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notes generales

PINEAU VALENCIENNE : tel père, telle fille ?

Publié le par Alexandre Anizy

La fille Laurence de Didier PINEAU VALENCIENNE percevait le RMI entre février 1999 et mai 2005, soit 40.000 euros. « (…) jamais nous n’avons voulu escroquer qui que ce soit » a-t-elle expliqué au tribunal.
Elle vient d’être condamnée à Nanterre avec son compagnon à 8 mois de prison avec sursis et 25.000 euros d’amende.

 
Dans notre note du 4 septembre 2007, nous écrivions :

« Après 10 ans d’enquête et un procès de 13 mois, un jugement fut rendu le 31mars 2006. Le tribunal a retenu les faux et l’escroquerie dans le cadre de la gestion de 2 filiales belges du groupe SCHNEIDER, Cofibel et Cofimines. Dans le cadre d’une OPA sur ces sociétés, les actionnaires minoritaires ont été sciemment mis en erreur par SCHNEIDER : la valeur des titres a été diminuée par des informations incorrectes validées par le PDG Didier PINEAU VALENCIENNE. Contre ce grand patron français (accusé aussi d’avoir siphonné les filiales belges au profit de la maison - mère, le juge Laurence MASSART a dit que son implication concrète n’a pas été prouvée), le ministère public avait demandé 4 ans de prison avec sursis : reconnu coupable, Didier PINEAU VALENCIENNE a été dispensé de peine en raison de l’ancienneté des faits qui lui étaient reprochés.
Coupable, mais pas condamné. Après 10 ans d’enquête et un procès de 13 mois. »

 
Peut-on alors reprendre l’expression « tel père, telle fille » ? Non.
Les performances ne sont pas comparables.

 
Alexandre Anizy

Le passé nazi de la famille QUANDT (BMW)

Publié le par Alexandre Anizy

La famille QUANDT (une fortune d’environ 26 milliards d’euros) ne compte pas pour des « brunes » dans le capitalisme allemand, bien qu’elle soit d’une extrême discrétion depuis des décennies.

 
Après 5 années d’enquête minutieuse, Eric FRIEDLER et Barbara SIEBERT ont réalisé un documentaire titré « le silence des Quandt », dans lequel ils démontrent que cette famille, déjà riche avant la guerre, a profité du nazisme et de la guerre pour s’enrichir davantage. Ils se demandent aussi comment Günter (le père) et Herbert (le fils) ont pu passer entre les mailles du filet de la dénazification après 1945.

Parce que les QUANDT ont les mains sales.

 
Membre du Parti nazi (NSDAP) dès 1933, Günter utilise l’influence de son ex-épouse Magda auprès de GOEBBELS (son nouveau mari) et ses relations pour se débarrasser de ses concurrents : les entreprises de Juifs sont « aryanisées » et les non Juifs contraints de céder leurs actions à QUANDT. Quand on résiste, on est arrêté (exemple : l’industriel luxembourgeois LAVAL).

Propriétaires de l’usine d’accumulateurs AG Afa, qui tourne à plein régime, ils participent à la machine de guerre allemande : le personnel est fourni par les camps de concentration de Stocken. Malgré les bombardements des Alliés et grâce à ses relations à Berlin, les QUANDT maintinrent intact leur outil de production.

 
Question : pourquoi les documents accablants en possession des Anglais ne sont-ils jamais sortis au procès de Nuremberg ? Parce que les Anglais avaient besoin des usines QUANDT, selon FRIEDLER et SIEBERT.
 

Pour réagir face à ce documentaire accablant, les QUANDT ont décidé d’ouvrir leurs archives : c’est le moins qu’ils puissent faire.  
Ils vont devoir s’exposer pour gérer cette crise qui nuit au développement de leur business, notamment aux USA.
Voilà pourquoi le loup est sorti de sa tanière.

 
Pour nous, une question se pose : tant que BMW appartiendra à cette famille, le boycott de la firme n’est-il pas une riposte adaptée des consommateurs citoyens ?

 

Alexandre Anizy

Bernard ESAMBERT et son "capitalisme éclairé"

Publié le par Alexandre Anizy

Après avoir été un acteur émérite de la guerre économique des 40 dernières années, Bernard ESAMBERT dépose son armure pour réfléchir à l’avenir de l’Homme dans un article intitulé « plaidoyer pour un capitalisme éclairé » (Figaro 7 janvier 2008).

