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Guerre de Louis-Ferdinand Céline

Publié le par Alexandre Anizy

Fallait-il éditer ce brouillon ?

 

En littérature, nous posons comme principe de ne pas publier un texte sans l’accord formel de l’auteur. Guerre de Céline (Gallimard, mai 2022) donne un argument à cette position, si besoin était : on y retrouve le style célinien… avec des ratés.

N’ayant pas fait l’exégèse de son œuvre mais goûté beaucoup de ses textes, nous avons le sentiment que pour la première fois apparaît l’aveu d’une culpabilité. Alors la question lancinera : dans « la monstrueuse boucherie de 14 », de quoi Louis Ferdinand  Destouches peut-il avoir honte ?     

 

Alexandre Anizy

 

L'ennemi de Gérald Darmanin

Publié le par Alexandre Anizy

Pour ce ministre de l’Intérieur, ses compatriotes transformateurs sont des ennemis.

 

 

Ce matin, sur la chaîne du milliardaire franco-israélien fiscalement suisse (BFMtv), Gérald Darmanin a nommé deux partis politiques comme ennemis, réservant le mot adversaires aux « socialistes » (on suppose du genre Hollande, Le Fol, Delga, Cazeneuve), aux écologistes (on suppose du genre Jadot, Hulot), et aux amis qu’il a trahis (le parti LR).

Comme le dit aujourd’hui le philosophe Marcel Gauchet (Figaro, le journal des milliardaires Dassault) à propos de l’affaire du Stade de France : « Le ministère de l’Intérieur, c’est le ministère de la réalité, celui des faits qui ne peuvent être ignorés, si déplaisants soient-ils. Si celui-là choisit lui aussi de regarder ailleurs, de mentir délibérément et d’empêcher la manifestation de la vérité en laissant détruire les images qui permettraient de l’établir, alors, il n’y a rien à attendre des responsables publics. »

La psychose du politicard Darmanin prend ce matin une allure inquiétante pour un tiers des Français.    

 

N.B. : notons que Mme Malherbe, si prompte à s’indigner du langage de « mâle dominant » du même Darmanin, ne moufte pas quand ce ministre de la Protection des Français (ce sont ses mots) déclare ennemis un tiers de ses compatriotes. Il y a des protestations acceptables par « les soi-disant élites qui n’en ont que le nom » (Marcel Gauchet, ibidem), dont font partie les propagandistes comme Mme Malherbe…

 

 

Alexandre Anizy

Les turbines du France d’après Robert Perišić

Publié le par Alexandre Anizy

La campagne des législatives était le moment adéquat pour lire ce roman. Il n’est pas trop tard pour vous y mettre.   

 

            Nous parlons du livre Les turbines du Titanic (Gaïa éditions, 2019), dans lequel le désenchantement philosophique de Robert Perišić fait merveille.      

 

Alexandre Anizy

 

L'infection ukrainienne et le basculement du capitalisme

Publié le par Alexandre Anizy

Inexorablement l’Europe s’approche du précipice, et selon notre hypothèse, l’invasion russe de l’Ukraine marque le passage du capitalisme d’une « phase de pulsations fortes » à une « phase de pulsations faibles ».   

 

Lire notre article sur Front populaire  

https://frontpopulaire.fr/o/Content/co11758434/l-infection-ukrainienne-et-le-basculement-du-capitalisme

 

Alexandre Anizy

 

Le bankster Macron élu par 38,52 %

Publié le par Alexandre Anizy

Donnons simplement les chiffres têtus comme des faits.

 

 

 

1

Nombre de citoyens électeurs inscrits 

48 752 500

 

 

Macron

Non-mandants

Le Pen

 

3/1 en %

        38,52  

34,20

27,28

3

Nombres

18 779 641

16 675 099

13 297 760

 

 

 

Dont :

 

 

 

abstentions

13 656 109

 

 

 

blancs

2 228 044

 

 

 

nuls

790 946

 

Source : Ministère de l’Intérieur.

 

 

Hier soir, il fallait voir le bonimenteur Macron emmener des enfants de France vers sa destination, comme le flûtiste Hamelin.

Une sinistre marche en abyme.  

 

 

Alexandre Anizy

 

Il ne faut pas voter Macron

Publié le par Alexandre Anizy

Dimanche 10 avril 2022, entre 20 heures et minuit, la Ligue libérale-radicale dont nous vous parlons depuis quelques années s’est cristallisée : c'est la forme de domination retenue par la crème de la bourgeoisie d'affaires. Elle a maintenant un chef, Emmanuel Macron, pour lequel il ne faut pas voter.

