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L'eau de Jurica Pavičić

Publié le par Alexandre Anizy

            Enfin un polar croate, publié grâce aux subventions européennes : il serait donc possible de tirer quelque chose de bien des institutions bruxelloises...

 

 

            L'eau rouge de Jurica Pavičić (Agullo éditions, 2020, traduit du croate par Olivier Lannuzel ; titre original Crvena voda, 2017) est un roman habilement structuré, dont le style neutre mais joliment travaillé maintient l'attention du lecteur. Lisons l'incipit et plus :

« Pour commencer, Vesna se souvient du temps qu'il a fait. C'était une journée chaude et splendide de septembre, comme si le ciel se moquait d'eux par avance. La brise marine avait adouci la chaleur de l'été indien durant tout l'après-midi. ».

Plus loin :

« L'enterrement ressemble à n'importe quel enterrement dans une petite bourgade, pense Gorki. C'est ce qu'on dirait, et pourtant ce n'est pas ça.

Près de la tombe ouverte, le cercueil est posé sur la plaque de pierre, sous une croix, et devant la croix, une photographie de la défunte. Sur cette photo, Silva Vela telle que tout le monde se la rappelle, et lui aussi se la rappelle ainsi : une adolescente aux longs cheveux bruns, qui fixe l'objectif avec effronterie, une mèche lui tombe sur les yeux. » (p.230 de 307)

 

            En filigrane, les bouleversements politiques, économiques et sociaux en Croatie (de la guerre civile yougoslave à l'entrée dans l'Union Européenne).  

 

Alexandre Anizy

La France a lâché le français

Publié le par Alexandre Anizy

            Après une succession de petits renoncements, voilà un acte fort d'abandon sous le règne du bankster Macron... qui en même temps jacassera bientôt sur Villers-Cotterêts, là où François Ier instaurait la langue française, pour voiler sa soumission à l'ordre anglo-saxon.

 

            Bien sûr cela vient de loin, comme le jour où le Conseil des ministres approuvait le protocole de Londres en 2007 (lire ici ), comme le jour où la ministre Valérie Pécresse avait ouvertement prêché l'abdication en 2008 (lire ici ), comme le jour de 2013 où la ministre Geneviève Fioraso sabordait le français dans l'Enseignement (lire ici )...  

            Mais un acte fort vient d'être posé : le 16 mars 2021, l'Etat français a montré un document administratif qui fait fi de sa langue légale des contrats : la carte nationale d'identité (CNI) en anglais et français.

            Evidemment, l'énacratie européiste présente ce lâche abandon comme une simple mise à jour du logiciel bruxellois, qui est conforme à la méthode de l'agent américain Monnet (bâtir un Etat fédéral vassal en dépiautant les aédies constituées).

 

            Disons-le tout net : les jean-foutre qui tiennent la France, c'est-à-dire la cupide bourgeoisie d'affaires et la noblesse désargentée qui la sert dans l'appareil d'Etat qu'elle monopolise, se croient modernes en se plaçant dans le vent de l'Histoire qui dilue le pays dans la chimère européiste, alors qu'ils sont l'irresponsable vieux monde internationaliste en perte de vitesse et de sens.  

 

Alexandre Anizy

 

L'Australie blanche est mal partie (inédit)

Publié le par Alexandre Anizy

(Poème inédit extrait d'un recueil en préparation)

 

Le pays continent est un aperçu d'un futur possible.

 

En tout cas ce n'est pas romance :

Aborigènes massacrés,

Déforestations intensives

Suivies par une herbe broutée

Par les moutons de ces colons,

Sols anciens et pas nourriciers

Et même salés, incertaines

Pluies donc semailles gaspillées,

Lapins et renards ravageurs,

Eau douce en faible quantité...

Le tableau n'est pas folichon !

Pour bon nombre d'activités,

Rien qu'une exploitation minière :

Les ressources sont épuisées.

 

Alexandre Anizy

 

L'indécence de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa

Publié le par Alexandre Anizy

            L'ex serviteur de la pseudo-élite affirme son intention de faire un pas de plus dans la sécession. 

 

 

            Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa vient d'être condamné pour corruption. Il a immédiatement interjeté appel, ce qui suspend sa peine d'un an ferme de prison, et tous ses copains ont eu accès aux médias qui appartiennent aux milliardaires (Arnault, Niel, Dassault, Bouygues, etc.) pour bombarder la populace de leur message : soutien amical et consternation devant ce jugement inique.

