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notes politiques

L'Europe est vraiment mal partie

Publié le par Alexandre Anizy

Lors du Conseil européen des 15 et 16 octobre 2008, l’Allemagne refuse « le paquet pour l’économie réelle pour éviter le chômage » proposée par la France ou l’Autriche. Lorsque le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA a lancé à Strasbourg le 22 octobre l’idée d’un gouvernement économique de l’Europe via l’Euro groupe des chefs d’Etat, l’Allemagne répond de suite négativement.

Que craint l’Allemagne ?

  • Qu’on touche à « sa banque centrale », c'est-à-dire la BCE ;
  • Qu’elle paie les déficits des autres.

 

Constatant que son excédent commercial record allait fondre comme neige au soleil dans ce monde en crise, l’Allemagne, avec l’Angleterre, bien qu’ils n’ignorent pas l’opposition de la France sur le sujet, veut proposer dans quelques jours, au prochain G20, la réouverture des négociations de l’OMC portant sur la déréglementation du commerce international : il s’agit simplement d’abattre des barrières qui gênent les affaires allemandes.

 

Jean-Claude JUNCKER, le patron d’un paradis fiscal à la tête de l’Euro groupe, vient de déclarer : « Nous nous sommes lourdement trompés sur les différentes séquences [de la crise financière née aux Etats-Unis en 2007] ».

Le reconnaître, c’est bien ; démissionner, comme le ferait un patron d’entreprise épris d’éthique, c’est mieux.

 

Après avoir lu la « nouvelle » proposition allemande sur l’OMC, et compte tenu du délabrement du système capitaliste, croyez-vous que ces gens-là ont vraiment compris ce qui se passe en ce moment ?

 

Alexandre Anizy

L'Europe doit refuser l'aventurisme des Etats-Unis

Publié le par Alexandre Anizy

« C’est surtout aux Etats-Unis que se sont développées ces stratégies aventuristes, programmant et organisant la faiblesse russe. », nous explique Dominique DAVID (directeur exécutif de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI) dans une tribune du journal le Monde (1 octobre 2008).

De la Russie, les Américains ne voyaient qu’un empire à décoloniser pour mieux le brider. « Or, à Moscou, on voit que l’Occident a joué de la faiblesse russe pour gérer le nouveau monde selon ses intérêts : bombardement unilatéral de la Serbie en 1999 ; contournement de l’ONU en 2003 par l’Amérique en dépit des gages de Vladimir POUTINE après le 11 Septembre ; extensions infinies de l’OTAN, contrairement aux accords tacites du début des années 90 ; reconnaissance unilatérales du Kosovo ; déploiement des systèmes de antimissiles en Pologne contre des armes iraniennes inexistantes, (…) ».

 

L’aventurisme du pantin géorgien a permis à la Russie de revenir dans le jeu. Ainsi le continent européen ne peut pas s’organiser sans la Russie, encore moins contre elle. « les Etats-Unis ne comprennent pas grand-chose à la Russie ; leur politique vis-à-vis de Moscou est la fois incohérente et pousse-au-crime. » Or, l’inclination des Européens à coller aux discours américains est visible.

 

C’est alors que le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA exécuta une des pirouettes idéologiques dont il a le secret (lire notre note "la lenteur de Milan KUNDERA et SARKOZY danseur ?"), en déclarant : « C’est parce qu’elle veut la paix que l’Europe dit à la Russie (…) qu’elle veut être son partenaire. Pourquoi ne pas construire, à l’échelle de tout le continent, un espace économique commun qui unirait la Russie et l’Europe ? »     

C’est en effet la voie de la sagesse. Encore faut-il que l’Europe s’affranchisse.

 

Alexandre Anizy

La nouvelle donne américaine selon Alexandre ADLER

Publié le par Alexandre Anizy

Quelle que soit la couleur du nouveau Président, les Etats-Unis ont déjà entamé leur révolution stratégique, selon Alexandre ADLER : « (…) moins d’opérations de police, une redéfinition radicale des priorités portées par une nouvelle austérité financière (…) ».

