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portraits

Jérôme Cahuzac comme une ménagère

Publié le par Alexandre Anizy

 

C'est l'histoire d'un mec (il est capable de gifler dans la rue un jeune chahuteur « à l'autorité familiale déficiente ou absente »...) qui a fait fortune dans la chirurgie capillaire.

 

Comme ministre du Budget, en tondant maintenant les contribuables français, il reste dans sa partie.

 

Sa grandeur d'âme égalant celle de son porte-monnaie, il fait carrière en politique sous la casaque rose, comme tant d'autres. A notre avis, elle aurait pu aussi bien être bleue, c'est juste une affaire d'opportunité.

 

A l'Assemblée, le député Cahuzac s'était spécialisé dans la tenue des comptes de l'Etat : discourir sur le cahier des recettes et des dépenses comme une ménagère était à sa portée.

 

« De là à faire la leçon d'économie, mec, faudrait pas se la péter ! » comme dirait un djeune bac+5 éco des "quartiers", sans emploi forcément avec des lascars comme Cahuzac aux manettes.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Homo economicus : le cas Daniel Cohen

Publié le par Alexandre Anizy

 

En 2009, c'est en expert que Daniel Cohen nous parlait de la Prospérité du vice (Albin Michel, 19 €).

Pour l'automne 2012, il évoque toujours en connaisseur la perte de repères éthiques dans les sociétés modernes : succès garanti chez les fourbes et les innocents.

 

 

Alexandre Anizy

 

PS : pour mieux comprendre ce personnage, lire aussi la note du 14 janvier 2010

http://www.alexandreanizy.com/article-crise-de-la-mondialisation-i-contre-daniel-cohen-42898374.html

 

 

 

Christophe Barbier est un anti-démocrate

Publié le par Alexandre Anizy

 

Dans un éditorial sur le site de l'hebdomadaire qu'il dirige, Christophe Barbier a récidivé dans sa haine de la démocratie.

(lire à ce sujet notre note consacrée au livre de Jacques Rancière :

http://www.alexandreanizy.com/article-6704177.html )

Parlant de la Grèce, au cas où elle refuserait les conditions exigées par l'Union Européenne, il suggère de la placer sous une « tutelle » qui imposera une « gouvernance moderne » : « il faudra que de l'extérieur viennent les hommes pour remettre la Grèce dans le bon sens », « réinventer l’État dans le cadre d'une nouvelle nation qui s'appelle la nation européenne ».

 

Résumons la "pensée Barbier" :

faisons fi de la volonté du peuple souverain grec ;

instaurons l'autoritarisme de l'extérieur (des sortes de Gauleiter peut- être?).

 

Ce qu'il dit aujourd'hui pour la Grèce, Barbier le petit bonapartiste médiocre l'écrivait déjà en mai 2010 dans un article qui suintait la flagornerie :

« Un putsch légitime est donc nécessaire, car il ne s'agit plus de sauver la Grèce d'un déclassement irréversible, il s'agit de nous sauver en sécurisant notre monnaie. »

http://www.alexandreanizy.com/article-christophe-barbier-un-petit-bonapartiste-mediocre-50457153.html

La récidive du sinistre éditorialiste confirme son antidémocratisme.

 

Christophe Barbier fait penser à Gaston Bergery, ce radical qui ne comprit rien au début des années 30 de la politique extérieure de l'Allemagne nazie, qui employa dès le 25 juin 1934 à la salle Wagram le décorum et le style des rassemblements hitlériens (pour susciter des émotions collectives, notamment par les chants), qui affirma en 1934 que son organisation Front Commun était « sûr de sa doctrine », « sûr de sa force », et que « l'ordre nouveau naîtra par la force et par la pensée. Nous sommes en même temps une tête et un poing » (expression qui rappelait l'image nazie des « travailleurs de la tête et du poing » - Arbeiter der Stirn und der Faust) … Dès 1935, le frontisme (composé essentiellement d'étudiants, d'intellectuels et d'employés) se plaçait au-dessus des partis de gauche et de droite pour rassembler le peuple français : au fond, c'était un néo-jacobinisme aux couleurs du temps, usant des éléments de langage typiquement radicaux, comme "les féodalités financières", "les congrégations économiques", "les puissances d'argent", pour séduire la populace … comme sait faire aujourd'hui le chien de garde de l'Express.

Mais la comparaison s'arrête là, car Christophe Barbier est trop instruit pour n'être que d'un parti.

