Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

notes economiques

Les archaïques des Banques Centrales III

Publié le par Alexandre Anizy

(Lire notre note I du 21 novembre 2007 « Les archaïques des Banques Centrales », note II du 30 novembre)

Les écarts de coûts salariaux unitaires (i.e. coût du travail par unité produite) sont les suivants : 7 fois entre la Chine, l’Inde, et l’Europe, Japon, Etats-Unis ; 3 fois entre l’Amérique latine et les pays développés cités ; 2 fois entre l’Europe centrale et les mêmes pays développés.

« Ces écarts entre les coûts de production sont trop importants pour pouvoir être corrigés par des variations des taux de change » (Patrick ARTUS, « les incendiaires. Les banques centrales dépassées par la globalisation », édition Perrin août 2007, p.42)  

 
Si on prend le cas chinois, on peut estimer le nombre de chômeurs déguisés à 300 millions (lire nos notes économiques sur le bluff chinois) : c’est une formidable armée de réserve. Si on ajoute à cela une productivité qui augmente de 10 % par an, il devient évident que les pays développés seront confrontés pendant des décennies à la concurrence des pays émergents dont les coûts salariaux sont faibles.

 
La croissance, thème central du candidat puis mantra du Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA, connaît une panne qui est occultée par 2 facteurs qui ont stabilisé les économies des grands pays développés :

  • Une politique budgétaire stimulante, ce qui signifie des déficits importants comme au Japon, soit 8 % du PIB, comme aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, soit plus de 2 % du PIB, comme dans la zone euro, soit environ 3 % du PIB ;
  • Une hausse de l’endettement des ménages (aux Etats-Unis, Royaume-Uni, zone euro sauf l’Allemagne) qui a soutenu la Demande.

Entre 1996 et 2005, le taux d’endettement des ménages dans la zone euro a évolué de 42 à 75 % de leur revenu, de 90 à 130 % de leur revenu aux Etats-Unis, de 100 à 160 % de leur revenu au Royaume-Uni.
 

« La hausse de l’endettement des ménages a donc largement caché les « vrais » effets de la globalisation sur la croissance aux Etats-Unis et dans la zone euro. » (Patrick ARTUS, idem, p.49)

 

Où est le risque d’inflation dont les experts de la BCE nous rabâchent les oreilles ?

La concurrence des pays émergents pousse et poussera longtemps encore à la baisse des prix des produits concurrencés mais aussi, par contagion salariale, à la baisse de l’ensemble des prix, tant que les coûts salariaux seront maintenus à un niveau très bas dans ces pays-là.

Bien sûr, il existe des hausses de prix : une inflation qui se situe autour de 2 % dans la zone euro et aux Etats-Unis.

« Mais il s’agit de simples variations des prix relatifs, pas d’inflation au sens monétaire. » (Patrick ARTUS, ibid., p.50)


Prenons l’exemple de la zone euro, où les archaïques de la BCE agissent pour que l’inflation totale soit inférieure à 2 % : hors énergie et alimentation, l’inflation dite sous-jacente est à 1,5 % environ. La différence correspond à la hausse des prix de l’énergie, notamment le pétrole.

« Mais la hausse du prix du pétrole n’est pas de l’inflation 
; c’est une hausse du prix relatif du pétrole par rapport à l’ensemble des biens et services produits qui reflète la rareté du pétrole. » (Patrick ARTUS, ibid., p.50)

« La hausse des prix des services, à 2,5 % par an dans la zone euro, n’a donc rien à voir avec de l’inflation, mais à ce que les économistes appellent l’effet Balassa – Samuelson, autrement dit un mouvement du prix relatif des services pour cause de productivité naturellement plus lente. Y repérer un facteur inflationniste, à l’instar de la BCE, constitue une grave erreur. » (Patrick ARTUS, ibid., p.52)

 

En clair, il n’y a pas d’inflation dans la zone euro.

« C’est un pur ajustement de l’économie réelle, lié à la rareté des matières premières ou à l’évolution de la productivité. L’inflation monétaire a été éradiquée par l’arrivée des pays émergents. »

 

Alexandre Anizy

A suivre … les archaïques des banques centrales IV

Crise financière : la contagion

Publié le par Alexandre Anizy

Sur le marché immobilier américain, les prix chutent : (12,4) % en Floride, (10) % à Sacramento. Freddie Mac, n° 2 du financement du crédit immobilier a publié une perte trimestrielle de 2 milliards USD, bien supérieure aux prévisions sombres … Or, avec Fannie Mae, elles assurent la liquidité du marché hypothécaire, sous la garantie indirecte de l’Etat américain. Elles détiennent ou garantissent 40 % des crédits immobiliers résidentiels américains, dont le total s’élève à 11.000 milliards USD, soit 2.000 milliards de plus que la dette publique des Etats-Unis.

