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notes economiques

Le bluff politique chinois (I)

Publié le par Alexandre Anizy

En octobre 2005, Pékin publie « Construction de la démocratie politique en Chine », dans lequel il est rappelé fermement que le Part Communiste est l’avant-garde du peuple. Pour ceux qui veulent bien entendre, les dirigeants chinois affirment que c’est un peuple différent, que la Chine a des caractéristiques qui empêchent l’application de l’ensemble des règles de l’Occident capitaliste.

A Pékin, la ligne dominante dit que l’intégration du pays et son développement (i.e. « la hausse des forces productives », un mot d’ordre marxiste) dépendent de la stabilité interne : par conséquent, il faut maintenir le système qui doit encadrer idéologiquement cette nouvelle phase d’expansion. Comment le Parti réussit-il à maîtriser ce processus ?

Tous les dirigeants sortent de l’université Qinghua.
« Grâce à la mutation de ses élites, le PC aiguillonne et contrôle la modernité économique. La nouvelle classe des hommes d’affaires (…) est dépendante du pouvoir et captée par une couche privilégiée dont les membres de l’appareil communiste sont le cœur. Les apparatchiks forment la principale couche sociale privilégiée, celle qui contribue de façon décisive à la régulation et à la gestion du pays » Thierry WOLTON, « le grand bluff chinois », édition R. Laffont 2007, 183 pages, 16 €).

Soucieux de coller la théorie à la pratique, en bons marxistes-léninistes les communistes chinois ont adopté la théorie des 3 représentativités : avec elle, le PCC s’ouvre aux forces productives avancées, c'est-à-dire au peuple chinois dans sa diversité.

Au copinage politique, la Chine a ajouté la variante « dimension familiale » : « Depuis l’avènement du régime, plus les personnalités politiques ont bénéficié d’un réseau parental dense, plus elles ont pu accumuler de positions institutionnelles ». (Idem, page 37)
La Chine postmaoiste de DENG XIAOPING a complété le schéma avec un zeste de confucianisme dans le mode de gouvernement : sur les 5 relations fondamentales de CONFUCIUS, celle du père/fils est la plus importante, car elle aboutit au concept de réciprocité qui, à cause de la soumission du fils, autorise celui-ci à trouver une situation avantageuse indépendamment de son mérite réel. Ce sont les « taizi », i.e. les princes héritiers.  

40 % des taxes prélevées sur les paysans n’ont pas de base légale et ne sont pas reversées dans les caisses publiques. (D’après Guy SORMAN cité page 43) Le développement a généré non pas une classe moyenne mais une classe de parvenus, dont le pouvoir d’achats est tributaire de ses relations avec le PC.

 
Alexandre Anizy
A suivre… le bluff économique chinois (II)

L'euro imperator TRICHET est un homme du passé dépassé

Publié le par Alexandre Anizy

Le retournement du marché immobilier américain a déclenché un jeu de dominos sur les marchés financiers internationaux.

Alors que la FED (la banque fédérale américaine) garde son taux directeur à 5,25 % depuis un an en dépit d’une inflation de 2,7 %, alors que la Banque du Japon conserve un yen sous-évalué malgré une croissance économique de 2,6 %, la BCE (la banque centrale européenne) vient d’annoncer pour le mois de septembre une nouvelle hausse de ses taux à 4,25 %, avec un objectif de 4,50 % pour la fin 2007, quand l’inflation dans la zone euro s’élève à 1,8 %, soit en dessous de l’objectif de 2 % !

Pourquoi ? « Elle s’appuie sur une doctrine monétariste d’un autre âge, reposant sur des indicateurs de masse monétaire (M3) datant des économies fermées et administrées. Elle manifeste aussi une incompréhension profonde des novations et des risques de l’économie mondialisée. » (Dixit Nicolas BAVEREZ, in Le Point n° 1821, page 64 : un économiste ex-balladurien, c’est vous dire la dangerosité du bonhomme !)

