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Le contre-Grenelle de Lyon et Nicolas HULOT un zozo de l'écologie

Publié le par Alexandre Anizy

700 participants au contre – Grenelle de l’environnement organisé à Lyon par les férus de la décroissance : c’est un bon score.

Pour l’économiste Paul ARIèS, le Grenelle de Jean-Louis BORLOO et consorts ne serait qu’une « tentative d’OPA inamicale de la droite et des milieux d’affaires sur l’écologie ». C’est pourquoi les intervenants ont ciblé le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA en le qualifiant de « VRP d’Areva » ou de « missionnaire des intérêts privés » à cause de ses positions : selon eux, il souhaite redessiner le concept de l’écologie pour le rendre assimilable par le capitalisme.

 
Pour Nicolas HULOT, un zozo de l’écologie, le public a vanté ses talents de pilote d’hélicoptère pour chaîne télé en béton, tandis que Sophie DIVRY, journaliste du mensuel la décroissance, estimait qu’il n’avait d’autre ambition que de repeindre le capitalisme en vert. On ne lui donnera pas tort à la lecture de l’entretien que « l’éco - tartufe de la jet-set » a donné au Nouvel Observateur du 11 octobre, où il met en avant comme exemples de propositions concrètes :

  • l’abaissement de 10 km/heure la vitesse autorisée sur les autoroutes ;
  • une taxe « verte » sur l’essence ;
  • réduire de 50 % l’emploi des pesticides et imposer le 100 % bio dans la restauration collective.

Hormis les gros céréaliers français qui s’engraissent sur le dos de la PAC, qui peut être contre ces mesures quasiment immédiates ?

Mais le contre – Grenelle a une plus noble ambition : repolitiser l’écologie. Avec un vrai projet d’alternative au capitalisme. Vaste programme !
Concernant la question sociale, ils préconisent l’instauration d’un Revenu Universel Inconditionnel et d’un Revenu Maximum Autorisé.

 
On s’étonne que l’énarque Martin HIRSCH, le serf de la République solidaire, n’y ait pas encore pensé.


Alexandre Anizy

Pour le Traité simplifié, l'hypocrisie des socialistes comme Pervenche BERéS Benoît HAMON Henri WEBER

Publié le par Alexandre Anizy

Pervenche BERèS est une socialiste fabiusienne qui avait voté « non » lors du référendum de 2005 : elle préside la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.

(Les réponses sont extraites d’un entretien paru dans Libération du 18 octobre 2007).
Comment valider le Traité simplifié de Lisbonne ?
« Par respect pour la démocratie, Nicolas Sarkozy [de Nagy Bocsa] devrait convoquer un référendum ».

Ce Traité simplifié n’est-il pas une reformulation du projet de Constitution ? 
« Si on ne les consulte pas [les Français] à nouveau, c’est sûr qu’ils le penseront. Pour le PS, la bonne stratégie est de demander un référendum et de recommander l’abstention ».

Si les Français votent « non », n’est-ce pas la fin de l’Europe ?
« C’est pour cela qu’en cas de référendum, le PS doit prôner l’abstention. »

 
Et qu’en pense l’apparatchik Benoît HAMON (un ex « non ») ?
« Ce texte ne mérite ni excès d’honneur ni excès d’indignité » ; « ce traité propose un déblocage institutionnel pour mieux fonctionner à 27. Ce n’est pas le TCE et en même temps ce n’est pas un bon texte pour relancer la construction européenne ». 
Rien de vraiment neuf chez les prétendants au renouveau socialiste : faut pas bloquer le système, c’est pas génial (pas assez social, n’est-ce pas ?) mais il permet d’avancer …
La bonne question est donc : en sourcillant tout de même, faut-il avancer vers l’abattoir, monsieur l’apparatchik Benoît HAMON ?

Et le fabiusien ex trotskiste Henri WEBER ? « (…) prêts à emboîter le pas d’Hamon. On s’oriente vers un refus de vote ou une abstention à l’Assemblée. »
Pour lui, c’est donc déjà « plié » : pas de référendum ; pas de vote ou abstention à l’Assemblée pour la ratification.

 
Pour ces 3 socialistes, l’Europe ne demande qu’un positionnement électoral au PS : il faut bien se démarquer des confrères.
Parce que sur le fond, les hiérarques du PS ont rallié depuis longtemps  l’oligarchie européenne.

