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TAPIE bafouille, BELKACEM se rode

Publié le par Alexandre Anizy

Nous avons eu droit dimanche soir au spectacle lamentable d’un bonimenteur raté, dont on ignore la raison de sa présence sur l plateau de France 2 : une 1ère fleur de Monsieur de CAROLIS au profiteur SARKZY de NAGY BOCSA, puisque ce sinistre individu tira une salve contre ce qui était autrefois son camp.

Bernard TAPIE, qui n’est peut-être entré en politique que pour écraser le freluquet ROCARD pour le compte du machiavélique MITTERAND, a pénétré dans l’arène pour dézinguer la gauche royaliste au profit de l’aspirant roitelet SARKOZY de NAGY BOCSA.

Bien que TAPIE jure qu’il n’y a derrière ce retour aucun arrangement sur un futur accord transactionnel entre l’Etat et l’ex P-DG TAPIE qui fut spolié par le Crédit Lyonnais dans l’affaire Adidas (résumé du jugement du Tribunal de Commerce et de l’arrêt de la Cour d’Appel), nous ne parierons pas un kopeck sur la parole de ce monsieur.

 

Nous avons eu droit aussi à l’entrée en scène nationale de Madame Najat BELKACEM, une proche collaboratrice de Marie-Ségolène ROYAL : madame est passée par Sciences Po. (comme sa patronne actuelle). En tout cas, la langue de bois est bien assimilée par la dame, ce qui est normal quand on vient de la rue Saint Guillaume.


Nous notons que chaque finaliste a « sa beurette », comme disait autrefois Libération, du temps où Julien DRAY dirigeait SOS Racisme.

Le CRAN a encore du boulot !

Alexandre Anizy

 

21. Carton plein pour le profiteur SARKOZY de NAGY BOCSA

Publié le par Alexandre Anizy

Nicolas SARKOZY de NAGY BOCSA, le profiteur de l’île de la Jatte, devait être exalté, solitairement, dans sa chaumière dorée : il a explosé les compteurs et dépassé le meilleur score de son ennemi intime, le cher CHIRAC. Nous imaginons sa jubilation, car ce n’est pas la plus petite part de sa victoire.

SARKOZY de NAGY BOCSA peut compter sur ses amis : Martin BOUYGUES (TF1), Arnaud LAGARDèRE (1er groupe de presse en France, entre autres choses), DASSAULT (Figaro), PINAULT (le Point), DE CAROLIS (nommé à la tête de France Télévision, ami de Mme CHODRON de COURCEL épouse CHIRAC), etc. L’expression dans les médias est bien muselée.

Un exemple : puisque SARKOZY de NAGY BOCSA a exposé sans retenue sa vie privée sur la place publique, et alors que le Paris médiatique et mondain en fait des gorges chaudes, savez-vous que Cécilia SARKOZY de NAGY BOCSA aurait quitté le domicile conjugal avant le 21 avril, si on peut se fier à Daniel SCHNEIDERMAN de Libération (qui appartient à un autre ami proche de SARKOZY de NAGY BOCSA, M. Edmond de ROTHSCHILD) ?

L’oligarchie doit être satisfaite : la finale présidentielle qu’elle avait imaginée et préparée dans les médias depuis 2005 va se dérouler comme elle l’espérait.

Les hommes forts savent choisir leur ennemi.

Alexandre Anizy

 

 

"citoyens clandestins"

Publié le par Alexandre Anizy

Pour se détendre, en ce dimanche 22 avril 2007 qui restera peut-être dans les annales, nous parlerons du livre de DOA (série noire Gallimard 2007, 696 pages, 20€).

Du grand art dans une construction romanesque ne nécessitant qu’un style sobre et efficace.

De par sa densité, ce thriller nous fait penser aux « racines du mal » de DANTEC : le brio stylistique en moins, la structure minutieuse en plus.