Les fonds propres de Freddie Mac sont avalés par la crise, rendant nécessaire une recapitalisation de l’ordre de 5 à 6 milliards USD. En conséquence, le cours de Freddie Mac a chuté de 38 % en 3 jours à la mi-novembre, tandis que celui de Fannie Mae perdait 35 %.

La crise ne concerne donc pas seulement les emprunteurs modestes et fragiles (le subprime) : c’est le marché de la pierre et de son financement qui vacille.

La semaine dernière, le gouvernement de BUSH l’a d’ailleurs bien compris en proposant des mesures radicales.

 

En Grande-Bretagne, d’une part ils sont 1,5 millions de détenteurs d’emprunts de la catégorie « subprime », c'est-à-dire à très haut risque pour les créanciers. D’autre part, le groupe des « divorcés, veufs, travailleurs indépendants » ayant emprunté à taux variable s’élève à 4 millions. Selon PriceWaterhouseCooper, 25 % d’entre eux devront payer 195 € de plus par mois en moyenne, auxquels il faudra ajouter les hausses des dépenses incompressibles (énergie, impôts, frais de scolarité, ...).
Les spécialistes s’attendent au pire pour 2008.

 

En Allemagne, touchée par la crise du « subprime », la banque régionale SachsenLB avait été vendue cet été. La banque IKB avait évité le dépôt de bilan grâce à un sauvetage mené par les autorités financières : fin novembre, un 2ème renflouement a été organisé, ce qui donne un apport total de la banque publique Kfw de 4,8 milliards €, avec une ligne de crédit s’élevant à 8,1 milliards €.

Pour enfoncer le clou, IKB fait l’objet d’une enquête pour délit d’initié : parmi les suspects, l’ancien patron Stefan ORTSELFEN, le directeur du personnel et de la gestion des risques Claus MOMBURG.

 

La France serait-elle épargnée ? Non, il est inutile d’espérer être un îlot de calme dans l’océan déchaîné : la France sera touchée, au moins par ricochet. Les banquiers l’avouent, notamment en essayant en secret de monter une structure de sauvetage pour dépanner les futures victimes.
La facture se situerait entre 200 et 2.000 milliards USD.
Devant une fourchette aussi imprécise, vous pouvez considérer qu’en fait ils n’en savent rien.        

Pour Christian BOISSIEU (Président du Conseil d’analyse économique ; professeur à Paris I), « (…) les banques ne maîtrisent pas complètement les risques qu’elles portent. » : les nouveaux instruments financiers (la titrisation, les dérivés, …) ont financé l’investissement des entreprises et des ménages. Il convient donc de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, d’autant plus qu’il n’y a pas péril en la demeure : « Les banques françaises ont aujourd’hui la capacité de digérer les pertes générées par la crise des subprimes. »

« (…) le monde reste dans une situation d’abondance de liquidités. Il y a un problème de liquidité entre les banques. (…) il n’y a pas pénurie de capitaux. La crise est gérable et digérable. »

Nous n’en doutons pas, mais quel en sera le prix ?

« On assiste aujourd’hui à une guerre des changes dans laquelle l’Europe est la seule perdante. Cette situation n’est pas tenable longtemps. » (Christian de BOISSIEU, Le Point du 11 octobre 2007, p.110.)

Nous sommes d’accord avec le constat et avec la prévision.

 
Alexandre Anizy

L'Etat perd de l'argent grâce au Président et à l'incompétent ministre Christine LAGARDE

Publié le par Alexandre Anizy

Jeudi 29 novembre, le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA annonçait la vente prochaine par l’Etat d’environ 3 % du capital d’EDF : c’était une maladresse évidente, qu’on n’attend pas à ce niveau de responsabilité.

 
En effet, à chaque fois que l’Etat cède des actions, le cours du titre baisse : tous les spécialistes le savent. N’y aurait-il pas un seul expert financier à Bercy et à l’Elysée dans cette flopée d’énarques et de conseillers ?

 
Nouvelle démonstration pour les ignares au pouvoir : vendredi 30 novembre, l'action EDF débute la séance boursière presque à l'équilibre (+0,16%) et finit avec une baisse de 3,03%, passant de 85,70 à 83,10 euros ; la capitalisation boursière d’EDF a fondu de 4,74 milliards d'euros en une séance, alors que le même jour le CAC 40 a gagné 1,29%.

 
La bonne stratégie était la suivante : préparer le placement sans l’ébruiter, annoncer seulement vendredi 30 novembre au soir qu'on procédait à cette opération, et la réaliser le lundi.

C’est ainsi qu’on évite la spéculation … et la perte d’argent.

Cette stratégie n’est vraiment pas une nouveauté, puisqu’elle relève du bon sens : pourquoi croyez-vous que les dévaluations du franc étaient réalisées durant le week-end ?

 
En agissant comme il l’a fait, le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA a donné 24 heures (le vendredi 30 novembre) aux opérateurs boursiers pour spéculer sur la baisse du titre EDF : l’effet prévisible a été obtenu.

