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notes economiques

Pierre GADONNEIX est-il un BON manager pour EDF ?

Publié le par Alexandre Anizy

Pour tous les pays, l’énergie est une question-clé du XXIème  siècle.

La France dispose d’un atout remarquable, EDF, décidé par des hommes d’Etat visionnaires, façonné par des managers talentueux, et financé par les contribuables français.
Aujourd’hui, EDF est à la croisée des chemins : doit-elle localiser en France ses nouvelles unités de production ou bien faire ses emplettes ailleurs ?

Il semble que Pierre GADONNEIX, le patron d’EDF, soit tenté par le rachat pour 14 Milliards d’euros de BRITISH ENERGY, « (…) dont chacun sait que les centrales nucléaires sont à démanteler voire à « sarcophager » tant elles sont obsolètes ». (Yves de KERDRIEL, Figaro 3 juin 2008)

Autrement dit, pour une « maison délabrée » va-t-on enrichir les Anglais avec l’argent des contribuables français?

Espérons qu’il existe encore des hommes d’Etat visionnaires en France.

Espérons que le polytechnicien Pierre GADONNEIX ne soit pas atteint du même syndrome que l’énarque Michel BON, lorsqu’il conduisit France Télécom au bord de la faillite. 

 
Alexandre Anizy

Le roman français des chiffres officiels

Publié le par Alexandre Anizy

Prenons les heures supplémentaires.

Pour le Figaro du 21 mai, c’est une « forte poussée des heures supplémentaires » ; pour les Echos, c’est une « montée en charge poussive » ; pour le Parisien, c’est « cinq millions d’heures sup’ en moins ». L’incompétent ministre Christine LAGARDE est satisfaite de la « progression des heures supplémentaires », quand le socialiste Didier MIGAUD (président de la commission des Finances) voit « une stagnation », voire « un recul ».

La base de ces commentaires : l’étude du 20 mai de l’Acoss (un organisme de la Sécurité sociale). On y voit en effet la baisse d’un mois à  l’autre, l’augmentation d’un trimestre à l’autre, etc. Et l’Acoss de préciser que ces chiffres sont provisoires et ne tiennent pas compte des variations saisonnières !

Pour montrer que ses mesures permettront d’améliorer le pouvoir d’achat des Français, le Gouvernement avait donné comme point de référence les 900 millions d’heures supplémentaires effectuées en 2006. Patatras ! Les services de l’incompétent ministre Christine LAGARDE « viennent de découvrir » que ce n’était qu’une estimation : il faudrait plutôt compter sur 700 millions ! Vraiment ?  

En tout cas, avec une baisse de 22,22 % (hum, ce taux ! Il doit y avoir un plaisantin à Bercy …) du point de référence, nous parions d’ores et déjà que les prochaines statistiques seront merveilleuses !

 
Alexandre Anizy

EADS est déjà allemand

Publié le par Alexandre Anizy

La semaine dernière, les médias ont révélé l’existence de 2 documents qui dénoncent le déséquilibre croissant entre l’Allemagne et la France dans Airbus et EADS. Nous avions annoncé cette évolution dans notre note du 20 juillet 2007 « EADS la sourde lutte continue », après la réorganisation de juillet 2007.

Louis GALLOIS, le patron officiel d’EADS, a répliqué que le document rédigé par des cadres toulousains était « habile, avec ce qu’il faut de vérité pour rendre crédible ce qui est faux ». (le Point du 29 mai 2008) Mais qu’est-ce qui est faux dans le document ? Louis GALLOIS ne le précise pas. Pour la réduction des effectifs, la France a déjà donné avec 1.815 postes supprimés, tandis que l’Allemagne débute à peine le processus. Louis GALLOIS a demandé de rattraper ce retard dû à une législation sociale différente : « Ce retard doit être rattrapé ; je l’ai dit à Airbus ». Ah ! S’il l’a dit …

Airbus avait décidé d’envoyer une équipe de câbleurs français à Ham bourg pour récupérer les informations nécessaires : le 10 mars, ils ont été virés de l’atelier allemand par les salariés et leur syndicat IG Metall. Le patron d’Airbus, l’allemand Thomas ENDERS a-t-il pris des sanctions pour ce refus de coopération des hambourgeois, comme l’aurait fait un patron d’une société normalement constituée et correctement dirigée ?

