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notes generales

Mariage annulé de Lille : Rachida DATI parle-t-elle sans le vouloir ?

Publié le par Alexandre Anizy

Suite de notre note du 2 juin 2008 « la virginité en question juridique ».

Dans l’affaire du mariage annulé pour cause de non virginité (comme si la virginité était une qualité essentielle d’une personne …), le Garde des Sceaux Rachida DATI a d’abord dit que ce jugement était aussi un moyen de protéger la jeune fille qui souhaitait sans doute se séparer rapidement.

Si le but recherché était seulement la séparation rapide, il existe un moyen que le Garde des Sceaux ne peut ignorer, comme le juge lillois d’ailleurs : le divorce. Simple et rapide.
Mais ce n’est pas le chemin juridique emprunté par le mari : une question fondamentale de droit était donc aussi posée dans cette affaire dès son commencement.

Il semble que le juge lillois, comme le Garde des Sceaux, ait répondu à un problème particulier en ignorant la portée de la question juridique de fond.

Devant le tollé que ce jugement a provoqué, Rachida DATI s’est ravisée : elle a demandé au parquet de Douai d’interjeter appel.
Dans sa jeunesse, Mme DATI avait « décidé sans le vouloir » son mariage, qu’elle fera annuler de suite.
Dans sa jeunesse, Mme DATI avait rempli un dossier administratif de telle sorte que, sans le vouloir, elle donnait l’impression d’être diplômée de l’ISA (à l’époque, c’était en quelque sorte le MBA de HEC, pour faire simple), ce qui n’est pas le cas.

Compte tenu de la place importante que le Garde des Sceaux occupe dans l’Etat, il est légitime de poser la question suivante : lorsque Rachida DATI intervient, d’une façon ou d’une autre, le fait-elle en le voulant et de son plein gré ?

 
Alexandre Anizy


La virginité en question juridique

Publié le par Alexandre Anizy

Dans l’affaire de l’annulation du mariage à Lille, on peut penser que le Droit est une chose trop sérieuse pour être confiée à des juristes.

De quoi s’agit-il ? En vertu de l’article 180 du code civil, un juge a annulé un mariage.

Article 180 du code civil :

« Le mariage qui a été contracté sans le consentement libre des deux époux, ou de l’un d’eux, ne peut être attaqué que par les époux, ou par celui des deux dont le consentement n’a pas été libre.
S’il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l’autre époux peut demander la nullité du mariage. »

Jusqu’à ce jour, la virginité ne faisait pas partie des qualités essentielles.
Si rien n’est entrepris pour saisir la Cour de Cassation, alors ce jugement fera jurisprudence : la virginité deviendra une « qualité essentielle de la personne ».

 
Gageons que si une femme demande demain la nullité de son mariage pour cause de non-virginité de son époux, elle sera déboutée, ne serait-ce que parce qu’il lui sera difficile d’en apporter la preuve …

Alors quoi ? Cela veut dire que cette nouveauté jurisprudentielle lilloise ne vaudra que pour les femmes.

 
« L’annulation revient à légitimer le principe d’exigence de la virginité pour les filles majeures avant le mariage. » Marie-Ségolène ROYAL la madone Déate (Journal du Dimanche, 1 juin 2008)

Pour une fois que nous approuvons une pensée de Patrick DEVEDJIAN, citons-le : « la décision de Lille (revenait) à introduire la « répudiation » religieuse de l’épouse dans la loi ». (Figaro 31 mai 2008)

Dans une République laïque, cela s’appelle une régression.


Alexandre Anizy

Finance mathématique et NABOKOV

Publié le par Alexandre Anizy

C’est une anecdote qui prolonge notre note économique d'hier, « le paradigme vermoulu de la finance mathématique selon Christian WALTER ». 

Il y a quelques temps, dans l’émission « ce soir ou jamais » de Frédéric TADDéI, un expert réputé mondialement en finance mathématique, en l’occurrence c’est une Française, avait été invité pour évoquer la crise des subprimes. Forte de son prestige qu’elle ne devait en aucune manière ternir par une prise de position inconsidérée, la dame suivait scrupuleusement les notes écrites qu’elle avait sous les yeux.
Le conformisme des spécialistes fait frémir quelquefois.

