Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

notes generales

Le Monde, télégraphiste du Comité des Forges ?

Publié le par Alexandre Anizy

En page 14 de son édition datée du mardi 6 novembre 2007, le journal vespéral titrait :
« L’affaire des comptes cachés de l’UIMM ébranle le fonctionnement du MEDEF »    Sous-titre : « Après la découverte d’un système de financement des syndicats (…) »

Dans cet article, le Monde apporte-t-il des informations nouvelles, des pièces concrètes, qui lui permettraient de reproduire en sous-titre ce qui n’est qu’une insinuation nauséabonde d’un grand commis du patronat et d’enquêteurs évoqués mais jamais nommés par les médias ?
La réponse est négative.

Le Monde persévère dans son attitude compromettante lorsqu’il oppose, dans un même paragraphe de cet article infâme, les déclarations du syndicaliste CHéRèQUE (« Personne n’a de preuve que les organisations sont corruptibles et achetables ») avec le témoignage d’un responsable CFTC, qui affirme avoir été l’objet d’une tentative de corruption par l’UIMM…

C’est ainsi que le Monde fait un amalgame entre financement des syndicats et corruption (ou tentatives) de responsables syndicaux, ce qui n’est pas la même chose : la faiblesse de la nature humaine est une constante universelle, tandis que la soumission vénale des organisations représentant les salariés est une tournure plus rare…

Quoi qu’il en soit, le Monde donne du crédit au slogan populiste (« tous pourris ») qu’il vilipende toujours par ailleurs. Force est de constater que les méthodes d’un autre temps sont toujours en vigueur dans la presse parisienne.

 
Depuis 1994, avec la prise de pouvoir du triumvirat MINC – COLOMBANI – PLENEL, nous avions l’intime conviction que ce quotidien servait discrètement les intérêts des barons du CAC 40 : il semble qu’il le fasse maintenant plus grossièrement. (Lire aussi notre note du 18 avril 2007)

 
Le Monde étant dans le besoin financier, et parce qu’il œuvre à sa manière pour la fluidité sociale, cet article mériterait, selon nous, une attention particulière du Comité des Forges.

 
Alexandre Anizy

La bonne gouvernance du Comité des Forges (UIMM)

Publié le par Alexandre Anizy

Les remugles de l’affaire n’ont pas fini d’exhaler, mais ces gens-là peuvent être sereins : le Droit passera … très loin.

Si Denis GAUTIER-SAUVIGNAC retirait des sommes astronomiques de plusieurs comptes bancaires de l’UIMM, rien ne prouve que le bureau de l’organisation fût informé de ces pratiques répréhensibles.

Voilà les noms de ceux qui ne savaient pas :

  • Jean-Paul Béchat
  • Etienne Bernard
  • Philippe Darmayan
  • Thierry Gagnez
  • Yvon Jacob
  • Joël Karecki
  • Anne Lauvergeon
  • Robert Mahler
  • Jean-Paul Mauduy
  • Roger Pellenc
  • Jean-Marie Poimboeuf
  • Yves Rambaud
  • André Robert-Dehault
  • Christian Streiff
  • Michel de Virville

On constate que Michel de Virville, Secrétaire général de Renault en charge depuis 1996 des Ressources Humaines, n’est pas un homme surmené, contrairement à certains salariés de Renault, puisqu’il a le temps de siéger dans cette auguste assemblée.

Nous accordons une mention spéciale à Mme Anne LAUVERGEON et Mr Christian STREIFF pour leur remarquable sens du placement.

 
Alexandre Anizy

Eric ZEMMOUR et l'antiracisme

Publié le par Alexandre Anizy

Ayant été l’objet d’une attaque en règle par Dominique SOPO, le Président de SOS Racisme, Eric ZEMMOUR a répondu intelligemment et ironiquement dans le même journal vespéral en date du 12 octobre 2007. Leur différend ne nous intéresse pas dans le détail bien évidemment.

Mais nous retenons deux choses du papier d’Eric ZEMMOUR intitulé « Immigration : le réel interdit ».

La première est : « L’antiracisme fut le rideau de fumée qui occulta la soumission socialiste aux forces libérales. Les antiracistes ont avec la finance internationale un point commun essentiel : le refus des frontières. (…) Idiots utiles du capitalisme. »

Faisons œuvre utile en rappelant quelles sont les 2 personnes qui ont joué un rôle important lors de la création de cette association : Julien DRAY, Harlem DéSIR.
Nous ne nous étonnerons donc de rien dans le futur.