Mais comme le disait déjà Thomas ENDERS en 2007, « nous ne sommes pas dans une entreprise normale »

On sait que les retards de l’A380 sont dus aux problèmes de câblage à Hambourg, que Thomas ENDERS a longtemps niés (voir note du 20 juillet). Dans une entreprise normale, les mesures correctrices et les réformes nécessaires auraient été mises en application sur le champ. Il s’avère aujourd’hui que c’est encore Airbus Allemagne qui est coresponsable (avec les motoristes) du retard de l’A400M : un problème de câblage à l’usine de Brême …

Que fait le patron officiel d’EADS Louis GALLOIS face à ces problèmes industriels allemands à répétition ?

 
Nous rappelons ici l’avis d’un homme du métier en 2007 (voir note du 20 juillet), Jean-François KNEPPER, coprésident du comité européen d’AIRBUS (FO) : « A force de négociations politiques depuis 35 ans qu’existe AIRBUS et 7 ans qu’existe EADS, les Allemands grignotent petit à petit de l’influence, du pouvoir, du management, et sont en train de s’approprier ni plus ni moins que l’industrie aéronautique, d’espace et de défense européenne. »

Ce que confirme un 3ème document, au sein même d’EADS, qui vient de revenir sur « la volonté allemande d’hégémonie » et « les transferts massifs, et sur une longue période, d’emplois et de compétences de la France vers l’Allemagne. » 

 
Alexandre Anizy

Paradigme vermoulu de la finance mathématique selon Christian WALTER

Publié le par Alexandre Anizy

Dans un article récent (Libération 26 mai 08), le professeur d’université Christian WALTER pose cette question : « Combien de temps devra-t-on encore attendre pour que les établissements financiers ou bancaires installent dans leurs processus de gestion de contrôle des risques (de marché ou de crédit), des modélisations probabilistes adaptées à la nature exacte de l’incertitude affectant les variations boursières ? »

Très vite, il suggère la réponse en nous donnant des informations sur le fonctionnement de ce milieu professionnel restreint.

Si les modèles probabilistes en finance mathématique, qui ont le défaut de ne pas être conformes à la vulgate des prix Nobel des années 80, existent (en la matière, « l’école française » jouit d’une réputation excellente grâce à ses publications), la résistance des universitaires américains bloque l’utilisation de ces modèles dans le milieu : « L’orthodoxie financière tient sous sa domination forte et sans failles les publications scientifiques. ».

Christian WALTER illustre son propos d’un exemple concret : « Sait-on par exemple qu’aujourd’hui, alors que de plus en plus d’institutions financières de gestion de l’épargne longue sont conduites à observer qu’une diversification maximale (conforme à celle prônée par la théorie du portefeuille de MARKOWITZ, consolidée par le modèle d’équilibre de marché de SHARPE – les prix Nobel 1990) ne représente pas la meilleure composition d’un portefeuille pour la protection de l’épargne à long terme et que, dans certaines situations, c’est au contraire une certaine « concentration » de titres qui serait appropriée, cette question est quasiment taboue et interdite de débat dans les congrès les plus prestigieux de la finance internationale. »

 
Dans ces conditions, quand donc les financiers changeront-ils de paradigme ? Christian WALTER donne une réponse par le biais d’une citation de Pierre DUHEM (chimiste, philosophe) : les modèles scientifiques changent « quand les colonnes vermoulues ne peuvent plus supporter un édifice qui branle de toutes parts ».
En guise de conclusion peu optimiste, Christian WALTER s’interroge : combien de pertes avant qu’on « reconstruise un édifice qui pense adéquatement l’incertitude ? »

 
Pour notre part, nous pensons qu’en matière économique nous vivons dans un univers d’incertitude radicale.
Cette notion keynésienne est soulignée par Edwin LE HéRON dans sa thèse de 3ème cycle (« Neutralité et contraintes monétaires. Une théorie monétaire de l’investissement », 1984 ; directeur de recherche Alain BARRèRE) : « Jamais le sujet keynésien ne possède une information parfaite. L’incertitude est une incertitude radicale, c'est-à-dire non probabilisable. » (p. 228)

Alexandre Anizy

Le casse-tête de la mobilité géographique

Publié le par Alexandre Anizy

Un des grands thèmes du débat actuel est la mobilité géographique des salariés. Un spécialiste de la question, Eric LE BRETON (maître de conférences en sociologie à Rennes II ; auteur de « Domicile – Travail, les salariés à bout de souffle », édition les Carnets de l’info, 16 €), a tiré quelques enseignements de ses recherches.

