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Service Littéraire pour amateurs

Publié le par Alexandre Anizy

 

Service Littéraire est une revue (2,50 €) lancée par François Cérésa avec quelques amis : tous les mois, une bande de journalistes – écrivains disent sans ambages, et souvent avec humour, ce qu'ils pensent de la production littéraire en France.

 

Prenons par exemple celle dont nous avons dit tant de mal dans notre dernière note culturelle. L'article est signé Guillaume de Sardes.

 

Le titre :

« est-il vraiment possible de la lire ? »

Le sous-titre :

« La réponse est non, car le dernier roman de Christine Angot, comme les précédents, est écrit à la pelle à tarte, négligé, insignifiant, banal, démagogique et con comme la lune. »

Démonstration :

le journaliste débute sa critique par un incipit d'Aragon (« La première fois qu'Aurélien vit Bérénice,il la trouva franchement laide. ») qu'il compare à la rencontre chez Angot (« La première fois que Billy a vu Hélène, c'était dans le couloir de l'hôtel. » p.7), puis il revient à Aragon (« Elle lui déplut, enfin. Il n'aima pas comment elle était habillée. ») pour estoquer l'Angot (« Ca sentait l'herbe dans sa chambre, il voit quelqu'un qui regarde, il lui demande si elle est flic. »).

D'un côté, le rythme portant une vérité nue, de l'autre la platitude amplifiant l'insignifiance.

 

La suite de l'article est du même tonneau, humour et vacheries en sus.

 

Vous pourriez penser qu'il est facile d'enfoncer Angot en la confrontant à un génie tel qu'Aragon, comme si Doc Gynéco jouait sur la même planète que Bob Marley, ou bien que Ribéry se mesurait à Kopa … Que nenni ! Il faut du métier et beaucoup d'abnégation, ce qui auraient manqué en l'occurrence à 3 journalistes du Figaro se trouvant « dans l'impossibilité de critiquer le nouveau roman de Christine Angot : personne n'a réussi à le lire. », comme le rapporte un certain "N.U"dans une brève drôle et venimeuse (22 janvier 2011).

Si même le Figaro Magazine se met à défourailler …

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Dettes publiques : l'Allemagne ne paie pas

Publié le par Alexandre Anizy

 

Au jour d'aujourd'hui, l'Allemagne dominatrice donne des leçons de rigueur financière à ses clients européens, impose son point de vue qui ne touche pas aux intérêts de ses banques. En prime, elle sert un discours dégoulinant de morale : est-elle bien placée pour le faire ?

 

En 1921, la Commission des réparations de guerre (1914-1918) estime le coût des destructions en France à 34 Milliards de francs-or :

Biens privés :

Industries et Mines …........................................ 6.825

Agriculture, Forêt, Chasse et Pêche ….................. 8.806

Propriété bâtie ….............................................. 7.262

Propriété mobilière …........................................ 5.216

Bâteaux et matériels des voies navigables …........ 28

Total …........................................... 28.137

Biens publics …................................................ 2.195

Dommages spéciaux …..................................... 695

Dommages maritimes ….................................... 2.262

Algérie, colonies, étranger ….............................. 702

Total …........................................... 33.997

(source : « Histoire économique de la France entre les 2 guerres » d'Alfred Sauvy, éditions André Sauret, 1973, Tome 1, page 20)

 

A ces dommages subis, il faut ajouter d'autres pertes :

Usure du patrimoine …....................................... 10.000

Créances sur l'étranger …................................... 8.000

Réduction du stock d'or …................................... 3.000

Total Général …................................. 55.000

(source : idem)

 

A quoi correspond ce montant pharamineux de 55 Milliards de francs-or ?

« 55 milliards représentent environ 15 mois de Revenu National de 1913. Si l'on estime à 5 milliards les investissements annuels d'avant-guerre, c'est cet enrichissement pendant 11 ans qui a été perdu. » (A. Sauvy, ibid., page 23) [c'est nous qui soulignons]

 

Or ces dettes de guerre ne seront pas payées. C'est ce que montre Alfred Sauvy dans le 1er chapitre du tome 2.

Le montant total des dommages est fixée à 138 Milliards de marks-or, dont 126 dus par l'Allemagne (le reste par l'Autriche, la Hongrie et la Bulgarie), ce qui représentent environ 2,5 ans de Revenu National allemand d'avant-guerre.

« Comparons maintenant cette somme aux dommages français de l'occupation allemande 1940-1944 : en 4 ans seulement, ils s'élèveront à 1.287 milliards de francs 1938, soit près de 4 années de Revenu National 1938. » (p.15)

Le chiffre demandé aux Allemands en 1921 n'est donc pas si exorbitant : pendant 30 ans, 14 % de la production de richesse.

