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Benazir BHUTTO va rentrer au Pakistan

Publié le par Alexandre Anizy

Dans la série des personnes qui ont franchi la ligne blanche, on ne pouvait pas rater Benazir BHUTTO, 1ère femme ayant dirigé un pays musulman.

Fille du dirigeant Ali BHUTTO, éduquée à Oxford comme il se doit, elle devint Premier Ministre le 1 décembre 1988.
Ensuite, rien de glorieux, si ce n’est un parfum entêtant de corruption : elle fut 2 fois condamnée.
Pour échapper à une condamnation, elle fuit à l’étranger pour un exil doré à Londres et aux Emirats arabes unis.

Son pire ennemi politique (ces gens, qui se connaissent, ne se massacrent pas, pour paraphraser Paul VALéRY), le général  Pervez MUSHARRAF, lui-même en difficulté politique actuellement, vient de se rabibocher avec le clan BHUTTO : la dame amnistiée va pouvoir rentrer.

Les affaires reprendront … et ce ne sera pas au profit des Pakistanais.

Alexandre Anizy

Avec Denis GAUTIER-SAUVAGNAC le Comité des Forges vit-il encore ?

Publié le par Alexandre Anizy

Pour beaucoup de monde, Denis GAUTIER-SAUVAGNAC devient un homme encombrant : comment peut-il encore représenter le patronat dans les négociations majeures en cours, alors qu’il est dans la tourmente judiciaire ?

Cet homme est à la tête de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM), une structure patronale descendant du Comité des Forges : vous vous souvenez, la famille de WENDEL, le financement secret de groupuscules d’extrême droite dans les années 1930… L’UIMM est le principal contributeur (2,5 millions d’euros de cotisation) du MEDEF de l’héritière PARISOT, et il semble que les méthodes peu scrupuleuses du passé aient perduré au sein de cette institution : les langues se déliant, la rumeur d’un soudoiement de syndicalistes et même de parlementaires circulent en provenance de hauts dirigeants patronaux.

Comment en est-on arrivé là ? Grâce à la loi WALDECK-ROUSSEAU de 1884, l’UIMM se croyait protégée contre les problèmes judiciaires : dispense de comptabilité et de Commissaire aux Comptes. De fait, les documents comptables sont détruits chaque année. Difficile de voir quelque chose dans les comptes quand il n’y a pas de comptes !

Mais comme il est certain que GAUTIER-SAUVAGNAC a retiré lui-même (et des collaborateurs) pour environ 15 millions d’euros en espèces (à ce jour, 3 comptes bancaires connus), il revient à ce monsieur à expliquer et à prouver qu’il n’a pas gardé cet argent pour lui mais qu’il l’a distribué. Sinon, les Impôts et l’URSSAF vont s’attaquer à ses biens personnels.

Ayant beaucoup d’amis fortunés, Denis GAUTIER-SAUVAGNAC a-t-il vraiment intérêt à parler librement ?

Alexandre Anizy

Bernard-Henri LEVY assure sa promotion

Publié le par Alexandre Anizy

Rien de telle qu’une pincée de poivre et de piment pour relever la campagne de promotion de son dernier pensum ! A ce jeu, le milliardaire Bernard-Henri LEVY est passé maître : c’est d’ailleurs son unique domaine d’expertise.

 
Ainsi, sur France Inter, le « nouveau philosophe » dandy (autrefois en chemise Charvet, s’il vous plaît, mais il paraît que maintenant le monsieur va aux interviews torse nu sous la veste) s’en est pris à 2 personnes, parce qu’elles sont « d’inspiration maurrassienne », i.e. « d’extrême droite ». Chez LEVY, comme chez GLÜCKSMANN, si on écrit gros et si on invective, c’est pour mieux réfléchir, voire pour dialoguer après le massacre de la pensée (la caricature de l’adversaire).

 
D’abord, la plume du Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA, Henri GUAINO, qui a écrit le « discours ignoble » de Dakar : c’est « un raciste ».

Henri GUAINO a répondu du tac au tac : « Ce petit con prétentieux ne m’intéresse pas. Qui est-il donc ? Il ne m’aime pas, moi non plus. Il n’aime pas la France, moi si. »

Holà ! Monsieur GUAINO, comme vous y allez ! Votre dernière phrase a un relent d’antisémitisme nauséabond… Prochaine étape de « l’échange » ?

 
Enfin, Jean-Pierre CHEVéNEMENT que BHL (comme on dit) accuse d’avoir « saboté » la campagne de Marie-Ségolène ROYAL en lui « fourguant de la camelote », notamment sur l’Europe, la nation.

