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notes politiques

François FILLON fait la pub pour ses cautères

Publié le par Alexandre Anizy

Parce que les Français ont perdu, perdent et perdront du pouvoir d’achat, comme disait l’autre, le gouvernement FILLON va vendre ses cautères (sur une structure économique de bois qu’on ne change surtout pas) aux consommateurs électeurs, à la télévision, dans la presse, sur internet.

Coût de la campagne publicitaire orchestrée par un cador du milieu récemment recruté par le gouvernement, Thierry Saussiez : 4,3 millions d’euros.

Le gouvernement FILLON ne fait qu’engraisser le milieu publicitaire, ce qui ne déplaira pas à Jacques Séguéla, sans pouvoir espérer des retombées significatives et concrètes, parce que lancer ce genre de campagne au moment des départs en vacances est déjà une erreur : les professionnels de la pub le savent, c’est en début d’automne qu’il faut agir pour être efficace.

Faire la publicité de la vente de cautères à une population blessée, c’est la spécialité des ONG. Le gouvernement FILLON se range-t-il dorénavant dans les organisations humanitaires ?

 
Alexandre Anizy

Le tango anglais de la ratification

Publié le par Alexandre Anizy

Finalement, le Premier Ministre anglais Gordon BROWN n’a pas suivi la voie de son « ami » Tony BLAIR : la Constitution européenne maquillée à Lisbonne a été présentée à la Chambre des Lords qui l’a ratifiée. Mais la suite n’est pas plus glorieuse…

Comme par hasard, la Cour de Londres demande à Gordon BROWN de retarder la ratification définitive. Dans la foulée, Gordon BROWN déclare qu’il n’y aura pas de ratification sans le feu vert de la Cour de Londres.
Pitoyable, l’homme politique qui se cache derrière des juges serviables.

Avec la Tchéquie qui renâcle sérieusement, nous sommes en train d’assister à un deuxième enterrement de cette Constitution européenne maquillée à Lisbonne.

L’oligarchie européenne acceptera-t-elle cette défaite ?

 
Alexandre Anizy

La régression sociale orchestrée par le franc mac Xavier BERTRAND

Publié le par Alexandre Anizy

On sait que le franc mac Xavier BERTRAND a enfumé les partenaires sociaux qui ont signé lors de leur dernière négociation. Comme ils n’ont pas réussi à mobiliser leur troupe en début de semaine, le gouvernement, qui s’y préparait, passe à l’étape suivante en présentant un texte de loi en procédure d’urgence qui videra un peu plus de son contenu la loi sur les 35 heures.

Le franc mac Xavier BERTRAND est un vrai libéral : il signait dans le même temps une révision de la directive européenne sur le temps de travail, qui, si elle ne touche pas au principe des 48 heures hebdomadaires, permettra réellement d’effectuer des semaines de 60 heures, voire 65 heures pour les services de garde.
Un jour, toutes choses égales par ailleurs, ce texte sera la règle commune effective en Europe.

Ce texte ne peut pas s’appliquer en l’état en France, rétorque le franc mac Xavier BERTRAND.
C’est exact, pour le moment. Mais il n’y aura plus qu’un verrou à faire sauter : qui s’en chargera ?
Le franc mac Xavier BERTRAND ou un successeur « de gauche » comme Pierre MOSCOVICI ou le franc mac Manuel VALLS ou etc. ?

 
Alexandre Anizy

Aperçu du Parti Socialiste vu de l'intérieur

Publié le par Alexandre Anizy

Les statuts du PS prévoient 2 conventions par an pour étudier une question, comme le chômage, l’école, les retraites et leurs caisses, le système de santé et la caisse, etc. Depuis le 21 avril 2002, aucune convention.
Il n’est donc pas étonnant que le projet socialiste de l’élection présidentielle fût d’une rare indigence.

Pierre LARROUTUROU est délégué national chargé de l’Europe depuis 2006. A la fin de 2007, il n’avait toujours pas eu une heure d’entretien sur ce sujet avec François HOLLANDE ou Pierre MOSCOVICI.
Le devenir social de l’Europe : on en parle au PS …

Le 15 décembre 2007, les cadres et dirigeants du PS étaient réunis pour un grand forum de la rénovation entre 10 h et 13 h : 3 heures pour actualiser le projet économique du PS.
Sont-ils vraiment brillants ou simplement fumistes ?

 
Alexandre Anizy

Irlande 1 - Europe 0

Publié le par Alexandre Anizy

Nous remercions le peuple irlandais pour avoir osé le « NO » quand tous leurs dirigeants « responsables » les poussaient sur la route de la servitude européenne (lire note du 1 février et du 2 février 2008 « L’Europe à la mode HAYEK est une économie communiste de marché »).