 

 

Depuis 1969, même si Jacques Delors regrette la mollesse sociale de Georges Pompidou (lire ici ), la France est dirigée par cette Ligue libérale-radicale, soit sous casaque bleue, soit sous casaque rose (oublions 1981-83, la parenthèse socialiste du francisquain Mitterrand…), dont on résume ainsi le bilan : 53 ans de déclin industriel et économique, d’appauvrissement relatif des gens de peu, d’abandon progressif de souveraineté.

            Au cours de cette soirée électorale, les lideurs vaincus des vieux partis en lice pour la couronne présidentielle ont fait allégeance au bankster Macron : LR de Valérie Pécresse, PS d’Anne Hidalgo, PCF de Fabien Roussel qui confond dialectique primaire et tambouille politicarde, EELV de Yannick Jadot… De ce fait, qu’ils le veuillent ou non et quoi qu’ils en disent, ces féaux ont constitué un arc politique qui causera dans les années (et décennies) à venir, sauf retournement de situation :

  • la noyade de l’aédie française dans l’Union Européenne allemande (UEa : lire ici ) ;
  • son entrée en guerre avec l’UEa belliqueuse via l’OTAN (outil précieux des Etats-Unis) ;
  • l’appauvrissement général et l’indécent « roussellement d’un pognon dingue »¹ vers les happy few ;
  • le désastre écologique.   

C’est le funeste avenir promis du candidat Macron. Bien fol celui qui le soutient.  

 

 Il ne faut pas voter Macron.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(¹) Le jeu de mot du communiste Fabien Roussel sur la fumeuse théorie du ruissellement lui revient comme un boomerang.

Macron en promenade présidentielle

Publié le par Alexandre Anizy

Depuis quelques mois, le bankster Macron a sorti le carnet de chèques et signé des traites. La populace paiera l’addition, jamais ses amis Arnault et Niel et consorts. Planqué derrière le drapeau, il encaisse le bénéfice de l’unité nationale et commence son chapelet de conversations ciblées pour ses électeurs sécessionnistes ; puis en finale, il ânonnera le couplet républicain et les promesses charitables…

 

 

(Extraits)

 

C’qui va s’en évader des larmes !

C’qui va en couler d’la piquié !

Plaind’ les Pauvr’s c’est comm’ vendr’ ses charmes,

C’est un vrai commerce, un méquié !

 

Ah ! c’est qu’on est pas muff en France,

On n’s’occup’ que des malheureux ;

Et dzimm et boum ! la Bienfaisance

Bat l’tambour su’ les Ventres creux !

(…)

Et faut ben qu’ceux d’la Politique

Y s’gagn’ eun’ popularité !

Or, pour ça, l’moyen l’pus pratique

C’est d’chialer su’ la Pauvreté.

 

[…]

 

Pendant c’temps, moi, j’file en silence,

Car j’aim’ pas la publicité ;

Oh ! j’connais leur état d’santé,

Y m’f’raient foutre au clou… par prudence !

 

Comm’ ça, au moins, j’ai l’bénéfice

De m’répéter en liberté

Deux mots lus su’ les édifices :

« Egalité ! Fraternité ! »

(…)

On réfléchit, on a envie

D’beugler tout seul « Miserere »,

Pis on s’dit : Ben quoi, c’est la Vie !

Gn’a rien à fair’, gn’a qu’à pleurer.

 

Jehan Rictus

Extraits de L’hiver et d’Impressions de promenade.

(Poésies complètes, éditions La Part Commune, 2012)   

L'Europe (UE), c'est la guerre !

Publié le par Alexandre Anizy

Dénier les faits augure l’aggravation du désordre.

 

 

A partir de 1988, le francisquain Mitterrand, en mal de projet politique, fourgue aux Français l’Idée d’un futur paradis : l’Europe de la Paix.

En 1989, son affaire commence bien : chute du mur de Berlin, effondrement de l’URSS.

A ce moment-là, lorsque l’URSS se désagrège, les Américains promettent à Gorbatchev que l’OTAN ne bougera pas les lignes¹, ne s’étendra pas vers l’Est².

En 1991, la poussée débute avec la guerre en Yougoslavie (lire ici )³.  

En 1999 (bien avant bien sûr) au Kosovo, Etats-Unis et Allemagne achèvent la Yougoslavie (lire ici )⁴.

En 2008, la France et l’Allemagne bloquait l’élargissement de l’OTAN à l’Ukraine…

Mais en 2013, l’UE l’inscrit entre les lignes de l’accord d’association et de libre échange.

En 2014, la révolution de Maïdan oblige le président ukrainien démocratiquement élu à se démettre (lire ici ).

En 2022, la Russie envahit l’Ukraine.

