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notes culturelles

Atiq RAHIMI l'état de grâce

Publié le par Alexandre Anizy

« Terre et cendres » de l’afghan Atiq RAHIMI est un merveilleux récit de 93 pages (P.O.L 2000, 8,99 €).
Les mots, le rythme des phrases (excellent travail de traduction) marquent bien toute la lassitude et la douleur de l’ancien.

Ce livre est un bijou. A savourer sans tarder.

Alexandre Anizy

Le 1er roman de Claire WOLNIEWICZ

Publié le par Alexandre Anizy

« Ubiquité » (Viviane Hamy, 2005, 142 pages, 15 €) de Claire WOLNIEWICZ est un 1er roman sympathique, parce qu’elle a un ton personnel et que le livre possède son unité stylistique.

Mais on n’accroche pas vraiment à cette histoire de faussaire et d’usurpateur.
Promis, nous accorderons une 2ème chance à Claire WOLNIEWICZ.

Alexandre Anizy

CAVANNA est un tendre

Publié le par Alexandre Anizy

Avec le Professeur CHORON, il a fait beaucoup de conneries : certaines sont mémorables. Nous en rions encore.
Mais ici, nous parlerons de 2 livres remarquables de CAVANNA.

D’abord « les ritals » (poche, 5,23 €) où il révélait son talent de narrateur possédant un véritable style. Dans ce livre, vous découvrirez, pour certains, comment la France s’est reconstruite après la grande saloperie de 14-18, avec ces couches successives d’immigrés et la sectorisation de la population.
Pas de panique ! Ceci n’est que le fond du tableau. Parce que « les ritals », c’est son histoire de môme, d’une partie de sa vie familiale.
Séquence émotion : par exemple, comment son papa maçon fabrique son « mètre » sur la fenêtre.
Il y a un côté « la gloire de mon père » de PAGNOL dans « les ritals ».

Enfin, « les russkoffs » (poche, 5,79 €) où il racontait le STO dans une usine en Allemagne nazie, et son histoire d’amour avec une prisonnière russe. Ah ! Ça vaut 10 romans de Marc LéVY !

Mais vous pouvez lire d’autres choses de CAVANNA, comme le 3ème volet de son histoire par exemple. Avec lui, si le thème qu’il aborde vous intéresse, vous ne serez pas déçus, parce que c’est un bon écrivain.

Alexandre Anizy

Et aujourd'hui, Caryl FéREY, le Joe de CLASH est arrivé

Publié le par Alexandre Anizy

(Titre à chanter sur l’air du jour, sauce GAINSBOURG)

Un petit malin dénommé Julian TEMPLE vient de concocter un film avec les fonds de tiroir où apparaît le leader charismatique du groupe CLASH : il semble que ce soit sa spécialité (voir SEX PISTOLS).

 
Il se trouve qu’un certain Caryl FéREY a sorti en mai un polar sans prétention dont le titre est « la jambe gauche de Joe Strummer » (folio policier n° 467). Nous ne dévoilerons absolument (comme dirait TEMPLE) rien ni sur le héros déglingué et improbable Mc Cash ni sur l’intrigue, si ce n’est que le titre des chapitres fait référence aux chansons de CLASH (Daniel RENé, dont nous parlerons prochainement, a utilisé aussi ce procédé).
Pour un trajet Paris – Lyon, le livre de Caryl FéREY est recommandé, parce qu’il reproduit l’énergie brute et le monde sans fioriture de CLASH : si la conscience politique de Joe STRUMMER était éveillée, on ne peut pas dire qu’elle reposait sur une connaissance approfondie de l’histoire politique ou de la géopolitique.

 
Et pourtant, nous nous souvenons du concert de CLASH au théâtre Mogador (en 80 ? 81 ?) : il régnait une ambiance exceptionnelle, et lorsque la barrière de chantier (c’était « le décor » de scène) se leva, tous les spectateurs comprirent qu’ils allaient vivre un moment suspendu. La vie des hommes est façonnée par ces bulles temporelles.
Par la suite, disons 84 ou 85, nous revîmes CLASH à Balard. Ce soir-là, un groupe d’adolescent (14 ans maxi) jouait ( ?) quelques morceaux de rock 100 % punk juste avant leurs idoles. Avec le recul, on se dit que le contraste entre les bambins et les vedettes accentuait le caractère crépusculaire du concert.
Parce que chaque concert de CLASH était une catharsis, ce groupe ne pouvait pas durer.  

