Le bureau d'Elie Maucourant
Venu de la SF, Elie Maucourant réussit en partie son premier galop polardeux.
Dans Bureau 26 (édititions Métailié, 2026), l’auteur a défini les caractères des personnages qui pourraient constituer une série, et il a privilégié le rythme, et plus précisément la vitesse, ce qui donne une écriture nerveuse – comme diraient les tocards de Libération.
« L’avion approche de traviole de la piste ; les turbines rugissent. De fines lames s’étalent sur le hublot : la pluie se donne du mal pour lacérer le plastique. » (p.34/220)
« Couloir, passerelle, tarmac, terminal. Je suis à l’entrée de l’aéroport de Catane. Il ne fait pas froid, mais le ciel est vraiment dégueulasse. » (p.50/220)
Grâce à une structure narrative charpentée, l’auteur intéresse le lecteur, que son économie stylistique aurait fait fuir. Persévérer dans cette veine serait diabolique.
Alexandre Anizy