Curieusement, le mot « capitalisme » et l’expression « capitalisme éclairé » ne figurent pas dans le texte : alors ce plaidoyer est-il vraiment sérieux ?
Par contre, on trouve beaucoup de « libéralisme », et une fois l’expression « libéralisme éclairé ».

 
Bernard ESAMBERT fait le constat d’un monde matérialiste sans repères :

« (…) nous vivons désormais dans un monde de marchands produisant massivement du confort matériel, des services et des images. Le contexte est celui d’un combat économique qui a transformé la planète en champ de bataille, sans morale ni spiritualité. »

Bien sûr, il n’est pas question de remettre en cause le passé, puisque « sur le plan matériel, le libéralisme des temps modernes a apporté la satisfaction des besoins vitaux à des centaines de millions d’individus (…). »

Plutôt un ajustement : « Il s’agit dorénavant d’envisager un libéralisme éclairé prenant en considération la notion de solidarité au sein de l’espèce humaine. Sans oublier la justice (…) » « (…) le libéralisme. Il faut simplement le doter d’un code moral qui le rende acceptable (supportable ?) à la majorité. »

« (…) le monde devra passer à un degré supérieur d’organisation. Au moment même où les Etats érigent des murets de fortune pour se protéger de la globalisation. »

N’est-ce pas là, en fait, le véritable sujet de préoccupation de Bernard ESAMBERT ?

 

Pour réussir le nouveau plat libéral, le chef Bernard ESAMBERT rêve d’une équipe inspirée par « (…) un dialogue entre AVERROèS, MAÏMONIDE, saint THOMAS D’AQUIN et ARISTOTE qui réanimerait l’entrelacs des révélations et de la raison. » « Un code éthique élaboré par un tel cénacle consoliderait de jeunes démocraties (…), freinerait l’absentéisme du cœur qui accompagne souvent la concurrence sans frein. (…). Ce sont les notions de solidarité, de générosité, d’altruisme qui font de l’homme une espèce supérieure. »

Et enfin, l’apothéose : « Mais il n’est pas interdit de rêver au partage d’une authentique condition humaine. Il y a des « biens publics mondiaux » tels que la santé, l’eau, le maintien d’une planète habitable (…). »  
On croirait presque entendre un baba cool du plateau du Larzac, dans les années 70.
Mais ce ne doit être qu’une illusion.

 
Contre les coups de blues, il est généralement recommandé aux managers :

Un coach pour relaxation et bien-être ;

Un stage individuel de « re-motivation » ;

Une retraite spirituelle (destination à choisir sur catalogue).

 

Alexandre Anizy

Le milliardaire philosophe Bernard-Henri LEVY encense Benazir BHUTTO

Publié le par Alexandre Anizy

(Lire les notes du 13 octobre et du 17 octobre 2007)

 
L’assassinat de Benazir BHUTTO est un crime, et quelle que soit la victime, un crime reste un crime.

Mais quand on est un intellectuel patenté, comme le milliardaire philosophe Bernard-Henri LEVY, il convient de raison garder.
Ce que le monsieur ne fait pas dans son article paru hier dans Libération.

 
Nous vous épargnons le style pathétique du bonhomme, qui nous rappelle en moins bien, forcément, les discours inspirés d’André MALRAUX.

 
Nous vous faisons grâce de son appel ridicule aux grands chefs d’Etat pour qu’ils honorent de leurs présences les funérailles de Benazir BHUTTO. 

 
Lorsqu’on se pique de géopolitique, il est souhaitable de regarder lucidement les faits pour ne pas s’enticher d’une personnalité douteuse en la dressant en icône de la liberté en terre d’islam :

Qui a été condamnée dans son pays à 2 reprises pour corruption ?

Qui a aidé les fameux talibans à prendre le pouvoir à Kaboul en 1996 ?

Qui a été condamnée en Suisse pour blanchiment d’argent ?

Qui s’est autoproclamée dirigeante à vie du PPP ?

Qui s’est alliée aux Etats-Unis pour son retour au pays ?  

 
C’est en niant ces faits que des gens comme le milliardaire philosophe Bernard-Henri LEVY contribuent au rejet du « bon génie des Lumières » (expression du monsieur).

 
Alexandre Anizy
 

N.B. : le nouveau Libération d’Edouard de ROTHSCHILD et de Laurent JOFFRIN se veut défenseur de « valeurs » (de gauche ?). Est-ce pour cette raison qu’il publie quasi instantanément cet article partisan et affligeant de son actionnaire et membre du Conseil de Surveillance, le milliardaire philosophe Bernard-Henri LEVY ?