Un seul conseil à cet auteur talentueux : changez de pseudo !
Alexandre Anizy

ROVARETO se goinfre, PARISOT se tait

Publié le par Alexandre Anizy

Jean-François ROVARETO est le P-DG de la société Eiffage depuis 1987. Jusqu’en 2006, c’était un patron raisonnable en matière de rémunération.

Mais ces petits camarades du CAC 40 l’ont dernièrement incité indirectement à se rattraper : il s’est fait octroyer 195.000 actions gratuites évaluées à 20 Millions d’euros. Pourquoi ? « Je n’avais reçu aucune stock-option depuis 1989. »

M. ROVARETO a-t-il accordé aux salariés d’Eiffage une prime de rattrapage pour les bons résultats depuis 1989 ? Non.

 
Madame PARISOT se tait devant l’indécence de ce patron. D’ordinaire, elle nous sort son laïus avec les mots ad hoc « émue », « choquée » (cf affaire Forgeard).

Elle doit sans doute considérer que la France allait perdre son attractivité et sa compétitivité, comme elle dit, si on n'accordait rien à ce monsieur de 62 ans !  

Alexandre Anizy

Le Pen et l'identité nationale de Sarkozy de Nagy Bocsa

Publié le par Alexandre Anizy

Les origines étrangères de Monsieur SARKOZY de NAGY BOCSA tracassent beaucoup Jean-Marie LE PEN.
« (…) qui n’a somme toute q’un grand - parent français n’est peut-être pas le mieux qualifié pour incarner la France et le peuple français comme doit le faire le président de la République. » (France 2, 17 avril 2007)
« Le fait d’avoir 3 grands – parents étrangers n’est pas ce qui vous qualifie le plus pour cette fonction exceptionnelle. » (Le Parisien, 15 avril 2007)

 
La nouveauté est dans le fait de vouloir pratiquer l’ostracisme à l’encontre d’un compatriote.

Mais aussi dans une référence codée à Vichy, selon l’association Mémorial 98 : « 3 grands – parents (est) une référence directe bien que codée au statut des juifs de 1940 qui fixait ce critère pour exclure les juifs des fonctions publiques et électives. »
Benedict MALLAH, grand – père maternel de SARKOZY de NAGY BOCSA, était d’origine juive.  

Jean-Marie LE PEN est si convaincu de sa supériorité (un surhomme, en quelque sorte) qu’il ne néglige aucun détail pour se faire reconnaître tel qu’il est.

Alexandre Anizy   

Nicolas HULOT un zozo de l'écologie

Publié le par Alexandre Anizy

Si l’aventurier Nicolas HULOT a été touché par la grâce écologique, force est de constater qu’il n’en a pas pour autant perdu le sens des affaires : les siennes sont florissantes.
Dès lors on peut se poser la question : pourquoi cette fausse candidature aux présidentielles ?

Certaines langues affirmeront que cette mascarade a au moins eu le mérite de donner un coup de fouet à la notoriété du bonhomme, ce qui le placera en position de force pour négocier avec son employeur - client  TF1. On est content pour lui.
A-t-elle donné un poids politique à la cause écologique ?
La réponse est négative. On peut ajouter que cette cause est en voie de perdition, parce que l’esbroufeur HULOT l’a phagocytée.

 

Madame Dominique VOYNET a raison lorsqu’elle dit dans ses réunions publiques que la cause écologique sera négligée quand les élections seront finies : le bout de papier de Monsieur HULOT  (son pacte) n’engage réellement personne. C’est une promesse de bien faire, comme une autre, enfin pas tout à fait. Car ce consensus mondain digne du Rotary a porté un coup mortel au parti écologique (en avait-il vraiment besoin pour périr ? c’est une autre question).

Monsieur HULOT nous dit que sans son pacte « (…) les enjeux écologiques n’auraient presque pas été évoqués pendant la campagne. » (express 29 mars 2007, page 62) Mais ce n’est qu’une affirmation péremptoire.
Il dit aussi : « Quel que soit le prochain gouvernement, nous lui imposerons une pression bien plus importante que le rapport de forces qui sera établi par les Verts. » Ayant contribué à la mort du mouvement des Verts (la pertinence de ce parti est encore une autre question), force est de constater que le rapport de forces n’existera plus, et que par conséquent les gesticulations médiatiques d’un Nicolas HULOT pourront passer, pour des esprits faibles, comme une avancée de la cause écologique dans la vie quotidienne. L’observatoire permanent, dont Monsieur HULOT sera le porte-parole, sera d’abord une excellente tribune pour lui-même.