La seconde est : « Lors de la présidentielle, on a vu à l’œuvre un terrifiant vote ethnique, comme l’a justement noté Jérôme Jaffré (le monde du 8 juin) : 94 % des électeurs qui se disent musulmans ont voté Ségolène ROYAL ; 77 % de ceux qui se disent catholiques pratiquants ont voté Nicolas SARKOZY. »

Ce qui est terrifiant, c’est que ce vote ethnique sera forcément trahi, parce qu’aucun candidat n’a prétendu défendre une quelconque ethnie.

 
D’autres désillusions en perspective au royaume de France.

 
Alexandre Anizy

Le ministre DATI fera oublier les petites ruses de l'ambitieuse Rachida

Publié le par Alexandre Anizy

Ainsi, selon le patron de l’Express Christophe BARBIER (sur son blog), l’entourage du ministre Rachida DATI a fait pression pour que l’enquête ne soit pas publiée.
Ainsi le ministre DATI aurait lui-même contacté le Canard enchaîné pour leur expliquer qu’ils allaient devenir les complices des pires racistes qui s’en prennent à elle, le ministre d’origine arabe, s’ils publiaient les documents.

Et de quoi s’agit-il au fait ?
Rachida DATI a fait état dans 2 documents figurant dans son dossier administratif (rappel : elle est magistrat) d’un diplôme qu’elle n’a pas obtenu, à savoir :

1993 : M.B.A. du Groupe H.E.C.  – Ancienne élève de l’I.S.A.

On voit bien que Mme DATI n’écrit pas expressément qu’elle est titulaire du MBA : elle joue l’ambiguïté.

Ce n’est même pas un péché véniel. Juste une petite ruse de l’ambitieuse élève Rachida.   

 
Parce la pseudo élite a jeté par-dessus bord la morale et l’honneur (voir note du 31 octobre), le ministre DATI n’a aucune raison de plier face à la cabale : qu’elle ne lâche rien à cause de ce sujet, puisque les autres n’auraient rien abandonné …

 
Mais Rachida DATI ne peut plus se targuer d’être un exemple parfait de la méritocratie française (un autre mythe qui s’envolera un jour).
C’est une histoire banale en somme.

 
Alexandre Anizy

De nos jours les PDG incompétents prennent la porte avec le jackpot

Publié le par Alexandre Anizy

C’est désormais une règle dans l’Europe libérale ouverte à tous les vents : les PDG incompétents quittent l’entreprise avec le jackpot, parce qu’ils se sont constitués le magot en signant un contrat avantageux à leurs arrivées et/ou pendant leurs règnes.

 
En France, par exemple, nous connaissons Noël FORGEARD.
Aux Pays-Bas, par exemple, ils ont Rijkman GROENINK, le PDG démissionnaire d’ABN Amro.

 
Voici ce qu’en pense Jacques TEUWEN (leader du syndicat de cadres De Unie) : « Je ne cesserai pas de le dire : Rijkman GROENINK est un voleur. Tous les ans, depuis qu’il est PDG, nous avons vu augmenter les parts en actions des membres du conseil d’administration. »

Jacques TEUWEN précise sa pensée :
« Au Japon, quand un haut responsable commet une erreur, il se fait hara-kiri. Chez nous, c’est le contraire. Plus gros sont les voleurs, moins ils semblent éprouver un quelconque sens de l’honneur. »

 
La morale, l’honneur : ce sont des pilules dont on gave les petites gens. Les riches en sont dispensés.
Qu’en pense Arnaud LAGARDERE ?

                                  
Alexandre Anizy

ALCATEL LUCENT s'appauvrit, TCHURUK et RUSSO font leur miel

Publié le par Alexandre Anizy

Rien que des faits et des chiffres.

Le 15 mai 1995, le brillant Serge TCHURUK (un polytechnicien est toujours brillant, n’est-ce pas…) arrive à la tête d’ALCATEL : le cours de l’action vaut 13,67 €.

Le 13 septembre 2007, après un 3ème avertissement sur les résultats en moins d’un an, le cours de l’action vaut 6,62 €.

En 12 ans, le cours de l’action a perdu 51,57 % de sa valeur.

 
En 1995, ALCATEL, c’est 150 milliards de francs de chiffre d’affaires avec 196.000 salariés. En quelques mois, le brillant TCHURUK liquide 40 milliards de francs d’actifs … et passe une provision record de 25 milliards de francs, en vertu de la chanson bien connue (la faute à mon prédécesseur qui était un imbécile … et mon successeur est un intrigant), qui plonge le Groupe dans le rouge.

En 1998 (le 17 septembre), l’action ALCATEL perd en Bourse en une séance 38 % de sa valeur : TCHURUK répond par un nouveau plan d’austérité (c’est sa grande spécialité, de toute évidence) avec nouveau démantèlement. Que croyez-vous qu’il arriva ?