 
En entendant ces paroles lénifiantes, nous fîmes une drôle d’association : nous revîmes Vladimir NABOKOV lisant méthodiquement ses fiches quand Bernard PIVOT l’interrogeait dans son émission « apostrophe ».

Mais chez TADDéI, point de « théière ».

 
Alexandre Anizy

Les poulets chlorés américains nous envahiront-ils ?

Publié le par Alexandre Anizy

Depuis 1997, il est interdit d’importer en Europe des volailles américaines traitées (dioxyde de chlore, chlorure de sodium acidifié, phosphate trisodique, acides peroxydés). Mais en 2005, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) concluait à l’absence de risque toxicologique lié à l’utilisation de ces produits chimiques.

Et voilà la Commission Européenne qui revient sur le sujet sous la pression américaine : c’est le commissaire à l’industrie Günter VERHEUGEN qui s’investit beaucoup sur le projet de règlement présenté par la Commission le mercredi 28 mai.
Malgré le refus de 21 ministres européens de l’agriculture la semaine précédente, dont le français Michel BARNIER et l’allemand Horst SEEHOFER.

On peut s’interroger sur les raisons du forcing de la Commission : les ministres n’auraient-ils plus aucun pouvoir ? Le degré de sincérité des ministres qui se disent opposés aujourd’hui, mais demain ?

On peut vraiment s’interroger sur le forcing de la Commission, quand on sait que des unions de consommateurs européens affirment que « la politique européenne basée sur (…) l’utilisation de mesures d’hygiène de l’étable à la table a fait ses preuves et s’est révélée plus efficace pour réduire la contamination, notamment par la salmonelle. »

 
Il paraît que le projet n’aboutira pas en l’état … ce qui laisse entendre qu’il en restera bien quelque chose. A Bruxelles, les hypocrites ne sont pas ceux à qui l’on pense. 

 
Alexandre Anizy

Histoire de la Table

Publié le par Alexandre Anizy

Cette note complète celle du 24 mai « les aliments restructurés et l’avenir dans nos assiettes ».

Pour « manger » et « parler », les Egyptiens utilisaient le même hiéroglyphe, suggérant ainsi un rapport entre les 2 oralités. Ils inventeront des aliments comme le pain et le vin. Le pain étant le symbole de la vie éternelle, ils le mangeaient en y ajoutant un peu de poudre minérale ; le vin symbolisant la communication avec l’au-delà, ils le consommaient rituellement.

Pour « manger » et « partager », les Grecs utilisaient le même mot. Manger seul était par conséquent un acte antisocial. « La table grecque, obligatoirement diurne, est relativement frugale, contrairement au symposium nocturne, moment consacré à la boisson et structuré pour permettre la circulation de la parole. » (Paul ARIèS, la décroissance n° 49, mai 2008)

Les Romains poursuivront cette obligation de partage avec une consommation excessive, ce qui amènera les empereurs à édicter les « lois somptuaires » pour limiter la débauche. Des lois qui dresseront un calendrier des aliments interdits … que les Romains s’empresseront de contourner, soit avec la « cuisine dite des supercheries » (à un aliment interdit, donner l’apparence et le même le goût d’une chose autorisée), soit avec la « cuisine dite des métamorphoses » (à un aliment légal, donner l’apparence d’une chose interdite). Grâce aux Romains, le génie culinaire progressera à pas de géant.

L’essor du christianisme permettra un renouveau, puisque c’est la première religion sans interdit alimentaire.

Ensuite, pour ce qui concerne l’alimentation française, l’affaire prend une tournure politique.