C’est pourquoi les Etats-Unis veulent tant élargir l’OTAN : rendre le plus grand nombre possible d’Etats militairement interdépendants. C’est pourquoi aussi ils ne cessent de solliciter l’envoi de nouvelles troupes étrangères sur les théâtres d’opérations.

 

« Désormais, on peut tout à fait envisager la fin de ce néocolonialisme réticent, mais peut-être aussi la volonté d’assumer des conflits bien plus vastes (…) ». En effet, dégagés des oeuvres de police grâce à l’OTAN, les Etats-Unis pourraient s’en prendre frontalement à quelques pays récalcitrants.

Bienvenue dans le XXIème siècle : une époque formidable !

 

Alexandre Anizy

Le pouvoir au XXI siècle selon Condoleeza RICE

Publié le par Alexandre Anizy

Dans une tribune parue dans le quotidien vespéral daté du 30 septembre 2008, le Secrétaire d’Etat américain Condoleeza RICE a donné un aperçu de l’objectif prioritaire de l’empire, mais son article visait d’abord le maintien de l’unité transatlantique (Etats-Unis – Europe) face à la réaction russe provoquée par l’agression géorgienne.

 

Le problème est qu’elle nous donne un nouvel exemple d’une diplomatie fondée sur le mensonge, quand ce n’est pas sur de fausses preuves (souvenez-vous des fameuses Armes de Destruction Massive – ADM - en Irak !). Ainsi, nous avons dans le texte :

« Nous nous sommes d’abord attelés (…) à aider la Géorgie à se relever après l’attaque russe (…) » ;

« (…) les Etats-Unis et l’Europe doivent (…) empêcher la Russie de tirer un quelconque bénéfice de cette agression. »

Que le chef de la diplomatie américaine continue à présenter la Russie comme le fautif dans l’affaire géorgienne, alors que tous les éléments connus ont clairement identifié la Géorgie comme étant l’agresseur, donne une idée de la déliquescence morale d’une partie des dirigeants de cette nation.

Rappel : l’hebdomadaire allemand « Der Spiegel » a publié le 1 septembre des documents de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) qui disent que la Géorgie a préparé son action militaire contre l’Ossétie du Sud et qu’elle a lancé son offensive avant que les chars russes ne soient entrés dans le tunnel de Roki, que la Géorgie a commis des crimes de guerre.

En Ossétie du Sud, face à l’agression géorgienne, l’action militaire menée par la Russie s’appelle une riposte.

 

Comme nous n’avons pas les mêmes valeurs, force est de constater l’ironie du propos, quand Condoleeza RICE souligne que «les relations les plus fortes sont celles qui existent entre les nations qui partagent aussi des objectifs et des valeurs ».

 

Concernant les objectifs de l’empire américain pour le XXI siècle, il est clair qu’ils ne coïncident pas toujours avec ceux de l’Europe, notamment en ce qui concerne le leadership : « Les dirigeants de la Russie parviendront-ils à surmonter leur nostalgie pour le XIX siècle, et à se résigner à accepter la réalité des sources de pouvoir et de l’exercice du pouvoir du XXI siècle ? »

Au XXI siècle, l’objectif essentiel des Etats-Unis sera la défense de leur pouvoir central, quitte à le maquiller sous les couleurs de « la lutte contre le terrorisme » ou bien « la défense de la démocratie », etc.

 

Alexandre Anizy

Afghanistan : vers une dictature acceptable ?

Publié le par Alexandre Anizy

Grâce au Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA, la France va s’enliser dans le bourbier afghan, à moins de reprendre les « discussions avec les talibans à condition d’en exclure les éléments les plus extrémistes ». (le ministre docker somalien Bernard KOUCHNER, 7 octobre 2008, Commission des affaires étrangères) 

Parce qu’il existe des « talibans nationalistes » qui « refusent le djihad global », contrairement au mollah OMAR qui « a entretenu avec Al-Qaida des liens évidents ».

 

Ces premiers contacts se font avec la bénédiction des Américains, comme le secrétaire à la défense Robert GATES, ou bien le général de brigade Mark CARLETON-SMITH. Il y a 6 mois, cette amorce de dialogue pour une reconstruction politique nationale était encore inimaginable.