Il est bon de rappeler ici que de 1871 à 1875, la France quant à elle a payé à l'Allemagne 5 Milliards, soit 3 mois du Revenu National français.

Comme l'Allemagne ne respecte pas l'échéancier fixé, le plan Dawes va diminuer la dette. (accord du 14 janvier 1925)

Revenu au pouvoir en 1926, Poincaré accepte une nouvelle révision (ce sera le plan Young) qui réduira encore la créance de la France (de 17 % sur le plan Dawes).

« La valeur actuelle des annuités Young au 1er septembre 1929 est estimée à 40 Milliards de marks (dont la moitié environ pour la France). » (p.29) [c'est nous qui soulignons]

 

Or, quel est le bilan des réparations payées (de novembre 1918 au 30 juin 1931) ?

« La France a donc reçu 9.580 millions de marks-or sur un total de 22.981 millions pour l'ensemble des puissances alliées et associées. » (p.33)

Soit 41,69 % : force est de constater que la France n'a pas su défendre au mieux ses intérêts.

Après le 15 décembre 1932 (non paiement de l'échéance de la dette américaine), ce n'est plus qu'un lent effilochage du dernier plan en vigueur (dévaluation du dollar, des autres monnaies, suspension de l'amortissement, etc.).

Au final, le montant initial n'a donc jamais été payé par l'Allemagne.

 

 

Prenons un autre exemple : la Grèce, aujourd'hui.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce pays a subi une occupation par l'Allemagne, l'Italie et la Bulgarie. Ces 2 derniers pays ont payé les réparations décidées par plusieurs conférences internationales. L'Allemagne, non.

Cette dette allemande à l'égard de la Grèce est estimée en valeurs actualisées entre 80 et 160 Milliards d'euros, soit entre 29 et 59 % de l'ensemble de la dette publique grecque (270 Mds €, selon Eurostat)

Lorsque la question des réparations lui est posée, le gouvernement allemand répond (au Journal Officiel de la République Fédérale) :

« 65 ans après la fin de la guerre et après plusieurs décennies d'une coopération paisible, (…) la question des réparations a perdu sa légitimité (…) En outre, le versement de réparations plus de 60 ans après la fin des conflits armés serait un cas exceptionnel et sans précédent dans la pratique du droit international. »

Avec la Grèce, si l'on est cynique, on peut dire que l'Allemagne a perfectionné sa méthode : ne rien payer pendant des décennies, puis décréter l'illégitimité d'une dette tout en faisant observer qu'une éventuelle réactivation serait contraire à la jurisprudence du droit international.

 

 

D'un point de vue historique, force est de constater que l'Allemagne, le pays qui veut saigner les pays débiteurs européens comme la Grèce, connaît très bien le phénomène du non paiement des dettes : un de ses comportements ataviques.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chirac - Berlusconi : même échappatoire

Publié le par Alexandre Anizy

 

Le procès de Jacques Chirac est reporté sine die, grâce à une nouvelle manœuvre procédurière. Cahin-caha, l'affaire se dirigera vers un non jugement, en toute légalité.

En douce, grâce à cette fameuse QCP, l'oligarchie tente via le Conseil Constitutionnel de changer les règles du délit d'abus de biens sociaux : en ligne de mire, l'impunité des éventuels délinquants dans certaines vieilles affaires politico-financières …

 

En Italie, Berlusconi a dépensé beaucoup d'énergie pour faire voter des lois qui lui ont permis d'échapper à d'autres lois. Avec le « Rubygate » (la présumée pute marocaine mineure), tout semblait perdu pour son éminence … mais il reste encore un pays attardé où l'on déclare les naissances avec une grande souplesse, où on trouve des éléments de preuve concernant ce laxisme administratif sur lequel le souverain fermerait les yeux, puisqu'il est trop occupé à gérer la fortune royale placée dans les pays sûrs, plus au Nord. Finalement, la mineure serait majeure … le procès n'aura donc pas lieu.

 

Chirac ou Berlusconi : même échappatoire légale.

 

Partout, le vulgum pecus a compris que l'oligarchie s'accorde légalement un droit d'exemption permanente.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Pour estoquer "les petits" de Christine Angot

Publié le par Alexandre Anizy

 

Car voilà un roman, « les Petits » de Christine Angot (Flammarion, janvier 2011, 188 pages, 17 €), qu'on voudrait bien défendre, puisque le thème agace : le pouvoir démoniaque qui s'empare de certaines femmes lorsqu'elles deviennent mère. Malheureusement, il n'est pas vraiment traité. C'est étriqué, à l'unisson d'un style toujours aussi pauvre : le staccato d'Angot.