 

Idolâtre et anti-démocrate, le sieur Barbier étale sans vergogne ses deux qualités qui ne cadrent pas avec l'éthique de son métier.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

 

 

 

Jean-Hervé Lorenzi ou le Fabuleux Business d'un économiste intermédiaire

Publié le par Alexandre Anizy

 

Nous apprenons que Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes (nous évoquerons un jour ce Cercle de l'esprit disparu), va polluer d'un nouvel opus doxique les étals des librairies, un livre titré « le Fabuleux Destin d'une puissance intermédiaire » (Grasset), à partir du 6 avril. Il godillera sur une rivière lénifiante qui parle d'une France pas si mal lotie, le mantra bien connu d'un certain Michel Godet.

Il faut se faire une raison : les médias n'ont pas fini d'inviter cet "expert" pour étouffer les paroles libres en occupant l'espace.

 

Nous ne voudrions pas poser en donneur de leçons (nous lui laissons ce rôle), mais on peut tout de même s'interroger sur son degré de liberté dans ses appréciations, quand on liste les liens (passés et présents) du cumulard Jean-Hervé Lorenzi :

  • président du conseil de surveillance de la société Edmond de Rothschild Private Equity Partners ;

  • membre des conseils de surveillance de la Compagnie Financière Saint-Honoré et de la Fondation du risque créée par AGF, AXA, GROUPAMA et la SOCIETE GENERALE ;

  • membre des conseils d'administration d'ERAMET, de GFI Informatique, de BNP Paribas Assurance, des PAGES JAUNES, de WANADOO, de l'Association française des opérateurs mobiles ;

  • participant au Conseil scientifique de COE-Rexecode et au comité d'audit du CREDIT FONCIER.

Quand il se présente au public en tant qu'expert, Jean-Hervé Lorenzi omet très souvent de donner ce remarquable palmarès … Mais peut-on être un économiste qui pense librement quand on a tant de fils à la patte ?

Lire notre note du 25 mars 2008 http://www.alexandreanizy.com/article-18074074.html

 

En tout cas, le concept de "conflit d'intérêts" n'a pas dû atteindre le cerveau de Jean-Hervé Lorenzi.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

François Fillon a fait mam mam

Publié le par Alexandre Anizy

 

Nous lisons maintenant que le Premier ministre François Fillon a passé ses dernières vacances de Noël aux frais du dictateur Moubarak.

 

Nous comprenons pourquoi le Premier ministre a soutenu le ministre Michèle Alliot-Marie lorsque ses vols gratuits en jet privé tunisien, au moment où le peuple se faisait canarder par les flics du dictateur Ben Ali, ont été révélés dans la presse.

 

Force est de constater que la confusion des genres est devenue la règle d'or de la pseudo-élite politique, qui apparemment doit se considérer insuffisamment payée par l'oligarchie qu'elle sert prioritairement.

 

En Égypte, François Fillon a fait mam mam !

 

 

Alexandre Anizy

 

P.S : il n'est pas inutile de rappeler que le francisquain Mitterrand a souvent séjourné en Égypte ...

 

 

La pente de la médiocrité pour l'indigne Luc Ferry

Publié le par Alexandre Anizy

 

L'honorable Stéphane Hessel vient d'écrire un article qui connaît un succès retentissant dans les librairies : « indignez-vous ! » (Indigènes éditions, décembre 2010, 29 pages, 3 €). Cela déplaît à un ancien ministre aigri qui "cashtonne" dans le Figaro de la famille Dassault.

 

Ainsi, dans son billet du 6 janvier 2011, le philosophe mondain à bouclettes Luc Ferry livre sa contribution hebdomadaire à la doxa intellectuelle (nous en parlerons prochainement), dont il est une figure fort médiatisée à défaut d'être intéressante. Mais cette fois-ci, nous le prenons en flagrante malhonnêteté intellectuelle, ce qui est très gênant pour un philosophe qui radote sur la morale.

 

Comme l'écrit l'ex amant de l'Italienne, « cela paraît tout simple, mais dès que je considère des exemples concrets, tout, hélas, se complique. » En effet, "cher Luc", quand on lit attentivement l'article de Stéphane Hessel, on comprend aisément que cet homme d'honneur associe l'engagement à l'indignation :

« Quand quelque chose vous indigne comme j'ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. » (p.12)

« Une des composantes indispensables : la faculté d'indignation et l'engagement qui en est la conséquence. » (p.14)

L'indignation n'est invoquée qu'en tant qu'élément déclencheur d'un projet d'action citoyenne.

« Le motif de base de la Résistance était l'indignation. » (p.11)

Sinon, "cher Luc", l'engagement n'est que le projet personnel d'un ambitieux pour étancher sa soif de pouvoir ou de reconnaissance : le curriculum vitae d'un Jean-François Copé (ou d'un Luc Ferry) illustre cette proposition.

Or, dans la chronique du philosophe mondain intellectuellement malhonnête, vous ne trouverez pas le mot "engagement", ni par conséquent l'enchaînement indignation – engagement dont parle l'honorable Résistant Stéphane Hessel. Ceci illustre bien les méthodes iniques employées par les porte-paroles de la doxa intellectuelle.