 
Monsieur HULOT est un homme étonnant, car il semble que pour lui les élections soient une arithmétique pitoyable. Alors qu’allait-il faire dans cette galère ? Si Monsieur HULOT n’aime pas la politique, pourquoi entre-t-il dans ce champ pour se comporter comme un zozo ? (« J’ai été naïf »)

Au fond, Monsieur HULOT n’aime pas les rapports de force : c’est mauvais pour le business. « La démarche de mon pacte est plus consensuelle (…). » (Figaro du 16 avril 2007) 

Tellement consensuelle qu’elle en devient ridicule : « (…) nous sommes là pour responsabiliser, pas pour culpabiliser. »

Responsabiliser les responsables, quelle connerie !

 

En guise de conclusion, nous dirons qu’en matière d’écologie, nous préférons le travail de LA HULOTTE (revue ardennaise ; www.lahulotte.fr).

Alexandre Anizy

Alain MINC un parangon du CAC 40

Publié le par Alexandre Anizy

En France, si on touche le jackpot nommé ENA, comme Monsieur Alain MINC, on obtient la martingale du pouvoir politique et économique : même les incompétents notoires jouiront d’une indulgence que les échelons inférieurs ne verront jamais. Concernant ce monsieur, nous devons lui reconnaître un indéniable talent : il sait faire parler de lui en s’appropriant et en vendant des idées qui n’émanent pas forcément de son auguste personne.

 
Le livre de Laurent MAUDUIT intitulé « petits conseils » (Stock, 403 pages, 20,99 €) apporte enfin un éclairage puissant, car bien documenté, sur la vie et l’œuvre de Monsieur Alain MINC.

Vous apprendrez que dans son 1er job le jeune directeur financier MINC a conduit l’entreprise ST GOBAIN au bord du gouffre. Puis il devient le PDG de CERUS, la holding française de Carlo DE BENEDETTI : sa gestion désastreuse du raid hostile contre la SGB à Bruxelles conduira à l’échec de l’opération et à de grandes difficultés financières pour son patron italien qui, 20 ans plus tard, assume ses graves erreurs (le brillant énarque – un énarque est toujours brillant, c’est une loi- Alain MINC n’a rien à assumer puisqu’il ne commet jamais d’erreurs…) dont celle-ci : « Faire de lui un chef d’entreprise ou un PDG, c’est comme confier à un sociologue la gestion d’une charcuterie » (page 160)

 
Après ce nouvel échec professionnel, MINC monte sa petite entreprise, grâce à des amis fidèles qui lui signent quelques missions de conseils. Le système MINC va très vite se mettre en place : les amis sont des clients qui viennent se confier, les obligés placés permettent de fidéliser les clients ; comment se retrouve-t-on des 2 parties d’un même deal, etc. Tout est raconté avec talent et minutie : le capitalisme français ne sort pas grandi de cette aventure, le clou du spectacle (à ce jour) étant peut-être l’affaire VINCI et la lente prise de pouvoir en douceur du quotidien Le Monde, dont Monsieur MAUDUIT se remet difficilement parce qu’il est toujours douloureux de réaliser qu’on a été un dindon de la farce.

Pour asseoir sa notoriété, en étant aidé par des collaborateurs, MINC a publié très tôt des livres, que ses amis des médias ont toujours loués (entre autres F-O Giesbert, B-H Lévy, des amis inconditionnels semble-t-il). Mais en 1999, avec « Spinoza un roman juif », il commet un plagiat et il sera condamné par le TGI de Paris le 28 novembre 2001.   