Dès lors, l’OTAN soi-disant en mort cérébrale solidifie hélas la saine réaction économique des pays européens ; l’UE se fait marchand d’armes ; l’Allemagne décide d’un effort budgétaire de 100 Milliards pour lancer immédiatement ce qu’il faut bien appeler une militarisation.  

En fait de paix, l’UE nous a mené à la guerre.  

 

Force est de constater que le Drang nach Osten de l’OTAN a conduit à cette situation pire que celle de la guerre froide¹, puisqu’en ce temps-là il y avait des traités entre les 2 blocs. La sagesse des vieux diplomates comme Federovski ou Hubert Védrine⁵ prévaudra-t-elle dans un inordinatio americana ? Rien n’est moins sûr.

 

Dans les années 1990, les Etats-Unis ont commis 2 fautes stratégiques :

  • En Europe, débuter la marche vers l’Est ;
  • Accepter l’entrée de la Chine dans l’OMC.

Le monde va en payer le prix fort maintenant.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(¹) Vladimir Federovski (témoin physique), sur BFMtv (mardi 1 mars 2022, entretien de 8h30).

(²) Renaud Girard, Figaro du 15 février 2022 :  « Est-il vrai que les Occidentaux ont, après la décision de Moscou de retirer ses troupes d’Allemagne de l’Est, pris des engagements devant Gorbatchev de ne pas étendre l’Otan vers l’est ? D’après le témoignage de Jack Matlock, le dernier ambassadeur américain en URSS, c’est vrai. ».

(³) Lire aussi Georges Valance, La revanche de l’Allemagne (Perrin, 1999).

(⁴) Jürgen Elsässer, La République Fédérale Allemande (RFA) dans la guerre au Kosovo  (L'Harmattan, octobre 2002).  

(⁵) Si la position de Védrine a lucidement bougé sur cette question, ce n’est pas le cas sur le reste du dossier UE (lire ici ).  [En Avoriaz, il y a quelques années, lors d’un échange devant la boutique de presse, Védrine nous cataloguait chevènementiste ; à quoi serons-nous réduit aujourd’hui ?]

 

La parachutiste Sandrine Rousseau

Publié le par Alexandre Anizy

Rions un peu puisqu’elle ne le vaut pas.

 

 

Un’ grise bourgeoise bêcheuse

Maquillée en pingouin vert

Va débarquer dans mon chéng qū

Juin au plus tard.

Fille des impôts et deuzièm’ gôche

Sait pas c’que c’est vivr’ dans la dèche

Mais donn’ des l’çons

A qui mieux mieux.

Elle va verdir les Olympiades d’un coup d’baguette

Potemkine en col mao

Pour le Bonheur tous à la Ferme !

Mais c’matin elle jact’ dans la lucarne     

L’Ukraine c’est pour l’UE

Tout en étant hors de l’OTAN

Vrai zozo vert

Maqué Oncle Sam pour gerber

D’conneries si patraques !

 

Alors je dis

C’est bien exprès qu’tu es wokiste

Parachutiste 

 

(Special thanks to Renaud and Maxime Le Forestier)

 

Alexandre Anizy

Nucléaire français : le désastre qui vient

Publié le par Alexandre Anizy

Ad gurgitem per angusta.

 

 

Quelles seront les conséquences de la commande de 6 EPR par le bankster Macron ? L’effondrement de l’entreprise EDF, avec un risque élevé de catastrophe nucléaire. En effet, les faits montrent aujourd’hui que :

  • L’EPR de Flamanville est un fiasco industriel : déjà 10 ans de retard et pas de mise en service avant plusieurs années au moins… Il y a eu tellement de malfaçons que la sagesse recommande d’ailleurs de ne jamais le mettre en route !
  • L’EPR de Flamanville est un gouffre financier : il devait coûter 3,3 Milliards… et nous en sommes maintenant à 20 Milliards pour un monstre inachevé !

N.B. : dans une société saine, toutes les personnes impliquées dans un  tel échec seraient virées, comme les Américains savent si bien faire et sans attendre un gâchis de 17 Milliards : présentement ce serait notamment les dirigeants d’EDF et les responsables techniques, mais en France, la mafia des Grandes Ecoles règnent impunément…

Dans ces conditions, que représente la commande du président Macron ? 6 futurs fiascos industriels¹ et un désastre financier pour EDF (autrement dit sa faillite).  

 

            Ce choix funeste s’inscrit dans une volonté politique européiste : la privatisation totale du marché de l’énergie, comme nous l’avons déjà écrit (lire ici ). Saluons donc l’opiniâtre travail de sape de l’économie française accompli par le bankster Macron (avec notamment son complice vert-blanc-rouge, Alexis Kohler).

 

Alexandre Anizy

 

(¹) Yannick Jadot sur BFM TV, entretien matinal du 11 février 2022.