Le vieux CHE a répliqué en qualifiant l’énergumène de « petit télégraphiste de l’empire », i.e. dévoué à «l’idéologie dominante du capitalisme financier globalisé », et en ajoutant : « La place que font les médias au sieur Bernard-Henri LEVY, milliardaire déguisé en philosophe, est révélatrice du profond abaissement intellectuel, moral et même spirituel de ce moment de notre Histoire. » 

 
Monsieur CHEVéNEMENT, auriez-vous oublié qu’on ne prête [de la place dans les colonnes, en l’occurrence] qu’aux riches ?

Alexandre Anizy

La question du pétrole (I)

Publié le par Alexandre Anizy

Nous avons vu que pour comprendre la Chine, notamment son déploiement diplomatique tous azimuts, il faut disséquer tous les chiffres qui ont un rapport de près ou de loin avec les énergies et les matières premières qui lui font cruellement défaut.

C’est pourquoi nous nous sommes intéressés à la question du pétrole, en commençant par le livre de Eric LAURENT « la face cachée du pétrole » (pocket mars 2007, 461 pages).
Commençons aujourd’hui par les accords secrets de 1928.

« En juin 1928 à Ostende, au cours d’une conférence réunissant les principaux actionnaires de l’IPC, il est décidé qu’aucun des actionnaires ne pourra exploiter les gisements de pétrole qu’il viendrait à découvrir sur le territoire de l’ancien Empire ottoman sans le consentement et la participation de ses partenaires. » (p. 64)

(Irak Petroleum Company = Anglo-Iranian (futur BP) 23,7%, SHELL 23,7%, CPP (futur TOTAL) 23,7%, Standard Oil (futur EXXON) 11,87%, MOBIL 11,87%, et les 5 % restant au plus grand intermédiaire du pétrole Calouste GULBENKIAN)

Au cours de cette réunion, c’est GULBENKIAN qui tracera une ligne rouge sur une carte pour délimiter la zone de l’accord (Bährein, Qatar, Emirats arabes, Arabie Saoudite … le Koweït est hors de la zone, ce qui plaît aux Américains puisqu’ils vont bientôt y prospecter).

En août 1928, c’est une suite logique du 1er accord. Au Château d’Achnacarry, propriété du fondateur et Président de la Shell Henry DETERDING (qui montrera plus tard une fascination totale pour HITLER et le nazisme), les Présidents d’EXXON et de BP ont été conviés à une chasse ; ils sont rejoints par d’autres représentants de compagnies, dont MELLON, banquier et actionnaire principal de la GULF.

L’accord secret d’Achnacarry entérine la création d’un cartel international du pétrole dont les membres se partagent le monde. C’est l’illustration parfaite d’un accord de monopole.
Cette entente ne sera révélée qu’en 1952.

 
L’accord d’Achnacarry ne s’applique pas en principe aux USA. En 1929, 17 sociétés privées forment l’Association des Pays Exportateurs de Pétrole, où elles fixent des contingents et des prix de vente alignés sur ceux du Texas et du Golfe du Mexique (LA zone de production américaine, où les coûts d’extraction sont élevés). A ce prix, il faut ajouter le coût du fret pour le transport du pétrole de cette zone au port de destination.

« Pendant la Seconde Guerre mondiale, BP, pourtant contrôlée à 51 % par l’Etat britannique (…), fait payer à ses navires de guerre, et à ceux des Etats-Unis, leur ravitaillement en mazout dans le port iranien d’Abadan au prix du mazout payé aux Etats-Unis, majoré du montant, fictif, du fret entre le Texas et l’Iran. » (p.68)

 
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, les 7 sœurs (Exxon, Shell, BP, Texaco, Mobil, Chevron et Gulf) contrôlaient l’ensemble du marché pétrolier, ce qui durera jusque dans les années 70. En 1945, par exemple, la richesse et l’influence de la SHELL dépassaient celles des Pays-Bas.

« Les hommes à la tête de ces groupes ont pour la plupart d’entre eux une vision autoritaire, hiérarchique et anti-démocratique du monde. » (p.69)

On a déjà cité le pro-nazi Henry DETERDING ; le cas de Walter TEAGLE, patron d’EXXON, est différent, puisqu’il a été démissionné en 1942. Mais en 1926, il signe un accord avec IG Farben dont le développement a été financé après la 1ère Guerre mondiale par des capitaux anglais et américains, dont la Chase Bank de ROCKFELLER, la MORGAN et la WARBURG. En 1932, IG Farben est devenue la plus importante entreprise chimique du monde : elle contrôle 400 sociétés allemandes, 500 sociétés commerciales ; elle possède ses propres lignes de chemin de fer et ses mines de charbon, des usines dans des dizaines de pays. En Allemagne, rien ne se fait sans IG Farben, qui a financé depuis sa création le parti national-socialiste.