Parce que cette Constitution européenne maquillée à Lisbonne n’apporte rien de concret aux citoyens irlandais mais qu’elle réduit les limites de leur souveraineté, ils ont, comme les Français et les Hollandais avant eux (rares pays où la parole fut donnée directement au peuple pour décider), rejeter ce texte impopulaire (et pas seulement dans les 3 pays où le peuple a voté directement « NON »).

N’est-ce pas une ruse de l’Histoire que de voir un des pays les plus gâtés par les subventions bruxelloises appliquer avec brio pour la 2ème fois (la 1ère étant le Traité de Nice) le principe premier du libéralisme, à savoir un utilitarisme bien compris, en vogue dans les têtes des « responsables » européens ?

Pour le Président tchèque Vaclav KLAUS, le traité de Lisbonne est « fini » et il n’est « plus possible de poursuivre la ratification ».
Même si le ministre anglais David MILIBAND a affirmé vendredi que le processus de ratification allait se poursuivre au Royaume Uni, le pusillanime Gordon BROWN, Premier Ministre anglais souhaitant le rester le plus longtemps possible, ne va-t-il pas, comme son ami de 30 ans (Tony BLAIR) l’avait fait, repousser aux calendes grecques la ratification du Traité ?
C’est la question des prochains jours.

Avec 53,4 % de « NO » contre 46,6 % de « YES », le rejet est net.
Avec un taux de participation de 53 %, il sera difficile de rejouer le coup irlandais de 2001 où les « politiques » avaient utilisé la faible participation (< 35 %) pour organiser un 2ème référendum, après avoir obtenu quelques dérogations.

 
Alexandre Anizy

Les Irlandais sauveront-ils les peuples européens ?

Publié le par Alexandre Anizy

C’est la seule question qui vaille ce matin : les Irlandais ont-ils voté « NO » pour la Constitution européenne maquillée à Lisbonne ?

 
Si c’est le cas, les peuples souverains, privés de référendum par l’oligarchie pour cause de délit d’opinion, notamment la France et les Pays- Bas, leur en sauront gré.

Réponse dans la journée.

 
Alexandre Anizy

Irlande : Daniel COHN BENDIT n'aime pas la démocratie

Publié le par Alexandre Anizy

En 1968, l’ancien combattant Daniel COHN BENDIT souhaitait jouir sans entrave, comme tant d’autres.
En 2008, il considère que la montée du NON au référendum irlandais sur la Constitution européenne maquillée à Lisbonne s’explique « par la folie de ce genre de référendum. On est dans des sociétés à logique égoïste. (…) les Irlandais savent, comme les Français, qu’ils ne seront plus protégés comme avant, qu’ils devront faire un effort pour renflouer les caisses de l’UE, qu’ils devront payer et non plus recevoir. »      
En 2008, Daniel COHN BENDIT trouve normal d’entraver la jouissance des Irlandais, notamment en démantelant la Politique Agricole Commune (PAC).

Ce qui est terrible avec les peuples, c’est qu’ils n’expriment aucune reconnaissance pour l’élite européenne : « Les Irlandais ont tout obtenu de l’Europe et ils n’en ont pas conscience. »
D’ailleurs, seuls les membres de cette oligarchie élitiste d’Europe peuvent se qualifier d’Européens : « Visiblement, nous, Européens, n’arrivons pas à expliquer aux peuples ce que nous sommes en train de faire. »

Forcément, dans l’esprit de Daniel COHN BENDIT, les peuples sont populistes, c'est-à-dire affreusement nationalistes, et par conséquent ils ne peuvent pas comprendre que l’élite européenne ne veut que leurs biens.

Avec de telles convictions, nous considérons que COHN BENDIT est mûr pour son « coming out », c’est à dire l’entrée dans le futur gouvernement allemand d’ Angela MERKEL, puisqu’une coalition CDU – Verts n’est pas une vue de l’esprit en ce moment.

 
La victoire du NON en Irlande, pour Daniel COHN BENDIT, confirmerait le bien-fondé de la suppression du droit de veto dans les institutions européennes. Que les peuples décident directement de leurs sorts, c’est déjà une erreur ; qu’ils aient en plus un droit de veto, c’est carrément de la folie !
Il faut remédier à ce dysfonctionnement de LEURS institutions européennes.

C’est pourquoi le sage européen Daniel COHN BENDIT (les peuples ne sont pas européens, voir ci-dessus) affirme que « la démocratie, c’est surmonter les droits de veto. »

Daniel COHN BENDIT est un républicain, certainement pas un démocrate.

Alexandre Anizy 

(lire la note du 29 mai 2007 sur « la haine de la démocratie » de Jacques RANCIERE)

 

Heures supplémentaires : le cynisme sarkozyen

Publié le par Alexandre Anizy

Le gimmick du candidat SARKOZY DE NAGY BOCSA était le pouvoir d’achat grâce aux heures supplémentaires : il fallait libérer le travail et tout irait mieux …

Pour cela, il fallait briser le cadre réglementaire des 35 heures : le gouvernement poursuit toujours le chantier de déficelage, sans toucher au dogme officiel qui ne sera bientôt plus qu’une feuille de vigne sur un code du travail mis à nu, pour le plus grand bénéfice des riches amis du Président.

