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Le comédien de la morale Jacques Julliard replonge vite

Publié le par Alexandre Anizy

Décidément, durant la quinzaine passée, l'oligarchie et ses chiens de garde ont été secoués au point de tomber les masques ( lire les 3 notes précédentes relatives à Christophe Barbier, Denis Olivennes et Alain Minc ). Mais la dernière livraison de Jacques Julliard le comédien de la morale n'est pas une surprise.


En effet, dans notre note du 22 septembre 2009

( http://www.alexandreanizy.com/article-36363783.html ),

nous dénoncions le rôle néfaste de cet intellectuel obscène, qui se plaçait une nouvelle fois dans les habits d'une "autre gauche" pour mieux polluer les esprits, comme il l'a toujours fait (combien de deniers pour ce job ?). Rappelons ici l'essentiel de son discours en août 2009 :


« C’est l’idée même de ce capitalisme hors sol, hors production, fondé exclusivement sur la spéculation, qu’il faut déraciner, expulser des cerveaux formatés par le bourrage de crâne ultralibéral. »

Diantre ! Quelle radicalité chez ce rad-soc !

Comment faire ?

« (…) la nationalisation du crédit, la taxation à 95 % des très hauts salaires ou leur plafonnement. Et surtout la régularisation du crédit. »

Comme toujours, des mesures démagogiques sont brandies, que ce soit dans les tribunes de presse ou sur les tréteaux électoraux !



Oui, mais voilà, les marchés, comme ils disent, sont maintenant pressés : foin des subtiles manoeuvres de brouillage des idées ! Puisqu'il faut battre le fer quand il est chaud, la presse quasi unanime distille le même programme politique : union sacrée pour la rigueur.

Et Jacques Julliard, docile et penaud, replonge dans le bain commun à peine 9 mois après son "travail de détournement" :

« La question n'est donc déjà plus de savoir s'il faut ou non faire une politique d'austérité mais bien de concevoir à quelles conditions l'austérité ne débouchera pas sur une catastrophe majeure. »

Donc, que vive la rigueur ! Mais JJ a le blues :

« (…) la France va encore perdre deux ans, s'épuiser dans des luttes sociales infécondes et un grenouillage électoral démoralisant. Je voudrais me tromper. »

On le sent au bord du "putsch légitime", comme le petit bonapartiste médiocre Christophe Barbier ( lire http://www.alexandreanizy.com/article-christophe-barbier-un-petit-bonapartiste-mediocre-50457153.html )




Si Pierre Mendès France était l'icône de la "deuxième gauche", le comédien de la morale Jacques Julliard doit en catimini vénérer Edgar Faure la girouette.


Alexandre Anizy

 

Denis Olivennes le doré se lâche

Publié le par Alexandre Anizy

Décidément, l'élite moisie s'est déchaînée cette semaine : après la manipulation d'Alain Minc, après le "coming out" du petit bonapartiste médiocre Christophe Barbier, raillons aujourd'hui l'élitisme de Denis Olivennes le doré (lire http://www.alexandreanizy.com/article-36450987.html).


Encore un que l'étiolement (c'est un euphémisme) de l'Europe technocratique a bouleversé : on savait que Denis Olivennes était un Gracques 40, on découvre maintenant qu'il n'est pas un crack.


En effet, c'est manquer de jugement quand on affirme comme lui que « paradoxalement, le plus européen des responsables et le plus responsable des Européens, c'est Jean-Claude Trichet [l'euro imperator, ndAA]. », car si Trichet a le sens des responsabilités, il faut convenir à la lueur de son expérience au Crédit Lyonnais

( lire http://www.alexandreanizy.com/article-7024151.html )

que l'interprétation qu'il en a ressemble à celle d'une certaine Georgina Dufoix (dans l'affaire du sang contaminé, ce ministre déclara pour sa défense : « je suis responsable, mais pas coupable »).


On ne fait pas l'Histoire avec des gens aussi valeureux.


Pourtant, Olivennes insiste dans son éditorial (1) : « (…) quand il y a, dans le dispositif européen, des institutions supranationales et puissantes – fédérales en quelque sorte – dirigées par des hommes courageux, cela marche. »

Qui sont ces "hommes courageux" ? Une caste technocratique qui n'a jamais reçu la légitimité du peuple.