Même le Figaro de Serge DASSAULT n’a pas osé un éloge posthume. 

 

Communication non verbale : COPé et le Traité européen

Publié le par Alexandre Anizy

Sur Télé matin hier, « les 4 vérités », Jean-François COPé a donné involontairement un nouvel exemple de ce que la communication non verbale peut révéler.

 
Il venait juste de dire, approximativement :

« (…) le mini traité européen,
c’est une grande victoire de Nicolas SARKOZY »

ET Là,

alors qu’il n’avait pas de problème de voix précédemment,
il racle sa gorge.

Ce raclement du locuteur est le signe d’un malaise qui s’installe,

parce que Jean-François COPé sait bien qu’en France, en Hollande, dans beaucoup de pays, si les peuples votent par référendum, le traité serait rejeté.

Ensuite, on y arrive, COPé vend sa soupe :

SARKOZY avait dit qu’il n’organiserait pas de référendum ;

Les Français ont élu SARKOZY ;

Donc la volonté du peuple est respectée.

Magnifique syllogisme.

 

Le raclement de gorge. Le nez de Pinocchio. La trahison des clercs.

 
Alexandre Anizy

Cible : Code du Travail

Publié le par Alexandre Anizy

Il y a 3 ans, le baron Ernest Antoine SEILLIERE DE LABORDE, patron du MEDEF et membre du clan WENDEL, pesait le Code du Travail boursouflé : 1,25 kg pour 2.400 pages. « Trop de mauvaises graisses à karchériser » aurait pu dire le pachyderme Claude ALLèGRE.

 
Un an plus tard, le gracieux Gérard LARCHER, ministre délégué à l’Emploi, exauçait les vœux du baron : recodification du Code du Travail à droit constant.

Les fruits de ce travail sont tombés : « On profite ainsi de la jungle des textes pour faire passer quelques petites régressions sociales. » Emmanuel DOCKèS, professeur de droit à l’université Lyon II.

 
Mais pour l’héritière PARISOT, qui a succédé au baron à la tête du MEDEF, on n’a rien gagné au change : c’est toujours aussi lourd, foisonnant, contraignant. Le chantier de la déconstruction sera relancé en 2008.

 

Alexandre Anizy

On change si peu

Publié le par Alexandre Anizy

En écoutant Jean-Marie CAVADA hier matin sur Télématin, en lisant les entretiens qu’il a donnés la semaine dernière pour expliquer son ralliement à l’UMP en échange d’une mairie (et plus si affinité ?), nous pensions que si le temps s’écoule inexorablement, les hommes changent peu.

Mr CAVADA, jeune journaliste aux dents longues, a gravi quatre à quatre les échelons des rédactions dans les années 70, en servant les plats à GISCARD et ses amis, comme Etienne MOUGEOTTE et Jean-Pierre ELKABACH. Mais contrairement à ces 2 derniers, dont la servilité écoeurait les Français et qui durent trouver refuge dans une position de repli en 81, Mr CAVADA passa le gué et s’accommoda des nouveaux princes, en tenant un discours sur la rigueur du journaliste professionnel épris d’éthique.

Il y avait de quoi gerber.

Mr CAVADA est entré en politique grâce à François BAYROU au moment où son horizon professionnel se bouchait. Mais ce qui intéresse Mr CAVADA, c’est le pouvoir : il était donc normal qu’il se lasse vite des gesticulations d’opposant de BAYROU, pour rejoindre le parti des chefs. Comme d’habitude.

 
Il ressemble à Christian BLANC, ce petit haut fonctionnaire, qui se croit un grand manager et un homme politique d’envergure. Lui aussi a été propulsé dans l’aire de jeu politique par François BAYROU, lui aussi a rejoint le parti des chefs.

 

S’il veut grandir, il faudrait que François BAYROU réalise que ses recrutements ne valent pas tripette.

 
Alexandre Anizy

Les faux jetons du SNJ du journal "Parisien"

Publié le par Alexandre Anizy

Mardi 20 novembre 2007, le journal « le Parisien » appartenant à la famille AMAURY (au fait, comment va le cheval ?) a sorti une couverture antigrève titrée « Stop ».

