Alain JAUBERT est allé au paradis
A 57 ans environ, Alain JAUBERT est un homme éclectique : journaliste scientifique, chroniqueur musical, enseignant, réalisateur de nombreux films documentaires.
Ecrivain - Economiste. Propos sur l'économie, la littérature et la politique.
A 57 ans environ, Alain JAUBERT est un homme éclectique : journaliste scientifique, chroniqueur musical, enseignant, réalisateur de nombreux films documentaires.
« Terre et cendres » de l’afghan Atiq RAHIMI est un merveilleux récit de 93 pages (P.O.L 2000, 8,99 €).
Les mots, le rythme des phrases (excellent travail de traduction) marquent bien toute la lassitude et la douleur de l’ancien.
Ce livre est un bijou. A savourer sans tarder.
« Ubiquité » (Viviane Hamy, 2005, 142 pages, 15 €) de Claire WOLNIEWICZ est un 1er roman sympathique, parce qu’elle a un ton personnel et que le livre possède son unité stylistique.
Mais on n’accroche pas vraiment à cette histoire de faussaire et d’usurpateur.
Promis, nous accorderons une 2ème chance à Claire WOLNIEWICZ.
Avec le Professeur CHORON, il a fait beaucoup de conneries : certaines sont mémorables. Nous en rions encore.
Mais ici, nous parlerons de
Pas de panique ! Ceci n’est que le fond du tableau. Parce que « les ritals », c’est son histoire de môme, d’une partie de sa vie familiale.
Séquence émotion : par exemple, comment son papa maçon fabrique son « mètre » sur la fenêtre.
Il y a un côté « la gloire de mon père » de PAGNOL dans « les ritals ».
(Titre à chanter sur l’air du jour, sauce GAINSBOURG)
Un petit malin dénommé Julian TEMPLE vient de concocter un film avec les fonds de tiroir où apparaît le leader charismatique du groupe CLASH : il semble que ce soit sa spécialité (voir SEX PISTOLS).
Il se trouve qu’un certain Caryl FéREY a sorti en mai un polar sans prétention dont le titre est « la jambe gauche de Joe Strummer » (folio policier n° 467). Nous ne dévoilerons absolument (comme dirait TEMPLE) rien ni sur le héros déglingué et improbable Mc Cash ni sur l’intrigue, si ce n’est que le titre des chapitres fait référence aux chansons de CLASH (Daniel RENé, dont nous parlerons prochainement, a utilisé aussi ce procédé).
Pour un trajet Paris – Lyon, le livre de Caryl FéREY est recommandé, parce qu’il reproduit l’énergie brute et le monde sans fioriture de CLASH : si la conscience politique de Joe STRUMMER était éveillée, on ne peut pas dire qu’elle reposait sur une connaissance approfondie de l’histoire politique ou de la géopolitique.
Et pourtant, nous nous souvenons du concert de CLASH au théâtre Mogador (en 80 ? 81 ?) : il régnait une ambiance exceptionnelle, et lorsque la barrière de chantier (c’était « le décor » de scène) se leva, tous les spectateurs comprirent qu’ils allaient vivre un moment suspendu. La vie des hommes est façonnée par ces bulles temporelles.
Par la suite, disons 84 ou 85, nous revîmes CLASH à Balard. Ce soir-là, un groupe d’adolescent (14 ans maxi) jouait ( ?) quelques morceaux de rock 100 % punk juste avant leurs idoles. Avec le recul, on se dit que le contraste entre les bambins et les vedettes accentuait le caractère crépusculaire du concert.
Parce que chaque concert de CLASH était une catharsis, ce groupe ne pouvait pas durer.
Le temps a passé, mais le souvenir des bulles temporelles est bien vivace : les marchands du temple l’ont d’ailleurs toujours compris.
Dominique SYLVAIN a reçu le grand prix littéraire des lectrices de ELLE en 2005 pour son polar « passage du désir », qui est son 8ème roman (poche j'ai lu, janvier 2007, 283 pages, 6 €)
C’est bon. Aussi bien dans la consistance des personnages, l'intrigue ficelée et bien agencée, le style en adéquation avec les profils psychologiques et sociologiques des protagonistes.
Ceux qui apprécient le genre « polar » doivent impérativement lire Alicia GIMENEZ BARTLETT, si ce n’est déjà fait.
A lire de préférence dans l’ordre chronologique, pour suivre l’évolution des personnages, l’inspectrice Petra DELICADO et son adjoint GARZON. Chicanons : une légère baisse de régime dans le 2ème ouvrage.
« Des serpents au paradis » (Rivages poche n° 636) vient de sortir : il est dans notre besace pour cet été !
Comme Fred VARGAS, Andrea H. JAPP est le pseudonyme d’une chercheuse qui s’est mise à la littérature, et le polar en particulier, vers 1991, après avoir essayé la peinture (et le macramé ?).
Il eût été incongru de ne pas vous dire deux mots sur Fred VARGAS, celle qu’il faut bien considérer comme la reine du « rompol » : elle est unique et géniale.
Si le début intéresse, la suite est un invraisemblable dérapage incontrôlé.
Le verdict est sans appel pour « le capital » : à la corbeille !
P.s : cet auteur a le goût des titres racoleurs puisqu’il a publié ensuite « le manifeste ».