Qui est à la tête de cette assemblée de banquiers « débranchés » ? L’oligarque administratif français Jean-Claude TRICHET, un personnage digne de la pseudo élite qui dirige ce pays : né en 1942, diplômé de l’Ecole des Mines de Nancy en 1964, licencié en sciences économiques en 1966, diplômé de l’IEP Paris (Sciences Po.), et bien sûr élève de l’ENA entre 1969 et 1971, c’est un Inspecteur Général des Finances. Dès 1978, il arpente les couloirs de l’Elysée qui conduisent forcément aux hautes fonctions publiques, quand on a l’art de se glisser dans le moule de la pensée unique et de cultiver les bonnes relations (i.e. celles qui comptent), au club Le Siècle par exemple. Lorsqu’il accède à la présidence de la BCE, il déclare « I am not a Frenchman », donnant ainsi un bel exemple de la « démission des élites » dont parle Jean-François KAHN et faisant peut-être regretter aux hommes politiques qui l’ont choyé d’avoir privilégié cette auguste personne.

 
Mais ce TRICHET, n’est-ce pas ce Directeur du Trésor poursuivi dans l’affaire de la faillite du CREDIT LYONNAIS pour sa responsabilité dans les faux bilans de 1992 ? C’est lui.
La Cour d’Appel l’a relaxé en 2003 … ce qui permit à cet oligarque de devenir ce qu’il est aujourd’hui : président de la BCE, autrement dit euro imperator.

 
MAIS le 17 mai 2006, la Cour de Cassation a annulé le jugement de la Cour d’Appel : qui en a parlé ?
Pourtant l’arrêt de la Cour de Cassation est d’une clarté édifiante : la Cour d’Appel n’a pas justifié sa décision de relaxe car ses attendus sont contradictoires ! En effet, comment peut-on relaxer ces prévenus qui « (…) avaient été informés de l’insuffisance des provisions constituées et de la nécessité de répartir sur plusieurs années les pertes » ?

En faisant preuve d’illogisme.
Mais qui prétend que le Droit est logique ? Certainement pas votre serviteur, chers amis, puisque nous pensons comme Carl SCHMITT que le Droit dépend du politique.

 
ALORS l’euro imperator TRICHET va repasser en Cour d’Appel pour sa responsabilité dans les faux bilans de 1992 du CREDIT LYONNAIS ?
NON. Figurez-vous que le PARQUET (i.e. l’Etat français, c'est-à-dire EUX, vous et nous normalement) a oublié (volontairement ?) de se pourvoir en Cassation !

(Seul un esprit chagrin pourrait imaginer que la solidarité de l’oligarchie n’est pas étrangère à cette erreur.)    

La conséquence de cet oubli fâcheux est une bizarrerie judiciaire : la relaxe est définitive. 
En l’état judiciaire du dossier, on peut dire que, bien que l’euro imperator TRICHET fût peut-être responsable des faux bilans de 1992, il n’en sera jamais coupable, puisque l’administration judiciaire s’est donnée le moyen, involontairement bien sûr, de n’avoir jamais à rejuger cette affaire.

 
Tout au plus, l’euro imperator TRICHET et les 3 autres prévenus (Jean-Pascal BEAUFRET et 2 commissaires aux comptes) risquent, au terme d’un nouveau procès et SI les faits reprochés sont qualifiés pénalement (croyez-nous, chers amis, ce n’est pas gagné cette condition !), d’avoir à indemniser la partie civile qui seule s’était pourvue en cassation.

 
Force est de constater que l’oubli fâcheux du Parquet a occasionné un enterrement juridiquement propre de l’affaire. C’est un fait indéniable.

 
Ainsi la BCE est dirigée par un banquier irréprochable, qui n’a pas fait appliquer les principes de prudence et de sincérité avec les comptes du CREDIT LYONNAIS de 1992, bien qu'il soit informé selon l’arrêt de la Cour de Cassation de la nécessité de répartir les pertes sur plusieurs exercices : à cette époque, Jean-Claude TRICHET est resté sourd aux recommandations.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

« Le mode de fonctionnement de la BCE repose en effet sur une succession de lignes Maginot qui ne sont plus tenables. Une conception absolutiste de l’indépendance la conduit à refuser toute discussion avec les politiques sur les taux d’intérêt ou de change, alors même que c’est le cas partout dans le monde (…) » écrit Nicolas BAVEREZ (déjà cité).

 
L’euro imperator TRICHET est un homme du passé dépassé.
Et les peuples européens paieront la facture.

Alexandre Anizy

EADS : la sourde lutte continue

Publié le par Alexandre Anizy

Nicolas SARKOZY de NAGY BOCSA et Angela MERKEL sont heureux d’avoir conclu un accord qui a le mérite de déplacer les hommes sans changer le statu quo franco-allemand en apparence : s’il n’y a plus de direction bicéphale, l’équilibre des forces semble avoir été respecté.