Pas très malins les gens de l’Elysée et de Bercy.

 
Mais lundi 3 décembre, alors que la vente était en cours, l’incompétent ministre Christine LAGARDE en a remis une couche en balançant 2 informations :

  • "On ira peut-être au-delà de 2,5%, peut-être même un petit peu au-delà de 3% puisque le placement a l'air de très bien se présenter" ;
  • A la question « un nouveau placement de titre ? », elle répond : "c'est très possible (...) en 2008 par exemple".

Si on veut faire baisser le titre dans ce genre d’opération, ce sont 2 « bonnes déclarations » pour faciliter le mouvement.

 

L’Etat a perdu de l’argent dans ce placement maladroit (c’est un euphémisme) des actions EDF. C’est un fait indéniable.

 
Le slogan qui accompagnait cette opération devait être :

« Parlons plus pour gagner moins » !

 
Alexandre Anizy

Les archaïques des Banques Centrales, II

Publié le par Alexandre Anizy

(Lire notre note du 21 novembre 2007 « Les archaïques des Banques Centrales, I »)

 
« Le modèle le plus répandu d’organisation des institutions monétaires est une banque centrale détachée du pouvoir politique, libre de ses décisions, et s’occupant essentiellement ou uniquement de stabiliser l’inflation à un niveau faible (2 % en ce qui concerne la BCE et la Banque d’Angleterre). » (Patrick ARTUS, « les incendiaires. Les banques centrales dépassées par la globalisation », édition Perrin août 2007, p.27)

Ceci est aussi valable pour le Japon, les pays émergents, le monde anglo-saxon en général. Le cas de la Réserve Fédérale américaine (FED) se présente différemment.

 
Que signifie « indépendance » pour ces BC ?
Sans concertation avec les élus du peuple ni avec les administrations étatiques, elles décident de la politique monétaire (objectif d’une inflation inférieure à 2 %) qu’elles orientent par exemple en fixant le taux d’intérêt à court terme. Elles n’ont pas de compte à rendre.
Cette liberté d’action, une véritable carte blanche,  paraît insensée dans des pays démocratiques. Comment en est-on arrivé là ?

 
Entre 1970 et 1981, le prix du pétrole est multiplié par 14. (lire nos notes économiques « la question du pétrole »)

En France, nous résumons ainsi cette période : un taux de profit qui baisse de 33,3 %, des finances publiques excédentaires qui plongent à 3 % de PIB de déficit, un taux de chômage qui passe de 3 % à 8 %. L’inflation oscille entre 10 et 15 % et les coûts de production augmentent de 10 à 18 % par an.

Pour revenir à un taux d’inflation de 3 %, il faudra payer (la fameuse « pause » du social traître DELORS, la « parenthèse » du social traître JOSPIN, la taupe austère qui se marre en grugeant ses électeurs) un coût économique et social considérable : le taux d’intérêt réel (i.e. taux nominal – taux d’inflation) varie entre 6 et 7 % dans les années 80, le taux de chômage est à 10 %.
Les experts parlaient de « désinflation compétitive » : c’est un concept plus chic, plus positif, que « plan d’austérité ».

 
Quel est le raisonnement sous-jacent à la politique des banques centrales ? Si les acteurs privés (entreprises, ménages) pensent que la BC va laisser filer l’inflation dans le futur, ils feront des choix économiques fondés sur cette anticipation d’inflation.

Donc, lutter efficacement contre l’inflation nécessite à la fois un combat contre l’inflation et contre les anticipations d’inflation : seule une politique économique restrictive comme celle menée en France par la droite et la gauche entre 1982 et 1988 permet de rendre crédible la lutte contre l’inflation. C’est pour renforcer cette crédibilité que les banques centrales ne sont responsables que du contrôle de l’inflation, car dans le cas où elles seraient aussi en charge de la stimulation de la croissance et de l’emploi, il n’est pas idiot de penser qu’elles seraient parfois enclines à céder aux sirènes politiques en acceptant un zeste d’inflation qui, couplée à une politique conjoncturelle stimulante, permet la création d’emplois. A court terme, c’est du moins ce que dit la courbe de PHILLIPS, on troquerait de l’inflation contre des emplois.

L’indépendance totale des banques centrales vis-à-vis du pouvoir politique, avec pour seul objectif le contrôle de l’inflation, évite la dérive inflationniste.

 
Si on prend le cas de la Banque Centrale Européenne (BCE), les traités fondateurs (Maastricht 1991 et Nice 2002) précisent que son objectif principal est de maintenir la stabilité des prix, sans quantifier les choses. C’est donc en toute indépendance que la BCE a fixé elle-même le taux limite d’inflation à 2 %.

 

Aux Etats-Unis, à tout moment, le Congrès peut changer les statuts de la FED : c’est pourquoi le Président de la FED prend soin d’expliquer sa politique monétaire. Le mandat de la FED (loi de 1977) énonce 3 objectifs : l’emploi maximum, des prix stables et des taux d’intérêt stables à long terme.