 
Alexandre Anizy

Le talent d'Arturo PEREZ REVERTE

Publié le par Alexandre Anizy

Nous ne pouvions pas ne pas évoquer nos lectures d’un grand écrivain espagnol contemporain, dont le talent est mondialement reconnu.
Arturo PEREZ REVERTE a écrit quelques très bons livres. A notre avis, le meilleur reste à ce jour « le tableau du maître flamand » (en poche).

Mais nous parlerons ici de 2 pépites de valeurs inégales.

« Territorio comanche » (Olleros & Ramos editores,1994, 141 p.). Avant de se consacrer entièrement à la littérature, PEREZ REVERTE était un grand reporter qui a couvert les conflits dans le monde. Ce livre raconte la tribu des reporters dans la guerre des Balkans.

PEREZ REVERTE prolongea, en quelque sorte, ce travail par son roman « le peintre de batailles » (Seuil, janvier 2007, 283 pages, 22 €), qui est sans nul doute son livre le plus ambitieux.
Le peintre, un ancien photographe de guerre, nous expose sa vision d’un monde ordonné et régenté, où chaque chose, et par conséquent chaque action, a sa place : c’est l’acceptation du fatum, avec pour unique horizon la noirceur éternelle de l’âme des hommes.

Parfois en lisant, nous pensions au film « la belle noiseuse », où Emmanuelle BéART tient un de ses meilleurs rôles (avec « Nelly et M. Arnaud »?). Mais ici, le « partenaire » du peintre est d’un autre calibre, puisqu’il mettra à nu le personnage (amis lecteurs, n’allez pas lire les 5 dernières pages !)… 

Le livre est remarquable, sans être pour autant un chef d’œuvre. Le dénouement permet de jeter un voile sur la construction théorique du peintre : une injection finale d’optimisme !

 
Alexandre Anizy

Pas de référendum pour le Traité simplifié de l'Union Européenne

Publié le par Alexandre Anizy

A Lisbonne, les pays membres de l’Union Européenne viennent d’entériner le maquillage du texte présenté par M. Valéry GISCARD D’ESTAING : le Traité simplifié (environ 3.000 pages !) modifiera article par article tous les autres traités.
M. BOURLANGES peut être content et s’écrier : « Toute la Constitution est là, il n’y manque rien. » En effet, ce texte est le prélude à la création d’un « super Etat ».

 
Ce Traité instaure la personnalité juridique. Ce point cardinal, qui permettait au texte présenté par GISCARD D’ESTAING de s’intituler Constitution, est repris tel quel. Il crée donc un nouvel Etat qui pourra être reconnu sur la scène internationale et qui rendra sans effet les dispositions prises « particulièrement » (i.e. nationalement).

 
Le mandat du Président de l’Union sera de 2 ½ ans : il sera indépendant de tout Etat, doté d’une autorité propre, d’un secrétariat, d’un cabinet, etc.

 
Le Haut Représentant pour la politique étrangère sera, comme l’a dit le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA, un « ministre des Affaires étrangères sans le nom » : les 118 bureaux actuels seront rebaptisés Ambassades de l’UE, leurs agents bénéficiant d’immunités et privilèges diplomatiques.

 
Le nombre des questions échappant à la règle de l’unanimité augmente, passant à 70 domaines, soit l’essentiel de la responsabilité politique : par exemple, le parquet européen et la police fédérale sont amorcés.

Le compromis de Luxembourg est abandonné : une décision prise à la majorité s’appliquera partout, et si un Etat s’y était opposée il devra malgré tout la mettre en œuvre sous peine de sanctions. Plusieurs Etats s’exemptent, pas la France.

 
La Charte des Droits fondamentaux s’applique désormais de droit, sauf pour la Grande-Bretagne, puisqu’elle est citée en référence dans le texte : tout conflit sera interprété par la Cour de Luxembourg.
La supériorité de la norme européenne sur la loi nationale est réaffirmée dans un acte additionnel qui rappelle la jurisprudence de la Cour de justice.

 

Dans notre note du 24 septembre 2007, nous informions et pronostiquions : « Pour ratifier le nouveau traité simplifié, le gouvernement hollandais vient de décider qu’il soumettrait le texte au Parlement. L’oligarchie va voter à la place du peuple.

