Redoutable communication non verbale

Publié le par Alexandre Anizy

Les hommes politiques ont beau le savoir : ils ne peuvent pas  retenir ou masquer tous les éléments de  la communication non verbale qui contredisent leurs paroles ou qui signalent un malaise de l’individu.
Prenons un exemple récent.

Marie-Ségolène ROYAL déclare le dimanche 25 mars 2007 à l’émission « Grand Jury RTL – Figaro – LCI » : « La régularisation (des sans papiers, c’est nous qui précisons) doit suivre la scolarisation ». Autrement dit, les enfants sans papiers en obtiennent automatiquement s’ils sont scolarisés. Elle semblait inclure dans ses propos les parents et les grands-parents.
François HOLLANDE, le compagnon de Madame ROYAL (et non pas l’époux), recadre la candidate du PS, sa bien-aimée, dès le lundi matin : « Le PS n’envisage pas de régularisation automatique (…). Mais cette scolarisation est un des critères permettant l’obtention des papiers ». On comprend bien que la partition jouée n’est pas la même.

 
Mais ce qui était vraiment intéressant, c’était, au moment où il prononce ces mots, les gestes de François HOLLANDE que tout le monde a pu voir à la télévision : d’abord, il semble gratter le sommet de son appendice nasal, puis il se pince les narines.

Tout le monde connaît le lien symbolique entre le nez et le sexe. On peut donc interpréter le premier mouvement de Monsieur HOLLANDE comme une gêne devant l’exposé publique d’une mésentente supposée ou réelle dans sa sphère privée. L’interprétation du deuxième mouvement est plus évidente : « cette correction nécessaire qui m’incombe ne « sent » pas bon »...
Elle souligne en effet une "légèreté politique" de Madame ROYAL.

Alexandre Anizy