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Grèce : comment travaille l'Union Allemande

Publié le par Alexandre Anizy

Après une phase d'expansion à l'est compatible avec la politique américaine d'agression de la Russie, l'Union Allemande entre dans celle de la consolidation, qui débute par l'éviction d'un pays membre récalcitrant au diktat de Francfort, à savoir la Grèce. Pour le maître de l'UA, cette opération délicate menée à l'encontre d'un acteur économiquement faible est l'occasion inespérée de tester une procédure minutieuse de sortie de l'euro.

Par consolidation, il faut comprendre que tous les obstacles qui se dresseront face aux intérêts nationaux du maître allemand seront écartés, ce qui veut dire que d'autres exclusions sont d'ores et déjà prévisibles. Se soumettre ou partir, tel sera le choix : le règne de la Terreur financière va commencer.

Par nécessité historique, les loups de Francfort se cachent dans la meute eurocratique.

Alexandre Anizy

Comment travaille le profiteur Bernard Debré ?

Publié le par Alexandre Anizy

Parce qu'il est un héritier, la vie fut facile à Bernard Debré : il n'y a plus que les imbéciles ou ceux qui en profitent pour affirmer que le système français est méritocratique.

Pour jouir des privilèges, il apporta sa très modeste contribution. Comment ? Son comportement à propos du dossier de la Tour Triangle nous éclaire :

« J'avoue que je n'ai pas étudié la question dans le détail, et j'ai suivi le groupe. (...) Ça me rappelle la pyramide du Louvre : j'étais contre sa construction à l'époque, j'ai gueulé avec la meute ; (...) » (1)

Jeune, Bernard Debré était un loup servile.

Et aujourd'hui ?

« Il ne faut pas avoir peur des tours, en périphérie. Je voyage beaucoup, il en pousse dans toutes les grandes villes. » (1)

Vieux, il suit la meute : c'est un loup docile.

Bernard Debré est toujours un loup : entre le jeune et le vieux, seul le niveau de testostérone a changé.

Alexandre Anizy

(1) Journal du Dimanche, 28 juin 2015

La fonte de Houellebecq

Publié le par Alexandre Anizy

En short et maillot noirs, Michel Houellebecq passe d'un appareil à un autre, le pas léger dans sa bulle : il travaille un peu dorsaux et abdominaux, biceps et triceps, suffisamment pour se vider la tête après un set d'écriture matutinal.

Si ses efforts intellectuels étaient aussi violents que ceux qu'il déploie en salle de musculation, ils frôleraient la nullité. Mais ce n'est pas le cas, même dans Soumission (Flammarion, janvier 2015, en livrel à 14,99 €).

L'art houellebecquien consiste à truffer sa prose de scènes porno à la manière de feu Gérard de Villiers, de considérations philosophiques pour appâter les germanophones, de propos tendancieux pour susciter la polémique utile au plan de promotion. Ce sont des impératifs commerciaux savamment intégrés dans la ligne de création : un style putassier, certes, mais un style.

Alors peu à peu, sous le feu des médias, le talent s'étiole de trop racoler. La fonte de Houellebecq devient inéluctable... et c'est ainsi qu'Allah est grand.

Alexandre Anizy

Et Moix et Moix et Moix

Publié le par Alexandre Anizy

Membre de la BHL's connection ayant assuré son aisance financière notamment avec un triste Podium, Yann Moix peut désormais raconter ce qui l'intéresse vraiment : Yann Moix. Après Naissance en 2013, voici Une simple lettre d'amour en 2015. Gageons qu'il parlera bientôt de sa prostate...

Quid novi chez Moix en ce moix de mai ? Perché à l'arrière des frangines, c'est un coq prétentieux et imbécile qui les emmerde dans 95 % des cas.

Alexandre Anizy

Post-scriptum : puisque longtemps Yann Moix a baisé « tout ce qui se pouvait baiser », on commence à comprendre la raison de son plaidoyer tardif et racoleur pour le délinquant sexuel Roman Polanski (aux USA), qui avait de toute façon pour lui la prescription (en droit version française) et surtout le pardon de sa victime.

Le Libanais sans effort de Giancarlo De Cataldo

Publié le par Alexandre Anizy

Vous devez partir sur le champ en voyage, vous n'avez rien à lire pour le trajet, et pas le temps de chercher un rompol de gare ?