Pour la France, nous parions qu’elle suivra cet exemple. »

Nous maintenons notre pronostic : l’Etat fédéral sera créé avant les prochaines élections européennes de 2009 par ratifications dans les Parlements. La question sera ainsi évacuée du débat démocratique.   

L’oligarchie européenne va contourner l’obstacle de la souveraineté des peuples, comme le conseillait depuis le début le républicain  GISCARD D’ESTAING (voir notre note du 29 mai 2007 « la haine de la démocratie »).

 
Alexandre Anizy

Cathy KOPP vaut-elle mieux que Denis GAUTIER-SAUVAGNAC ?

Publié le par Alexandre Anizy

Cathy KOPP succède à Denis GAUTIER-SAUVAGNAC à la tête de la négociation sur la modernisation du travail. En effet, les Ressources Humaines et la modernisation du travail, ce sont des sujets qu’elle maîtrise bien, notamment grâce à son parcours chez IBM.

Par exemple, de 1992 à 1996, Cathy KOPP est DRH d’IBM France.
A ce titre, on suppose qu’elle n’ignore rien de ce qui s’est passé avec le plan PARCH 94, notamment sur le site de Montpellier, où plusieurs dizaines de salariés ont été amenés à signer le 31 mai 1994 des protocoles dit de résiliation conventionnelle de leur Contrat de Travail : un avenant au protocole prévoyant qu’il était signé sous condition suspensive de leur embauche sous Contrat à Durée Indéterminée par la société en cours de formation DSIE.
Ces salariés seront bien embauchés par DSIE et ils procèderont bien au montage de quelques centaines de moniteurs. Mais le 25 janvier 1995, DSIE est placée en liquidation judiciaire et le 3 février 1995, tous les salariés sont licenciés pour motif économique.
La belle histoire n’aura donc pas duré 1 an…

L’arrêt de la Cour d’Appel de Montpellier du 1 avril 1999 (n° 97/00281) a ordonné la réintégration des salariés appelants, a condamné la société SA IBM France à verser des dommages intérêts, parce que la Cour a décidé que le mécanisme mis en place par IBM France s’analysait en un DOL.

Définition juridique du DOL :   manoeuvre frauduleuse ayant pour objet de tromper l'une des parties à un acte juridique en vue d'obtenir son consentement.

C. civ., art. 887, 1116, 1147, 1150, 1792 et 1967.

En juillet 2000, Cathy KOPP devient DG de la filiale française d’IBM et 8 mois plus tard la Présidente, qui quittera le Groupe IBM seulement quelques mois après sa nomination (juillet 2001) : il est vrai qu’entre temps « le système de notation interne des salariés d’IBM » avait fait parlé de lui dans la presse …

 
Comme on le voit en partie ci-dessus, Cathy KOPP est une « pro » des ressources humaines. Il est certain que son parcours professionnel a séduit la patronne du MEDEF, l’héritière PARISOT, dont nul ne doit ignorer ce qu’elle pense du Code du Travail : "La liberté de penser s'arrête là où commence le code du travail".

Face à ce bel équipage, nous souhaitons « bon courage » aux Syndicats.

 
Alexandre Anizy

La question du pétrole (II)

Publié le par Alexandre Anizy

En 1965, la Libye est le 6ème exportateur de pétrole avec 10 % du total exporté. En 1967, elle produit 3 millions de barils par jour et 2 ans plus tard, elle dépasse l’Arabie Saoudite.

C’est l’américain Armand HAMMER avec sa société Occidental Petroleum qui touche le jackpot en forant dans ce pays : « Le cours de l’action Occidental Petroleum ressemble à la trajectoire d’une comète, passant de 90 cents à 100 dollars. (…) La guerre des Six Jours et la fermeture du canal de Suez vont décupler les atouts stratégiques que détient HAMMER. » (Eric LAURENT, la face cachée du pétrole, pocket 2007, p.135)

 
KADHAFI prend le pouvoir le 1 septembre 1969 : il demande immédiatement aux Forces Américaines de quitter le territoire, ce que le Président NIXON accepte en espérant ainsi sauvegarder les intérêts pétroliers. Mais KADHAFI est bien décidé à nationaliser toutes les compagnies pétrolières en Libye : pour cela, il choisit de s’attaquer en premier, et seule, à Occidental Petroleum, parce que cette firme cédera plus facilement que les autres à un ultimatum, puisqu’elle n’a pas de source d’approvisionnement de remplacement.