D’abord, le Roi Soleil nomme une commission pour inventer la cuisine française digne de pénétrer dans ses palais : l’art des sauces, de la décoration et du style de service en sortiront. A cette époque, on crée le champagne (Dom Pérignon), la meringue, les viandes aromatisées …

 
A l’époque des philosophes des Lumières, « (…) la table est l’endroit où se forge, mieux que dans les livres, la capacité de jugement : un individu capable de différencier les saveurs serait plus à même de différencier les idées, donc d’être tout à la fois bon mangeur, bon père de famille et bon citoyen. La formation du goût (donc aussi du dégoût, car l’un ne va pas sans l’autre) devient un enjeu politico-philosophique. » (Paul ARIèS, déjà cité)

 
Enfin la Révolution Française, voulant unir les ventres, les coeurs et la raison, adoptait le service ternaire actuel : entrée, plat principal, dessert. En structurant le repas, le ternaire permet de penser l’alimentation et les saveurs. La « cuisine du tiède » est délaissée au profit de l’opposition chaud / froid, de même que les mélanges sucré-salé seront remplacés par la distinction des 4 saveurs (salé, sucré, amer, acide).

 
Si 1789 s’est intéressé à nos assiettes, lutter aujourd’hui contre la malbouffe n’est donc pas un petit combat.

 
Alexandre Anizy

Montpellier : les francs-maçons à la rue ?

Publié le par Alexandre Anizy

C’est une bien triste nouvelle.
Parce qu’une association de contribuables (sans doute des républicains irresponsables ou pis encore …) en a saisi le tribunal administratif de Montpellier, celui-ci vient de juger illégales les subventions reçues (de la municipalité, de la région, pour environ 500.000 euros) par les francs-maçons de la ville pour rénover leurs temples, parce qu’on devient franc-maçon par cooptation, ce qui n’est guère conforme aux règles d’égalité de la République, et parce que l’utilisation des temples ne correspond pas à un intérêt local ou régional pour la population.

On peut s’étonner de voir les chantres de la laïcité, de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, être logés grâce aux subventions publiques.

Bien que la mairie et les maçons aient fait appel, le jugement est exécutoire : les francs-maçons doivent rembourser de suite les crédits publics obtenus. A Montpellier, seront-ils délogés ?

Si des contribuables sourcilleux du bon droit et du bon emploi des deniers publics s’emparaient de ce jugement pour attaquer en justice dans d’autres villes de France, il est sûr que les francs-maçons pourraient se faire du mouron.

 
Alexandre Anizy

Les aliments restructurés et l'avenir dans nos assiettes

Publié le par Alexandre Anizy

80 % des produits que nous mangerons bientôt n’existent pas encore. Le contenu de l’assiette n’est déjà plus déterminé par le milieu social et la localisation, mais par les stratégies des grands groupes agro-alimentaires et les actions qui en découlent.

S’il faut démontrer leurs puissances, un seul exemple suffit : la consommation d’eau. Alors que la France possède une des meilleures eaux du robinet au monde, elle figure parmi les plus gros consommateurs d’eau en bouteille. D’un strict point de vue économique, le commerce de l’eau en bouteille est une aberration.

 
De fait, les aliments restructurés sont déjà sur nos tables, mais aussi celles des restaurants. Aux Etats-Unis, le secteur de la viande restructurée domine le marché avec 55 % des ventes.

Comment fabrique-t-on un aliment restructuré ?
Vous prenez des animaux que vous broyez et réduisez en bouillie ; celle-ci est ensuite re-structurée, re-fibrée, re-aromatisée, re-colorée, afin de reproduire le naturel qui correspond aux attentes du consommateur.
« Les « néfastes food » utilisent divers produits restructurés (« frites », « oignons », …). (…) On fabrique donc en série des plaques d’oignons (c’est tellement plus pratique pour la gestion des stocks), comme on produit des œufs restructurés sous forme de bâtonnets. »  Paul ARIèS (auteur de « la fin des mangeurs » et « le goût ») 

 
Aujourd’hui, les alicaments constituent déjà un marché juteux, dont le fameux yaourt à boire en petit conditionnement en est la plus illustre démonstration : 8 % du chiffre d’affaires de l’entreprise Danone.
Demain, les « cosmeto-food » se développeront dans la grande distribution.