Nous vous suggérons Je suis le Libanais de Giancarlo De Cataldo (éditions Métailié) que vous pouvez télécharger sur votre smartphone. C'est un ouvrage correct et garanti sans prise de tête.

Alexandre Anizy

Le Glasgow de Morrow chez Denise Mina

Publié le par Alexandre Anizy

Parfois il faut accepter des questions sans réponses, comme par exemple "pourquoi découvrir seulement maintenant l'écossaise Denise Mina", en se disant que l'essentiel est d'être enfin tombé sur un de ses polars : Des Dieux et des bêtes (Le Masque, octobre 2014, le livrel à 15,99 € - trop cher !). Elle taille un kilt à l'Ecosse : son Glasgow fétide vaut l'Edimbourg brumeux de Ian Rankin.

Rien n'est mini chez Mina.

Alexandre Anizy

Miljenko Jergović batelier de la Volga

Publié le par Alexandre Anizy

De temps en temps, nous prenons des nouvelles d'auteurs qui nous ont paru dignes d'intérêt, comme Miljenko Jergović :

http://www.alexandreanizy.com/article-21776426.html

Il vient de publier Volga, Volga (Actes Sud, 2014, livrel à 16,99 € - trop cher !).

Sur les pages s'écoule paresseusement le récit :

Hé, ho hisse, Jergović !

Alexandre Anizy

L'archange Sylvain en action

Publié le par Alexandre Anizy

Née à Thionville et issue du journalisme, du genre qui prend The economist comme "un festin pour l'intelligence", Dominique Sylvain trouva un éditeur chanceux qui sut profiter du "spécial copinage" comme on disait au Charlie Hebdo de la grande époque. Au fil des ans et des pages, elle apprit le métier : L'archange du chaos (Viviane Hamy, février 2015, en livrel à 12,99 € - trop cher !) en atteste, mais ce n'est pas toujours le cas :

http://www.alexandreanizy.com/article-6923751.html

Ici, le style lamine à froid une histoire bien ficelée.

Alexandre Anizy

Chemins vers Michèle Lesbre

Publié le par Alexandre Anizy

Malgré l'avalanche de médiocrités qui encombrent les tables des librairies (nous pensons à ces femmes incrustées dans les médias comme les Colombe Schneck, Justine Lévy, etc., qui n'ont rien à dire mais ont le pouvoir de le faire savoir en enfilant les perles de leurs petites misères d'enfants gâtées), il est encore possible de trouver de vrais auteurs qui réjouissent leurs lecteurs en soignant leurs styles, comme Michèle Lesbre qui vient de sortir Chemins (Sabine Wespieser éditeur, février 2015, en livrel à 11,99 € - trop cher !).

« La péniche s'appelait Minette, le couple nous attendait. Un petit jour humide et frais donnait des frissons. La femme m'a offert un café brûlant tandis que le moteur se mettait en marche. Ils m'ont abandonné pour effectuer les manoeuvres nécessaires, un ballet précis, rythmé, porté par leur complicité muette, des regards, des gestes, des mimiques, tout un langage intime et tendre. » (p.82/128)

Les trois fois rien de Michèle Lesbre disent presque tout.

Alexandre Anizy

Vargas glaciaire

Publié le par Alexandre Anizy

La malédiction s'est abattue sur le 13ème roman policier de Fred Vargas titré Temps glaciaires (Flammarion, mars 2015, 497 pages, 19,90 € ; en livrel à 14,99 € - trop cher !) : glissant sur une séquence ennuyeuse, le lecteur est tenaillé par l'envie de lâcher l'ouvrage pour vaquer à d'autres plaisirs. Que s'est-il donc passé ?

Alors que l'auteur déclare :

« Je suis obsédée par le tempo, le rythme du livre. » (1),

force est de constater que la partition n'est pas homogène ;

« Et, alors que tous mes livres tournent autour des 600.000 signes (...) » (idem),

il aurait mieux valu que celui-ci frise les 500.000.

Au diable LE format, Fred ! Diantre, l'audace s'imposait !

Que nous sachions, un auteur comme Vargas, obligée de changer d'éditeur pour cause de liaison dangereuse avec un agent littéraire, ne se paie pas à la ligne !

Alexandre Anizy

(1) Entretien de Fred Vargas dans Express du 4 mars 2015