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notes generales

La maison Rostang se dépiaute

Publié le par Alexandre Anizy

L’hiver arrivait à son terme, ce samedi-là. En sortant du métro, le soleil accompagna notre courte balade vers la maison Rostang, qui a fait peau neuve.

 

Le nouveau propriétaire a choisi la matière brute, sans doute pour signifier un retour à l’authenticité dans la modernité. La salle ayant été dépiautée, le bruit s’est installé - l’architecte n’aurait-il pas prévenu ? - sans atteindre l’inconfort. On nous a dit que la moquette était commandée… ce ne sera pas du luxe !

Venons-en à l’essentiel : la maison Rostang tient son rang. Les amuse-gueules et les plats sont dignes de sa distinction, et le service à la hauteur. Le sommelier a trouvé quelques trésors qui sortent des lieux communs. Il s’est aussi débrouillé pour concocter un semblant de café landais, grâce lui soit rendue !

 

S’ils ne fument pas la moquette, la maison Rostang restera un bon plan.

 

Alexandre Anizy  

 

Pour Quai du polar, le Burgundy by Mathieu

Publié le par Alexandre Anizy

       C’était hier le vendredi de Quai du polar. En prenant un crème au Cintra (complet pour cause de privatisation pour les auteurs du Salon), nous essayions de réserver quelque part pour le déjeuner, et la partie s’avérait difficile. Fort heureusement, il restait une table au Burgundy by Mathieu, et nous ne sommes ni snobs ni difficiles.

A 13 heures pétantes, nous pénétrions dans ce restaurant, « cadre brut et cosy fait de pierres, bois et poutres apparentes », avec cuisine ouverte comme il se doit aujourd’hui. Côté décor, le chef Mathieu Girardot n’a pas innové. Et côté cuisine ?

Ce jour-là dans le menu Découvertes, cela commençait par une association asperges vertes - fraises qui ne marche pas, parce que les fraises sont façon carpaccio et les biscuits inutiles puisque les asperges sont déjà croquantes. Le rouget aux carottes qui suit nous rassérène : le chef est bon saucier et il maîtrise les cuissons. Il enchaîne avec un gratin de langoustine excellent, toujours un peu gâché par un excédent de biscuits "pour le croquant". Puis nous nous réconcilions avec la sommelière en lui commandant un verre de vin rouge (elle servit un Nuits-St-Georges 2014 de bonne facture) pour accompagner un pigeonneau à la savante cuisson. Si le pré-dessert fut un délice (émulsion de pamplemousse avec aloe vera mariné dans de l’hibiscus, dixit le garçon), le dessert, qui était une variation sophistiquée autour du citron que nous goûtons peu, fut un final en demi-teinte.

          Servis en 2 heures, Mathieu Girardot est raisonnable.

 

Alexandre Anizy

 

P.S. : Et alors, Quai du polar ? C’est un espace marchand bien organisé. Nous y étions en tant que coursier d’une gente dame, qui voulait le premier roman de Nathalie A. Cabrol après l’avoir entendue mardi dernier sur France Inter, où la scientifique a ses entrées. Le soir, en ouvrant le livre dédicacé sobrement, la gente dame constate que l’exergue est le même que celui qu’elle plaça dans sa thèse de doctorat. Assurément, c’est un signe.

 

Note sur Les Terrasses de Lyon

Publié le par Alexandre Anizy

En décembre, nous arpentâmes le vieux Lyon pour découvrir le panorama offert par le restaurant de la Villa Florentine.   

 

Le menu Renaissance montra que les chefs John Leon et David Delsart méritaient la 1ère étoile du guide rouge. Nous nous en souviendrons puisqu’ils réussirent, avec leur Blanc manger coco, à nous faire apprécier la noix !

 

Quant au café landais que nous commandâmes en fin de repas, ce que l’établissement osa fut indigne d’un Relais & Châteaux : quand on ne sait pas faire ou qu’on n’a pas les ingrédients pour un café landais, on s’abstient de toute livraison commerciale !

 

Alexandre Anizy  

 

La scène de Stéphanie Le Quellec

Publié le par Alexandre Anizy

            Par une belle journée automnale, nous descendîmes dans les entrailles de la chef Stéphanie Le Quellec, joliment mises en Scène y compris dans les assiettes. Le talent est là, et fol qui le nierait. Par exemple, nous retenons sa brioche fourrée façon pain perdu avec brin de caviar, et son sorbet de ratatouille sur aubergine.

Toute la partition est jouée avec brio. C’est peut-être là le premier danger pour Mme Le Quellec : cabotiner par l’étalage de technique. Le second serait de noyer l’inspiration directrice dans une débauche de saveurs. Un exemple ? La sauce de son ris de veau est comme un feu d’artifice, qui égara notre mémoire.

            N’empêche ! Pour le moment, déjeuner en paix chez Mme Le Quellec demeure un plaisir.

 

Alexandre Anizy  

Succomber à Tentazioni du chef Pireddu !

Publié le par Alexandre Anizy

Par une belle soirée fraîche de septembre, nous nous dirigeâmes d’un pas léger vers notre destination : une accroche présomptueuse nous avait incités à réserver chez Tentazioni à Bordeaux.