 

Sérieusement, le fait que le milieu germanopratin soutienne cet écri-nain ne manque pas de nous étonner, parce que si nous savons ce qu'il y a de maladroit chez Angot, nous cherchons encore ce qu'il y a de gauche.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

La petite de Yanny Hureaux

Publié le par Alexandre Anizy

 

Après le désastre de l'écri-nain pipole Angot, il nous fallait retrouver la pureté d'une émotion brute, sincère, c'est à dire en dehors de toute préfabrication monstrueuse.

Dans « la petite » (Julliard, 4ème trimestre 1974, 203 pages), Yanny Hureaux parvint à exprimer la douleur d'un père qui perd sa fille de 9 ans dans un accident de voiture, à la sortie de Charleville-Mézières.

 

Ce récit est un long cri et le travail stylistique rend compte, dès le départ, de l'anéantissement de l'auteur :

« Tu dors. Ce klaxon bloqué – qu'on arrache les fils, les cosses, les cosses de la batterie, mes cris – est-ce que je crie ? - cette sirène dans la nuit – oui, un pimpon, un pimpon nocturne, la pluie – il pleut ? - rien, rien ne te réveillera parce que chaque dimanche soir, au retour, dès la sortie de Charleville, il en est ainsi : tu tombes de sommeil. Le sommeil des berceaux. »

 

Ce livre bouleversant n'est malheureusement pas un chef d’œuvre, parce que Yanny Hureaux s'écarte trop du cœur de son sujet : 80 pages parasitent le message. Malgré ces boursouflures, on se souviendra encore de « la petite », tandis que les chiards d'Angot … .

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

 

Une page de Pia Petersen

Publié le par Alexandre Anizy

 

Pia Petersen est une Danoise qui, après avoir un peu bourlingué, s'est attachée à la France où elle a ouvert une librairie avant de se lancer dans l'écriture. « Une livre de chair » (Actes Sud, février 2010, 317 pages, 22 €) est son sixième roman.

 

Dans ce livre, la scène qui se passe à New York dans un petit appartement, autour d'une table de poker, est ponctuée d'innombrables flash back concernant un exilé français.

 

Le style saccadé est irritant dès le commencement :

« Il ne faut pas transpirer, surtout pas, il doit garder la tête froide, impérativement. Il n'a rien, ses cartes sont nulles et il ne veut pas transpirer, ce serait se dévoiler, signaler qu'il n'a rien et il n'a rien, il ne lui reste que le bluff, faire croire qu'il a quelque chose. »

On s'emmerde prodigieusement.

 

 

Alexandre Anizy

 

Poil de carotte au programme

Publié le par Alexandre Anizy

 

En ce temps-là, dans un village ardennais, nos lectures étaient simples : le journal local (première fenêtre sur le monde), et les bandes dessinées que nous trouvions sur le présentoir du café. Ainsi, les héros Buck John, Kit Carson, Tex Tone, du même éditeur de petits formats, ont titillé notre imaginaire.

En somme, une enfance sartrienne comme tant d'autres.

 

Aujourd'hui, grâce à notre fille, nous avons l'occasion de lire quelques classiques. « Poil de carotte » de Jules Renard en fait partie évidemment, car c'est un régal : un style alerte, un découpage en chapitres courts, une ironie salvatrice.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

L'économie vaut bien la médecine

Publié le par Alexandre Anizy

 

Depuis la dernière affaire de santé (il s'agit d'un médicament), il nous semble que les Français ont grosso modo compris le business, comme ils disent. Au cas où ce ne serait pas encore évident pour tout le monde, voici les vérifications élémentaires qu'il convient de faire avant d'entamer la lecture d'une étude scientifique :

qui est l'auteur, quelles sont ses occupations professionnelles annexes ?

L'étude est publiée sous quelle "enseigne", et qui les finance ?

Rappelons que tout ceci n'est absolument pas une spécificité française.

 

Fin janvier, grâce à un rapport du COE-Rexecode, la presse écrite (y compris le quotidien vespéral de référence qui n'en est plus une), les radios, les journaux télévisés martelaient cette fable : la France a un coût du travail supérieur à celui de l'Allemagne.

 

Le COE-Rexecode étant une officine du patronat, rien de surprenant à ce que la conclusion de l'étude soient "raccord" avec les mantras de la patronne du MEDEF, l'héritière Laurence Parisot.

 

Après deux jours de matraquage médiatique, des voix discordantes ont commencé à avoir accès aux mêmes médias, mais le feu était moins nourri, comme disent les publicitaires goguenards.

 

Enfin, pour ceux qui suivent ces choses-là, une réponse circonstanciée paraissait dans le Monde économique du 15 février sous la plume de l'économiste Philippe Askenazy.