Mais quelle est l’interprétation du Président actuel de la FED, Ben BERNANKE ? Sa thèse est la suivante : les objectifs de stabilité des prix et d’emploi maximum sont complémentaires et non pas substituables ; il suffit donc de veiller aux prix, les taux d’intérêt à long terme étant liés à l’inflation. Pour lui, sans contradiction, les 3 peuvent se traduire par un seul objectif, la stabilité des prix, qui maintient la valeur réelle des encaisses monétaires, ce qui facilite les échanges économiques.

 

En 1994, Alan GREENSPAN, le Président de la FED, met en oeuvre la politique des « frappes préventives » : il porte de 3 à 6 % les taux d’intérêt à court terme parce qu’il y a une reprise économique, sans inflation. Cela provoque bien entendu un ralentissement de l’activité économique, mais aussi la crise dans les pays émergents d’Amérique latine qui commence par le Mexique (la « crise tequila »).

« Or, l’inflation n’est jamais réapparue aux Etats-Unis, pour différentes raisons : gains de productivité importants, baisse des prix des matières premières jusqu’en 1998, remontée du dollar à partir de 1995. Cet épisode de 1994 aux Etats-Unis constitue sans doute le premier signe que la théorie de la crédibilité – donc des frappes préventives – n’est plus aujourd’hui adaptée. » (Patrick ARTUS, idem, p.36)

 

Beaucoup de banques centrales utilisent un objectif intermédiaire de croissance monétaire, qui résulte de la théorie monétaire : si à court terme il y a arbitrage entre inflation et croissance, à long terme l’inflation est déterminée par la croissance de la quantité de monnaie. Donc, quand la monnaie de crédit progresse plus vite, c’est un indicateur avancé de l’inflation future.

Dans le jargon de la Banque Centrale Européenne, cela devient le « pilier monétaire » : « (…) une progression plus rapide du crédit ou de la masse monétaire la conduit à passer à une politique monétaire plus restrictive puisque cette progression plus rapide est supposée annoncer le retour de l’inflation. » (Patrick ARTUS, idem, p.37)

Aux Etats-Unis, la question de l’utilisation d’une règle monétaire fait toujours débat. John TAYLOR en a laissé une : la BC doit fixer le taux d’intérêt à court terme en fonction de l’inflation et du taux d’utilisation des capacités. Et il est vrai que la FED porte toujours son attention sur ce taux.

 

Pour la BCE, il existe un autre pilier : pas d’intervention contracyclique visant à lisser l’activité économique à court terme. Parce que l’économie européenne se caractérise par une faible flexibilité des marchés des biens et du travail, une action monétaire contracyclique provoquerait rapidement l’apparition de l’inflation.

 
Disposant de ce corpus théorique, les banques centrales ont-elles été pour autant crédibles dans un passé récent ?

« Lorsqu’une banque centrale est crédible, si elle doit accroître les taux d’intérêt à court terme parce qu’elle perçoit un risque d’inflation, les taux d’intérêt à long terme ne doivent pas bouger puisque les agents économiques privés, grâce à la crédibilité, n’anticipent pas que l’inflation puisse persister à long terme. » (Patrick ARTUS, idem, p.39)

Alors, crédibles les banques centrales ? NON.

Les taux d’intérêt à long terme en Allemagne et en France ont suivi les taux à court terme de 1980 à 1984, en 1990 et 1991, de 1992 à 2000.

 
En principe, un économiste, un scientifique, bref les individus rationnels, écartent au moins de manière provisoire une théorie que l’expérience infirme. Il semble que ce ne soit pas le cas dans le milieu des banques centrales.   

 

Alexandre Anizy

A suivre … « les archaïques des banques centrales, III »

En Chine, Airbus se fera dépouiller

Publié le par Alexandre Anizy

Louis GALLOIS est un patron qui a des soucis : plus le dollar américain baisse, plus ses indicateurs de gestion clignotent en rouge avec un carnet de commandes bien rempli.

Quand l’euro gagne 10 centimes par rapport au dollar, les profits d’Airbus chuteraient de 1 milliard d’euros.

Autrefois, les entreprises sainement gérées utilisaient les mesures de couverture de taux de change : Jean-François KNEPPER affirme qu’Airbus est ainsi couvert jusqu’en 2010. Et après cette date ?

Maintenant, et toutes choses égales par ailleurs, la solution classique de ce cas de gestion (se prémunir des variations de change) consiste à délocaliser la production sur les marchés abordés : on fabrique ainsi en dollar dans une zone dollar, comme la Chine par exemple, en euro dans une zone euro. La Chine présenterait aussi l’avantage de réduire les coûts salariaux, augmentant d’autant les profits.

Louis GALLOIS a donc émis dans un journal allemand cette hypothèse de travail, qui favoriserait aussi les ventes, compte tenu de la politique d’achat et d’économie générale de la Chine : les ventes viennent d’être engrangées (160 appareils) en présence du Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA.  

