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portraits

Benoît HAMON l'apparatchik

Publié le par Alexandre Anizy

Né le 26 juin 1967, Benoît HAMON est membre du Parti Socialiste depuis 1987. Après avoir obtenu une licence d'histoire, il débute sa carrière en 1991 comme Assistant Parlementaire du député PS Pierre BRANA. Jeune rocardien, il devient le premier Président du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) en 1993 quand Michel ROCARD est le boss du PS, puis Conseiller pour la Jeunesse auprès de Lionel JOSPIN, le nouveau patron. De 1997 à 2000, il est au cabinet de Martine AUBRY, ministre de l'Emploi et de la Solidarité.

Compte tenu de sa formation et de son « expérience professionnelle », d’aucuns se demandent si son poste de Directeur du planning stratégique de l'institut de sondage IPSOS de 2001 à 2004 ne serait pas une erreur de casting.

Il est élu conseiller municipal en 2001, député européen en 2004. Autant dire que ce bonhomme ne connaît rien des ouvriers et des employés, c'est-à-dire des gens qu’il est sensé représenter. Mais au PS, c’est le contraire qui fait exception !

Il a donc été rocardien, puis jospiniste, puis proche de Laurent FABIUS en 2006. Maintenant, il bosse à son compte.

Etant passé par tous les râteliers du PS, l’apparatchik Benoît HAMON pourrait rafler la mise si les éléphants se neutralisent. Dans ce cas, son élection au poste de Premier Secrétaire ne serait qu’une trêve dans la guerre des chefaillons : l’œil du cyclone en quelque sorte.

Alexandre Anizy

La bonté de François CHéRèQUE

Publié le par Alexandre Anizy

Nous connaissons tous la particularité du syndicat CFDT qui est sensé défendre les salariés : une certaine propension à signer (quelquefois seul) des textes de régression sociale, au nom de l’intérêt général bien entendu. La patrie n’a pas encore été invoquée, mais ça ne saurait tarder.

François CHéRèQUE n’est pas responsable de cette approche paradoxale du syndicalisme : avant lui, Nicole NOTAT avait bien enfoncé la doctrine dans le crâne des permanents, dans le prolongement de la pratique d’Edmond MAIRE et de Jacques CHéRèQUE (le papa de François). Mais il vient de commettre un article, sous forme d’entretien, à Marianne, dans lequel il nous balance pêle-mêle :

Il faut créer un statut de l’entreprise européenne, un projet en gestation à Bruxelles et qui ne manquera pas de rogner les ailes des droits des salariés : un coup de pousse au patronat européen ;

Le Président de la République nous dirigerait vers « l’étatisme libéral ».

Un oxymoron en guise de concept, très fort ! Nous lui suggérons, pour les temps prochains, « la dictature humaniste ». 

Franchement, avec de tels concepts, on sent bien que le niveau s’élève pour répondre aux réelles préoccupations des salariés.

 

Particulièrement en forme, François CHéRèQUE a salué le talent de Raymond SOUBIE (conseiller social spécial du Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA : on dit que le franc mac Xavier BERTRAND ne fait rien dans le social sans l’aval de ce bonhomme) dans l’hebdomadaire Challenges (du 30 octobre) : « Car Raymond SOUBIE a réussi, à la fois dans le public et dans son parcours de chef d’entreprise. Il est riche et désintéressé. »

Si vous connaissez un riche qui ne soigne pas son intérêt (c'est une question d'utilitarisme), faites-nous signe : nous ne manquerons pas d’étudier le spécimen.

 

La bonté est une qualité innée chez François CHéRèQUE

 

Comme pour son père Jacques ou pour Nicole NOTAT, la République ou les investisseurs  ne seront pas aveugles devant le talent.

 

Alexandre Anizy

André VALLINI un parangon de l'imposture socialiste

Publié le par Alexandre Anizy

Né en 1956, André VALLINI est un avocat qui n’a pas beaucoup exercé, puisqu’à 30 ans il est déjà élu maire PS de Tullins, après avoir été l’attaché parlementaire du sulfureux ministre de la coopération Christian NUCCI (l’affaire du Carrefour du développement) puis de Gisèle HALIMI. Membre du Conseil Régional et du Conseil Général de l’Isère depuis 1992, il devient député en 1997.

Bref, un homme d’appareil qui ne connaît pas beaucoup la clientèle qu’il est sensé représenter.