Le principe de réalité va l’emporter.

 

Là encore, le pragmatisme anglais a montré le chemin : leurs diplomates en poste à Kaboul ont déclaré que d’ici 5 à 10 ans, il serait positif que l’Afghanistan soit gouverné par un dictateur acceptable. « Cette perspective (…) est la seule réaliste et il faudrait préparer nos opinions publiques ».

Pour des gens qui traquaient les terroristes et leurs complices pour instaurer la démocratie, quel retournement stratégique !

 

Alexandre Anizy

La question de l'Allemagne

Publié le par Alexandre Anizy

Depuis septembre 2008, la crise financière met en lumière les divergences dans le couple franco-allemand : de ce point de vue, elle pourrait être utile pour tous ceux qui se voilaient la face. Reprenons ici le commentaire d’un diplomate français (Libération, 13 octobre 2008) : « On ne comprend pas à quoi joue l’Allemagne. Elle vit coupée du reste de l’Europe depuis le début de la crise. C’est désespérant et inquiétant. »

 

Quelques exemples :

L’idée d’un fonds européen de sauvetage est défendue par la France, mais refusée par l’Allemagne ;

Le refus initial (au G4 à Paris) d’un « chèque en blanc à toutes les banques, même si leur comportement s’est avérée irréprochable » de la chancelière Angela MERKEL, pour retourner sa veste 24 heures plus tard pour sauver SA banque Hypo Real Estate ;

Puis l’envoi d’un fonctionnaire sans mandat aux réunions de l’Euro groupe et de l’Ecofin qui suivaient ce tête-à-queue dominical, en remplacement d’un ministre porté pâle ;

Les Allemands défendaient des mesures adaptées à chaque pays, et soudain, après le G7 Finances de Washington, Berlin soutient l’idée anglaise d’une garantie publique des prêts entre banques (alors qu’ils savaient la France opposée à cette solution coûteuse …), ce qui signifie pour tous les autres membres de l’Euroland l’alignement sur la nouvelle position allemande (sous peine de graves dysfonctionnement sur les marchés !) ;

La France proposant un plan de relance économique au Conseil européen de Bruxelles, nouveau refus de l’Allemagne, et de Jean-Claude JUNCKER, le patron du paradis fiscal (lire notre note du 22 octobre 2008) qui se pose en maître de l’orthodoxie financière (n’est-ce pas ubuesque ?) ;

Etc.

 

En fait, la doctrine allemande tient en peu de mots :

·        « l’argent allemand doit servir à sauver les banques allemandes. » ;

·        L’Allemagne est réticente à voir « son argent », comme dit son ministre des Finances Peer STEINBRÜCK, payer les factures des autres Etats.

Ces propos auraient pu sortir de la bouche de Margareth THATCHER (souvenez-vous de ses « I want my money » … et la résignation finale d’un François MITTERRAND, comme d’habitude), qui n’avait rien d’un « cabri européen ».  

 

Pourtant, les gens bien informés, comme en principe ceux qui nous gouvernent, savent comme Georges PéBEREAU que « l’euro condamne la France à équilibrer ses comptes et à réduire sa dette non pas en 2012, mais dans les plus brefs délais, car on assiste à un déplacement continu de croissance, de pouvoir d’achat et d’exportations à l’intérieur de l’Europe en direction de l’Allemagne. » (cité dans notre note du 11 octobre 2008)

Tous ces gens font fi du principe de réalité en continuant à se soumettre à une ardente obligation chimérique : Marie-Ségolène ROYAL la madone Déate ne vient-elle pas de suggérer la création d’un ministère franco-allemand « du développement économique appuyé sur la croissance écologique » ?

 

Jusqu’où conduira l’aveuglement idéologique de l’oligarchie ? C’est ce que la question de l’Allemagne révèle.

 

Alexandre Anizy

JUNCKER le dirigeant d'un paradis fiscal à la tête de l'Euro groupe ?