 

Il n’est pas inutile de rappeler à Messieurs Louis GALLOIS, Thomas ENDERS et consorts la mésaventure récente de Schneider Electric avec son disjoncteur C60.

Ce grand Groupe a un concurrent local, la société Chint, qui n’a pas obtenu de brevet pour son modèle de disjoncteur NB1-63 mais qui a déposé « un modèle d’utilité en 1997 », i.e. une simple formalité sans expertise.

En septembre 2007, un tribunal de Wenzhou a condamné Schneider Electric à stopper la production du C60 pour cause de contrefaçon sur un minuscule crochet logé à l’intérieur du C60, et à payer 30 millions d’euros de dommages et intérêts à la société Chint.

« C’est absurde. Le copieur nous attaque et il finit par ramasser le pactole », assène Guy DUFRAISSE (directeur de Schneider Electric pour la Chine).

Le patron fondateur de Chint, cador de la province du Zhejiang,  s’appelle Nan Cunhui : il est bien entendu membre de l’Assemblée Populaire nationale et il fréquente le forum de Davos.

Pour comprendre le système chinois, nous vous renvoyons aux nos notes économiques concernant le bluff chinois.

 
Notre pronostic : en Chine, Airbus se fera dépouiller … comme les autres !

 
Alexandre Anizy

Les archaïques des Banques Centrales I

Publié le par Alexandre Anizy

Patrick ARTUS, qui n’a rien d’un fantaisiste ni d’un alter mondialiste illuminé, a rédigé un petit bréviaire d’économie (« les incendiaires. Les banques centrales dépassées par la globalisation », édition Perrin août 2007, 175 pages, 14,80 €), à l’usage des personnes qui constatent la faillite des experts sans avoir les armes pour les dénoncer.

S’ils ne le savent pas encore, ils sont beaucoup plus nombreux qu’ils ne le pensent eux-mêmes. 2 enquêtes réalisées en décembre 2006 montrent que 54 % des Allemands croient qu’il faudrait revenir au mark, et que pour 52 % des Français l’euro est une mauvaise chose.

 
Si les années passent et si les crises surviennent, les mêmes experts demeurent avec leur dogme. Prenons l’exemple américain.

Aux débuts des années 90, ce pays connaît une crise immobilière de grande ampleur : le nombre des logements en construction est divisé par 2. Pire : 50 % des Caisses d’Epargne (Savings and Loans) disparaissent pour avoir été trop actives sur le marché des prêts immobiliers, i.e. à cause de la défaillance des emprunteurs.
Aux débuts des années 2000, l’éclatement de la bulle Internet a constitué un véritable krach boursier, puisque la valeur des actions baisse de 50 %.
Durant l’été 2006, c’est à nouveau un effondrement de l’activité dans le secteur immobilier et une crise financière qui se propage.

 
A chaque fois, les enchaînements sont quasiment les mêmes.

De 1985 à 1990, la Réserve Fédérale (communément appelée FED) laisse les crédits immobiliers aux ménages progresser de 13 % par an en moyenne, avec un taux d’endettement qui passe de 68 % à 85 % de leur Revenu annuel.

La FED laisse filer parce que l’inflation oscille entre 2 et 3 %. Mais en 88-89, elle s’inquiète d’une inflation à 5 % et réagit aussitôt en montant les taux d’intérêt. Ce faisant, elle déclenche la crise, parce que les emprunteurs ne peuvent plus payer : de 91 à 93, 10 % des emprunteurs font défaut sur leurs crédits hypothécaires, ce qui entraîne la saisie de leurs maisons.

 

A partir de 1997, la FED laisse monter les cours boursiers, bien que dans un premier temps son Président Alan GREENSPAN ait dénoncé l’exubérance irrationnelle des marchés financiers. Puis le discours change et tend à légitimer cette hausse extravagante due aux gains de productivité obtenus par une diffusion rapide des nouvelles technologies… L’indice Nasdaq est multiplié par 6 entre 1995 et 2000 pour être divisé par 3 entre 2000 et 2003.

Dans la période euphorique, les entreprises s’étaient endettées, notamment pour acheter d’autres entreprises surévaluées : leur taux d’endettement passe de 37 % à 47 % du Produit Intérieur Brut (PIB). La crise boursière les oblige à se désendetter, ce qui aboutit à une baisse de l’investissement et au recul de l’emploi. En 2001, 5 % des entreprises américaines ont disparu, quand le taux normal est de 1 %.

Et la FED, nous direz-vous ? Parce que l’inflation oscillait entre 1,5 et 3 % et que le taux de croissance avoisinait les 4 %, la FED ne montera pas les taux d’intérêt à 3 mois au-dessus de la fourchette 5-6 %, ce qui aurait freiné l’emballement boursier.