En 2000, ALCATEL est devenu un « pure player » 100 % télécoms : l’éclatement de la bulle Internet plonge à nouveau ALCATEL dans le bain de sang. Réponse du brillant polytechnicien TCHURUK : réduction du CA, fermeture d’usines, baisse des effectifs… Vous avez compris la médecine du professeur TCHURUK, l’industriel qui essaya de vendre le concept de « l’entreprise sans usine ».

Dans un dialogue fameux, Michel AUDIARD disait de mémoire : « Les cons osent tout : c’est à ça qu’on les reconnaît. »

En 2007, ALCATEL, c’est 80.000 salariés, que le plan Patricia RUSSO de février 2007 veut diminuer de 12.500 emplois. Un Plan qui va s’aggraver cette semaine, puisque les bénéfices de la fusion avec LUCENT n’étaient que des chimères…

Lorsqu’il s’agit de fusions – acquisitions, les analystes financiers réagissent comme des gogos, en croyant que 1 + 1 feront 2 voire plus, car les statistiques montrent que le résultat est le plus souvent proche du 1,5 !

 
En 2000, Serge TCHURUK touchait déjà une rémunération de 2,6 millions d’euros (17,5 millions de francs) hors stock-options qui s’élevaient à 20 millions € selon Jean-François KAHN en 2001 (la France du fric).

En 2006, Serge TCHURUK a touché une rémunération de 2,5 millions € hors stock-options, et une indemnité de départ (du poste de PDG) de 5,6 millions € (ceci fut négocié en 1995 lors de son embauche : sa fortune était déjà faite…).

En 2006, Patricia RUSSO a touché 1,9 millions € et 390.000 stock-options, malgré les résultats calamiteux. En 2007, elle touchera 1,2 million d'euros (fixe) auquel s'ajoutera une part variable qui pourra monter jusqu'à 0,9 million d'euros. D'autre part, le conseil d'administration lui a alloué 800.000 stock options pour 2007 (à 9,10 euros).

De plus, la résolution 9 qui abordait la question des "engagements" financiers du groupe à l'égard de Mme RUSSO a été votée à 89,5% des voix : cette mesure prévoit que Mme RUSSO bénéficiera en cas de départ de deux ans de salaires (fixe et variable).

 

Au regard des faits et des chiffres, force est de conclure ainsi : si ALCATEL s’est appauvri en 12 ans, Serge TCHURUK surtout, et Patricia RUSSO récemment, ont fait leur miel.

 
Alexandre Anizy

L'affaire BOULIN définitivement noyée ?

Publié le par Alexandre Anizy

Le parquet général de Paris a décidé le 16 octobre de ne pas rouvrir l’enquête sur la mort de Robert BOULIN (voir notre note du 31 mai 2007).

Comme nous le pressentions en mai : « Madame Fabienne BOULIN-BURGEAT, si vous obtenez l’ouverture d’une nouvelle instruction, nous craignions que ce ne soit que par décence (le respect dû à votre honorable père) et pour la forme : sans preuve matérielle, un 2ème non-lieu est quasiment certain. »

Ainsi, même pas une nouvelle instruction.

Alexandre Anizy

La décroissance selon l'économiste Serge LATOUCHE

Publié le par Alexandre Anizy

Professeur d’économie à Paris – Orsay, Serge LATOUCHE se définit comme un « objecteur de croissance » et ainsi son rôle : « Le rôle de l’intellectuel n’est pas de définir des politiques, mais de lancer des idées. » Ce qu’il fait.

Il considère que le diagnostic de l’impasse est partagé et qu’il ressort des débats du Grenelle de l’environnement. La croissance en soi n’est pas le problème, mais le fait de n’avoir qu’un objectif, la croissance pour la croissance, en est un.

« Il faut décoloniser l’imaginaire, pas seulement trouver des mesurettes pour faire en sorte de prolonger la croissance » (Libération 8 octobre 2007, p.15) Car il existe par exemple une vraie contradiction entre le moratoire sur les autoroutes (dans la plateforme des ONG à Grenelle) et les projets européens (autoroutes, tunnels, TGV).

« La décolonisation de l’imaginaire consiste à changer les fondamentaux sur lesquels repose notre société de croissance. (…) Le consensus ne va pas tomber du ciel, nous sommes toxico-dépendants de la croissance et de la société de consommation. »

« On ne peut pas atterrir en douceur. Il faut un choc salutaire. » Bien, mais lequel ?

 
Et si on doit penser des transitions, il est illusoire de croire qu’on peut rendre compatibles le développement et la survie de la biosphère : Serge LATOUCHE ne croit pas à la politique des petits pas.

 
Alexandre Anizy

P.s. : Serge LATOUCHE va publier mi-octobre « Pour une décroissance sereine » aux éditions Mille et une nuits.