 

En rédigeant cet article, Luc Ferry s'est rendu indigne de son titre. Il confirme ainsi son engagement dans la médiocrité, lui qui « aime mieux Marine Le Pen ».

 

 

Alexandre Anizy

 

 

La conteuse Rama Yade ambassadrice d'elle-même

Publié le par Alexandre Anizy

 

Lorsqu'ils la propulsèrent sur le devant de la scène politique durant les présidentielles de 2007, Rama Yade racontait sa belle histoire personnelle : de quoi attendrir les gens, comme ils disent.

Une fois maroquinée, elle promettait de faire de la politique autrement, puisqu'elle était jeune. On a vu l'inconsistance.

Aujourd'hui, Rama Yade vient d'accepter l'honneur d'être ambassadrice : c'est enfin une mission à sa portée, puisqu'elle trimballe son ego en permanence.

Aujourd'hui, Rama Yade a vieilli, puisqu'elle fait maintenant de la politique comme un vieux radical toujours prêt pour la soupe.

 

Alexandre Anizy

 

 

Des oeillères de Jean-Pierre Jouyet

Publié le par Alexandre Anizy

 

Dans un article publié dans le Figaro du 8 décembre 2010, l'inénarrable Jean-Pierre Jouyet,un Ponce Pilate Gracquant

(lire http://www.alexandreanizy.com/article-les-tartufes-socialistes-jean-pierre-jouyet-le-ponce-pilate-gracquant-43910658.html

et

http://www.alexandreanizy.com/article-21101706.html ),

apporte sa ridicule contribution à la pensée eurocratique en affirmant une méthode :

« Pour consolider la zone euro, osons changer de paradigme et de logiciel. Toutes les hypothèses, même celles qui gênent les banquiers, méritent d'être étudiées. »

Comme ce grand bourgeois n'a rien d'un révolutionnaire, il n'a pas osé conclure son papier par « de l'audace ! Encore de l'audace ! Toujours de l'audace ! ».

Puis, comme il a fait carrière dans la haute administration grâce à son allégeance au clan dit de gauche de l'oligarchie, il cadenasse son effort intellectuel dans une perspective limitée, comme Sartre le fît autrefois :

« (…) nous aurons bien servi l'Europe, qui demeure notre horizon indépassable. »

 

Consolons nous en pensant que l'imbécillité et l'intelligence sont équitablement distribuées dans la société.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Jean-François Copé est-il républicain ?

Publié le par Alexandre Anizy

On savait que Jean-François Copé n'est pas un démocrate, au sens donné par Jacques Rancière (lire notre note sur « la haine de la démocratie »)


Mais, comme en 2009, Copé vient d'évoquer « une ambiance malsaine de nuit du 4 août »[1789, ndAA].

Rappelons ici que ce fut la fameuse nuit révolutionnaire où les privilèges des maîtres ont été abolis : l'ordre ancien s'effondrait, la République allait naître.


Donc, si on suit la pensée de Jean-François Copé, la République est le résultat d'une nuit malsaine. D'une chose malsaine ne pouvait jaillir qu'une proposition souillée … La République serait par conséquent une gueuse, comme disaient certains fascistes dans les années trente.


On savait que Jean-François Copé n'était ni révolutionnaire ni démocrate; on se demande aujourd'hui s'il est sincèrement républicain.



Alexandre Anizy

 

 

(Pierre-Antoine Delhommais) PAD is bad

Publié le par Alexandre Anizy

Dans sa chronique du 16 mai 2010, toujours avec talent, Pierre-Antoine Delhommais rendait grâce une nouvelle fois aux marchés, cet immense lupanar (à défaut de diversité dans l'analyse, PAD sait être iconoclaste dans sa formulation), sans qui les gouvernements laxistes n'auraient pas réussi à boucler leurs finances dans les décennies précédentes.

Alors aujourd'hui, le temps de la rigueur est venu :

« (…) ce n'est certes pas une très bonne nouvelle pour la croissance, surtout dans des pays, comme la France, (…). Mais l'absence de rigueur serait bien pire (...) » (ah bon ? Pour l'explication, vous repasserez …)

Et vient le moment d'affirmer sournoisement :

« (…) les déficits ne font pas la croissance et la création d'emplois. Sans quoi, notre pays qui n'a pas enregistré un seul excédent budgétaire depuis 1973 ne compterait plus un seul chômeur. »


C'est à ces insinuations, théoriquement absurdes, que l'on reconnaît l'éthique du journal le Monde. Et on peut être le "meilleur journaliste économique 2009" et se comporter intellectuellement comme un gredin. PAD is bad.



Alexandre Anizy

 

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