Il ressort des commentaires avisés que Louis GALLOIS serait devenu l’homme fort de EADS, i.e. « le vrai patron du Groupe ». Pour valider cette analyse, il est dit que Louis GALLOIS sera le seul responsable des nominations … qui devront être validées par le Conseil d’Administration du Groupe. Alors qui décide réellement ? Le Conseil d’Administration de toute évidence. Sur 11 membres, l’Allemagne comptera 3 administrateurs, auxquels il convient d’ajouter 50 % des 4 administrateurs indépendants qui seront proposés par GALLOIS et GRÜBE, soit 5 voix pour l’Allemagne, c'est-à-dire 45,45 %. La majorité qualifiée sera impossible sans l’Allemagne. Le même raisonnement vaut pour la France. Donc sur ce plan, en dernière analyse, rien n’a changé.

Mais il faut observer que le pseudo patron de EADS Louis GALLOIS est bien encadré par 2 Allemands. Il faut remarquer que l’Allemagne va prendre la Direction de 3 filiales (dont AIRBUS) : à cet avantage certain, il n’y a pas de contrepartie pour la France …

Est-ce vraiment sérieux de placer à la tête d’AIRBUS l’ex-parachutiste allemand Thomas ENDERS, qui a fait sa carrière rapide dans les couloirs et les bureaux de la haute administration et de la politique, en particulier dans le secteur de la Défense ? Pour des industriels ayant des problèmes d’industriels comme AIRBUS en ce moment, est-ce vraiment judicieux de nommer un fonctionnaire qui n’a jamais bossé dans l’aviation civile ? Est-ce vraiment raisonnable de nommer un individu qui niait encore récemment toute faute de l’usine de Hambourg sur la question du câblage de l’A 380 (cause essentielle du retard de production) ?

Le fonctionnaire Thomas ENDERS voudrait tant que EADS soit une entreprise normale (comprendre : sans l’ingérence d’un actionnaire nommé Etat français) : il feint d’oublier que si c’était le cas, il n’y aurait vraisemblablement pas la place qu’il occupe aujourd’hui.

Nous observons par ailleurs que l’accord franco-allemand va permettre au Groupe LAGARDèRE de sortir de EADS lorsque le plan Power 8 aura porté ses fruits, i.e. la remontée du cours boursier, en empochant à nouveau une belle plus-value ; si ce n’est pas le cas, Arnaud LAGARDèRE restera et prendra la Présidence du Conseil d’Administration pour négocier en position de force une autre sortie. Ainsi l’ami de SARKOZY de NAGY BOCSA n’a pas été lésé par cet accord.

 
Nous concluons sur l’avis d’un homme du métier, Jean-François KNEPPER, coprésident du comité européen d’AIRBUS (FO) : « A force de négociations politiques depuis 35 ans qu’existe AIRBUS et 7 ans qu’existe EADS, les Allemands grignotent petit à petit de l’influence, du pouvoir, du management, et sont en train de s’approprier ni plus ni moins que l’industrie aéronautique, d’espace et de défense européenne. »

Alexandre Anizy

Chez les riches, toujours plus !

Publié le par Alexandre Anizy

Sur la période 1998 – 2005, une étude de l’économiste Camille LANDAIS montre que les riches s’enrichissent plus que les moins riches. Cette période comprend l’ère de JOSPIN, le socialiste qui a beaucoup privatisé mais qui ne pouvait pas tout faire, surtout pour les ouvriers. Camille LANDAIS constate un fort accroissement des inégalités de revenus, quand l’INSEE (encore eux !) conclue à une réduction des inégalités.

Diable ! Pourquoi cette opposition radicale ? L’explication est simple : l’INSEE, qui a pourtant les ressources pour finasser ces études, travaillaient « à la louche » pour la catégorie des « riches », quand Camille LANDAIS fait dans « la mesure millimétrée ».

 
Pour les richissimes, soit 0,01 % des foyers ayant déclarés des revenus depuis 1998, soit un club de 3.500 foyers, l’augmentation des revenus est de 42,6 % (environ 75 % de cette hausse sous JOSPIN).

Pour les très riches, soit 0,1 % des foyers, soit 35.000 foyers, l’augmentation des revenus est de 32 % (environ 65 % de cette hausse sous JOSPIN).

