malades", pense la Borne

Publié le par Alexandre Anizy

            Comme un boomerang, les éléments de langage reviennent dans la gueule du lanceur.  

 

            Pour apaiser la populace, l’arrogante polytechnicienne hors surface nommée Elisabeth Borne pense qu’il faut « respecter un délai de convalescence »¹. Or nul n’ignore que la convalescence est une transition entre la fin d’une maladie et le retour de la santé². Ainsi la première ministre pense que les Français sont malades : en effet, puisque c’est un choix raisonnable, trivialement comptable et sans alternative, comment peuvent-ils être stupidement réfractaires à la régression des retraites malgré le génie de l’élite, son savoir-faire pédagogique et son talent d’imitation des chers pays voisins ? Seule une poussée de fièvre infantile et populiste peut expliquer cette rebuffade, c’est évident.

            Quelle sera la prochaine étape du traitement, notamment pour ceux qui deviendraient des dissidents ? Les meilleurs d’entre nous pressentent que l’opposition de gens à l’ordre institutionnel et républicain, donc démocratique, est une forme de folie : par conséquent, cela relèvera de la psychiatrie. Comme en Union soviétique, il y a 50 ans.

            Serait-ce une cruelle ironie de l’Histoire que de voir les ordo-libéraux finirent en infirmiers léninistes ? Non, les hommes bien informés savent le ver totalitaire dans le fruit libertaire.   

 

Alexandre Anizy  

 

(¹) dans l’imMonde du 8 avril 2023.

(²) Dictionnaire Larousse.

 

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