« Jusqu’en 1975, pour se rendre au travail, les salariés parcouraient quelques dizaines de kilomètres, du centre-ville à la 1ère couronne … Ils vont à présent jusqu’à 120 km du centre de Paris, 50 km autour des villes de province. »

Sous le règne de Valéry GISCARD D’ESTAING, on baignait dans la routine du métro – boulot – dodo, dont tout le monde se plaignait, mais qui avait en soi des vertus rassurantes et structurantes pour tous.

On ne peut plus en dire autant aujourd’hui, quand on observe qu’une caissière de grande surface démarre à 8 H le lundi, à 10 H le mardi, etc. : comment voulez-vous organiser une vie familiale et sociale stable avec des horaires de travail pareils ?

 
Tout le monde est convaincu que posséder une voiture est une nécessité pour augmenter sérieusement son employabilité. Or 20 % des ménages français n’en ont pas, et d’autres n’ont plus les moyens financiers de l’utiliser.

Notons ici l’inégalité entre les catégories professionnelles : « (…) en une heure de voiture, un cadre dispose de 65 % de son marché d’emploi, un ouvrier de 51 %. »(Eric Le Breton)

 
Certains secteurs économiques (logistique, BTP, grande distribution, restauration, etc.) peinent à recruter : « (…) le facteur mobilité est à mon avis déterminant dans ces problèmes de pénurie. » (Eric Le Breton)

L’ANPE a étudié ces annonces qui ne trouvent pas de candidats : des entreprises excentrées, des visites clients ou fournisseurs à réaliser, des horaires atypiques. Il faut bien constater que certains n’ont tout simplement pas les moyens pour accéder aux emplois mobiles.

 
Que fait-on pour changer cela ?

Les maires comme Bertrand DELANOË préfèrent construire une ligne de tramway en centre-ville pour contenter leurs électeurs : réélection quasi garantie selon les statistiques. 

 
Alexandre Anizy

La mue forcée du Crédit Agricole

Publié le par Alexandre Anizy

Dans le dernier trimestre 2007, les gens bien informés, les experts de la finance, nous disaient que la France et ses banques seraient peu touchées par la crise financière enclenchée par les fameux « subprimes » : il faut bien rassurer le chaland.

Concernant le Crédit Agricole, nous constatons aujourd’hui que le total de ses dépréciations d’actifs (2ème semestre 2007 + 1er trimestre 2008) s’élève à 5,415 Milliards d’euros. A titre de comparaison, le Crédit Suisse, une des premières banques à avoir pris des mesures drastiques d’assainissement en 2007, a déprécié pour 5,196 Milliards d’euros d’actifs sur la même période.

Alors que toutes les banques françaises n’ont pas encore publié leurs résultats du 1er trimestre 2008 (on attend ceux de NATIXIS par exemple), le montant total de leurs dépréciations s’élève à 13,6 Milliards d’euros. Pour information, les analystes de Citigroup ont évalué à 32 Milliards le risque des banques françaises.

En ce qui la concerne, la banque du milieu rural (historiquement) semble enfin décidée à prendre le taureau par les cornes.

En effet, le Crédit Agricole vient d’annoncer la levée de 6 Milliards d’euros pour se mettre au niveau des normes prudentielles les plus conservatrices : après une déconfiture, il faut toujours aspirer aux normes les plus vertueuses pour rassurer … c’est le b-a ba de la communication.

Autre règle de base en période de crise : le choix d’un bouc émissaire.

Marc LITZLER, à peine installé aux commandes de la banque d’investissement du Crédit Agricole (été 2007), va être limogé : ce grand spécialiste des produits dérivés a eu le tort de parier sur la brièveté de la crise financière, manquant ainsi sérieusement de discernement …

A la Bourse comme sur les marchés très techniques, certains professionnels finissent par se comporter comme des joueurs de casino : ivres de leurs gains passés, ils persistent à miser même en étant seuls contre la banque. Chacun sait que le casino gagne à la fin de la partie …

Suites logiques de « l’opération vérité » du Crédit Agricole :

  • Recentrage sur les métiers que le Crédit Agricole maîtrise (banque de détails ; gestion d’actifs ; services financiers) ;
  • Comptes d’exploitation passés à la paille de fer ;
  • Cession d’actifs en perspective.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. D’autres banques suivront cet exemple. 