 

En novembre 2002, il est Juge titulaire de la Haute Cour ; Jean-Louis Debré lui demande de présider la Commission parlementaire sur la faillite d’Outreau en décembre 2005. Après avoir auditionné 221 personnes entre janvier et avril 2006, il rend un rapport qui servira de base à la réforme de la justice en octobre 2006, puisque « le gouvernement voulait absolument faire quelque chose après Outreau » comme il le dit lui-même.

On sait que cette réforme ne sert à rien, si ce n’est, par exemple, à interdire à la partie civile d’une affaire pénale à ne plus pouvoir plaider elle-même sa cause devant la Chambre d’Instruction : la « justice » se règle de plus en plus entre gens du même monde et hors de la présence des intéressés. Réforme ou Régression ?

On sait aussi qu’aucun magistrat ayant « travaillé sur l’affaire d’Outreau » n’a été sanctionné à ce jour : reste en examen le cas du juge d’instruction Fabrice BURGAUD qui semble avoir compris dès le départ le sort que l’institution judiciaire lui réservait, puisqu’il s’est présenté devant la Commission parlementaire accompagné de 2 avocats et muni d’une déclaration dont les termes ont été juridiquement pesés, forcément.

 

En tout cas, cette Commission a permis au sieur André VALLINI d’acquérir une notoriété nationale. Rien que pour ça, elle doit être considérée comme positive, du moins selon certains.

 

Comme le retour du Parti Socialiste au pouvoir est quasiment renvoyé aux calendes grecques, le talentueux et dévoué (à la République) André VALLINI aurait fait de discrètes offres de service à l’Elysée, selon l’hebdomadaire l’Express (30 octobre 2008), pour remplacer le Garde des Sceaux Rachida DATI, au nom de « l’ouverture politique » (celle qu’il raillait en 2007) et certainement de « l’intérêt supérieur de la nation ».

 

Force est de constater que le Parti Socialiste est un corps sans souffle, dont les cadres dirigeants lorgnent d’abord les maroquins ou les mandats plutôt que de penser à un authentique intérêt général.

A ce titre, André VALLINI nous semble être un parangon de l’imposture socialiste.

 

Alexandre Anizy


P.S. : André VALLINI a démenti, selon le Canard enchaîné du 5 novembre qui affirme que le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA a dit : « VALLINI pourrait remplacer Rachida DATI » ; Alain MARLEIX, Secrétaire d’Etat aux Collectivités locales, se fait le petit télégraphiste d’André VALLINI, puisqu’il aurait confié (Figaro du 4 novembre 2008) qu’ « André VALLINI, député PS de l’Isère, n’a jamais fait d’offre de service pour entrer au gouvernement (…) ».

Tout cela est assez pitoyable, n’est-ce pas ?

L'ex commissaire européen Peter MANDELSON sur la sellette

Publié le par Alexandre Anizy

La Commission européenne constituée par José Manuel BAROSSO est une fine équipe : nous vous avons déjà présenté Nelly KROES (lire notre note du 2 juin 2007). Aujourd’hui, c’est le portrait rapide d’un 2ème lascar.

 

Peter MANDELSON, c’était le commissaire européen anglais en charge des discussions à l’OMC jusqu’à son retour précipité dans le gouvernement de Gordon BROWN : en clair, selon nous, c’est celui qui allait foutre l’Europe à poil dans les règles du commerce international (OMC, cycle de Doha) si la France n’avait pas freiné son laisser-faire naturel (c’est une question d’idéologie).

 

Peter MANDELSON a une éthique personnelle.

 

Il trouve normal, lorsqu’il était commissaire européen, d’avoir des relations privées étroites (plusieurs rencontres en 4 ans, notamment la dernière durant l’été 2008 sur le yacht du milliardaire russe Oleg DERIPASKA) avec l’oligarque russe magnat de l’aluminium Oleg DERIPASKA, quand la Commission de Bruxelles décide la baisse des droits de douane européens sur l’aluminium …

La dite Commission s’est empressée de dire que Peter MANDELSON « n’était intervenu à aucun moment en faveur » d’Oleg DERIPASKA.

Nous croyons la Commission sur parole : jamais Peter MANDELSON n’a prononcé ou écrit le nom d’Oleg DERIPASKA dans les réunions relatives à la baisse des droits de douane de l’aluminium.

Etait-ce bien nécessaire, d’ailleurs ?

 

Il trouve normal d’obtenir un prêt de 373 000 £ de son collègue au gouvernement, le multimillionnaire Geoffrey ROBINSON, sans l'avoir déclaré au gouvernement ou à son organisme de crédit, pour s’acheter une luxueuse maison à Notting Hill : il dut démissionner le 23 décembre 1998. Mais il reviendra vite dans le gouvernement de Tony BLAIR.