L'élite moisie d'aujourd'hui nous rappelle celle des années 1930, que les régimes autoritaires – i.e. non démocratiques - n'effrayaient pas.



Alexandre Anizy


(1) : à propos du Nouvel Observateur, dont Olivennes est devenu un des proprétaires : il veut acquérir le journal le Monde. Qui s'assemble se ressemble, n'est-ce pas ?

 

Christophe Barbier un petit bonapartiste médiocre

Publié le par Alexandre Anizy

 

Décidément, l'élite moisie s'est déchaînée cette semaine : après la manipulation d'Alain Minc ( lire http://www.alexandreanizy.com/article-alain-minc-un-parangon-de-l-elite-moisie-50415565.html ), raillons la pensée républicaine de Christophe Barbier, directeur et éditorialiste de l'Express.


Comme d'autres, ce petit monsieur a été bouleversé par le dernier psychodrame bruxellois. Il a compris que la construction technocratique de l'Europe, qu'il soutenait à longueur de colonnes et d'interviews, s'étiole inexorablement. C'est pourquoi, en prenant son courage à deux mains, il lance un appel révélateur dans son magazine.

« Il faut, en Europe, changer de système et de méthode. Cela nécessite un nouveau Traité qui transcende celui de Maastricht, avec sa monnaie unique, trop peu mise au service de l'économie, et sa Banque Centrale, trop obsédée par l'inflation. »

Pauvre petit Barbier, qui professait naguère que le Traité de Lisbonne remettait enfin les institutions européennes en ordre de marche … quelle déconvenue !


Mais l'éditorialiste désemparé sait en son for intérieur que, « traumatisés par le séisme actuel et les duperies d'hier, les peuples ne valideront jamais un tel traité et tout référendum est impossible ; de même, l'alambic des ratifications parlementaires est impraticable, machine à noyer les réformes. »

Alors que faire ?

« Un putsch légitime est donc nécessaire, car il ne s'agit plus de sauver la Grèce d'un déclassement irréversible, il s'agit de nous sauver en sécurisant notre monnaie. »

Affolé par les marchés, Christophe Barbier le républicain (selon le concept du philosophe Jacques Rancière : lire http://www.alexandreanizy.com/article-6704177.html ) révèle enfin sa vraie nature anti-démocratique en prônant cet oxymoron, "putsch légitime", celle d'un petit bonapartiste.


Comme il est un ami de la bergère italienne, il ne rate pas l'occasion de flatter le Président ubiquiste Sarkozy de Nagy Bocsa en l'encourageant à dépasser sa modeste personne pour le plus grand bonheur des peuples européens :

« (…) que Nicolas Sarkozy saisissent l'occasion de mener les débats ! (…) et après avoir été de droit président de l'Europe en 2008, Nicolas Sarkozy peut en devenir président de fait. »

Avec son écharpe rouge, le groupie Christophe Barbier est un Bru(el)ant sans as. Avec Christophe Barbier, petit bonapartiste et médiocre thuriféraire, n'est-elle pas belle, cette élite moisie ?


Alexandre Anizy

 

Alain Minc un parangon de l'élite moisie

Publié le par Alexandre Anizy

Comme nous parlions de l'élite moisie dans une note récente, Alain Minc vient de retenir notre attention par un de ces coups qu'il affectionne. Même si nous avons déjà consacré quelques lignes à ce sinistre personnage, comme

http://www.alexandreanizy.com/article-6418871.html

il nous semble nécessaire de clouer le bec à cet intellectuel malhonnête.


Rappelons tout d'abord que cet écrivassier dispose d'une équipe pour l'assister dans sa tâche. Comme Alexandre Dumas agissait aussi de la sorte, où est le mal ? Quand il franchit ouvertement la ligne jaune : Alain Minc a été condamné pour plagiat par le Tribunal de Grande Instance de Paris le 28 novembre 2001.