Après 1940, EXXON continue à échanger des informations hautement stratégiques avec IG Farben. Dès l’arrivée d’HITLER au pouvoir, EXXON a fourni aux nazis les brevets du tétra-éthyle de plomb, indispensable à la fabrication de l’essence d’avion. Poussant la coopération plus loin, EXXON et General Motors en association avec IG Farben construiront des usines de tétra-éthyle. « Ainsi approvisionnée en fuel synthétique, la machine de guerre nazie, hautement mécanisée, évitera la pénurie. » (p.72)

EXXON a réalisé des profits énormes grâce à cette collaboration avec IG Farben, et sera condamné à 50.000 USD d’amende ! Interrogé sur les accords secrets entre EXXON et IG Farben, le Président TRUMAN répondra : « Oui, bien sûr, que voulez-vous que ce soit ! [une trahison] » (p.74)

 
Si la religion est l’opium du peuple, la morale (et autres valeurs) est un corset dont les affairistes s’affranchissent sans vergogne et … pour une amende dérisoire.

 
Alexandre Anizy
Prochainement : la question du pétrole (II)

Le débat fracassant selon Jean-Christophe CAMBADéLIS

Publié le par Alexandre Anizy

Pour Jean-François CAMBADéLIS, l’objet du prochain congrès du Parti Socialiste doit être « la modification du code génétique du PS », à savoir une émancipation de la théologie de la rupture avec le marché : « il s’agit d’une mutation idéologique, stratégique et organisationnelle » (dans le Nouvel Observateur du 4/10/07).

D’abord, il est suspect d’entendre un socialiste, qui plus est un ex lambertiste (organisation trotskiste ayant le goût du secret, de l’entrisme, bref, de la manipulation), utiliser des termes qui renvoient au « sacré » pour parler, en dernière analyse, du rejet du capitalisme.

Les mots ne sont jamais anodins.

Ensuite, il nous semble que tous les politologues sérieux estiment que les socialistes français ont accepté dans la pratique les règles de l’économie de marché en 1983, car dans la théorie c’est en 1920 que la mutation idéologique s’est produite. Il faut donc croire que CAMBADéLIS et ses amis préparent un nouveau maquillage de leur positionnement politique.

Enfin, pour la mutation stratégique et organisationnelle, le domaine d’expertise de monsieur CAMBADéLIS, il est certain qu’elle se produira. Selon les desiderata de CAMBADéLIS ? C’est une autre histoire.

 
Quel est le fond de ce débat fracassant ? D’aucuns comme Jean-Luc MéLENCHON considèrent que la mondialisation est un obstacle pour des réformes locales et qu’il convient par conséquent de résister à l’expansion de la marchandisation des choses : cette position a le mérite de la cohérence. D’autres, comme Laurent FABIUS, Henri EMMANUELLI, Lionel JOSPIN, croient dans la possibilité des réformes, mais la conquête du pouvoir ne peut réussir que sur une mystification, à savoir la contestation de la mondialisation : ceux-là sont bien dans la lignée des BLUM, MENDèS-FRANCE, MOLLET, MITTERRAND. Pour les amis de CAMBADéLIS, la mondialisation est une chance si on trouve « une nouvelle voie qui mêle efficacité, justice et développement durable » : on ne voit pas très bien quel homme politique français ne serait pas d’accord avec ce triptyque…

En fait, le « nouveau socialisme, c’est l’émancipation individuelle et collective », comme Vincent PEILLON l’analyse aujourd’hui : « le socialisme de JAURès  ne voyait pas de contradiction entre l’émancipation individuelle et l’émancipation collective ». En effet, il nous semble que même un marxiste, s’il place ces 2 émancipations dans un rapport dialectique, n’en conclue pas forcément à une contradiction.

Alors qu’est-ce qui est nouveau chez les DSK boys ?

« Nous sommes, nous, partisans d’une parlementarisation du parti qui remettent les élus au centre ». En clair, cette mutation organisationnelle permet une prise en main totale du parti par les apparatchiks dont les élus sont la « crème » : c’est la confiscation du pouvoir du militant par une élite autoproclamée et cooptée, qui renvoie à l’opposition démocrate / républicain développée par Jacques RANCIèRE (voir notre note « la haine de la démocratie »).

Le philosophe Slavoj ZIZEK n’a-t-il pas dit que le stalinisme est l’avenir de la démocratie parlementaire ? TROTSKI étant un STALINE raté, il n’est pas étonnant que CAMBADéLIS aboutisse à cette prescription organisationnelle.