Pour les riches, soit 1 % des foyers, soit 350.000 foyers, l’augmentation des revenus est de 19,4 % (environ 62 % de cette hausse sous JOSPIN).

Pour les gens très aisés, soit 5 % des foyers, soit 1,8 million de foyers, l’augmentation des revenus est de 11,3 % (environ 75 % de cette hausse sous JOSPIN).

Pour les gens aisés, soit 10 % des foyers, soit 3,5 millions de foyers, l’augmentation des revenus est de 8,7 % (environ 85 % de cette hausse sous JOSPIN).

Pour les autres, soit 90 % des foyers, soit 31,5 millions de foyers, l’augmentation des revenus tombe à 4,6 % (environ 100 % de cette hausse sous JOSPIN).    

Parce que les entreprises versent des dividendes plus importants que dans les périodes précédentes,  parce que les très gros salaires se sont envolés, les inégalités de revenus se sont accrues durant cette période 1998 – 2005. Ci-dessous, la grille de l’évolution des salaires :

Pour les 0,01 % des salariés les mieux payés (soit 2.500), +51,4 %.
Pour les 0,1 % des salariés les mieux payés (soit 25.000), +29,2 %.
Pour les 1 % des salariés les mieux payés (soit 250.000), +13,6 %.
Pour les 5 % des salariés les mieux payés (soit 1.250.000), +9,1 %.
Pour les 10 % des salariés les mieux payés (soit 2.500.000), +7,6 %.
Pour les 90 % de salariés restants (soit 22.500.000), + 3,1 %.

Si on est loin des inégalités de revenus du début du XXème siècle, il faudrait peu de temps, au rythme des augmentations actuelles, pour retrouver les écarts de revenus et de patrimoine de ces temps-là.

Rappelons ici que dans notre beau pays, 3,6 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté (i.e. avec mois de 50 % du revenu médian).

Le Président SARKOZY de NAGY BOCSA va faire passer en juillet au Parlement « son paquet fiscal » dont le coût est estimé à 11 milliards d’euros. Ces cadeaux divers profiteront essentiellement aux riches et au-delà (voir ci-dessus) : les retombées macroéconomiques espérées ne sont que des chimères servant à vendre le paquet aux électeurs.

Lorsqu’ils dormaient, les riches et au-delà, leurs pognons travaillaient mais ils n’étaient pas assez payés : en restaurant la «valeur travail », SARKOZY de NAGY BOCSA va remédier à cette injustice.
Le chantier commence en juillet.

Alexandre Anizy

Boycotter les distributeurs privés d'électricité

Publié le par Alexandre Anizy

C’est fait : les fanatiques doctrinaires orthodoxes de Bruxelles nous ont octroyé un marché de concurrence pure et parfaite pour la fourniture d’électricité. Rappelons qu’ils ne font qu’appliquer la logique du marché unique présenté en 1986 par le social traître Jacques DELORS, Président de la Commission Européenne.  

Qu’un marché de concurrence pure et parfaite soit instauré laborieusement par décret nous paraît déjà une farce hilarante : on croirait entendre le maître dire à l’esclave « sois libre » ou bien Roger NIMIER à sa fille Marie « que dit la reine du silence ? ».

Aux dires des spécialistes, cette déréglementation va faire monter les prix dans une proportion spectaculaire. Rappel : ceux qui auront basculé vers le privé ne pourront plus revenir en arrière. Est-ce une disposition vraiment conforme à la théorie libérale ? Non.

Compte tenu de l’insuffisance de l’offre en Europe, les augmentations seront inévitables. Rappelons ici que les entreprises ont pu expérimentées les joies de la libéralisation : les conséquences économiques ont été si catastrophiques que le gouvernement les a autorisées à revenir aux tarifs réglementés…
MAIS Bruxelles condamnera ce retour au bercail…
ET les particuliers n’auront jamais cette indulgence provisoire.

Rappelons que la théorie économique a démontré que, dans certains cas, une situation de monopole est plus efficiente qu’un marché libre et que si ce cas est régulé, le bien-être collectif s’en trouve amélioré. L’électricité fait partie de ces cas, à cause des coûts faramineux des infrastructures de production et de distribution, et de l’impossibilité de stocker à grande échelle le produit.