            A la radio ce matin, un certain Renaud Muselier (vieux politicard marseillais devenu président de la région PACA) semblait découvrir la quasi irresponsabilité des juges dans l'exercice de leur fonction, et donc leur impunité. "Qui jugera les juges ?" lisait-on dans l'éditorial du Figaro¹.

            Aujourd'hui, toujours dans le Figaro (après tout, c'est un bon choix : ce journal appartient à la famille Dassault, dont le chef Serge Dassault a été condamné en 2017 à 5 ans d'inéligibilité et 2 millions d'euros d'amende pour blanchiment de fraude fiscale ― amende jamais payée puisque le lascar a eu le mauvais goût de crever sans régler la dette ―, « Mais le tribunal correctionnel de Paris a estimé que le sénateur de près de 92 ans, président d'honneur de Dassault Aviation ne pouvait être condamné à une peine de prison, même avec sursis, "compte tenu de son grand âge". »²), l'ex président de la République française Sarkozy de Nagy Bocsa va plus loin : « J'ai fait appel de la décision, peut-être faudra-t-il que ce combat s'achève devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Ce serait pour moi une souffrance que d'avoir à faire condamner mon propre pays, mais j'y suis prêt car ce serait le prix de la démocratie. »³. 

            Imagine-t-on le général De Gaulle aller pleurer dans un tribunal du Luxembourg ?

 

            Grâce à Christopher Lasch, à Eric Maurin⁴, nous connaissions le séparatisme social des riches (lire ici ) ; grâce à Sarkozy de Nagy Bocsa, nous savons maintenant qu'ils rejettent les décisions judiciaires de la France quand elles les condamnent. En fait, leur milieu n'a qu'une loi : la leur.     

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

(¹) : Figaro du mardi 2 mars 2021.

(²) : Mediapart du 2 février 2017.

(³) : Figaro du 3 mars 2021.

(⁴) : Eric MAURIN, le ghetto français, Seuil, octobre 2004.

 

La vitre de Roger Gilbert-Lecomte

Publié le par Alexandre Anizy

Les frontières de l'amour 

 

Entre les lèvres du baiser

La vitre de la solitude

 

 

Roger Gilbert-Lecomte

(La vie l'Amour la Mort le Vide et le Vent, Gallimard poésie, février 2015)

 

Le tort des poètes selon René Daumal

Publié le par Alexandre Anizy

Les dernières paroles du poète

            (extrait)

 

Le peuple était déjà bien trop terrorisé.

Et pour avoir trop balancé pendant sa vie, le poète

balance encore après sa mort.

            Sous ses pieds les petits mangeurs de pourriture guettent cette charogne qui mûrit à la branche. Au-dessus de sa tête tourne son dernier cri, qui n'a personne où se poser.

            (Car c'est souvent le sort ― ou le tort ― des poètes de parler trop tard ou trop tôt.)

 

René Daumal

(Le contre-ciel, Poésie Gallimard, février 2020)

 

Capitole : Macron Maître du Monde (E3M) a parlé

Publié le par Alexandre Anizy

            Un ego démesuré est le premier pas de l'irresponsabilité.

 

            Des "trumpistes" chauffés à blanc ont envahi le Capitole. Dare-dare et nuitamment, drapeau américain en arrière-plan, Macron Maître du Monde (E3M) a parlé... fidèle à sa méthode (lire ici ).

            Mais grâce au Covid-19, les Français savent qu'ils ont au palais de l'Elysée un amateur entouré de bras cassés. S'en souviendront-ils en 2022 ?

 

Alexandre Anizy

 

L'âge selon Lionel Ray

Publié le par Alexandre Anizy

Une nouvelle année commence, alors...

 

La vie a défait pour toi sa robe

de cendre, et les objets

se sont endormis.

 

La nuit aux oreilles de taupe se tient

contre toi

de tout son corps chantant

et serre.

 

L'âge aux pieds de voleur

sur toi          pose de calmes griffes

et mord.

 

 

Lionel Ray

( Comme un château défait, Poésie Gallimard, octobre 2004 )

Rondeau pour Aurore (inédit)

Publié le par Alexandre Anizy

            Poème inédit extrait d'un recueil en préparation.

 

 Rondeau pour Aurore

 

Fuis le mime, chéris ta voie,

Et détourne les enjôleurs !