 
A partir de 2002, on rejoue le même scénario. Les taux d’intérêt bas amènent une croissance forte de l’endettement immobilier des ménages, qui passera de 100 à 135 % en 4 ans du Revenu annuel, et des prix des maisons. La spéculation et la construction immobilières s’affolent.
Soudain, le marché réalise qu’il y a 4 millions de maisons invendues et que la remontée de 1 à 5 % des taux d’intérêt de la FED coïncide avec ce stock pléthorique.
L’intégration des crédits immobiliers dans des actifs financiers complexes (subprimes) favorise la généralisation de la crise aux autres marchés financiers.

 

« Dans les 3 crises, l’absence de réaction de la Réserve Fédérale à la hausse des prix des actifs (immobiliers ou actions) et à la hausse de la dette (des entreprises ou des ménages) vient de ce que ces évolutions voisinent avec l’absence d’inflation. Or, c’est bien sûr, l’inflation qui est au centre des préoccupations de la Banque Centrale. » (Patrick ARTUS, p.14)

 

Alexandre Anizy

Prochainement : Les archaïques des Banques Centrales , II

Croissance, une embellie passagère

Publié le par Alexandre Anizy

La croissance est de retour au 3ème trimestre 2007 : + 0,7 %, selon l’INSEE. Comment expliquer cette embellie ?

C’est d’une part un effet de rattrapage par rapport au 2ème trimestre et d’autre part l’onde de choc de la crise américaine des « subprimes » ne s’est pas encore propagée.

 
Pour 2008, les indicateurs sont mauvais :

  • Baril de pétrole à 100 USD voire plus ;
  • L’euro continuera de s’apprécier (> 1,50 USD ?) ;
  • L’inflation déjà à 2 % augmentera puisque les matières premières seront toujours à la hausse ;
  • Avec les effets de la crise américaine des « subprimes », conjugués aux effets de la politique monétaire de la BCE (hausse des taux pour lutter contre l’inflation), les banques durciront leur accès au crédit à la consommation ;
  • Puisque le pouvoir d’achat des ménages diminuera, du fait de l’inflation et de la hausse insuffisante voire la stagnation des salaires, la consommation faiblira, toutes choses égales par ailleurs ;
  • La situation de l’emploi devrait se dégrader du fait de la baisse des marges des entreprises.

Ajouter à tout cela un ralentissement plus fort que prévu de la croissance américaine, vous obtenez une possibilité de scénario à 1 % de croissance en 2008.

 
Alexandre Anizy

Les bidouillages de l'INSEE

Publié le par Alexandre Anizy

Comme promis, l’INSEE a publié le 12 novembre les chiffres relatifs au chômage, après le gel décidé peu avant les élections présidentielles.
Comme prévu, l’INSEE est retombé sur ses pattes sans perdre la face.

Comment fait-on pour passer d’une révision à la hausse en mars à une stagnation du taux de chômage à 8,1 % pour le 2ème trimestre ?
Vous devinez la démarche, nous n’en doutons pas : le bidouillage.

3 changements méthodologiques ont été opérés :

  • L’alignement sur la définition stricte des chômeurs selon Eurostat, soit (0,7 point) ;
  • Relance des sondés permettant in fine de réévaluer à la baisse son estimation, soit (0,1 point) ;
  • Modification des méthodes de pondération de données et exclusion des personnes vivant en foyers, internats, hôpitaux, prisons, soit en tout (0,2 point).

Ainsi, contrairement à l’ANPE qui sortait des chiffres annonçant une baisse des demandeurs d’emploi dès 2005 dont le gouvernement de GALOUZEAU DE VILLEPIN se vantait mois après mois, le taux de chômage serait resté stable à 8,8 % de la population active en 2004, 2005 et 2006.

 

La révision à la hausse, bien que masquée, est de 1 point, selon le statisticien Thomas COURTROT.

Le chômage est donc au niveau de 2002.


Alexandre Anizy

Pour Jacques MARSEILLE et Olivier PASTRé, vive la crise

Publié le par Alexandre Anizy

Ex stalinien (1), Jacques MARSEILLE entonne depuis quelques années maintenant son couplet libéral : il le fait avec talent et ironie, ce qui ne gâche rien, contrairement à Alexandre ADLER dont la culture encyclopédique a noyé le sens du discernement.
Ils ont enseigné à Paris VIII (université), au temps où cette université n’était pas sous la coupe d’un zigoto nommé Pierre LUNEL.

En 1983, l’historien Jacques MARSEILLE publiait un livre iconoclaste intitulé « vive la crise et l’inflation » (Hachette, 248 p.), où il défendait la thèse suivante (de mémoire) : les périodes de crise économique et d’inflation sont favorables à la population active qualifiée. Les statistiques qu’il produisait donnaient du crédit à son propos.