On s’étonne qu’un économiste spécialiste comme Elie COHEN considère le fatalisme comme un argument rationnel en faveur de la déréglementation : « L’ouverture du marché de l’énergie aux particuliers est inévitable. D’abord c’est le résultat de la dérèglementation lancée il y a 20 ans. (…) Ensuite, il faut être clair, régulés ou non, les prix de l’énergie vont augmenter (…). » (Le parisien, 1 juillet 2007).

Expliquons les choses simplement : parce que les coûts des matières premières représentent environ 50 % du coût de la facture, parce que les prix de ces matières premières vont augmenter inéluctablement, alors les prix de l’énergie distribuée vont augmenter pour tout le monde ; MAIS parce que le marché de l’électricité sera totalement libre en 2010, EDF pourra augmenter encore plus ses prix puisque ses pseudo concurrents seront de toute façon chers, voire très chers. Autrement dit, à partir de 2010, tous les distributeurs d’électricité se goinfreront.

En tant qu’administrateur au sein du Groupe France Télécom,  Elie COHEN connaît bien les avantages pour une entreprise publique lorsque son marché est déréglementé.

Faut-il rappeler qu’en France les opérateurs de téléphonie mobile ont été récemment condamnés pour entente illicite ?

 
En Allemagne, le marché de la fourniture d’électricité est dit libre depuis 1998, mais les pouvoirs publics attendent toujours la fameuse baisse théorique des prix grâce à la concurrence pure et parfaite ! Le fait que le marché soit partagé entre 4 oligopoles qui dictent leur(s) condition(s) a éveillé les soupçons d’entente illicite (tiens donc !) : en décembre 2006, une perquisition a été menée aux sièges des 4 groupes.

Il semble, d’après des associations de consommateurs, que les prix réels aient augmenté de 26 % depuis 2002.

Grâce à Bruxelles, depuis le 1 juillet 2007, les 4 oligopoles allemands n’ont plus besoin de l’autorisation des Länder pour augmenter leurs tarifs. Conséquence immédiate : les prix augmentent partout en Allemagne, notamment de 7 % à Berlin.

Nous vous épargnons les méfaits du « marché libre » aux Etats-Unis.
Les faits valent mieux que tous les discours et promesses. En Europe, les faits ont encore une fois invalidés la théorie libérale : le  pire est à venir.

 
Avec les fanatiques doctrinaires orthodoxes de Bruxelles, le consommateur français ne gagnera rien, bien au contraire. Alors, avec Nicolas DUPONT-AIGNAN, député de l’Essonne, nous appelons au boycott des opérateurs privés.

Alexandre Anizy

Claude PERDRIEL ennemi du Droit amis de Droite

Publié le par Alexandre Anizy

Claude PERDRIEL est le propriétaire du « Nouvel Observateur », où s’exprime depuis 30 ou 40 ans la « conscience » de gauche sous la plume de son ami Jean DANIEL par exemple, où Jacques JUILLARD prône depuis des années la même stratégie politique pour les socialistes (pour résumer : le reniement des valeurs de gauche).

Mais Claude PERDRIEL a aussi beaucoup d’amis de Droite. Comme Alain MINC : il est vrai que ce petit monsieur ose se dire « de gauche » quand il ne fait que soutenir publiquement les hommes de droite comme BALLADUR en 1995 et SARKOZY de NAGY BOCSA en 2007. Les douces paroles gratuites doivent suffire à la conscience de monsieur Claude PERDRIEL.

Mais contrairement à Alain MINC (voir le livre de Laurent MAUDUIT, notre note sur le sujet) qui considère que la morale est une passion puritaine et que par conséquent on peut s’en affranchir, en particulier dans les affaires, Claude PERDRIEL respecte et soutient ses amis, même au mépris du Droit.

En effet, jeudi 28 juin 2007, à la séance du Conseil de Surveillance du journal « le Monde », Claude PERDRIEL a pris partie pour Alain MINC en le déclarant « élu Président du Conseil de Surveillance », alors que les statuts de l’entreprise stipulent sans ambiguïté qu’il faut 11 voix « pour » quand le petit MINC n’en a obtenu que 10.

C’est ce qu’on appelle ignorer le Droit.
Mais en la matière Claude PERDRIEL est quasiment un récidiviste. Souvenez-vous : il avait essayé de maintenir à son poste de patron du Monde son ami Jean-Marie COLOMBANI en dépit du vote contraire des journalistes, i.e. au mépris des statuts de l’entreprise et donc du Droit.