 
Laurent MAUDUIT affirme que le système MINC se fissure (démissions des Conseils d’Administration du CAC 40, perte de clients) mais il ajoute : « (…) la France est un pays de capitalisme hybride. A mi-chemin entre le capitalisme anglo-saxon et le vieux capitalisme de connivence (…). » (page 399)

 

Après avoir lu ce livre, nous comprenons que le capitalisme de la barbichette (expression de MAUDUIT) a encore de beaux jours à Paris.

Alexandre Anizy

A la soupe de BAYROU

Publié le par Alexandre Anizy

Si rien n’est acquis dans cette élection présidentielle, la précipitation de certaines vieilles ganaches pour se positionner en précurseurs semble le signe d’un affolement des boussoles : la soupe de BAYROU n’est ni préparée ni servie, mais on y court déjà pour être en première ligne.

 
Prenons par exemple Monsieur Jean PEYRELEVADE. Ce brillant polytechnicien (un polytechnicien est toujours brillant, c’est une loi), fils d’un Normale Sup Lettres et d’une agrégée de lettres classiques qui plus est diplômée du conservatoire de piano, qui connaît bien de toute évidence les classes populaires, fait le choix de la carte du PS en s’approchant du numéro 2 de l’époque, Pierre MAUROY.

En 1981, il récolte le fruit de cet engagement altruiste en devenant le directeur adjoint du cabinet du Premier Ministre MAUROY. Concernant les enjeux de pouvoir des nationalisations, rien ne lui aura échappé à cette place privilégiée. Le tournant de la rigueur libérale pris, nous constatons qu’il en mesure toutes les conséquences, en particulier pour sa carrière : il s’en va bosser dans la Finance (son carnet d’adresses intéresse, forcément).

En 1988, ses amis de gauche le sollicitent : Michel ROCARD le nomme Président de l’UAP contre l’avis de MITTERAND (dit-on). En 1993, il perd sa place évidemment, mais comme peu de gens souhaitent prendre le « bâton merdeux », Edouard BALLADUR le nomme Président du Crédit Lyonnais : les ennuis d’un certain Bernard TAPIE (nous n’avons aucune sympathie pour ce bonimenteur, ce capitaliste sans capitaux, etc.) vont commencer à peu près à ce moment-là.

Monsieur Jean PEYRELEVADE va rester 10 ans à la tête de cette banque : pendant 5 ans, il usera de tout son savoir-faire pour maintenir l’indépendance de cette entreprise contre vents et marées et conserver ainsi son job. Quand il quittera le Lyonnais, il obtiendra une « retraite maison » qui lui assure un revenu annuel à faire pâlir d’envie bien des patrons en exercice.

En 2005, Monsieur Jean PEYRELEVADE publie un livre intitulé « le capitalisme fou » où il dénonce les plans de stock-options qui enrichissent les dirigeants d’entreprises, les indemnités somptueuses que s’octroient les mêmes dirigeants : « Il a fait partie de ce qu’il dénonce aujourd’hui », commente un grand patron (resté anonyme).

Dans l’affaire Executive Life, il fut inculpé de fausses déclarations et sous mandat d’arrêt international. Il aurait pu très tôt s’arranger avec les autorités américaines, mais pour lui, mentir pour être tranquille, pas question !  Pourtant, après le fiasco judiciaire de l’Etat français, quand il se retrouvera seul en ligne, il négociera son « plaider coupable » : une procédure rarissime, dite Alford Plea, qui consiste à négocier sa condamnation pour mettre fin aux poursuites sans admettre sa culpabilité. (Apprécions au passage toute la « rigueur intellectuelle et morale » de cette subtilité du Droit américain).