Rappelons ici que 1983 est l’année charnière où le francisquain MITTERRAND et sa clique tournaient le dos à une politique de gauche … pour entrer dans une chimère européenne, puisqu’il faut bien vendre quelque chose aux électeurs (« L’Europe, l’Europe, … » disait DE GAULLE en parlant de cabris).

Le 1 novembre 2007, dans son article du Point, Jacques MARSEILLE pense toujours que la crise est, somme toute, bénéfique. Aux travailleurs qualifiés ? Non, à la France ! (On notera ici l’évolution macroéconomique de Jacques MARSEILLE)  

« Alors, « vive la crise ! » si la prise de conscience de ceux qui nous gouvernent les amène à ne pas renouveler les mollesses anesthésiantes du chiraquisme et à s’engager dans la réduction massive des dépenses publiques, qui, partout ailleurs, a été le meilleur sinon le seul moyen de retrouver la croissance. »

On observera ici que, lorsqu’il était communiste, Jacques MARSEILLE honnissait les socialistes (ce mou MOLLET…) et que, parce qu’il est aujourd’hui libéral, il critique fermement le radicalisme corrézien de CHIRAC : Jacques MARSEILLE n’aime toujours pas les demi-mesures.

En 1983 comme en 2007, Jacques MARSEILLE met en exergue l’essentiel : la crise est bien devant nous. Les prévisions de l’OCDE pour la croissance américaine sont de 2 % au 3ème trimestre et de 1,5 % au 4ème trimestre (rythme annuel) ; la crise immobilière est loin d’être enrayée ; le montant des prêts subprimes sera plus élevé en 2008 que pendant la crise de l’été 2007.

« Or, dans le passé, 8 crises immobilières sur 10 ont débouché sur une récession, les 2 périodes y ayant échappé étant celles des guerres de Corée et du Vietnam, quand les dépenses militaires avaient servi de moteur de substitution. »

La prochaine guerre d’Iran fera-t-elle un bon moteur de substitution ?

La croissance en Europe va ralentir, alors qu’elle était déjà relativement faible par rapport à celles des autres zones économiques, avec notamment un taux de croissance de 1,8 % pour l’Allemagne en 2008, comme pour l’Italie et la France.

C’est pourquoi la crise est bienvenue selon Jacques MARSEILLE. Le moment est propice au grand chambardement tant attendu par certains : « (…) tous les pays qui ont su faire la « rupture » l’ont fait précisément pendant les périodes de vaches maigres. »

Par déformation professionnelle, Jacques MARSEILLE interroge le passé pour le « reproduire en mieux » dans un avenir proche : il veut retrouver la croissance… Est-ce un objectif réaliste ?

 

Quant à Olivier PASTRé, toujours professeur d’économie à Paris VIII, c’est la crise boursière qu’il reconnaît dans un article pour Libération (7 novembre) : il a toujours le même sens de la mesure et de la pondération.
« La crise boursière actuelle – qui n’est vraisemblablement pas terminée – va, comme toutes les autres crises qu’a connues le système capitaliste, accoucher du pire mais aussi du meilleur. »

Olivier PASTRé liste ensuite quelques aberrations dans la sphère financière qui ont conduit à cette crise pour en arriver à cette prudente conclusion : « Cette crise est donc, à ce stade, salutaire. Elle oblige tous les acteurs des marchés financiers à mener à terme leur examen de conscience. »

Olivier PASTRé est une âme bien-pensante, qui oublie qu’à terme les acteurs financiers glisseront à nouveau du statut de pompier à celui de pyromane, sans passer par la case introspection et repentance : n’est-ce pas la règle du jeu ?

Et pourquoi ne pas changer ces règles ? « La question de la régulation n’est évidemment pas, à ce stade, plus de régulation mais mieux… »
Il est donc urgent d’attendre … que la communauté financière fasse son autocritique et qu’elle redevienne l’éphore de l’économie de marché.

 

Résumons la situation : oyez, oyez, braves gens, n’ayez pas peur ! Les experts fautifs vont trouver par eux-mêmes les solutions aux problèmes qu’ils ont créés et nous permettre ainsi de rebondir. Comme avant.

 
A ce stade, comme dirait PASTRé, nous pensons que le temps de leur réflexion n’a pas été suffisant et que le logiciel des experts devrait être audité.

 
Alexandre Anizy

 (1) Par définition, tout membre du Parti Communiste est un marxiste-léniniste, dont STALINE est le parangon.

La question du pétrole (VI)

Publié le par Alexandre Anizy

(Lire les notes (I) du 10 octobre, (II) du 18 octobre, (III) du 26 octobre, (IV) du 1 novembre, (V) du 5 novembre)

 
Quelle est la situation réelle de l’industrie du pétrole aujourd’hui ?

Les experts de l’Aramco (le consortium américain qui exploite le pétrole saoudien) estime que la capacité de production de l’Arabie Saoudite s’élèvera à 10,15 millions de barils/jour en 2011.