 
Le développement de cette industrie agro-alimentaire implique la destruction de la paysannerie (1,5 milliard de travailleurs) pour rassembler la production dans les mains de 350.000 exploitants agricoles. Il demande aussi la généralisation de l’irradiation des aliments pour que les produits puissent voyager loin et longtemps sans pourrir. Comme le mot « irradiation » est fortement connoté, les professionnels lui préfèrent le terme d’ionisation.

 
Mieux que cela ?
« L’industrie a même inventé le « quorn » : le premier aliment sans rapport aucun avec l’agriculture puisqu’il s’agit d’un champignon (myco-protéines) que l’on peut faire croître sans fin. (…) Avec lui, l’alimentation n’est pas la fille de l’agriculture, mais la bâtarde de la chimie. » Paul ARIèS (la décroissance n° 49, mai 2008)

 
Alexandre Anizy

La presse crève aussi de son asservissement

Publié le par Alexandre Anizy

Les supports d’information, notamment la presse, sont en crise. Bien entendu, la maladie ne provient pas d’un seul virus. Parmi les causes, il en est une dont on ne vous parlera pas beaucoup : l’asservissement aux pouvoirs économiques et politiques.

« Trois groupes contrôlent désormais l’ensemble des journaux de l’Est, de l’Ouest et du Midi. Sur le plan national, malgré la disparition de plus d’une dizaine de titres en cinquante ans, le Figaro a perdu, depuis 1988, près de 100.000 lecteurs, le Monde près de 80.000, Libération près de 60.000. Et cela ne s’arrange pas. Au contraire. A quoi s’ajoute l’effondrement des recettes publicitaires. » (Jean-François KAHN, 17 mai 08)

 
Ce que nous disons n’est pas une nouveauté : il y a 40 ans, la presse avait déjà son DASSAULT, son BOUSSAC, par exemple. Mais le fait que cela soit aujourd’hui la règle générale constitue réellement un fâcheux franchissement de seuil, parce que chacun sait que le milieu des affaires n’aime ni les esclandres ni les manifestations sociales, pas même l’indépendance d’esprit de ses scribes. Voir les cas d’ Alain GENESTAR à Paris Match (groupe LAGARDERE), de Jacques ESPERANDIEU au Journal Du Dimanche (groupe LAGARDERE), d’ Eric IZRAELEWICZ à la Tribune (groupe LVMH de Bernard ARNAULT), toutes ces personnes n’ayant pas la réputation d’être des agitateurs …

 
Pour dynamiser leurs danseuses endormies qui entonnent quotidiennement la « chanson unique », leurs dirigeants font la chasse aux scoops pour se démarquer par rapport au nouveau support (Internet) et pour gommer l’effet désastreux de la similitude. Et patatras !
« L’atout maître des médias installés par rapport aux fourmis [les nouveaux supports électroniques, ndAA], c’est qu’ils sont crédités de savoir-faire, d’expérience. (…) Enchaîner les faux scoops, c’est toucher au cœur du pacte. C’est porter atteinte, non pas à un seul titre, mais à toute la presse. » (Daniel SCHNEIDERMANN, 19 mai 08)

 
Même le chevalier Jean-François KAHN ne l’exprime pas clairement, préférant le terme de complaisance. Mais lui au moins est prêt à lancer une nouvelle croisade pour empêcher la disparition du journal le Monde ou sa mise sous tutelle (qui « (…) constitueraient un crime contre la République », rien de moins) : il oublie que la bataille a déjà eu lieu.

Alors quelle solution reste-t-il pour les démocrates attachés à une presse quotidienne libre, i.e. indépendante des pouvoirs économique et politique ? En dernier recours, le lancement d’un quotidien, nous dit Jean-François KAHN. Vaste projet !

 
Alexandre Anizy

A la disposition du journal le Monde pour un VRAI SCOOP

Publié le par Alexandre Anizy

Le 10 mai 2008, le journal le Monde publiait sur une page des photos d’Hiroshima après l’explosion de la 1ère bombe nucléaire, avec le titre racoleur ad hoc.