A chaque jour et à chaque heure,

Ton harmonie sera ta joie.

 

Cèle toujours par-devers toi

Ce bon conseil pour ton bonheur :

Fuis le mime, chéris ta voie,

Et détourne les enjôleurs !

 

Que de temps tu épargneras

En écoutant le conseiller ;

Côtoyer la félicité,

Son avis te le permettra :

Fuis le mime, chéris ta voie !

 

Alexandre Anizy

 

 

Dette : l'énacratie en service de propagande

Publié le par Alexandre Anizy

 

            Le service de propagande des 200 riches familles s'est mis en branle : si on ne regarde pas à la dépense ("quoi qu'il en coûte", puisque c'est pour votre santé...), l'addition salée qu'on vous présentera justifiera d'autres démantèlements de l'Etat, d'autres sacrifices...

 

 

            Ce mercredi matin, la médiacrate Caroline Roux servait la soupe au Young Leader Pierre Moscovici (lire le billet ici ), haut fonctionnaire à la Cour des Comptes qui a mis le devoir de réserve dans sa poche : la dette était dans l'assiette.

            Durant les six dernières semaines (le 9 novembre sur RTL, le 12 novembre BFM Business, le 24 novembre France Culture, le 27 novembre dans Ouest-France, le 11 décembre BFM Business, le 14 décembre France Inter), François Villeroy de Galhau¹, économiste en toc puisque sans cursus, qui faisait partie de la Commission Attali (source du "macronisme", lire ici ), a seriné son message.

            Le dispositif est en place, vous n'y échapperez pas.

            Ils préparent les esprits à ce qui sera un thème majeur de la campagne présidentielle de 2022 : la dette publique. L'énacrate bankster Macron récoltera alors les fruits des semailles de ses congénères serviles d'aujourd'hui. Jupiter Junior fort probablement expliquera d'où vient cette soi-disant maladie (chose facile) et pourquoi sa prescription est le meilleur traitement (chose plus délicate, mais c'est sa vraie expertise : il s'agira d'enfumer les électeurs ― i.e. les gens de peu et la bourgeoisie de labeur ― qui paieront la note dont la première traite ne sera présentée à l'Assemblée Nationale qu'en septembre 2022). L'intendant de la bourgeoisie d'affaires ne ratera pas le coche !

 

 

            Pourtant à son commencement en 1945, l'ENA était une belle idée : arrêter la confiscation du pouvoir étatique par les 200 familles et leurs serviteurs en rendant accessible la haute fonction publique par concours.

            Mais le ver était déjà dans les premières promotions : nous prenons pour exemple l'Inspecteur des Finances devenu affairiste colonial Edmond Giscard d'Estaing², synarque³ bien connu sur la place de Vichy sous le règne de Pétain (décoré de l'ordre de la Francisque), qui ne manqua pas d'y orienter son rejeton Valéry (né en 1926, après une classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand, Valéry le petit-fils du sénateur puis député Jacques Bardoux, pétainiste notoire à qui il doit la carrière politique, est par hasard au service d'ordre de l'important Alexandre Parodi lors de la Libération de Paris en août 1944, puis aussitôt après, pour redorer le blason familial et se donner un ticket de citoyen au-dessus de tout soupçon indispensable pour un ambitieux, il s'engage moins d'un an dans l'armée où il obtient évidemment une breloque... avant de retourner dare-dare en septembre 45 à Louis-le-Grand, parce que le pouvoir n'attend pas !), qui en fit partie (Polytechnicien entré sans concours grâce au décret de juillet 1948).   

            Que sont devenus les énacrates ?

            Experts en tout, ouvriers de rien, irresponsables toujours.

 

Alexandre Anizy

 

 

 ¹ : Dictionnaire de la fausse noblesse, Tallandier, 2008, page 432 : « Famille d'industriels lorrains (Vaucouleurs et Nancy) dont la branche aînée ajouta à son nom celui de de Galhau. »

² : Jacques Marseille, A bas la croissance, vive le progrès !, dans le Point du 26 novembre 2009.

³ : Annie Lacroix-Riz, Le choix de la défaite. Les élites françaises dans les années 1930., Armand Collin, 2ème édition septembre 2010, page 38. Pour faire simple, disons que la Synarchie était une société secrète d'hommes influents qui aspiraient à un régime despotique.