Et en effet, HAMMER ne trouvera aucun secours du côté de l’industrie pétrolière, qui commet là une erreur fatale, parce qu’étant acculé, HAMMER va négocier avec les Libyens. A partir du 30 août 1970, il quitte l’hôtel Ritz de Paris à 6 heures pour s’embarquer dans un avion de location (et non pas le sien) en direction de la Libye d’où il revient tous les soirs : HAMMER craignait d’être pris en otage. Son interlocuteur est le Premier Ministre Abdessalam JALLOUD.

Le 14 septembre 1970, Occidental Petroleum, 8ème compagnie mondiale, signe un accord qui stipule qu’elle va payer un supplément de 30 cents par baril, et son taux d’imposition passera de 50 à 58 %.

A la fin du mois d’octobre 1970, en Libye, toutes les autres compagnies ont accepté les conditions consenties par Occidental Petroleum, ce qui constitue un grand bouleversement dans la structure des prix pétroliers : une victoire qui préfigure celle de l’OPEP en 1973, car à ce moment-là le marché s’est retourné, après 20 ans d’excédents, avec une demande supérieure à l’offre.
En 1973, Occidental Petroleum cède 51 % de son capital à la Libye pour la coquette somme de 136 millions USD.

 
Que s’est-il passé en 1973 ? Eric LAURENT nous donne les informations pour une autre lecture de la crise.

« Depuis 2 ans, les responsables de l’industrie pétrolières ne cachent pas que les investissements futurs exigeront des sommes énormes, qui ne pourront être obtenues que par une augmentation notable des prix. » (p.150) A Rome en 1973, David ROCKFELLER, Président de la Chase Manhattan Bank, estime à 3 trilliards USD les besoins financiers des firmes pétrolières pour les investissements des années à venir.

Dès 1971, une commission formée par NIXON travaille sous la direction du Général G.A. LINCOLN à la politique énergétique américaine : elle conclue d’une part sur la nécessité pour les USA de provoquer une hausse du prix du pétrole importé, ce qui aura pour effet de stabiliser les prix intérieurs à un niveau élevé qui inciteront les financiers à développer les ressources nationales d’énergie, et d’autre part sur la recommandation d’un assainissement des relations avec les pays exportateurs pour éviter toute perturbation dans les approvisionnements.

Le 28 juin 1973, le Secrétaire d’Etat aux Finances William SIMON déclare : « Les USA se sont assignés pour objectif prioritaire l’adoption d’un plan d’action visant à réduire leur dépendance [énergétique] vis-à-vis de l’étranger » (cité p.156)

En 2006, dans son discours sur l’état de l’Union, G.W. BUSH tiendra quasiment mot pour mot les mêmes propos.

Selon Eric LAURENT, une étrange mise en conditionnement débute dans l’hiver 1972-1973, avec des signes de pénurie dans plusieurs Etats américains.

Curieusement, comme en 2000, juste avant l’élection de G.W. BUSH.

Utilisant ces pénuries locales, les pétroliers lancent des campagnes pour dramatiser la crise : la faute au Congrès, aux écologistes, qui ont maintenu des prix bas, qui ont découragé l’investissement en bloquant certains projets (comme l’oléoduc d’Alaska), etc. C’est un matraquage publicitaire, qui préconise la hausse des prix pour ne plus être dépendant des étrangers.

En 1974, grâce au quadruplement des prix du pétrole, les 30 premières firmes pétrolières mondiales vont accroître leurs bénéfices de 71 %, quand le volume des ventes n’augmente que de 10 %.

Mais un fait important n’a pas été mis en exergue en 1973 : à la veille du choc de 1973, les grandes compagnies ont d’énormes difficultés financières, parce qu’elles ont investi dans des projets dont le coût final est 5 à 10 fois supérieur aux estimations initiales. Certaines sont au bord du dépôt de bilan.
Le choc pétrolier d’octobre 1973 rend à nouveau attractifs ces projets, i.e. économiquement et commercialement viables. Comme les gisements de la Mer du Nord par exemple.

1973 : ce fut un hasard miraculeux.