 
Le temps a passé, mais le souvenir des bulles temporelles est bien vivace : les marchands du temple l’ont d’ailleurs toujours compris.

Alexandre Anizy

Avis mitigé pour Dominique SYLVAIN

Publié le par Alexandre Anizy

Dominique SYLVAIN a reçu le grand prix littéraire des lectrices de ELLE en 2005 pour son polar « passage du désir », qui est son 8ème roman (poche j'ai lu, janvier 2007, 283 pages, 6 €)
C’est bon. Aussi bien dans la consistance des personnages, l'intrigue ficelée et bien agencée, le style en adéquation avec les profils psychologiques et sociologiques des protagonistes.   

Par contre, « la fille du samouraï » (poche j'ai lu, 6,70 €) nous a beaucoup déçu : impossible de rentrer dans le roman. Abandon page 68.

Alexandre Anizy

Alicia GIMENEZ BARTLETT à lire de toute urgence

Publié le par Alexandre Anizy

Ceux qui apprécient le genre « polar » doivent impérativement lire Alicia GIMENEZ BARTLETT, si ce n’est déjà fait.

Vous trouverez ses romans, « rites de mort » (rivages poche n° 352), « le jour des chiens »  (rivages poche n° 421) et « les messagers de la nuit » (rivages poche n° 458) dans toutes les bonnes librairies.

A lire de préférence dans l’ordre chronologique, pour suivre l’évolution des personnages, l’inspectrice Petra DELICADO et son adjoint GARZON. Chicanons : une légère baisse de régime dans le 2ème ouvrage.

« Des serpents au paradis »  (Rivages poche n° 636) vient de sortir : il est dans notre besace pour cet été !

Alexandre Anizy

Andrea H. JAPP l'artisan

Publié le par Alexandre Anizy

Comme Fred VARGAS, Andrea H. JAPP est le pseudonyme d’une chercheuse qui s’est mise à la littérature, et le polar en particulier, vers 1991, après avoir essayé la peinture (et le macramé ?).

Mais contrairement à Fred VARGAS, Andrea H. JAPP publie beaucoup, parce qu’elle possède des facilités d’écriture. A notre avis, cet excès nuit à la singularité de l’auteur : ses romans sont en général habilement ficelés et d’un style limpide, comme le fruit d’un travail d’artisan, mais ils ne marquent pas le lecteur. Voilà toute la différence !

Alexandre Anizy

Fred VARGAS la reine du rompol

Publié le par Alexandre Anizy

Il eût été incongru de ne pas vous dire deux mots sur Fred VARGAS, celle qu’il faut bien considérer comme la reine du « rompol » : elle est unique et géniale.

Comme nous avons tout lu (?), nous pouvons vous conseiller de commencer au moment où la « touche VARGAS » apparaît : à notre avis et de mémoire, elle débute avec « l’homme aux cercles bleus ».

Alexandre Anizy

Stéphane OSMONT à la corbeille !

Publié le par Alexandre Anizy

Si John McLAREN vaut le détour (d’un point de vue littéraire), on ne peut pas en dire autant du roman « le capital » de Stéphane OSMONT (Grasset, janvier 2004, 589 pages, 21,50 €).
Si le début intéresse, la suite est un invraisemblable dérapage incontrôlé.

Le verdict est sans appel pour « le capital » : à la corbeille !

Alexandre Anizy

P.s : cet auteur a le goût des titres racoleurs puisqu’il a publié ensuite « le manifeste ».

John McLAREN un bon plan question finance

Publié le par Alexandre Anizy

Pour ceux qui aiment les polars dans le milieu de la finance, notamment les fusions acquisitions, John McLAREN a écrit un ouvrage sympathique avec « les taxis noirs » (poche points n° 1123).

Alexandre Anizy