Quant à la stratégie des DSK boys, elle nous paraît une resucée improbable de la gauche plurielle, compte tenu de l’acceptation de l’expansion de la mondialisation.

Alexandre Anizy

La gauche est-elle sauvée si Bernard-Henri LEVY en est ?

Publié le par Alexandre Anizy

Après « American Vertigo » (au demeurant, un modèle du genre « name droping ») qui nous avait saisi de vertige, non pas à cause de la profondeur de ses propos mais plutôt pour l’indigence de ses pensées, le milliardaire Bernard-Henri LEVY vient de commettre un nouveau pensum, « ce grand cadavre à la renverse » (Grasset, 420 pages, 18,50 €), où il nous explique pourquoi il est de gauche, et que nous résumons ainsi :

  • Vichy est un fascisme ;
  • La guerre d’Algérie (« J’appelle gauche le parti de ceux qui croient que le colonialisme, la soumission d’un peuple à la loi d’un autre peuple, est un crime, lui aussi, inexpiable » Nouvel Observateur 4 octobre 2007, page 12) ;
  • Mai 68 (nouveaux droits, libertés nouvelles, émancipation de la femme, acte de naissance d’un antitotalitarisme de gauche et de masse) ;
  • Affaire Dreyfus (la défense des Droits de l’Homme à travers le cas d’un homme, de la liberté, de la vérité, de l’esprit critique, de la laïcité… le parti d’un individu contre la Déraison d’Etat).

Si penser de la sorte vous estampille « de gauche », alors nous connaissons beaucoup de « Jourdain » à droite !

Hormis la question de Vichy, où le radicalisme primaire du « nouveau philosophe » se répand sans mesure, ce qui est regrettable puisque cela occulte le fait que l’idéologie de Vichy imprègne toujours la pensée de l’oligarchie française, tout le monde peut souscrire à cette « charte de gauche ». Alors, est-ce vraiment sérieux ?

 
Michel ONFRAY écrit ce qui se cache derrière la « pensée de gauche » du milliardaire Bernard-Henri LEVY : « Une détestation de la gauche « de gauche » au nom de sa gauche « de droite » ; un fétichisme de l’Europe libérale ; une passion pour l’Amérique porteuse de vraies valeurs – ah ! Cette phrase qui brille comme une lame de guillotine : « l’antiaméricanisme est une métaphore de l’antisémitisme » ; une célébration du commerce et de l’argent qui libèrent et civilisent ; autrement dit, un corpus idéologique très compatible avec la droite libérale de BAYROU et SARKOZY – sinon de la « gauche » de Ségolène ROYAL… »

Il est quand même curieux que le milliardaire Bernard-Henri LEVY de gauche ne dise rien sur la question sociale, ce qui explique sans aucun doute son incapacité à analyser politiquement « le poids absurde, inexplicable » de la gauche antilibérale. Et Michel ONFRAY de souligner : « Quand dira-t-on le rôle de la gauche caviar dans l’exceptionnelle bonne santé du Front National depuis le renoncement à la gauche de Mitterrand en 1983 ? »
On pourrait dire aussi sous le règne du « francisquain Mitterrand », pour revenir aux propos précédents de BHL.   

Le milliardaire Bernard-Henri LEVY est un libéral. Il est aussi un homme rationnel. En économie, cela donne un comportement sur les marchés : il privilégiera toujours son intérêt personnel, même contre l’intérêt général. C’est humain, et nous ne lui jetterons pas la pierre quand, en dernière analyse, il protégera ses biens dans ses choix politiques.  

La gauche caviar, dont BHL fait partie, est de retour : n’est-ce pas elle qui va héberger l’organisation royaliste ? Et tant que la gauche sera portée, structurée par des personnages de cet acabit, on peut être sûr que rien ne changera au royaume de France.

Alexandre Anizy

James ELLROY un maître du polar

Publié le par Alexandre Anizy

Puisque nous avons parlé de sa compagne Helen KNODE, il serait incongru d’ignorer le grand James ELLROY, qui est incontestablement passé maître dans l’art de ciseler ses polars.

Chez ELLROY, vous ne trouverez pas de déchets : tout vaut le détour. Mais comme le temps nous est compté à tous, ceux qui ont un peu fréquenté le bonhomme seront unanimes pour vous recommander 2 livres : « L.A. confidential » et « le dahlia noir » (en Rivages poche).

Vous y découvrirez la quintessence de James ELLROY.

