John McLAREN un bon plan question finance
Pour ceux qui aiment les polars dans le milieu de la finance, notamment les fusions acquisitions, John McLAREN a écrit un ouvrage sympathique avec « les taxis noirs » (poche points n° 1123).
Ecrivain - Economiste. Propos sur l'économie, la littérature et la politique.
Pour ceux qui aiment les polars dans le milieu de la finance, notamment les fusions acquisitions, John McLAREN a écrit un ouvrage sympathique avec « les taxis noirs » (poche points n° 1123).
Nous avons découvert Philippe DJIAN en 1986 avec « maudit manège » : c’était aussi l’année où sortait le film de Jean-Jacques BEINEIX tiré du roman « 37°2 le matin » que nous n’avons pas lu pour cause de cinéphilie. Quelques années après avoir lu Charles BUKOWSKI, nous avions l’impression de retrouver une ambiance, une certaine philosophie de la vie où on décapsule beaucoup de canettes de bière : un écrivain, putain, c’est d’abord le style … nous répétait souvent DJIAN à cette époque. On a toujours rien contre ce principe.
Bref, on aimait bien DJIAN et on a continué à l’apprécier malgré les snobinards germanopratins.
Ce n’est pas du CRUMLEY en version française, c’est du DJIAN en noir !
En ce moment, il s’adonne, avec succès semble-t-il, à la série américaine avec son « doggy bag ».
Citons : « (…) qui donc oserait prétendre que le style n’est qu’une question de musique ? (…) Il est donc temps d’ajouter que le style est à la fois une musique et une manière de regarder les choses, ou si l’on préfère une attitude ou encore une façon d’être, ou un point de vue, dans le sens où il s’agit de choisir la place, l’emplacement à partir duquel on observera le monde. » (Ardoise, Julliard, page 30).
Du grand DJIAN, comme d’habitude.
Nous avons découvert cet auteur danois avec son livre « la femme de Bratislava » (folio janvier 2006 ; éditions Gaia 2004, édition originale Danemark en 2001).
Du grand art. Rien à jeter dans cette histoire policière dans le monde de l'espionnage sur fond de guerre des Balkans.
Les élucubrations des uns et des autres sur le « travailler plus pour gagner plus » et l’enthousiasme de la patronne du MEDEF, l’héritière PARISOT (voir note d’hier), nous ont ramenés à la littérature : au livre « 325.000 francs » (poche, 3,33 €) de Roger VAILLAND précisément.
Disons tout de suite que ce roman est une somme, qui méritait à la fois son succès en librairie et ses récompenses littéraires (prix Goncourt ; prix de l’Académie Française), parce qu’aucun livre proposé à ce moment-là n’osait aborder un sujet d’une telle ampleur en tenant la distance.
"Un nazi bien trop subtil", est le titre d'une critique de Josselin BORDAT et Antoine VITKINE dans Libération du 9 novembre 2006 : elle analyse en détail notre réserve.
Ce roman est donc un échec littéraire, parce qu’il ne répond pas au projet initial de l'auteur : il en est même l’opposé.
On ne parle pas beaucoup des premiers romans en général. Notre note sur Orhan PAMUK nous a remis en mémoire celui de Louis CARZOU.
Pour ceux qui ignoreraient tout du génocide arménien, ce roman pourrait aussi faire office d’un modeste préambule.
Pour commencer, il nous faut avouer que nous n’abordons jamais les écrivains en fonction des prix qu’ils ont obtenus, ce qui ne veut pas dire que nous méprisons les prix ou que nous doutons de leurs critères réels d’appréciation. Orhan PAMUK a reçu le Prix Nobel de littérature en octobre 2006 : cette Académie a vraiment couronné un grand écrivain.
Car dans ce cas de figure, c’est « neige » (Gallimard 2005, 486 pages) qui est préférable. L’histoire du retour d'un poète turc, exilé politique en Allemagne, dans la ville du bout d'Anatolie de Kars où des filles voilées se suicident, où un mini coup d'Etat est réalisé par une fraction de l'armée et surtout le 1er acteur ... ceci permet de dresser un tableau complexe de la Turquie d'aujourd'hui.
C’est le seul livre politique de PAMUK.
L’ambition de Orhan PAMUK est modeste : « (…) ma vision de ma vie : je n’entends pas diriger les consciences ; (…) écrire des histoires. »
« Soyons sérieux : le but de la littérature n’est pas de servir l’humanité. (…) en explorant le plus profond de l’âme humaine, il peut écrire des livres qui, d’une certaine façon, seront peut-être utiles à l’humanité. (…) Servir l’humanité est une conséquence, pas un but. »
« Je suis écrivain, pas commentateur. »
(extraits d’un entretien dans l’Express n° 2913 du 3 mai 2007)
Nous apprécions les écrits de Corinne MAIER : une femme qui vit en Belgique et qui se moque des pièges à cons de mai sur son blog ne peut pas être antipathique.
D’ailleurs son livre « bonjour paresse » (Folio 2005, 5,32 €) nous plut en son temps, parce qu’elle avait su évoquer la comédie des relations humaines dans le monde de l’entreprise : un petit bijou d’humour, sans méchanceté. Son employeur de l’époque ne le trouva pas à son goût : il se couvrit de ridicule en lui cherchant des noises.
Elle n’a pas vraiment tort, n’est-ce pas ?
Concernant la maternité, le sens maternel, le rapport mère / nourrisson, etc., nous recommandons la lecture du livre iconoclaste de Eliette ABECASSIS « un heureux événement » (Albin Michel 2005, 220 pages) : ce livre nous a fait l'effet d'une commande, mais c'est bien fichu (on sent quand même le procédé narratif), alerte, drôle. On arrive vite au bout sans déplaisir. Par prudence, nous le déconseillons aux femmes enceintes !
Suite à notre note d'hier sur Douglas KENNEDY, il nous a semblé urgent de vous recommander ce livre.
Si vous n’avez pas encore lu « la conjuration des imbéciles » de John Tool KENNEDY, changez immédiatement votre programme de lecture pour inclure en 1ère ligne ce CHEF D’ŒUVRE.
Un dessin féroce de l’Amérique,
De l’humour, de l’ironie, du sarcasme, de l’irrespect à chaque page !
(Poche 10/18, 9,30€)
Nous n’appliquons pas le programme d’un personnage de « la nausée » de Jean-Paul SARTRE. C.Q.F.D. par ce P-s.
Comme tout écrivain américain de qualité, Douglas KENNEDY vit en Europe (Londres et un peu de Paris), après un passage à Dublin. Depuis quelques temps, il nous est d’autant plus précieux que c’est un auteur sans éditeur aux USA : nous nous devons de le cajoler, car il le mérite bien de toute façon.
Avec « les charmes discrets de la vie conjugale » (édition Belfond, septembre 2005, 21€), il a changé de catégorie bien sûr. L’originalité et la construction romanesque minutieuse se sont affirmées : le rythme est juste, la profondeur psychologique des personnages s’est étoffée … et le plaisir de lire est au rendez-vous.