 

Il trouve normal en juin 1998 d’appeler personnellement un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur pour faciliter l’obtention de la citoyenneté britannique à Srichanda Hinduja, homme d'affaires indien dont la famille était aussi l'un des principaux soutiens financiers d'une des expositions au Dôme du Millénaire … dont Peter MANDELSON, ministre sans portefeuille, était en charge en 1997. Il démissionna une seconde fois du gouvernement le 24 janvier 2001, et une enquête conclut qu'il n'avait transgressé aucune règle parlementaire.

 

Nous vous le disons : Peter MANDELSON a une éthique personnelle compatible avec les règles parlementaires (ou autres) et le Droit. 

 

Alexandre Anizy

Une histoire française : Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET (NKM)

Publié le par Alexandre Anizy

Nathalie KOSCIUSKO–MORIZET (NKM comme elle se surnomme elle-même, dit-on), secrétaire d’Etat à l’Ecologie depuis le 19 juin 2007, est une femme bien née (en mai 1973) : fille du maire de Sèvres, François Kosciusko-Morizet, petite-fille de Jacques Kosciusko-Morizet, résistant gaulliste de la 1ère heure et ambassadeur de France, arrière-petite-fille d'André Morizet, sénateur-maire communiste puis SFIO de Boulogne-Billancourt.

Elle a eu la possibilité de faire de longues études : lycée Louis-le-Grand à Paris ; Polytechnicienne (promotion 1992), elle a choisi la biologie comme spécialité et elle est aussi ingénieur de l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF), et membre du corps des ingénieurs du génie rural, des eaux et des forêts ; titulaire d'un MBA du Collège des Ingénieurs (promotion 1997).

En mai 2002, on la trouve déjà au cabinet du Premier Ministre RAFFARIN comme conseiller technique pour l’écologie et l’économie durable, et le 19 juillet 2002, à 29 ans et après une longue expérience professionnelle et politique (n’est-ce pas ?), étant proche du Président Jacques CHIRAC, elle prend le siège de député de l'Essonne en remplacement de Pierre-André Wiltzer, nommé membre du gouvernement.

Bref, le parcours d’une Française gâtée.

 

NKM est élue maire de Longjumeau (91) en 2008 avec seulement 39 voix d’avance sur le candidat socialiste : la candidature du socialiste dissident Philippe SCHMITT (480 voix obtenues au second tour) avait objectivement permis l’élection de la bourgeoise NKM.

Le « vrai » candidat socialiste (un mauvais perdant, assurément) demanda l’annulation de l’élection.

Le 23 septembre, le commissaire du gouvernement transmettait une demande d’annulation de l’élection au Tribunal Administratif de Versailles, dans laquelle il pointait le caractère troublant de la candidature de Philippe SCHMITT, un individu nommé inspecteur général de l’équipement « sur proposition du ministère de l’écologie » quelques jours avant de confirmer sa candidature.

Le Tribunal Administratif a jugé que « la connivence alléguée » n’était pas établie : « la quasi-simultanéité de la nomination de M. SCHMITT et de l’annonce de sa candidature (…) n’est pas de nature à établir une relation de cause à effet ».

Ce n’était donc que du hasard.

 

Si un commissaire du gouvernement est muté avec promotion à St Pierre et Miquelon, ce n’est qu’une juste récompense pour un fonctionnaire méritant, n’est-ce pas ?

 

Alexandre Anizy

L'ostracisme ordinaire d'un Pierre MOSCOVICI

Publié le par Alexandre Anizy

Lundi 15 septembre, on voit un article (portrait) sur l’énarque fils de bourge Pierre MOSCOVICI dans Libération (dernière page). Que dit-il à propos du Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA ?

« C’est la force de Nicolas Sarkozy : il parle mal français, mais il parle aux Français. »

 

Nous nous souvenons alors que dimanche dernier nous avons lu un entretien de Jamel DEBBOUZE, dans lequel il parlait d’une manière fugace du racisme ou de l’ostracisme ordinaire au royaume de France : tous ces petits riens (gestes, regards, attitudes, mots) qui dénotent une volonté de marquer la différence quand il ne devrait pas y en avoir. Jamel DEBOUZZE est Français, mais il sait par expérience que souvent être de nationalité française (avoir la carte nationale d’identité) ne suffit pas … 