 
Quelle leçon tirons-nous de ces histoires ?
Le seul organe important de presse, où le débat idéologique sur la refondation du plus grand parti de gauche (PS) sera public, appartient à Claude PERDRIEL, un homme d’affaires qui méprise le Droit.

Pour cette raison, nous sommes aussi dubitatifs sur l’organisation de ce débat de « refondation », et par conséquent le résultat final.

Alexandre Anizy

Promouvoir le moteur à air comprimé

Publié le par Alexandre Anizy

Pour nos enfants, notre vraie responsabilité consiste à leur transmettre une planète si possible en meilleur état qu’elle ne l’est aujourd’hui. Si nous laissons les choses suivre leur pente naturelle, la Terre crèvera plus vite que tous les modèles mathématiques ne le prédisent. Pour notre part, nous laissons la grandiloquence aux politiciens et aux zozos de l’écologie politique. Etre pragmatique et se contraindre peu à peu à des choix quotidiens : la voiture dotée d’un moteur à air comprimé nous paraît un bon exemple.   

 
D’abord, nous dressons un rapide panorama des alternatives aux moteurs classiques actuels.

L’hybride : coupler un moteur électrique à un moteur classique est un choix technique rationnel et peu risqué d’un point de vue financier. Force est de constater que TOYOTA a mis vraiment des moyens sur ce projet et en est récompensé, puisqu’il lui a permis de détrôner le n° 1 mondial GM. Mais ce n’est qu’une solution d’attente.

L’électrique : les progrès techniques sont trop lents, en partie parce que la production de masse ne démarre pas. Le Groupe BOLLORé s’y attelle d’une manière exclusive, montrant une nouvelle fois le sens de l’initiative et l’audace de son dirigeant : parce que Vincent BOLLORé est un entrepreneur à préférence financière, nous ne devons pas compter sur son Groupe pour bousculer le secteur automobile. Mais nous devons pousser les décideurs à favoriser le développement de cette technique par tous les moyens. Cependant, si cette technique aboutit à une hausse de la production nucléaire, elle doit être écartée, parce que le nucléaire est une énergie du passé :

  • elle coûte très cher ;
  • le problème des déchets n’est pas résolu ;
  • entre 2025 et 2035, il y aura un déficit d’uranium ;
  • le nucléaire nécessite une centralisation technique, gérée par une élite au sommet : cette organisation est à l’opposé du modèle du XXIème siècle.

L’hydrogène : le bilan global de cette énergie n’est pas aussi écologiquement profitable qu’on le pense, d’après certaines études. Pour notre part, parce que nous connaissons un peu le milieu de la Santé, nous nous méfions de ces rapports issus d’officines soi-disant indépendantes ou de ces experts dont les recherches sont financées par des sociétés intéressées par l’avis d’une sommité scientifique. Il faut privilégier cette énergie, à condition de se battre à tous les stades de la filière pour obtenir un vrai profit écologique :

  • parce qu’elle permettrait a priori de ne pas augmenter le poids déjà important de l’énergie nucléaire ;
  • parce que cette énergie est stockable.

L’air comprimé : Guy NèGRE, un ingénieur français, ancien motoriste de voitures de courses, lutte pour imposer le « véhicule pollution zéro » grâce au moteur à air comprimé. Au stade actuel, sa voiture de la taille d’une Smart peut atteindre 110 Km/h avec une autonomie d’environ 200 Km. Le moteur, proche du moteur à explosion, utilise l’air comprimé fourni par des bonbonnes (sous le châssis) qu’on recharge au moyen d’un compresseur embarqué, en se branchant tout simplement sur une prise de courant domestique pour faire le plein à un coût d’environ 2 € ! C’est en somme une voiture électrique sans le problème des batteries (leur poids, leur recyclage, …). A la sortie du moteur, l’air non pollué sort à une température comprise entre 0°C et (30)°C, de quoi climatiser le véhicule sans consommer de l’énergie.
Il faut promouvoir cette technique révolutionnaire par tous les moyens.

 
Si nous faisons un état très rapide du secteur automobile, nous constatons que TOYOTA gagne inexorablement des parts de marché, en particulier grâce à son pari « hybride ». Sans être un expert du secteur, nous savons que les Allemands travaillent beaucoup sur ces questions (par exemple, le Q7 hybride doit sortir en 2008), et nous parions déjà qu’ils maintiendront leurs positions, voire qu’ils gagneront aussi des parts de marché.