Racontons maintenant la dernière performance. Invité de France Info la semaine dernière (les portes des médias n'ont quasiment pas de serrures pour lui), Minc déclare :

« Moi, j'ai un père qui a 102 ans, il a été hospitalisé 15 jours en service de pointe. (…) La collectivité française a dépensé 100.000 euros pour soigner un homme de 102 ans. »

Fort de cet exemple personnel (ah ! ce détail d'ordre privé qui vise à toucher l'auditeur lambda …), il peut balancer son message :

« Et donc, je pense qu'il va falloir s'interroger sur le fait de savoir comment on récupère les dépenses médicales sur les très vieux en ne mettant pas à contribution leur patrimoine quand ils en ont un ou le compte patrimoine de leurs ayants droit. »


Alors, où est la performance ? Dans le prix et la méthode.

Quelque soit la pathologie traitée, une facture d'un tel montant ne pouvait pas être réglée par la Sécurité sociale, puisque la tarification à l'activité (T2A) ne permet pas d'atteindre ce prix.

Interrogé par Libération sur ce sujet, Minc répond :

« Ecoutez, c'était illustratif. Ce montant est sans doute plus élevé que la réalité. (…) Seize jours de service de pointe, ça doit être 20.000 ou 25.000 euros (…). J'ai délibérément pris un chiffre qui frappe ; le montant que j'imaginais qu'on puisse me réclamer. »

Résumons la méthode Minc : dans un débat politique, inventer un chiffre mis en situation pour étayer un argument fallacieux.


Quel est le but politique d'Alain Minc dans cette manipulation ? Attaquer le système d'assurance maladie. Car, après celui des retraites, l'oligarchie voudra démonter celui-là. Leur objectif : protection sociale minimale pour les pauvres et différenciation de l'accès aux soins selon les revenus. Pourquoi ? C'est un marché juteux pour les sociétés d'assurance et autres …

Attendez-vous à subir prochainement un tir d'artillerie médiatique sur ce sujet, car il faut battre le fer quand il est chaud.

Argument fallacieux, disions-nous. Dans son rapport du 22 avril 2010, le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie affirme que le vieillissement de la population française n'est pas la menace majeure pour l'évolution globale des dépenses de l'assurance maladie, puisqu'il ne représente que 10 % de la hausse moyenne annuelle de la consommation de soins et de biens médicaux. En fait, les malades jeunes (moins de 10 ans) coûtent aussi cher que les vieux (85 ans et plus), et le reste à charge est toujours plus élevé pour les vieux.


Nous doutons que l'énarque Minc ignorât les chiffres réels en abordant ce futur champ de bataille. Car sinon, parler doctement en ne sachant pas, n'est-ce pas la première condition pour mériter la fausse qualité d'expert ?



Alexandre Anizy

 

6. Les tartuffes socialistes : Jean-Pierre Jouyet le Ponce Pilate Gracquant

Publié le par Alexandre Anizy

D'aucuns pourraient nous faire remarquer fort justement que ce monsieur n'est plus membre du Parti Socialiste. Mais dans ce cas, ils oublieraient que l'énarque socialiste Jean-Pierre Jouyet a fait une brillante carrière dans la haute administration sous l'ère socialiste, et puis qu'il prit médiatiquement ses distances en entrant au Gracque 40 puisque l'offre du Parti n'était plus porteuse (nous synthétisons par là-même la conclusion de la pensée essentiellement consensuelle de ce groupuscule du VIIème arrondissement parisien), pour enfin finir dans les filets d'un pêcheur nommé Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa.

Pour l'oligarchie et ses représentants, peu importe le flacon pourvu qu'ils aient l'ivresse (du pouvoir).

Malgré tout cela, comme le repêché avait encore des vapeurs (des états d'âme), on lui confia un poste magnifique (patron de l'Autorité des Marchés Financiers) : de quoi continuer à s'assoir à la table des saigneurs.

 

Patatras ! A peine débarquait-il dans les murs de l'AMF que cette institution blanchissait définitivement Arnaud Lagardère et les dirigeants d'EADS, au terme de 3 ans d'enquête pour un soupçon de délits d'initiés !