En fait, le destin a bénéficié d’un sérieux coup de pouce. Dès janvier 1974, un journaliste du Washington Post, Jack ANDERSON, ayant eu accès à des documents secrets de l’Aramco (consortium regroupant Exxon, Texaco, Mobil et Chevron, qui exploitent le pétrole saoudien) grâce à une « gorge profonde », documents qui rendent compte des réunions de ces messieurs avec le ministre saoudien du pétrole Seikh YAMANI, au cours desquelles ils lui donnent un véritable feu vert à la hausse du prix (le chiffre de 6 USD est même évoqué).

Qui croit qu’en affaires il y a des miracles ?

Alexandre Anizy
A suivre … la question du pétrole (III)

Benazir BHUTTO p... jusquà la moelle ?

Publié le par Alexandre Anizy

Dans notre note du 13 octobre 2007, nous vous disions tout le bien que nous pensions de cette personne condamnée à 2 reprises au Pakistan pour corruption.

Nous venons d’apprendre qu’elle a été condamnée en 2003 en Suisse pour blanchiment d’argent : ayant fait appel, l’affaire suit son cours.

Après son amnistie au Pakistan, nous ne doutons pas que son pays fera ce qu’il convient de faire pour que la justice suisse soit moins sévère, beaucoup moins sévère.

Le retour de Benazir BHUTTO : qu’en pensent les Pakistanais ?
« Jamais la politique du Pakistan n’avait été aussi ouvertement faite à Washington. » (Éditorialiste du « Dawn », journal important)

En politique étrangère, les Etats-Unis appliquent une règle simple : pour tenir ses alliés, il vaut mieux les choisir « très intéressés ».

Alexandre Anizy

Commission ATTALI : tabula rasa

Publié le par Alexandre Anizy

La Commission ATTALI a publié un rapport intermédiaire dans lequel elle préconise en particulier une libéralisation totale de la grande distribution, car c’est le seul moyen pour développer la concurrence qui devrait faire baisser les prix des biens de consommation de l’ordre de 2 à 4 % : pour cela, il faut en finir avec les lois ROYER, GALLAND et RAFFARIN.

Nous tenons à rappeler que les prévisions ou les estimations sont comme les promesses : elles n’engagent que ceux qui les écoutent.

La Commission compte parmi ses membres un nombre impressionnant de banquiers et d’économistes, que l’on peut classer comme des adeptes de la théorie dominante, qui ne sera certainement pas remise en question par les conseillers d’Etat et consorts formatés à la même doctrine. Nous ne serons donc pas surpris si les a priori libéraux l’emportent dans le rapport final.

Prenons l’exemple de la libéralisation totale de la grande distribution. « La machine est sclérosée », « laissez-nous redevenir des commerçants », etc., autant de slogans qui appellent à une liberté des prix pour les distributeurs, pour le plus grand bénéfice des consommateurs, paraît-il.

Mais ce n’est pas la réalité.

Si on prend par exemple les fruits frais, « le marché se révèle plus intéressant, en coût et en saveur. » (Le Monde daté du 12 octobre 2007). En grande surface, « les prix baissent très peu en saison ». (Marie-Jeanne HUSSET, rédactrice en chef de 60 millions de consommateurs)
Il faut être aveuglés par le dogme de la concurrence pour refuser de voir que les prix en grandes surfaces ne sont pas forcément les moins chers.

 
Dans une chronique récente (l’express du 14 juin 2007), Jacques ATTALi conseillait une « tabula rasa » pour le Parti Socialiste : « (…) qu’ils changent de nom et d’organisation (…) », « (…) le courage d’écarter des responsabilités tous ceux de leurs dirigeants qui ont participé à cet échec (…) hiérarques des partis, candidats à l’élection présidentielles, animateurs de campagne, rédacteurs de programme (…) ».
On voit qu’en matière politique Jacques ATTALI sait remettre en question l’essentiel.

En matière économique, Jacques ATTALI devrait savoir faire tabula rasa des idées reçues.   