TOYOTA annonce déjà une voiture hybride – hydrogène pour 2012 : le leader veut garder son avance technologique.  
Et les Français ? L’alliance RENAULT – NISSAN est dirigée par Carlos GHOSN, un polytechnicien et Mines, et PSA par Christian STREIFF, un Mines : ils peaufinent avec talent le modèle économique du siècle passé.

Tous ces grands ingénieurs sont prisonniers de leur milieu et de son mode de pensée. Nous ne parlerons pas ici de l’influence certaine du secteur pétrolier dans les décisions économiques du monde du transport.

 
En Inde, ils n’ont pas de pétrole ni de grand acteur du secteur pétrolier. Ceci explique peut-être que le géant de l’automobile indien TATA a étudié sérieusement le projet industriel de voiture à air comprimé du Français Guy NèGRE et qu’il a signé un accord de partenariat avec sa société MDI pour produire et vendre plus de 6.000 véhicules en 2008. Rappelons que c’est en Inde que Carlos GHOSN veut fabriquer sa voiture à 3.000 USD.
Messieurs les spécialistes de RENAULT et PSA, réveillez-vous ! Avant qu’un nouveau MITTAL ne vienne vous croquer dans quelques années.

 
En matière d’écologie, comme dans toutes les autres d’ailleurs, il convient de ne jamais laisser les experts décider en dernière analyse à la place des citoyens. Par ailleurs, le politicien étant aussi un homo economicus, il privilégie généralement (loi de Pareto) ses intérêts personnels de court terme (voir le comportement des « 20 amis » de BAYROU qui le lâchèrent pour assurer leur réélection) : par conséquent, le citoyen – consommateur doit par ses choix quotidiens œuvrer à sa modeste échelle au changement radical qui s’impose pour l’humanité, sans négliger l’arme puissante du bulletin de vote.

Nous soulignons que l’utopie consiste à croire que l’écologie constitue en soi une base politique.

Alexandre Anizy

Christine LAGARDE à Bercy, les paysans soulagés !

Publié le par Alexandre Anizy

Mme Christine LAGARDE a fait sa carrière de juriste aux USA et elle a dirigé le plus gros cabinet d’avocats Baker & Mc Kenzie à Chicago (2.400 associés). Personne ne conteste cette expertise.

Mais depuis qu’elle grenouille dans les ministères parisiens, on ne peut pas dire qu’elle ait révélé d’autres talents. Son passage au Ministère du Commerce Extérieur se solde en 2006 par LE DEFICIT RECORD de la balance commerciale depuis 1980. Dans ce domaine, Christine LAGARDE a déjà montré son inefficacité. C’est peu de l’écrire.

Après l’élection présidentielle, le nouveau Premier Ministre lui avait confié le Ministère de l’Agriculture : celle qui n’a pas dû voir beaucoup de vaches dans une étable pendant la traite, n’y salira donc pas ses tailleurs de griffes.
Les paysans et les vaches respirent.

Suite à la tuile d’Alain JUPPé aux législatives, le jeu des chaises musicales a porté la juriste « mondialement connue à l’étranger » à la tête du Ministère de l’Economie. Pour les soldes chez MACY*S ou un bon plan chez TIFFANY, nous ne doutons pas de ses possibilités.

Mais pour l’économie, on peut  toujours attendre la preuve d’une expertise (un doctorat ? un DEA ? une Maîtrise ?) ou bien d’une longue expérience de gestion budgétaire en tant qu’élue d’une commune, d’un conseil général, d’un conseil régional, etc. …

Il faut croire que son incompétence rassure.

Alexandre Anizy

Pour l'héritière PARISOT, charité bien ordonnée ...

Publié le par Alexandre Anizy

Laurence PARISOT connaît ses classiques et sait les appliquer tous les jours. Prenons deux exemples.

D’abord, l’héritière PARISOT veut être la maîtresse dans son domaine : elle ne supporte pas les entraves à sa liberté … d’entreprendre, et le code du travail est un frein évident à son appétit … de création.