Il faut croire que c'en était trop pour la conscience professionnelle, voire l'honneur, du patron Jean-Pierre Jouyet qui se démarqua immédiatement des conclusions du rapport final de cette enquête « exemplaire », puisqu'elle était antérieure à sa nomination. A notre avis, Ponce Pilate n'aurait pas fait mieux.

 

(lire aussi le portrait de juillet 2008, ci-dessous)

http://www.alexandreanizy.com/article-21101706.html

Nous avons bien ri à la lecture du Figaro d'hier (29 janvier2010), notamment quand Jouyet déclare solennellement : « Si certains s'interrogeaient après cette décision sur le degré d'exigence de l'AMF en matière d'information financière, qu'il soit bien clair que celui-ci est inchangé. » Les affaires continueront comme avant, et nous l'avions déjà compris, monsieur.

 

 

Alexandre Anizy 

5. Les tartuffes socialistes : Lionel Jospin le fossoyeur

Publié le par Alexandre Anizy

 

Puisque Lionel Jospin est en pleine promotion, se rappelant ainsi à nos mauvais cauchemars, rappelons ici les méfaits de ce tartuffe.

 

Enarque trotskiste, il débutait mal dans la carrière diplomatique et dans sa peau. En 1983, quand le francisquain Mitterrand enlève le masque et achève la comédie, c'est son serviteur Jospin qui trouve « la parenthèse » : un lâche soulagement devant les forces de l'argent.

En 1997, dès qu'il prend les commandes de l'Etat, il commence par renier une promesse de campagne en ratifiant le traité d'Amsterdam ; ensuite, ce n'est qu'un chapelet de renoncements.

En créant EADS, il montre soit qu'il ne sait pas compter, soit une propension certaine à enrichir les riches : lire notre note http://www.alexandreanizy.com/article-7183428.html

Sous la férule de Jospin, l'Etat n'a jamais autant privatisé. S'il n'a rien fait contre la classe démunie, comme il aime le chanter dans son bilan, il oublie de dire qu'il n'a rien fait pour non plus.

En 2002, il atteint le sommet pendant sa campagne présidentielle lorsqu'il prononça ses deux vérités :

« L'Etat ne peut pas tout » (face à des entreprises rentables qui délocalisent) ;

ce n'est pas "un programme socialiste".

Lionel Jospin est un fossoyeur du socialisme : avec lui, le mot a définitivement perdu toute signfication.

 

Nous concluons en paraphrasant un autre tartuffe :

Jospin n'a qu'une seule qualité, sa femme.

 

 

Alexandre Anizy

Dalia GRYBAUSKAITE un modèle d'eurocrate

Publié le par Alexandre Anizy

Le 17 mai 2009, Dalia Grybauskaite est devenue Présidente de la Lituanie.

Née en 1956 au temps de l’empire soviétique, elle a pu étudier l’économie politique à l’université de Leningrad (diplôme en 1983) puis à l’Académie des sciences de Moscou (docteur ès sciences économiques en 1988). A Vilnius, elle enseigna sa discipline dans une école du Parti communiste … Puis les temps changent : le mur de Berlin tombe en 1989, les Lituaniens votent pour l’indépendance le 9 février 1991 … l’année où Dalia Grybauskaite part aux Etats-Unis pour compléter sa formation à l’université de Georgetown, et peut-être pour oublier un peu son « passé soviétique ».

En 1993, elle est négociatrice pour l’accord de libre-échange avec l’Union Européenne et dès 1994, ministre plénipotentiaire ; elle devient vice-ministre des Finances en 1999, et ministre de 2001 à 2004. En 2004, elle entre dans la Commission Barroso : comment pourrait-elle ne pas s’entendre avec cet ancien maoïste portugais (MRPP) devenu libéral ? 

Elle s’occupe de la réforme du budget de l’Union, avec succès.

 

La Lituanie étant gravement touchée par la crise actuelle, Dalia Grybauskaite en profite pour se présenter en « indépendante » à l’élection présidentielle : avec son bâton de commissaire européenne et son programme paradoxal (transparence dans la vie publique et lutte contre les oligarques : quel culot !), elle gagne au 1er tour avec 69 % des voix. Evidemment, elle sait être démagogue : par exemple en disant n’accepter que 50 % du salaire de président.