Rappel : dans notre note du 28 novembre 2007, nous citions Robert CASTEL : « Quand on parle de jeunes de la 3ème génération, on en vient ainsi, comme le dit Etienne BALIBAR, à fabriquer une catégorie sociale juridiquement et humainement monstrueuse, qui est la condition héréditaire d’immigrant. Immigré une fois, immigré toujours, de génération en génération, quelle que soit la nationalité acquise. » [C’est nous qui surlignons] Et d’ajouter : « Cette coagulation de discrimination raciale et de dislocation sociale fait peser sur l’ensemble de la société une menace de sécession. »

 

Nous nous disons alors que ce « il parle mal français » de l’énarque fils de bourge Pierre MOSCOVICI, en parlant du fils d’un émigré hongrois, avocat de formation, devenu Président de la République Française, est un signe (un de ces petits riens) de l’ostracisme ordinaire, parce que nous sommes convaincu que Pierre MOSCOVICI n’a jamais parlé publiquement de la sorte d’un membre de la famille PEUGEOT (par exemple).

En lisant l’article, nous apprenons que  l’énarque fils de bourge Pierre MOSCOVICI a été battu aux élections de 2002 dans le Doubs (une circonscription où son électorat est composé de 45 % d’ouvriers) après avoir traité ses électeurs de cons.

Même s’il a été réélu en 2007, il semble que monsieur Pierre MOSCOVICI a encore du travail à faire sur lui-même, pour reprendre son expression.

 

Pour conclure cette note sur l’ostracisme ordinaire au royaume de France, nous citons Fadela AMARA : « Au-delà du fond, Bernard TAPIE est jugé parce qu’il appartient à la classe populaire. Attention à cette noblesse d’Etat qui voudrait qu’on revienne à une sorte d’aristocratie d’Etat qui dirigerait notre pays et les gueux resteraient à leur place. » (Libération, même jour)

 

Alexandre Anizy

Jean ARTHUIS un honnête homme politique compétent

Publié le par Alexandre Anizy

Le cas mérite d’être cité, du fait de sa rareté.

Jean ARTHUIS est Président (UC-UDF) de la Commission des Finances du Sénat, ancien ministre de l’économie. Il est aussi l’auteur de 2 rapports sur les délocalisations. Il connaît donc son sujet.

 

Quand Renault supprime 4.000 emplois, quand EADS et Airbus délocalisent, Jean ARTHUIS y voit la confirmation de son analyse de 1993 (résumé : nos lois et nos prélèvements obligatoires sont des poids qui réduisent la compétitivité des industriels ; il est très « théorie dominante », vous l’avez compris).

Quand Renault se lance dans le « coût bas » (traduisons pour les managers français : low cost) avec la Logan, il va en Roumanie en prétextant que cette voiture est conçue pour les pays émergents … et puis 2 ans plus tard, la Logan est commercialisée en France.

Rappel des chiffres :

En 2001, 3,3 millions de voitures produites en France ;

Au jour d’aujourd’hui, 2,2 millions.

Pour demain, Jean ARTHUIS est clair : « Dans quelques années, la production française sera réduite à la portion congrue car tous les investissements de volume sont réalisés hors de France. »

Et d’ajouter pour le devenir d’AIRBUS : « Je suis prêt à parier que l’on nous refera avec les AIRBUS assemblés en Chine le coup de la Logan. »

Soulignons l’honnêteté intellectuelle du bonhomme.

Oui, diront les chiens de garde de l’oligarchie, mais la France conserve la Recherche et le Développement, le marketing, l’informatique, les Services … l’économie de la Connaissance, en un mot pompeux. Que nenni ! Cela aussi fout déjà le camp.

« Et c’est une bévue de penser que la recherche pourra se développer à distance de la production », renchérit Jean ARTHUIS.

Soulignons la compétence du bonhomme.

 

Constat de l’INSEE : entre 1990 et 2007, l’industrie française a perdu environ 1 million d’emplois, soit 20 % de ses effectifs. Cette désindustrialisation s’accélère (à cause des licenciements pour délocalisations, du travail au noir, de la non-implantation des nouvelles activités – comme le cas Logan).

 

Si le diagnostic de Jean ARTHUIS est correct, il reste prisonnier de la théorie dominante qui préconise et applique depuis 22 ans la même politique économique (résumé : cessons de taxer la production et de subventionner les entreprises ; accélérons les réformes, i.e. les régressions).

Jean ARTHUIS est un honnête homme politique compétent : beaucoup trop pour vraiment réussir parmi les siens.

 

Alexandre Anizy

La langue de fonte de Luc-Marie CHATEL

Publié le par Alexandre Anizy

Jeudi dernier, au journal télévisé, nous avons pu voir le Secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement Luc-Marie CHATEL en excursion très médiatisée dans les rayons d’un hypermarché de l’enseigne bien connue pour ses campagnes publicitaires remplies de promesses.