Trois jours plus tard, c’est la piteuse mise au point du quotidien vespéral : les photos étaient probablement des faux (plutôt des victimes d’un tremblement de terre au Japon en 1923).

Ainsi, dans cette presse officielle dotée d’une armada de professionnels encartés, personne n’aurait relevé 2 bizarreries :

  • Les grands médias américains n’ont pas publié ces photos ;
  • La non carbonisation des corps.

Le journal le Monde n’est plus sérieux : ce n’est pas un scoop.

 
En fait, ce journal va sans doute plus mal que ne le pensent ses dirigeants et ses salariés, puisqu’ils en arrivent à passer par-dessus bord tout esprit critique, tant ils sont obnubilés par la nécessité du scoop pour retenir le chaland. (Depuis 1988, le Monde a perdu 80.000 lecteurs)

 
Par égard pour ce qui fut un journal de référence, nous souhaitons apporter notre modeste contribution dans la restauration de sa réputation : si le Monde veut un VRAI SCOOP, nous en tenons un à sa disposition. (Pour le coup, nous sommes sérieux !)

 
Alexandre Anizy

Pronostic sur l'affaire d'Outreau : les magistrats sortiront indemnes

Publié le par Alexandre Anizy

Cette semaine, le procureur de la République à Boulogne s/mer Gérald LESIGNE comparaît devant le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). C’est lui qui supervisait les travaux du jeune juge d’instruction Fabrice BURGAUD, et c’est lui qui a rédigé le réquisitoire définitif de renvoi aux Assises de 17 accusés. Un réquisitoire que le juge BURGAUD avait repris mot à mot dans son ordonnance finale.

Dans ce réquisitoire, on y trouvait des âneries comme :

  • Franck L. est poursuivi pour le viol d’un de ses enfants qui n’est pas encore né !;
  • Parce qu’il s’est laissé pousser une barbe fine, Alain M. est accusé de dissimulation (« cela changeait substantiellement les contours de son visage »).

Au premier procès à Saint Omer, c’est le procureur Gérald LESIGNE qui représentait l’accusation : il requérait la condamnation de 6 des 13 innocents, dont l’abbé Dominique W. pour de prétendus « gestes furtifs, très rapides » …

 
Devant la Commission parlementaire, le procureur Gérald LESIGNE n’a rien lâché : ni faute, ni erreur individuel. Juste l’usage d’une « sémantique inappropriée ».

Ainsi Outreau n’est qu’une défaillance collective : on ne fait maintenant que rechercher des boucs émissaires. Tout le monde judiciaire soutient cette thèse : que ce soit l’avocat du procureur, ou bien les syndicats de magistrats.

Pourtant, il faut poser la question de bon sens : qui tenait le stylo pour la rédaction du réquisitoire définitif et qui le signait ?

Le CSM ne sanctionne qu’en cas d’atteinte aux devoirs de loyauté et de rigueur. L’Inspection Générale des Services Judiciaires (IGSJ) a bien relevé quelques insuffisances de la part du procureur LESIGNE, mais elles ne constituent pas une faute puisqu’elles n’émanaient pas d’une volonté délibérée de porter atteinte aux droits de la défense.
 

C’est parce que la volonté délibérée est quasiment impossible à prouver que les magistrats sont quasiment irresponsables de leurs actes dans l’exercice de leurs fonctions.

Notre pronostic : le procureur Gérald LESIGNE sortira indemne.

Et que devient le jeune juge d’instruction Fabrice BURGAUD ?
Il mène avec ses avocats une guérilla procédurale.
Nous estimons qu’il agit intelligemment à cette occasion, parce que la recherche d’un responsable pour ce fiasco judiciaire n’est pas une vue de l’esprit. Qu’il bétonne son dossier nous semble par conséquent une sage précaution avant son passage probable devant le CSM dans un futur éloigné.

 
Ainsi finira cette affaire d’Outreau.
Et les innocents emprisonnés ? Ils sont sortis des griffes judiciaires : pour la plèbe, c’est déjà pas si mal, non ?

 
Alexandre Anizy

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