 

Si l’avenir de la Lituanie n’est pas forcément radieux, nous sommes sûrs que celui de Dalia Grybauskaite ne connaîtra pas de trou noir : aux moments opportuns, elle peut changer facilement de conviction. C’est pourquoi la Dame de fer lituanienne saurait parfaitement s’incruster dans l’économie communiste de marché qui nous attend peut-être.

 

Alexandre Anizy

 

4. Les tartuffes socialistes : Jean GLAVANY l'hypocrite vigie

Publié le par Alexandre Anizy

Le monde du travail, Jean Glavany ne doit pas connaître : né en 1949 et après de brillantes études en « sociologie et économie urbaines », en sciences économiques et politiques (disons au moins bac + 6), il est déjà embauché comme assistant parlementaire par le Parti Socialiste en 1976. Donc peu de temps pour l’entreprise …

Depuis cette année-là, il est dans la bulle politique.

Mais cela ne l’empêche pas d’être au comité stratégique du Groupe de Vincent Bolloré (un yachtman ami de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa) : son expérience professionnelle des affaires en fait une recrue de choix, c’est évident.

 

Il faut savoir aussi qu’il fut le secrétaire particulier du francisquain Mitterrand à partir de 1979, puis son Chef de cabinet à l’Elysée de 1981 à 1988. Il est forcément devenu membre du conseil d'administration de l'association des amis de l'Institut François-Mitterrand. On lui pardonnera naturellement sa « mitterrandolâtrie » : nul n’est parfait. 

Mais beaucoup moins ce genre de propos :

« Ce n’est pas à des parlementaires de demander la levée du secret-défense, mais à des juges. » (1)

Pour lui, rappelons ici Victor Hugo :

« On ne va point au vrai par une route oblique.

Sois juste ; c’est ainsi qu’on sert la république ;

Le devoir envers elle est l’équité pour tous ; »

Poème Pas de représailles dans « L’année terrible » (Pléiade, Œuvres poétiques tome 3, page 383) ;

Puis ceux-ci :

« Quoi ! rien de vrai ! le scribe a pour appui le reître ;

Toutes les robes, juge et vierge, femme et prêtre,

Mentent ou mentiront ; »

A Guernesey, poème VII, dans « l’Art d’être grand-père » (Pléiade, Œuvres poétiques tome 3, page 584) 

Se réfugier derrière les juges pour mieux taire la vérité, est-ce le dessein de cet élu du peuple ?

Que ce « socialiste » soit pour la République des juges, n’est-ce point étrange ?

 

Alexandre Anizy

 

(1) cité dans le Figaro du 29 octobre 2009, suite à la demande de levée du secret-défense de Charles Pasqua

 

3. Les tartuffes socialistes : Denis Olivennes le doré

Publié le par Alexandre Anizy

Dans le Nouvel Observateur (numéro du 27 août 2009), le magazine Guépéou de la gauche moraliste, le directeur (et actionnaire du Groupe) Denis Olivennes le doré feignait de s’opposer à son comédien de la morale Jacques Julliard (voir le Portrait du 22 septembre).

« Vitupérer la mondialisation ou le capitalisme financier aujourd’hui, c’est comme pester contre l’économie de marché dans les années 1970 : cela procède d’un même aveuglement – toujours très populaire – seulement remis au goût du jour. »

Car c’est bien connu : seule l’élite est éclairée.

 

Bien sûr, Denis Olivennes le doré n’omettait pas de décrier « la déviation du capitalisme de rentiers, d’héritiers et de privilèges » : il pouvait indubitablement le faire puisqu’il n’ignore rien de cette caste. Survolons le curriculum vitae du perfide protégé :

Enarque, il est conseiller de Pierre Bérégovoy, l’ouvrier devenu ministre que le francisquain Mitterrand et le grand bourgeois Fabius chargèrent de libéraliser l’économie (le cynisme de l’oligarchie n’a jamais de limite) ;

Pantouflard il devient ensuite, d’abord chez Air France, puis à Canal Plus (au temps du mégalomaniaque Jean-Marie Messier) où il fut arrosé de stock-options, et qu’il quitta en empochant un parachute doré quasiment inégalé en France ;

Recruté par François Pinault (l’ami de Jacques Chirac … et du philosophe milliardaire Bernard-Henri Lévy) pour diriger la Fnac, il augmenta son bas de laine pendant quelques années avant d’entrer dans le capital du Groupe de Claude Perdriel (lire notre note « Claude Perdriel ennemi du droit amis de droite » du 30 juin 2007), propriétaire du magazine Guépéou de la gauche moraliste.