On le voit : Monsieur Jean PEYRELEVADE est un homme de principe, droit dans ses bottes. Mais son pragmatisme n’est plus à démontrer. Citons-le :

« Je m’adresse tranquillement à mes amis de gauche, aux électeurs de gauche : acceptez le principe de réalité. Lionel JOSPIN craint que le vote BAYROU n’empêche la gauche officielle d’être présente au second tour. Encore faudrait-il qu’elle mérite de l’être. (…) La seule question qui vaille est : lequel peut l’emporter face à Nicolas SARKOZY ? (…) Je pense que François BAYROU, au réformisme sérieux et cohérent, peut gagner dans la dernière ligne droite. Je vote donc François BAYROU. » (Libération 6 avril 2007, page 28)   

Depuis plusieurs semaines, on écrit que Monsieur Jean PEYRELEVADE est dans le cercle des conseillers de son candidat préféré.

 
Prenons un autre exemple. Michel ROCARD, qui n’est plus un enfant de chœur, a déclaré la semaine dernière que le PS devait faire alliance avec François BAYROU. En vieux briscard de la politique, il n’ignore pas que sa déclaration est prématurée, et qu’elle va de fait gêner la candidate socialiste qui prétend ne pas faire alliance avec le centre, ni avant ni après les élections. Pourquoi cette déclaration, confirmée le dimanche 15 avril ? Sans se faire violence puisqu’il ne fait que retrouver un positionnement politique naturel, tout en se vengeant de la « mitterandie », il entend contribuer à la clarification de l’espace politique français dans une perspective européenne, en replaçant le PS à sa juste case sur l’échiquier. Pour Michel ROCARD, les maroquins sont accessoires. Quoique ?

 
Rappelons ici quelques passages de la déclaration de Monsieur Claude ALLEGRE (le Parisien dimanche 1 avril 2007) : « On ne peut donc exclure un vote utile demain d’une partie de la gauche pour BAYROU.» « C’est un programme (de Bayrou, ndaa) comme aurait pu en faire un Jacques DELORS, du type chrétien social. » « Si BAYROU est au second tour et pas Ségolène, il aura forcément des discussions avec la gauche ou des personnalités de gauche. » On le lit : Michel  ROCARD n’est vraiment pas seul.

 
Un dernier exemple. Monsieur Bernard KOUCHNER déclare dans le JDD du 15 avril : « Je ne suis pas dans la manœuvre politicienne, je ne l’ai jamais été. »

Nous nous permettons d’en douter, surtout quand le propos commence par cet aveu.

« Oui, nous sommes en appétit d’ordre et d’autorité. » Le choix de l’expression « en appétit » est curieux car inutile dans le texte.

« Les professionnels de la politique (et que faites-vous dans le paysage depuis bientôt 20 ans, Monsieur KOUCHNER ? ndaa) adoptent parfois des postures qui retardent les mutations salvatrices. (…) La France vaut mieux que nos certitudes vieillies et nos crampes partisanes. »

En ce qui concerne Monsieur KOUCHNER, nous sommes sûrs que ses contorsions idéologiques ne lui donneront ni crampes ni torticolis.

 

Nous l’écrivions hier : instrumentaliser BAYROU est un vote utile. Certains cadors du PS l’ont aussi compris et ils ont pris date pour la soupe de BAYROU.

Alexandre Anizy

 

Instrumentaliser BAYROU est un vote utile

Publié le par Alexandre Anizy

Nous connaissons des gens de droite dite modérée qui ont voté LE PEN  en avril 2002 pour éliminer JOSPIN de la finale présidentielle : la manœuvre a réussi. 

En avril 2007, d’aucuns (pas obligatoirement les mêmes) jugeront utile de voter BAYROU pour sortir ROYAL du tournoi : quoiqu’on en pense, les sondages qui s’accumulent la donnent « perdante » contre SARKOZY de NAGY BOCSA depuis belle lurette.
La détestation du maire de Neuilly sur Seine, due à un rejet viscéral de sa démagogie digne d’un CHIRAC survitaminé, incite certains électeurs à jouer de leurs bulletins de vote du 1er tour pour changer radicalement la donne du 2ème tour, celle que les grands médias (entre les mains des amis de SARKOZY de NAGY BOCSA) nous vend depuis plus d’un an.