Pour le Syndicat National des Journalistes (SNJ), c’est « une rupture avec la ligne éditoriale de notre journal (…) positionné comme un journal d’information et non (…) d’opinion. »

 
A notre avis, les journalistes « SNJ » du Parisien étaient soit de grands naïfs, puisqu’ils devaient être les seuls à penser que le Parisien était « sans opinion » ou apolitique, soit des faux jetons qui essaient de le rester.

 

Alexandre Anizy

Villiers-le-bel, Robert CASTEL et la discrimination négative

Publié le par Alexandre Anizy

Pour Robert CASTEL (historien et sociologue), les jeunes des banlieues issus de l’immigration sont toujours « assignés à résidence » comme des « étrangers de l’intérieur ». Selon lui, deux ans après les émeutes, le calme actuel est trompeur. Villiers-le-bel vient de lui donner raison. 

 
Les jeunes des banlieues accumulent les contre-performances sociales, parce que la discrimination négative les frappe fort. « Etre discriminé négativement, c’est être assigné à un destin sur la base d’une caractéristique que l’on n’a pas choisie, mais que les autres vous renvoient sous la forme d’un stigmate. » (R. CASTEL, nouvel observateur 11 octobre 2007, p.46)

« On refuse une citoyenneté effective à ces jeunes (…) pourtant pour la majorité d’entre eux de nationalité française. »

« Le rêve de promotion sociale n’est pas formellement interdit aux jeunes issus de l’immigration. La France n’est pas une société de castes ou d’apartheid » Au sens strict, c’est exact.

 
Mais comment faut-il interpréter, en dernière analyse, la cabale contre le ministre Rachida DATI ?
Pour nous, la France est déjà un ensemble de communautés d’intérêts.

 
Logiquement, Robert CASTEL en arrive à ceci : « Force est de constater qu’une dynamique de séparation est en train de s’installer (…). » Pour appuyer ses dires, il affirme : « Quand on parle de jeunes de la 3ème génération, on en vient ainsi, comme le dit Etienne BALIBAR, à fabriquer une catégorie sociale juridiquement et humainement monstrueuse, qui est la condition héréditaire d’immigrant. Immigré une fois, immigré toujours, de génération en génération, quelle que soit la nationalité acquise. » [C’est nous qui surlignons]

Et d’ajouter : « Cette coagulation de discrimination raciale et de dislocation sociale fait peser sur l’ensemble de la société une menace de sécession. »

 

Il nous semble d’une part que c’est le mythe de la communauté nationale qui s’est définitivement envolé, ce qui n’est pas rien tout de même. D’autre part, les communautés d’intérêts acceptent encore de se battre économiquement et politiquement dans le cadre juridique national.
On peut s’interroger sur la durée de ce sursis, quand on mesure le discrédit de l’administration judiciaire par exemple.

 
Alexandre Anizy

CFDT = syndicat jaune ?

Publié le par Alexandre Anizy

A Paris, mardi 20 novembre, le secrétaire de la CFDT François CHéRèQUE a dû quitter la manifestation sous les huées et la protection d’une dizaine de gardes du corps.

Cette mésaventure s’étant déjà produite pour son prédécesseur Nicole NOTAT, il est légitime de poser la question : la CFDT ne passerait-elle pas aux yeux d’une partie des salariés pour être en dernière analyse le syndicat du patronat ?
Apportons quelques informations au débat.

 
Le « recentrage » de la centrale ouvrière a été amorcé au début des années 80 par Edmond MAIRE, avec notamment pour adjoint un certain Jacques CHéRèQUE (le père de François).
Pour services rendus au compromis social républicain, Edmond MAIRE est devenu patron de VVF pendant de longues années, tandis que Jacques CHéRèQUE s’occupait de la pauvre Lorraine désindustrialisée : 2 postes bien rémunérés.

 
C’est sous le règne de Nicole NOTAT que les choses apparurent évidentes. Après avoir été écartée « énergiquement » d’une manifestation à Paris, elle quitta la voie syndicale pour se lancer dans les affaires.
Elle le fit d’ailleurs avec panache, puisque ses relations du CAC 40 mirent quelques deniers dans la société de madame NOTAT.
La reconversion a parfaitement réussie, ce dont nous la félicitons. Mais pouvait-il en être autrement quand on a de pareils « amis » ?

 
Par conséquent, au vu de ce qui s’est passé mardi dernier, nous ne serions pas surpris si nous apprenions que l’idée d’un changement d’orientation professionnelle commençait à émerger chez François CHéRèQUE.
A notre avis, comme pour ses prédécesseurs, l’avenir ne sera pas bouché.

 
Alexandre Anizy

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