 

 

Comme vous le voyez, lorsqu’il parle des privilégiés, le directeur du Nouvel Observateur Denis Olivennes le doré est bien placé pour le faire.

 

Alexandre Anizy

 

2. Les tartuffes socialistes : Jacques JULLIARD le comédien de la morale

Publié le par Alexandre Anizy

Comme il serine son couplet sur la « deuxième gauche » depuis presque 30 ans dans les colonnes de la presse appartenant aux faux amis du peuple, Jacques JULLIARD fait régulièrement le coup de « la barre à gauche, camarades ! », pour mieux canaliser les révoltes grondantes vers l’impasse politique.

 

Ainsi, nous eûmes droit dans le Nouvel Observateur (le numéro du 27 août 2009) à un appel vibrant … à quoi au fait ?

« D’abord, reprendre à notre compte la bataille intellectuelle que nous avons, je l’ai dit, trop négligé. »

Mais un intellectuel comme Jacques Julliard qui a bâclé son travail pendant 30 ans est-il le mieux placé, avec ses amis, pour construire la « nouvelle maison » sur de bonnes bases ? Assurément non.

 

Où est le problème pour ce vieux monsieur ?

« C’est l’idée même de ce capitalisme hors sol, hors production, fondé exclusivement sur la spéculation, qu’il faut déraciner, expulser des cerveaux formatés par le bourrage de crâne ultralibéral. »

Diantre ! Quelle radicalité chez ce rad-soc !

Comment faire ?

« (…) la nationalisation du crédit, la taxation à 95 % des très hauts salaires ou leur plafonnement. Et surtout la régularisation du crédit. »

Comme toujours, des mesures démagogiques sont brandies, que ce soit dans les tribunes de presse ou sur les tréteaux électoraux !

 

Si le bonhomme a quelques éclairs de lucidité :

« Ma conviction est que le redressement de la gauche ne viendra pas, dans l’immédiat, du monde politique, mais d’un coup de grisou dans les confortables tranchées du syndicalisme de représentation. » ;

« Un Fabius, un Strauss-Kahn sont beaucoup trop compromis avec l’ancien système économique dominant pour incarner le renouveau. » ;

c’est pour s’égarer derechef, car quel est son Monsieur X, comme Gaston Defferre fut celui de Jean-Jacques Servan-Schreiber ?

Etes-vous bien assis ?

C’est François Hollande, « la grande inconnue » ! Ce culbuto mollétiste qui ensabla définitivement le principal appareil politique de la gauche.

 

Où faut-il commencer la bataille ?

« (…) il faut redonner au socialisme sa dignité morale. Derrière le ballet indécent des prétendants, je vois beaucoup d’ambitions personnelles, très peu d’ambition pour la France. La faillite de nos élites est d’abord (…), de la guerre de Cent Ans à la déroute de mai - juin 1940, une faillite morale. (…). C’est pourquoi il ne saurait y avoir désormais de socialisme que moral. » (Ces propos iront droit au cœur du milliardaire philosophe Bernard-Henri Lévy, qui ne connaît de gauche que morale, ravalant la question sociale à un accessoire …)

Mais dites-nous, Jacques Julliard, si on écoute attentivement les discours actuels de l’élite en faillite, comme vous dites, ne remarque-t-on pas qu’elle se gargarise déjà de ces mots-là, « déontologie », « éthique », « morale », « moralisation », etc. ?

 

Cher Monsieur, vous osez tout, y compris jouer la scène de la rupture idéologique pour finir vautré dans le même lit politique.

Mais n’est-ce pas à ça qu’on les reconnaît, selon Michel Audiard ?

 

Alexandre Anizy

 

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