Bonne pioche ! Grâce au chef étoilé Giovanni Pireddu, nous pensons définitivement que la cuisine italienne peut rivaliser avec le meilleur de la gastronomie française.

Pour apprécier pleinement le voyage culinaire, nous vous recommandons vivement de choisir le menu 6 services avec l’accord mets - vins, puisque la carte des vins est intéressante (par exemple le Tagos : un vin sicilien de vendange tardive au goût vraiment particulier).  

 

Amis bordelais et d’ailleurs, n’hésitez pas à succomber à Tentazioni !

 

Alexandre Anizy  

 

Chez Mavrommatis dans le 5e de Paris

Publié le par Alexandre Anizy

Il faisait beau ce samedi-là, lorsque nous pénétrâmes dans le temple parisien de la gastronomie hellénique à la limite du 13ème, vers le bas de la rue Mouffetard : Mavrommatis.

Nous y passâmes un agréable moment, en savourant le menu « Découverte » : délicatesse des mets, esthétique du dressage.

Le service en salle est vraiment excellent : ne s’est-il pas mis en quatre pour concocter un ersatz de café landais pour notre plaisir ? 

 

Alexandre Anizy  

Au Touquet le Mezquité proche de l'étoile

Publié le par Alexandre Anizy

Avec le Mezquité de Laura et Julien Szyndler, l’offre gastronomique s’étoffe au Touquet.

 

            Fin août, nous étions venus en voisins pour découvrir le restaurant de ce couple à la fois cosmopolite et régional, puisqu’il mélange un peu les saveurs française et mexicaine mais sans sombrer dans le méli-mélo, comme on a pu hélas le voir dans la capitale. Il y a un chef en cuisine, pas un empileur.

La note mexicaine commence à l’apéritif : oubliez votre St-Germain Spritz, goûtez le mezcalito. La mise-en-bouche et les plats successifs composent un rêve familier qui ne sera jamais le même (thanks to Verlaine), puisque la carte change toutes les 6 semaines (dixit Laura). Ce soir-là, nous avions au final un sorbet esquimau aux couleurs du Mexique (le chef s’amuse !).

Bonne dégustation !

 

Alexandre Anizy  

 

Sur le métier William Elliott remet son ouvrage

Publié le par Alexandre Anizy

            Hissons les couleurs de William Elliott ! 

 

Au Touquet, le Westminster a fait peau neuve : tout change pour que rien ne change ! C’est toujours the place to be, notamment pour son restaurant gastronomique Le Pavillon où le chef William Elliott propose des plats savoureux (lire http://www.alexandreanizy.com/2019/07/william-elliot-en-vaut-2.html ) : par exemple son dessert à la mirabelle (producteur local, hélas pour nos chères Côtes de Meuse !).

 

Le bar aussi a retrouvé son lustre. Commandez-y un café landais de notre part !

 

Alexandre Anizy  

 

Le Relais des moines de Sébastien Sanjou

Publié le par Alexandre Anizy

            Du côté de Sainte-Maxime et souvent ailleurs dans le Var, il est difficile de trouver un restaurant étoilé pour déjeuner en paix. Heureusement, il y a le Relais des Moines !   

 

Le jour de l’appel du 18 juin, nous étions avec un ami en terrasse, profitant d’une journée ensoleillée, pour un de ces moments qu’il faut savoir se réserver dans l’existence pour que la vie ne soit pas une course effrénée au labeur, au profit… Celle du Relais des moines est confortable et agréable, bien orientée face au village médiéval des Arcs-sur-Argens dont on voit la fameuse tour.

Ici, le chef Sébastien Sanjou officie. Le menu Glycine en 5 brins vous permettra d’en apprécier le talent.

 

Alexandre Anizy  

 

Déjeuner chez Hélène Darroze

Publié le par Alexandre Anizy

Au Marsan précisément, puisque la dame œuvre dans plusieurs boutiques à Paris.  

 

Rue d’Assas, à proximité du palace Lutétia, le restaurant ne paie pas de mine, mais dès que vous franchissez la porte, le soin apporté au cadre ne peut pas ne pas vous échapper, étant dans une sobriété élégante.

A l’étage, vous passez devant la cuisine ouverte où l’équipe se prépare au coup de feu, puis vous entrez dans la salle, que des tables espacées et bien dimensionnées meublent sans ostentation.

Pour nous, cela semblait mal commencer, puisque le sommelier refusait de servir un Saint-Germain Spritz… en suggérant un cocktail à base d’Armagnac Darroze. Crénom ! La tendance à malmener la clientèle au nom de l’expérience impérative du Chef aurait-elle touché la Rive Gauche chic et vaguement réfractaire aux diktats de la mode ? Comme nous avons gagné au change, nous tairons notre réponse.

La suite ? Elle fut digne des étoiles qui récompensent l’établissement, avec le baba d’Hélène à l’armagnac en apothéose.

Et comme rien ne se perd ici, la pâtissière concocte aussi une surprise pour un final original à ne pas manquer.

 

Alexandre Anizy  

 

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