Alexandre Anizy

Pour Jacques JULLIARD l'affaire EADS est trop compliquée pour indigner les foules

Publié le par Alexandre Anizy

Après une présentation sans complaisance de l’affaire, Jacques JULLIARD conclue sa chronique du Nouvel Observateur du 11 octobre 2007 par : « Trop compliquée pour passionner ou indigner les foules, cette affaire est sinistre. Voilà l’une des conséquences de la défaite politique et morale de la gauche : quand les puissants n’ont plus de raisons de craindre, le sentiment d’impunité s’accroît, la morale publique s’effondre et le lien social s’effiloche. »

 
Pour monsieur JULLIARD, on peut essayer d’expliquer simplement aux foules ce scandale financier d’Etat :

  • En 1999, LAGARDERE (le père) apporte dans la corbeille de naissance de EADS des actifs d’une valeur de 5 à 10 Milliards de francs pour recevoir 15 % du capital ;
  • En 1999, l’Etat français apporte dans la corbeille de naissance de EADS des participations d’une valeur de 80 à 160 Milliards de francs pour recevoir 15 % du capital.

Drôle d’arithmétique financière : 1O Mds = 160 Mds !!!

« La constitution d’EADS fut pour le groupe LAGARDERE le plus fantastique hold-up commis à l’occasion d’une privatisation » (un haut fonctionnaire cité par le Canard enchaîné du 10 octobre 2007)

  • En 2006, l’action EADS est au plus haut … et des turbulences vont se produire inéluctablement, MAIS, c’est juré, le patron propriétaire LAGARDERE (le fils cette fois) ne le savait pas quand il décida de vendre pour ramasser l’oseille, avec l’aide du bras financier de l’Etat, la Caisse des Dépôts et Consignations : 2 Milliards encaissés.

« 7 ans plus tard, le groupe LAGARDERE a perpétré un tout aussi fantastique hold-up sur le dos de la Caisse des Dépôts et Consignations et des petits actionnaires. » (le même haut fonctionnaire, déjà cité)

 
Comme le dit monsieur JULLIARD, le scandale EADS braque « une lumière crue sur la moralité des dirigeants d’entreprise qui se conduisent comme des barons pillards. »

La déconfiture d’Airbus (filiale d’EADS), c’est

10.000 suppressions d’emplois d’un côté,

1 Milliard de bénéfices au moins de l’autre côté.

Et quelle lumière sur le rôle de l’Etat en 2006 ? « Thierry BRETON prétend avoir appris la transaction par la presse. Ce n’est ni sérieux ni responsable » (Jacques JULLIARD) Voilà qui est clair pour 2006.

Alors, qu’est-ce qui ne va pas dans la conclusion de Jacques JULLIARD, hormis l’arrogance de l’intellectuel à l’égard des foules (peuple, c’est un gros mot pour Jacques JULLIARD ?) ?

La moralité publique qui s’effondre et le lien social qui s’effiloche ne sont pas une conséquence de la défaite de la gauche, mais plutôt le résultat désastreux de la gauche plurielle (et précédente) quand elle était aux
affaires.

Qui dirigeait le char de l’Etat en 1999 ? Lionel JOSPIN.

Qui a monté, et en tout cas accepté, le meccano EADS en 1999 ? Dominique STRAUSS-KAHN, le précieux socialiste ami des patrons du CAC 40 que le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA vient de catapulter à la tête du FMI.

Ce sont des amis de monsieur JULLIARD, qui ont privatisé le plus, qui ont réformé les stock-options dans un sens libéral … 

Parce que la gauche a « le cul sale » dans le scandale EADS, comme dirait GALOUZEAU DE VILLEPIN, elle ne tirera pas à boulets rouges. Monsieur JULLIARD le sait. Alors il préfère évoquer une affaire « compliquée » qui n’intéresse pas « les foules ».

Alexandre Anizy

P.s. :
AVIS aux pays pauvres : si le FMI débarque chez vous, vérifiez les additions !

Steve HODEL et l'affaire du Dahlia noir

Publié le par Alexandre Anizy

Après avoir lu « le dahlia noir » de James ELLROY, vous pouvez lire le livre de Steve HODEL dont le titre est « l’affaire du dahlia noir » (seuil policier, octobre 2004, 23 €).

Steve HODEL, ex inspecteur des homicides de L.A., enquête sur le passé après avoir trouvé une photo d’Elisabeth dans les papiers de son père qui vient de décéder.

Gros succès aux USA et en France (tous les lecteurs du « Dahlia noir » de James ELLROY ?). Pour information, l’enquête et les conclusions ont été controversées aux USA.

A lire si on a apprécié ELLROY bien sûr.

Alexandre Anizy