Alexandre Anizy

EADS : une question se pose

Publié le par Alexandre Anizy

Nous n’ajouterons pas un commentaire sur le fond de l’affaire qui sera développée dans les mois à venir pour déboucher sur presque rien, voire rien : le délit d’initié étant une chose difficile à prouver, peu d’affaires aboutissent dans les tribunaux.

La question que nous posons est celle-ci : pourquoi cette « fuite » ?

En effet, il est surprenant qu’une note préliminaire grave de l’AMF sorte ainsi de cette institution sérieuse pour être publiée par le Figaro.

Rappelons ici quelques éléments notoires :

  • tout le monde sait que LAGARDERE veut sortir de EADS (lire notre note du 20 juillet) ;
  • le Figaro appartient à DASSAULT ;
  • DASSAULT pourrait être un candidat potentiel à la reprise des parts de LAGARDERE dans EADS.

Cette affaire fragilise la position de LAGARDERE : pourra-t-il vraiment quitter EADS quand il le veut (i.e. en empochant une nouvelle plus-value après les premiers résultats financiers du plan Power 8) ? Bien difficile à dire maintenant.

 
De toute évidence, cette « fuite » est d’abord une attaque contre les intérêts de LAGARDERE : c’est ainsi qu’il le prend, puisqu’il menace de contre-attaquer juridiquement.  
Avec LAGARDERE, aura-t-on du sport même dans les affaires ?

 
Alexandre Anizy

L'ouverture ciblée du Président

Publié le par Alexandre Anizy

Le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA est décidé à poursuivre sa politique d’ouverture : quand il ne peut pas les débaucher, il les case dans un fauteuil douillet. C’est le cas de Dominique STRAUSS-KAHN au FMI.

On parle aussi de Michel CHARASSE pour le Conseil Constitutionnel. On susurre les noms de Jack LANG, de Julien DRAY… tout est possible, n’a-t-il pas déjà Alain BAUER ? Il suffit d’être initié, en politique évidemment.
Mais dans cette bataille de déstabilisation, il manque des quadragénaires, des cadors (ou ex) issus de la génération 80 : par exemple, Harlem DESIR, Isabelle THOMAS, etc.

 
Force est de constater que les petites ambitions personnelles l’emportent quasiment toujours sur les grands idéaux. A chaque défection (est-ce vraiment des défections ?), on porte un toast à l’Elysée.
Dans les salons des palais de la République, les agapes ont commencé.

Alexandre Anizy

Dans la crise bancaire, la liste des perdants s'allonge

Publié le par Alexandre Anizy

Dans notre note du 20 septembre 2007, nous évoquions les acteurs financiers français qui ont dû prendre acte de leur implication relative dans la crise du crédit immobilier américain. Dans notre note du 17 septembre, nous parlions de la Northern Rock Bank.

 
Le marché financier global a en quelque sorte mutualisé les risques, notamment avec les produits dérivés : c’est une gigantesque salade niçoise, pour reprendre une expression usitée par ailleurs. L’avantage de la mutualisation, c’est bien sûr la dilution des pertes sur un nombre plus élevé de perdants ; elle n’empêche pas les pertes.

 
Le 1 octobre, les suisses UBS (leader incontesté en gestion) et Crédit Suisse, ainsi que le géant américain Citigroup (n° 1 mondial par la capitalisation), on lancé des avertissements sur leurs comptes.

 
Nous accordons une mention spéciale à UBS, qui pour la 1ère fois depuis 9 ans affichera une perte trimestrielle comprise entre 360 et 482 millions d’euros avant impôts. UBS va enregistrer 2,4 Milliards d’euros de dépréciations de valeur… Face à des nouvelles aussi calamiteuses, il convient d’annoncer en parallèle des « bonnes » nouvelles pour les analystes financiers : UBS n’a pas dérogé à cette règle, en annonçant la suppression de 7 % de ses effectifs (soit 1.500 personnes) en banque d’investissement dont le Directeur Général Huw JENKINS est viré (lui doit avoir de toute façon son parachute…).

Pour le Crédit Suisse, c’est pour l’instant une baisse de 20 % de ses résultats trimestriels.

Pour Citigroup, c’est une baisse de 60 % de son bénéfice. Pour son patron Charles PRINCE, c’est « une évidente déception » : il parle d’« une mauvaise performance dans le marché du crédit obligataire, des dépréciations sur des créances relatives à des prêts à effet de levier et une augmentation des coûts du crédit à la consommation. »
On le voit : la crise des « subprime » s’est propagée dans le système financier américain.

En France, les grandes banques affirment que l’impact serait extrêmement limité dans leurs comptes trimestriels : rendez-vous début novembre.
Seul le Crédit Agricole fut victime d’un « trader fou ».

Alexandre Anizy