Ne serait-ce pas une ruse de l’histoire si le peuple français éliminait Marie-Ségolène ROYAL dès le 1er tour pour la même raison que les militants socialistes ont rejeté 2 ténors du parti dans leur compétition interne : ils ne pouvaient pas battre le grand rival  de droite, d’après toutes les études d’opinion, tous les sondages.
Les militants socialistes ont oublié que le marketing n’est pas une science exacte, car si c’était le cas, 100 % des nouveaux produits lancés par les grandes firmes seraient des succès.

 
N’est-ce pas un certain François HOLLANDE qui recommande depuis six mois au « peuple de gauche » de voter utile ? Nous pensons qu’il sera entendu : d’aucuns voteront BAYROU en avril pour battre SARKOZY de NAGY BOCSA au 2ème tour en mai. C’est pour eux une question d’efficacité et de moindre mal.
Cela ne signifie pas qu’ils se déplaceront eux-mêmes en mai pour rejeter le bien-aimé des patrons du CAC 40 : ils laisseront à d’autres le plaisir de l’estocade.


Cette stratégie n’a pas échappé au républicain Jean d’Ormesson (Figaro 29 mars 07) : « Mais au premier tour ? Faut-il, avant même la bataille, sacrifier Ségolène la socialiste à Bayrou qui, de sa vie, n’a jamais été de gauche ? » Mais encore : « Avec Bayrou, l’espérance des socialistes, ce n’est plus le triomphe du socialisme : c’est (…) les chances d’un retour futur du socialisme au pouvoir. Le cœur écorché, mais le cœur léger, les socialistes peuvent être tentés de faire le choix du pire. »
Après une bonne analyse, une « vision guillerette de l’électeur socialiste rusé », Monsieur Jean d’ORMESSON se sent obligé de faire la morale : cette tactique anti-SARKOZY de NAGY BOCSA serait au fond le choix du pire. Mais pour qui, Monsieur d’ORMESSON ? Vos amis, sans aucun doute ; la France, pas du tout !


Car enfin, un BAYROU vaut bien un SARKOZY de NAGY BOCSA, tout le monde en convient, sauf les d’Ormesson, de Robien et consorts.

 
Alexandre Anizy

Paul WOLFOWITZ l'arroseur arrosé

Publié le par Alexandre Anizy

Paul WOLFOWITZ, vous connaissez ?
Mais si, vous savez bien : cet américain bien éduqué appartient au camp des (néo)conservateurs. Il élabora avec d’autres la stratégie de la communication du Président BUSH junior sur les Armes de Destruction Massive que l’Irak possédait : ils en avaient des preuves. Vous connaissez la suite de l’histoire…

Pour le remercier de ses services, le gouvernement américain plaça cet idéologue à la tête de la Banque Mondiale, où il entreprit une croisade anti-corruption.

Mercredi 13 avril 2007, un scandale éclatait sur la place publique : l’amie de cet américain vertueux (Shaha Riza, c’est son nom), qui travaille aussi à la Banque Mondiale, avait bénéficié d’une augmentation exceptionnelle lors de son détachement de la Banque (son règlement interdit à un supérieur d’avoir des relations avec un subordonné) et le patron WOLFOWITZ ne semble pas être totalement étranger à cette envolée salariale.


En général, les histoires d’alcôves ne nous intéressent pas, mais celle-là est trop drôle : un (néo)conservateur vertueux se fait prendre la main dans le pot de confiture, en quelque sorte, alors qu’il n’a comme unique programme d’action que « la lutte anti-corruption ». Le sort de ce monsieur WOLFOWITZ est entre les mains du Conseil d’Administration : l’arroseur sera-t-il arrosé ?

 

Pour notre part, nous avons pu observer certaines choses paradoxales, comme par exemple :
le dirigeant d’entreprise qui place la loyauté comme la première des vertus et qui l’exige de ses employés et de ses associés, sera le premier à les trahir sans vergogne ;
le politicien qui place la morale comme 1er objectif politique est le dernier à s’en soucier.


En ce moment, il ne faut pas oublier ces leçons.

Alexandre Anizy