 
Alexandre Anizy

Le baril de pétrole brut à 200 dollars en 2009

Publié le par Alexandre Anizy

Jeudi 8 mai 2008, le baril valait 124,61 dollars à New York.

Un ensemble d’éléments objectifs permettent d’afficher cette prévision : le baril de pétrole brut vaudra 200 dollars en 2009.

  • Baisse de la production du Nigéria depuis 2 ans à cause des perturbations dues aux attaques des rebelles dans le sud ;
  • Difficultés du Venezuela pour extraire plus ;
  • Chaos irakien ;
  • Refus de l’Arabie Saoudite de dépasser le plafond quotidien de 12,5 millions de barils entre 2009 et 2020 (relire les notes « la question du pétrole » pour savoir ce qu’il faut réellement penser des capacités de l’Arabie Saoudite à produire plus …) ;
  • Déclin de la production au Mexique ;
  • Baisse de la production en Russie depuis janvier 2008 (EWG l’attendait en 2010, cf. ci-dessous).

Sans parler de l’éventuelle frappe aérienne des Etats-Unis sur l’Iran.

Rappelons que dans la note du 15 décembre 2007 nous parlions du 3ème rapport du groupe d’experts et de chercheurs allemands Energy Watch Group (EWG) publié le 22 octobre :  le pic mondial de pétrole est survenu en 2006.

 
Alors, lorsque l’analyste Arjun N. MURTI (le premier en mars 2005 à avoir prédit un baril à 105 dollars en … 2009 !) annonce qu’un baril à 150 voire 200 dollars dans les 6 à 24 mois cela est possible, nous pensons qu’il ne prend pas beaucoup de risques.  

 
Alexandre Anizy

La faillite de Christian SAINT-ETIENNE

Publié le par Alexandre Anizy

Christian SAINT-ETIENNE, économiste notoire qui vient de publier « la France est-elle en faillite ? 15 propositions pour en sortir » (édition Bourin, 160 p., 15 €), nous semble un bon exemple de ces experts qui méprisent le peuple (« les gens », dans le langage de cette pseudo élite).

 
Voilà ce qu’il a déclaré au cours d’un face-à-face avec Alain COTTA, économiste plus subtile et apparemment moins moutonnier.

 
« Pour vous [Alain COTTA, ndAA], un taux [d’inflation] de 6 à 8 % ne pose pas de problème. Or vous savez bien que les personnes à faible pouvoir d’achat ou faible niveau d’information ne savent pas se protéger contre une inflation forte. »
Ainsi, selon cet économiste, les pauvres sont en danger lorsque l’inflation est au niveau indiqué ci-dessus ; et c’est donc pour les protéger, pour leur Bien donc, que les politiques économiques ont été menées depuis 1983. Résultat concret et indiscutable : la part des salaires a diminué de 10 % environ du produit national.
Les faits ont montré que les pauvres, tout comptes faits, se protégeaient mieux avant 1983, avec de l’inflation et sans les experts comme Christian SAINT-ETIENNE.

 
« Les gens ne demandent pas directement de la croissance, parce qu’ils ne comprennent pas exactement ce que c’est. Mais ils demandent des emplois et se saignent pour que leurs enfants aillent à l’université et obtiennent des diplômes.»
Les pauvres ne savent pas ce qu’est la croissance, selon Christian SAINT-ETIENNE … Que voulez-vous répondre à un tel argument où suinte le mépris de l’expert ?
Sinon qu’en fait, en demandant des emplois et en veillant à donner la meilleure formation possible à leurs enfants, « les gens » n’ont-ils pas déjà compris quels étaient les véritables enjeux économiques du XXIème siècle, quand Christian SAINT-ETIENNE en est encore à ressasser des théories du XIXème ?
Qui est réellement en faillite ?

 
Force est de constater que dans la bouche de l’économiste expert Christian SAINT-ETIENNE fleurissent les jugements de classe.