Le contre-Grenelle de Lyon et Nicolas HULOT un zozo de l'écologie

Publié le par Alexandre Anizy

700 participants au contre – Grenelle de l’environnement organisé à Lyon par les férus de la décroissance : c’est un bon score.

Pour l’économiste Paul ARIèS, le Grenelle de Jean-Louis BORLOO et consorts ne serait qu’une « tentative d’OPA inamicale de la droite et des milieux d’affaires sur l’écologie ». C’est pourquoi les intervenants ont ciblé le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA en le qualifiant de « VRP d’Areva » ou de « missionnaire des intérêts privés » à cause de ses positions : selon eux, il souhaite redessiner le concept de l’écologie pour le rendre assimilable par le capitalisme.

 
Pour Nicolas HULOT, un zozo de l’écologie, le public a vanté ses talents de pilote d’hélicoptère pour chaîne télé en béton, tandis que Sophie DIVRY, journaliste du mensuel la décroissance, estimait qu’il n’avait d’autre ambition que de repeindre le capitalisme en vert. On ne lui donnera pas tort à la lecture de l’entretien que « l’éco - tartufe de la jet-set » a donné au Nouvel Observateur du 11 octobre, où il met en avant comme exemples de propositions concrètes :

  • l’abaissement de 10 km/heure la vitesse autorisée sur les autoroutes ;
  • une taxe « verte » sur l’essence ;
  • réduire de 50 % l’emploi des pesticides et imposer le 100 % bio dans la restauration collective.

Hormis les gros céréaliers français qui s’engraissent sur le dos de la PAC, qui peut être contre ces mesures quasiment immédiates ?

Mais le contre – Grenelle a une plus noble ambition : repolitiser l’écologie. Avec un vrai projet d’alternative au capitalisme. Vaste programme !
Concernant la question sociale, ils préconisent l’instauration d’un Revenu Universel Inconditionnel et d’un Revenu Maximum Autorisé.

 
On s’étonne que l’énarque Martin HIRSCH, le serf de la République solidaire, n’y ait pas encore pensé.


Alexandre Anizy

Cathy KOPP vaut-elle mieux que Denis GAUTIER-SAUVAGNAC ?

Publié le par Alexandre Anizy

Cathy KOPP succède à Denis GAUTIER-SAUVAGNAC à la tête de la négociation sur la modernisation du travail. En effet, les Ressources Humaines et la modernisation du travail, ce sont des sujets qu’elle maîtrise bien, notamment grâce à son parcours chez IBM.

Par exemple, de 1992 à 1996, Cathy KOPP est DRH d’IBM France.
A ce titre, on suppose qu’elle n’ignore rien de ce qui s’est passé avec le plan PARCH 94, notamment sur le site de Montpellier, où plusieurs dizaines de salariés ont été amenés à signer le 31 mai 1994 des protocoles dit de résiliation conventionnelle de leur Contrat de Travail : un avenant au protocole prévoyant qu’il était signé sous condition suspensive de leur embauche sous Contrat à Durée Indéterminée par la société en cours de formation DSIE.
Ces salariés seront bien embauchés par DSIE et ils procèderont bien au montage de quelques centaines de moniteurs. Mais le 25 janvier 1995, DSIE est placée en liquidation judiciaire et le 3 février 1995, tous les salariés sont licenciés pour motif économique.
La belle histoire n’aura donc pas duré 1 an…

L’arrêt de la Cour d’Appel de Montpellier du 1 avril 1999 (n° 97/00281) a ordonné la réintégration des salariés appelants, a condamné la société SA IBM France à verser des dommages intérêts, parce que la Cour a décidé que le mécanisme mis en place par IBM France s’analysait en un DOL.

Définition juridique du DOL :   manoeuvre frauduleuse ayant pour objet de tromper l'une des parties à un acte juridique en vue d'obtenir son consentement.

C. civ., art. 887, 1116, 1147, 1150, 1792 et 1967.

En juillet 2000, Cathy KOPP devient DG de la filiale française d’IBM et 8 mois plus tard la Présidente, qui quittera le Groupe IBM seulement quelques mois après sa nomination (juillet 2001) : il est vrai qu’entre temps « le système de notation interne des salariés d’IBM » avait fait parlé de lui dans la presse …

 
Comme on le voit en partie ci-dessus, Cathy KOPP est une « pro » des ressources humaines. Il est certain que son parcours professionnel a séduit la patronne du MEDEF, l’héritière PARISOT, dont nul ne doit ignorer ce qu’elle pense du Code du Travail : "La liberté de penser s'arrête là où commence le code du travail".

Face à ce bel équipage, nous souhaitons « bon courage » aux Syndicats.

 
Alexandre Anizy

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>