La mayonnaise commençant à prendre (i.e. le nombre d’heures supplémentaires s’élevant), le Premier Ministre François FILLON s’attaque à la deuxième étape du chantier : casser les prix des heures supplémentaires !

En effet, dans le cadre de la réforme du temps de travail, FILLON veut que dans chaque entreprise on négocie le tarif des heures supplémentaires, soit à la hausse, soit à la baisse avec une limite inférieure à 10 %.

François FILLON est vraiment généreux : 5 % suffirait, pour le symbole.

Le cynisme sarkozyen sur le pouvoir d’achat vaut bien le cynisme chiraquien sur la fracture sociale.

 
Alexandre Anizy

Référendum irlandais : we hope "NO"

Publié le par Alexandre Anizy

Les forces du « NO » progressent sérieusement en Irlande : le rejet de la Constitution européenne maquillée à Lisbonne est vraiment envisageable. En toute souveraineté, et là encore malgré la quasi unanimité des appareils politiques et syndicaux et des moyens d’information, le peuple irlandais votera peut-être majoritairement pour le « NON », ce dont les peuples français et hollandais ont été privés par leurs oligarchies respectives.

Cette perspective nous réjouit.

Le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA a dit : « Tant que l’Europe ne s’occupera pas des problèmes des gens, on aura un problème. »
C’est une brillante analyse.

 
Alexandre Anizy

La débandade idéologique de Bertrand DELANOË

Publié le par Alexandre Anizy

Alors voilà le scoop : Bertrand DELANOË est libéral ET socialiste.
Mazette ! Combien de conseillers en communication pour accoucher d’une pareille ineptie ?

« Mais je vous le dis tout net : je ne réfute pas mécaniquement ce vocable, « libéral ». Et quand il s’applique à une doctrine politique, au sens global, je crois même qu’un militant socialiste devrait le revendiquer. En revanche, ce qui est inacceptable pour un progressiste, c’est de hisser le « libéralisme » au rang de fondement économique et même sociétal, avec ses corollaires : désengagement de l’Etat et laisser-faire économique et commercial. » Bertrand DELANOË (extrait de « son livre » intitulé «de l’audace », édition Robert Laffont, 290 pages, 20 €)

 
Le problème, Monsieur DELANOË, c’est que le libéralisme est une doctrine (vous l’écrivez : « Qu’est-ce que le libéralisme ? C’est une doctrine d’affranchissement de l’homme (…) ») : elle est donc constituée d’éléments formant un ensemble cohérent.
Par conséquent, s’affirmer libéral tout en refusant les principes économiques de cette doctrine vous place d’emblée dans une mouvance hétérodoxe, voire hérétique.
A titre de comparaison, peut-on vanter le catholicisme en le purgeant de l’Immaculée Conception ? La démarche serait pour le moins particulière.  

 
Voyons les références théoriques du « nouveau DELANOË » :
« Au nom de cet héritage intellectuel-là, celui de MONTESQUIEU, de John LOCKE, (…) je suis libéral. »
Intéressant. John LOCKE est l’auteur des « Lettres sur la tolérance », des « Considérations sur les conséquences de la diminution de l’intérêt et de l’augmentation de la valeur de l’argent », du fameux « Essai sur l’entendement humain ». John LOCKE voulait être utile à l’existence sociale des hommes : l’économie n’était pas absente de ses pensées, comme on le voit dans sa bibliographie.
Si DELANOË se réfère à John LOCKE, il lui appartient d’en saisir toute la portée, sous peine de médiocrité.

Mais en fait, Bertrand DELANOË se lance dans le champ de bataille politique de 2012 en maquillant son « vide idéologique » d’une toilette libérale taillée à sa convenance : le tout manque forcément de rigueur intellectuelle. La posture libérale du bonhomme craquera sous le feu nourri de ses concurrents (ils ne sont pas adversaires, puisqu’ils pensent la même chose en dernière analyse), qui auront l’avantage de la cohérence idéologique et de la sincérité.

Concernant le PS, Bertrand DELANOË plaide pour un « parti de managers ». Là encore, il se trompe : gouverner un pays, ce n’est pas comme gérer une boutique. 

C’est parce qu’il n’a aucune vision idéologique personnelle, aucune ambition sociale nouvelle, que Bertrand DELANOË a trouvé ou accepté le titre de son livre  « De l’audace ». 

La différenciation par les mots, mais le maintien des maux.

Ses conseillers auraient pu lui expliquer que faire allusion à la formule célèbre du révolutionnaire DANTON guillotiné pour cause de trahison pouvait difficilement passer pour un acte progressiste.

 

Alexandre Anizy

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