Les patrons du MEDEF sont d’habiles politiques : après la refondation archéo-libérale du Baron SEILLIERE de LABORDE, ils ont jugé utiles de confier à une femme le soin de pilonner le code honni du travail. Elle s’y emploie à temps plein (depuis 8 mois, dit-elle) et réussira sa mission : pour casser ce code, elle trouvera toujours un syndicat jaune pour signer.
En parlant de syndicat, elle pose des questions sur leur représentativité… Espérons qu’elle aura le sens de la mesure et la sagesse de ne pas imiter la société SIEMENS, qui finançait un petit syndicat « ami » pour qu’il gratte le poil du légitime.

Force est de constater que l’héritière PARISOT garde son cap contre vents et marées. D’aucuns pourraient en prendre de la graine.
Mais, Madame,
« Précariser à perdre la raison,
Est-ce bien là votre unique ambition ? »

Enfin, pour l’héritière PARISOT, « la TVA sociale ne peut avoir d’intérêt que si elle permet de transférer vers la TVA une partie des charges des entreprises, notamment les cotisations familiales. » (Figaro 14 juin) Pendant la campagne électorale, nous nous posions la question : pourquoi cet adjectif « social » ? Nous avons la réponse du MEDEF : transfert de charges sociales payées par les entreprises vers les clients (pardon, les consommateurs).
L’héritière PARISOT s’est donnée une autre grande mission : il faut sauver le patron français, qui croule sous les taxes, charges, impôts, que savons-nous encore ?.

Admirons la cohérence du système de l’héritière PARISOT : « On ne peut plus penser l’économique sans le social ». (Figaro 14 juin)
Avant, en tant que patronne, elle n’était obnubilée que par ses charges ; maintenant, elle pense à vous lorsqu’elle veut que vous puissiez travailler plus pour gagner plus … parce que vous allez bientôt dépenser plus.
Consommer plus ? Non, dépenser plus. 

Alexandre Anizy

L'envol de la Chine

Publié le par Alexandre Anizy

La Chine est redevenu le grand pays qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être. Il doit cette résurrection à la reprise de ses valeurs ancestrales. Forte de ses capacités de production et de ses ressources humaines, mais aussi consciente du marché potentiel que le pays représente pour les grands groupes industriels et commerciaux étrangers, l’oligarchie chinoise a réussi l’essor économique intérieur et extérieur.

Il s’agit maintenant de poursuivre la course effrénée en captant rapidement les technologies. Pour cela, tous les leviers possibles sont utilisés.

D’abord, l’implantation d’un industriel étranger en Chine ne peut se faire sans une compensation pour cet accès autorisé : le prix en est souvent un transfert technologique. Les discussions sont longues, tradition oblige, et le succès n’est jamais garanti pour l’étranger.

Lorsque le business semble bien lancé, on peut se retrouver contraint de revenir à la table des négociations : c’est ce qui vient d’arriver aux Allemands (Siemens et ThyssensKrupp) avec l’extension du train à lévitation magnétique (Maglev). Pourquoi ?
La Chine, qui d’ordinaire ne se préoccupe guère des protestations de sa population, a cette fois-ci donné tribune aux futurs riverains qui s’opposent au projet, parce que des radiations émises par le train pourraient présenter un danger pour leur santé. Cette campagne tombe à pic pour le nouveau numéro 1 du Parti à Shanghai après le limogeage pour corruption de son prédécesseur : entreprenant un grand nettoyage à la demande du Parti, il peut ainsi restaurer l’image de l’oligarchie en donnant raison aux consommateurs chinois : que peuvent dire les Occidentaux face à l’utilisation du principe de précaution ?

Pour sauver leur mise, les partenaires étrangers devront d’une manière ou d’une autre céder un avantage : soit un nouveau transfert technologique sur ce projet, soit un accord favorable à la Chine sur un autre projet.

Ensuite, la Chine utilise une partie de ses énormes réserves de change pour investir dans des grandes entreprises étrangères, en particulier américaines. Plus astucieusement, ils viennent de prendre une part importante du fonds d’investissement BLACKSTONE : comme le pense aussi Jacques CALVET, c’est une méthode douce et anonyme de pénétrer au cœur de l’industrie du leader mondial, et pas à pas, ils se rendront incontournables. Leur objectif est toujours le même : maîtriser la chaîne de valeurs d’aval en amont.

Enfin, la Chine qui assure les fins de mois de la maison USA sera tentée d’utiliser l’arme financière contre son débiteur américain. Le déclenchement de la crise monétaire ne sera pas forcément lié à des intérêts strictement économiques.

Alexandre Anizy

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