 
Alexandre Anizy

La privatisation est l'avenir de la SNCF comme de la DB

Publié le par Alexandre Anizy

Cette note est le prolongement de celle du 25 avril 2008 où la faillite de RFF était évoquée grâce à un rapport de la Cour des Comptes. En effet, l’objectif final du démantèlement de la SNCF en 1997 est bien la privatisation du transport ferroviaire, conformément à la bible européenne présentée par le social traître Jacques DELORS.

Pour ceux qui en douteraient, l’exemple de la Deutsche Bahn (DB) devrait les aider à comprendre le mécano imaginé par des eurocrates pour parvenir à leur fin, dans ce secteur comme dans d’autres. 

Le gouvernement allemand a bouclé le plan de privatisation partielle (pour aujourd’hui …) d’une DB divisée en 2 entités : l’une regroupe les activités de transport de passagers et de marchandises, qui sera introduite en bourse à hauteur de 24,9 % (la minorité de blocage étant fixée à ce jour par la loi à 25 % …), et l’autre, qui regroupe les infrastructures et le réseau ferroviaire (soit 34.000 km de rails et 4.000 gares environ), restera propriété de l’Etat à 100 %.

« La tranche de 24,9 % est une première étape de la privatisation » a déclaré sans ambages le chancelier Angela MERKEL. Ceci a le mérite d’être clair.

Mais pour le Président du SPD (parti social-démocrate au pouvoir), Kurt BECK, 24,9 % c’est « le point final ».
Ah ! Les mensonges répétés des socialistes européens organisant la servitude européenne …

 
Guillaume PéPY, qui vient de décrocher la Présidence de la SNCF, a probablement dans sa besace, en plus de son bâton de maréchal, une feuille de route imposée : la privatisation.
A peine en poste, il franchit le premier obstacle : OPA sur GEODIS pour réunifier l’ensemble du transport ferroviaire sous la même entité, i.e. la SNCF. Il faut battre le fer quand il est chaud, n’est-ce pas ?

Pour la suite, il conviendra de favoriser les conditions objectives de la privatisation et de profiter d’une phase creuse du calendrier électoral.

 
Alexandre Anizy

L'Allemagne souffrante avise, la BCE obtempérera

Publié le par Alexandre Anizy

Le moral des patrons allemands est en forte baisse : l’appréciation du pétrole et de l’euro explique cette situation.

Le taux de change du dollar handicape les entreprises, comme VW par exemple : « C’est pourquoi nous examinons de façon intensive les différentes possibilités pour étendre nos capacités de production [dans la zone dollar]. » (Martin WINTERKORN, patron de VW)

 
Le Ministre de l’Economie Michael GLOS ne dit pas autre chose : l’euro fort est « un vent contraire » pour la croissance et il a atteint « un niveau sur lequel on ne peut plus fermer les yeux ». C’est pourquoi il demande à la BCE de ne pas favoriser une accentuation de l’appréciation de l’euro avec une nouvelle hausse des taux d’intérêts.

Le gouvernement allemand est très prudent dans ses prévisions : s’il attend une croissance de son PIB de 1,7 % en 2008, il table sur 1,2 % en 2009, prenant ainsi en compte la récession américaine en 2008 et les dégâts financiers de la crise des « subprimes ».  

L’incompétent ministre de l’économie Christine LAGARDE et ses technocrates de Bercy devraient s’inspirer de la sagesse allemande pour bâtir le Budget 2009 de la France.

L’euro imperator TRICHET vient donc de recevoir un signal fort de la puissance dominante en Euroland : toutes choses égales par ailleurs, on peut dire maintenant que les taux de la BCE ne seront pas montés dans les prochains mois comme d’aucuns le craignaient encore récemment.

Par ailleurs, il faut savoir que la BCE poursuit en douce le plan de sauvetage des banques débuté en 2007 : fin 2007, la BCE avait déjà dans ses comptes pour 60 Milliards d’euros de dettes pourries.
Pour mémoire, le plan anglais porte sur 60 Milliards d’euros et le plan américain pour 200 Milliards de dollars. Dans ces pays démocratiques, les choses économiques sont connues et débattues.
En Euroland, la politique monétaire est confisquée.

 
Alexandre Anizy

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