Publié le par Alexandre Anizy

Jean-Claude JUNCKER est le Premier Ministre du Grand Duché de Luxembourg, que d’aucuns comme le fameux dentiste belge considèrent comme un paradis fiscal.

C’est aussi un vétéran de la construction oligarchique de l’Europe, qui a joué un rôle important dans la conception du Traité de Maastricht, dans la partie monétaire …

Dans son CV, on voit que cet individu a aussi occupé des postes-clés à la Banque Mondiale, au Fonds Monétaire International (FMI), à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

 

C’est un financier, digne représentant de l’orthodoxie libérale, notamment en politique économique et monétaire.

Est-ce pour cette raison qu’il s’est opposé avec l’allemande Angela MERKEL à la proposition de la France d’une véritable coordination européenne dans la tempête financière (et maintenant économique) qui secoue le système capitaliste ?

 

Au jour d’aujourd’hui, cet homme politique, qui connaît de l’intérieur le système bancaire mondial, est le Président de l’Euro groupe (instance informelle réunissant les pays de l’Euroland).

 

Pour l’Europe, qui vise à refonder le capitalisme en le moralisant selon le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA, est-ce vraiment sérieux d’avoir à la tête de son « conseil des finances informel » le dirigeant d’un paradis fiscal ?

 

Alexandre Anizy

 

P.S. : devant les députés européens, mardi 21 octobre, le Président ubiquiste a déclaré : « on ne peut pas se battre à l’extérieur de notre continent contre certaines pratiques et les tolérer à l’intérieur de notre continent », en réponse à la question d’un député luxembourgeois ; mais il ajouta aussitôt : « je ne vise personne ».

Pour le parler-vrai, dont nous parlions hier avec le philosophe Michela MARZANO, ce n’est pas encore gagné.

Les éphores enrichis sans effort et le danseur SARKOZY DE NAGY BOCSA

Publié le par Alexandre Anizy

Dans sa remarquable « théorie de l’évolution économique » (Librairie Dalloz 1983, réédition de 1935, 371 p., 74 FRF), l’économiste autrichien Joseph SCHUMPETER écrivait ceci :

« Le banquier n’est donc pas surtout un intermédiaire dont la marchandise serait la « puissance d’achat » [i.e. la monnaie, ndAA] ; il est d’abord le producteur de cette marchandise. (…) Il rend possible l’exécution de nouvelles combinaisons [concept schumpetérien englobant 5 cas, comme la fabrication d’un bien nouveau ou bien la réalisation d’une nouvelle organisation – création d’un monopole par exemple -, ndAA], il établit pour ainsi dire au nom de l’économie nationale les pleins pouvoirs pour leur exécution. Il est l’éphore de l’économie d’échange. » (p.105)  

 

Or, en faisant sauter les verrous importants de la réglementation de leur profession, les banquiers ont plongé, en dernière analyse, dans le chaudron de la cupidité, avec le résultat final que nous connaissons :

« La bulle que l’intelligence supérieure des banquiers a entièrement et artificiellement créée vient de leur éclater à la figure. Cela les condamne pour longtemps à prendre des leçons d’humilité et des cours de gestion des risques. » Pierre-Antoine DELHOMMAIS (le Monde 19-20 octobre 2008)

Nous sommes au temps de l’indécence et de l’immoralité.

 

Dans un entretien (Point 16 octobre 2008), la philosophe Michela MARZANO affirme que « la stratégie gagnante du pervers reste à l’œuvre dans la vie économique. » Qu’est-ce qu’un pervers ? Une personne qui peut dire une chose et son contraire.

Ainsi elle observe qu’en 2007, c’était l’exaltation de la réussite personnelle (fondée sur le travail, évidemment) sans frein de l’Etat (cet empêcheur de « profiter »), et qu’aujourd’hui depuis le discours de Toulon, c’est la fin du laissez-faire et la moralisation du capitalisme … qui passent quasiment en boucle dans les médias (c’est nous qui ajoutons).

Si on peut admirer la pirouette rapide et radicale de l’artiste, on peut aussi douter de son efficacité.