Les experts du ministère américain de l’énergie estime quant à eux que pour satisfaire la Demande l’Arabie devra extraire 13,6 millions en 2010 et 19,5 millions en 2020. En admettant que ces projections soient correctes, qu’en est-il de la faisabilité d’un tel niveau de production ?

« J’ai fait un constat effarant en progressant dans mon enquête : les chiffres concernant l’ampleur réelle des ressources pétrolières mondiales sont faux, qu’ils émanent des pays producteurs ou des compagnies pétrolières. Une véritable conspiration du silence et du mensonge. »  (Eric LAURENT, la face cachée du pétrole,  pocket 2007, p.260)

 
1ère découverte : les réserves totales des pays de l’OPEP ont connu une croissance de 65 %, passant de 467,3Milliards de barils en 1982 à 771,9 Milliards de barils en 1991, sans aucune découverte importante pouvant justifier cet écart !

En fait, grâce à un nouveau système d’évaluation en 1986, les réserves prouvées de l’Arabie Saoudite passent de 169 à 260 Milliards, celles de l’Irak de 49 à 100 milliards, etc. C’est un simple jeu d’écriture sans rapport avec la réalité.

En 2003, l’Iran a réévalué ses réserves : + 35,7 %. Explication : une amélioration du taux de récupération du pétrole, ce qui a suscité l’incrédulité chez tous les experts.

 
Pour Colin CAMPBELL, un homme du sérail devenu dissident (géologue britannique ayant travaillé pour Texaco, BP et Aramco) qui a fondé l’Association for the Study of Peak Oil (ASPO ; www.peakoil.net ) avec le français Jean LAHERRèRE à ses côtés, 46 % des ressources officielles sont fausses.

Que disent les spécialistes à la 2ème conférence sur le pic pétrolier organisée en 2003 par ASPO dans les locaux de l’Institut Français du Pétrole, et financée en partie par Total et Schlumberger ?

Exposé d’Olivier APPERT, Président de l’IFP (résumé par Eric LAURENT, déjà cité, p.265) : la production pétrolière mondiale diminue de 5 à 10 % par an, quand la demande croissante nécessite 60 millions de barils/jour de capacité supplémentaire.   

Matthew SIMMONS, banquier texan : « Ce que le pic pétrolier signifie réellement, en termes d’énergie, c’est qu’une fois atteint, il en sera fini de l’augmentation de l’approvisionnement (…). Il suggère aussi des prix de l’énergie élevée dans le futur. »

 

Concernant le pic pétrolier, il existe 2 écoles : ceux qui pensent qu’il se produira en 2010-2012, et ceux qui pensent qu’il s’est produit en 2005-2007.

Rappelons des faits : en 1999, le pic de production en Grande-Bretagne entraîne le pic de toute la Mer du Nord ; en 2001, la Norvège entame son déclin et celui de l’ensemble de la production des pays occidentaux (Amérique du Nord et Europe).

La production mondiale de pétrole stagne depuis fin 2004 autour de 84-85 millions de barils /jour. En 2005-2006, la consommation mondiale est en dessous de ce chiffre. Mais après septembre 2006, la consommation mondiale dépasse la production, ce qui provoque une baisse des stocks dans les pays industrialisés.

Printemps 2007 : rééquilibrage « saisonnier » du marché pétrolier.

Prévision pour le 3ème trimestre 2007 : l’Agence Internationale pour l’Energie (AIE) estime la consommation mondiale à 86,2 mb/j puis 88 mb/j au 4ème trimestre. La consommation mondiale ne devrait plus redescendre à 84-85 mb/j.

Dans ces conditions, la consommation mondiale devra être bridée soit par une forte hausse des prix du pétrole, soit par un ralentissement de l’activité économique provoqué par l’éclatement de la bulle immobilière aux USA par exemple.

 
La thèse d’Emmanuel BROTO, fondateur du site « Terre de brut », est que la période de transition 2004-2007 s’est achevée en juillet 2007 par le dépassement de l’offre par la demande : la hausse actuelle des prix en serait la confirmation. Toutes choses égales par ailleurs, plus les capacités de production diminueront, plus les prix augmenteront pour provoquer une récession économique ramenant la consommation au niveau de l’offre.

La thèse d’Emmanuel BROTO s’inscrit dans les analyses de Mr. BAKHTIARI, ingénieur (en retraite) au sein de la Société nationale iranienne du pétrole, qui prévoyait que la production de pétrole atteindrait un pic durant l’année 2006 puis déclinerait en 4 phases de 3 à 5 ans jusqu’en 2020 : chaque phase ayant un taux de baisse de plus en plus important.
Les prévisions de M. BAKHTIARI seraient confirmées si le niveau de la production mondiale de juillet 2006 n’était plus dépassé.
Pour Emmanuel BROTO, en juillet 2007, nous sommes dans la phase 1, au point d’impact entre l’offre et la demande.

 
Préparons nos mouchoirs … et nos porte-monnaie !

 
Alexandre Anizy

<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 > >>