Qu’avait-il à dire ? Rien de concret.
Résumons son message : les Français viennent de subir une hausse des prix, c’est vrai, (silence) (pour marquer la compassion ?), mais ce que nous [le gouvernement, les responsables, les gens bien informés etc. ndaa] voyons en ce moment, ce sont les signes du retournement, les prémisses d’une amélioration du pouvoir d’achat.
Si, si, il a osé.

Avec Luc-Marie CHATEL, ce n’est pas la langue de bois mais de fonte*.

Pourquoi est-il sorti ? (le gouvernement est bien renseigné ; mieux que nos soldats en Afghanistan)
Parce que le magazine « 60 millions de consommateurs » s’étalait dans tous les kiosques et maisons de la presse avec cette information :

De juin 2007 à juin 2008, le pouvoir d’achat a baissé de 0,4 %, sans doute une baisse de 0,8 % sur l’année 2008.

Voilà pourquoi Luc-Marie CHATEL (DESS de marketing en 1988) est intervenu dans les médias pour que son message soit ensuite matraqué, alors qu’il ne repose sur aucune pièce tangible.

Comme on dit chez nous :
au pays des promesses, on ne meurt pas de faim !

 
Alexandre Anizy

 
* Luc-Marie CHATEL est issu d’une vieille famille de maîtres de forges à Bayard-sur-Marne (2 ancestrales fonderies ayant occupées 600 personnes) et de notables.

Sous le sandiniste ORTEGA couvait un petit SOMOZA

Publié le par Alexandre Anizy

Au Nicaragua, après avoir renversé le dictateur SOMOZA à la solde des Etats-Unis, Daniel ORTEGA était le chef de la Révolution sandiniste de 1979 à 1990. Ayant perdu les élections et avant la transmission du pouvoir à Violeta CHAMORRO, le gouvernement Ortega permit aux cadres du parti d’acquérir une fortune en biens fonciers privés, Daniel Ortega lui-même s’octroyant 7 propriétés foncières auprès de la Banque du Logement. Cette rapine est connue sous le nom de « piñata ».

Pour revenir au pouvoir, Daniel ORTEGA n’hésita pas à s’allier à l’ex Président libéral Arnaldo ALEMAN, condamné pour corruption : entre accapareurs, on s’entend toujours …
En 2006, c’était chose faite.

Depuis cette victoire électorale, Daniel ORTEGA dirige le pays en contrôlant l’Assemblée Nationale, le système judiciaire, la Cour des Comptes et le Conseil suprême électoral.  Malgré l’aide économique d’Hugo CHAVEZ, l’inflation est supérieure à 20 %.

Les intentions dictatoriales de Daniel ORTEGA sont aujourd’hui dénoncées par une opposition de plus en plus large, mais aussi par d’anciens compagnons de lutte, comme Dora Maria TELLEZ. La contestation est dans la rue, après qu’ORTEGA ait dissous 2 formations politiques pour les empêcher de se présenter aux prochaines élections.  

Ainsi, sous le sandiniste ORTEGA couvait un petit SOMOZA.

 
Alexandre Anizy

Le Gracque 40 Jean-Pierre JOUYET est un protégé élitiste

Publié le par Alexandre Anizy

Le ministre des Affaires européennes Jean-Pierre JOUYET a fait l’ENA, où il côtoya Marie-Ségolène ROYAL et François HOLLANDE qui devinrent ses amis pendant 30 ans.

Et puis vint le moment de l’irruption préparée de la Madone Déate, la pétition des Gracques 40 pour un centrisme socialiste. Un ambitieux technocrate ne se présente qu’en serviteur du bien public qui ignore les clivages politiques. Dans cette posture, Jean-Pierre JOUYET y gagna un maroquin, tremplin indispensable maintenant pour pénétrer le cénacle européen.
 

L’Europe, c’est la grande affaire de cet homme protégé (un énarque est au-dessus des contingences matérielles, de l’incertitude du marché de l’emploi, même s’il en parle souvent du marché – pas de l’incertitude, puisqu’un énarque n’en a pas) : c’est une cause qui demande de la volonté et du talent, qui doit « être à l’abri des débats politiques internes », « parce que la démocratie directe peut difficilement s’appliquer aux traités internationaux ».

Sinon, on tombe sur un « verrou référendaire » : c’est ainsi que le Gracque 40 JOUYET appelle un référendum.

 
Mis à part les monarchistes et Valéry GISCARD D’ESTAING, qui peut être plus élitiste que ce monsieur protégé ?

 
Alexandre Anizy

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