 

Dans notre note du 14 juillet 2008 « la lenteur de Milan KUNDERA et SARKOZY un danseur ? », à partir des considérations de KUNDERA sur la psychologie du « danseur » en général et en politique en particulier, nous nous interrogions sur le mouvement sarkozyen :

« SARKOZY DE NAGY BOCSA ne se comporte-t-il pas comme un danseur avec son « pouvoir d’achat » (alibi des heures supplémentaires qui briseront in fine la loi des 35 heures), avec « la lettre de Guy MÔCQUET », avec le parrainage « d’une victime de la shoah » par chaque écolier, etc. ? « Il [le danseur, ndAA] est amoureux de sa vie comme le sculpteur peut être amoureux de la statue qu’il est en train de modeler. » (p.29) »

Aujourd’hui, nous pensons que rien n’a changé à cet égard, hormis la nouvelle démonstration de l’intelligence politique du Président ubiquiste : la partie lui est facile.

Parce qu’au royaume des aveugles (socialistes « de gauche »), le borgne est roi.

 

Alexandre Anizy

Une histoire belge

Publié le par Alexandre Anizy

C’est arrivé en Belgique (du moins, ce qu’il en reste).

Des petits actionnaires de Fortis (la banque nationalisée puis refourguée à BNP Paribas), considérant qu’ils ont affaire à une quasi-liquidation, ont annoncé leur intention de porter plainte contre l’Etat belge, les autorités de contrôle nationales et le gouvernement néerlandais.

Ah ! Rien que ça ?

 

Rappelons que ceux qui recevront la plainte seront en dernière analyse de la même classe que ceux qui seront visés.

 

Donnons un exemple édifiant. Jean-Luc DEHAENE, ancien premier ministre belge, est aujourd’hui à la tête de la banque DEXIA (une autre éclopée) : gérer une faillite, n’est-ce pas d’ailleurs l’expertise du bonhomme ?

 

Alexandre Anizy

De la démocratie française selon Michel REYDELLET

Publié le par Alexandre Anizy

Dans le Monde du 8 octobre 2008, Michel REYDELLET a publié un article ironique sur la spécificité française. Nous ne pouvions pas ne pas vous en parler, notamment parce qu’il renvoie à notre note du jeudi 27 mars 2008 « Laurent HENRY et Philippe-Alexandre POUILLE : l’élection organise une aristocratie ».

 

Si les Athéniens inventèrent la démocratie (parole donnée aux citoyens ; tirage au sort des magistrats), « nous, Français, avons considérablement amélioré tout cela : le cumul des mandats permet aux meilleurs de s’imposer en étant présents à tous les niveaux. »

 

Bien sûr, nous avons des élections démocratiques, mais aussi une aversion contre le hasard. C’est pourquoi  « (…) il y a 7 à 8 fois plus d’électeurs dans une circonscription populaire que dans celles des beaux quartiers. (…) l’égalité règne au pays de Jean-Jacques ROUSSEAU. »

 

Si les autres pays européens n’ont plus de Chambre aristocratique [enfin pas tous, ndaa], « (…) nous, qui sommes d’authentiques révolutionnaires, avons su garder et conforter un Sénat coopté dans la classe politique selon des règles si justes que jamais il ne connut l’alternance depuis plus d’un siècle. Il a su (…) faire obstacle aux gouvernements de gauche qui auraient pu menacer les intérêts acquis des individus et des groupes les mieux pourvus. »

 

Concluons sur l’administration judiciaire : « Enfin, au pays de Montesquieu, nous avons su mettre en place la dépendance des pouvoirs : au Parlement vassalisé fait écho une magistrature aux ordres dans les parquets, de façon que de vaines procédures de magistrats manquant de réserve ne viennent pas troubler la quiétude du souverain. »

 

Comme l’a dit le député Arnaud MONTEBOURG, il n’y a plus d’affaires politico-financières en France, parce que « le pouvoir les étouffe, les éteint », et « les seules qui subsistent sont celles qui permettent de poursuivre les adversaires ou les rivaux du pouvoir ».

L’affaire « Clearstream » illustre bien ces propos.

 

Alexandre Anizy

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