Voici en résumé le détail de la "préparation COE-Rexecode" : prenez les chiffres des comptes nationaux pour comparer la productivité des travailleurs français et allemands ; mais pour les salaires et les coûts du travail, utilisez une autre source, l'enquête 2008 européenne sur le coût du travail, qui nécessite « un bricolage pour estimer le nombre d'heures travaillées dans l'Hexagone », car, quand les comptes nationaux disent que les Français travaillent plus que les Allemands, l'enquête affirme quant à elle un écart contraire de 10 % ; après le choix judicieux du chiffre européen, l'arithmétique est incontestable !

 

« Voilà comment on peut manipuler l'opinion publique », écrit Askenazy.

 

C'est pourquoi nous écrivons que l'économie vaut la médecine.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Les errements doxiques de Philippe Dessertine

Publié le par Alexandre Anizy

 

Lorsqu'il se donne la peine de réfléchir, le directeur de l'Institut de haute finance Philippe Dessertine arrive à écrire des articles percutants, allant jusqu'à critiquer l'establishment financier. Cela ne dure pas, évidemment, mais au moins il en est capable.

Relire par exemple nos notes :

http://www.alexandreanizy.com/article-16358916.html ;

http://www.alexandreanizy.com/article-la-grande-purge-selon-philippe-dessertine-45551886.html .

 

Mais le 12 février, dans le Figaro(titre : "renoncer à l'euro serait une erreur"), il rentre dans le rang de la doxa économique, si tant est qu'il l'eût quitté, en racontant un peu n'importe quoi.

 

« L'anarchie monétaire se traduit par des tensions sur les matières premières, se répercutant sur les populations les plus pauvres de la planète. La Tunisie et l’Égypte sont les premières retombées politiques de telles situations. »

Si on prend le cas tunisien, il nous semble que tout a commencé par l'immolation d'un marchand ambulant que les flics ripoux persécutaient … Est-il sérieux de laisser entendre que la misère du peuple, qui ne date pas de 2007, serait en dernière analyse une retombée de l'anarchie monétaire ? Non.

 

« La crise gigantesque commencée en 2007 n'a qu'une origine : la dette folle, inouïe, émise année après année (...) ».

Il nous semble que, même chez les tenants de la théorie dominante, il est acquis qu'il s'agit d'une crise systémique. Quand l'obsession financière devient pis que des œillères …

 

L'abandon de la monnaie unique serait un non-sens : explication ? Non.

Ce serait une double démission :

le refus d'assumer l'austérité (seule mesure pour corriger les excès) ;

une dérobade.

Comme les médecins de Molière, Dessertine adore les saignées, et si ce remède ne fonctionne pas, c'est forcément que la saignée n'a pas été suffisamment appliquée … Passons donc sur "la seule mesure", car ce serait un vaste débat que le professeur Dessertine n'ouvre pas, pour nous attarder sur la "dérobade", car le financier ose cette comparaison :

« Ce serait un reniement [en particulier pour la France], renvoyant aux plus sombres heures de son passé, Munich 1938, quand par lâcheté, pour préserver un confort égoïste, nous avions piétiné les traités signés. »

Il convient de dire que l'argument de la dérobade ne renvoie en rien à la théorie économique. Pas plus que celui de "manque de courage".

Quant au "Munich 38", c'est en réalité le suivisme français dans l'aventure allemande d'aujourd'hui qui constitue "un lâche soulagement".

 

« (…) mais au plus fort de la tempête, il [l'euro] a protégé les pays d'Europe, et le reste du monde, d'une dislocation complète du système économique international. »

Affirmation totalement gratuite que Philippe Dessertine aurait bien du mal à démontrer scientifiquement.

 

 

En résumé, Philippe Dessertine se comporte dans le débat économique comme les pires éléments de la doxa intellectuelle. Mais le plus navrant, c'est qu'il ignore les leçons d'économie de ses propres maîtres en libéralisme*.

 

 

Alexandre Anizy

 

* : nous pensons en particulier au prix Nobel français Maurice Allais.

 

 

 

 

 

 

La soif d' Andreï Guelassimov

Publié le par Alexandre Anizy

 

L'idée du roman « la soif » (Babel, novembre 2007, 127 pages, 6,50 €) d' Andreï Guelassimov en valait bien d'autres : un soldat russe défiguré en Tchétchénie va réapprendre à vivre à l'issue de pérégrinations avec deux anciens camarades de guerre.

L'incipit vous met dans l'ambiance :

« Je n'avais pas réussi à caser toute la vodka dans le frigo. »

 

Enseignant la littérature anglo-américaine, serait-il sous l'influence de Charles Bukovski ?

Quoi qu'il en soit, le résultat est décevant, aussi bien dans la construction hasardeuse que dans le style.

 

 

Alexandre Anizy