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333 articles avec notes politiques

La dernière saloperie de Laurent Joffrin

Publié le par Alexandre Anizy

            Laurent Mouchard, dit Joffrin, a vérolé la gauche pendant 40 ans : il commet un nouveau coup aujourd'hui.

 

 

            Quittant la scène médiacratique après 40 ans de bons et loyaux services pour la ligue libérale radicale, le sinistre Laurent Mouchard, dont nous avons déjà évoqué le caractère amoral (lire ici ), veut créer un parti de "gauche réformiste" : son initiative intéressée pourrait être un chef-d'œuvre, hélas. 

 

 

 

Alexandre Anizy

 

Une relecture de Roger Vailland

Publié le par Alexandre Anizy

            C'est un livre sur une époque, mais tellement au-dessus de la mélasse actuelle. Alors respirons un peu et sortons Vailland du placard !  

 

 

            A cette relecture du roman Drôle de jeu de Roger Vailland (éditions Libella, poche Libretto, novembre 2009), toujours le plaisir et le même agacement : lire ici .

 

 

Alexandre Anizy

 

A Matignon, le casse-tête de la ligue libérale radicale

Publié le par Alexandre Anizy

            La France boira jusqu'à la lie le Macron pas-Nouveau : l'organigramme de son entreprise le démontre.  

 

 

            A l'Elysée, le bankster Macron garde toujours son directeur, le fidèle Alexis Kohler dont les Français savent maintenant grâce à Mediapart qu'il veille plus aux intérêts financiers de sa famille qu'au pouvoir d'achat des premiers de corvée.

            A Matignon, le bankster a changé de factotum (l'énacrate sarkozyste Jean Castex remplace l'énacrate juppéiste) et pour être sûr d'être bien suivi, il lui a collé l'énacrate Nicolas Revel comme directeur (1), un personnage avec qui il s'entendait « comme larrons en foire » selon notre source.

            Nicolas Revel est le fils de Jean-François Revel (un libéral tendance guerrière) et de Claude Sarraute (une journaleuse cultivant un féminisme de bon aloi : de l'imMonde elle finira chez Ruquier... nobody is perfect), demi-frère du moine bouddhiste Matthieu Ricard (son innocence lui rapporte beaucoup) : avec un tel pedigree, il paraît que « Revel, c'était vraiment un mec de gauche » (toujours la même source, citant un autre anonyme...).

 

            La ligue libérale radicale ratisse large, et elle dit n'importe quoi. C'est pourquoi elle tient la France et qu'elle s'apprête à cogner dur (le bankster ne vient-il pas de rencontrer ses premiers commanditaires - donateurs pour leur jurer notamment qu'il n'a pas changé ?).

 

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) Journal du Dimanche du 5 juillet 2020 : « Avec cette nomination, le premier signal de Jean Castex, c'est un gage très fort donné au Président. La garantie d'un alignement permanent entre les deux têtes de l'exécutif. » (propos d'un proche anonyme, rapporté par le journaleux David Revault d'Allonnes, fils d'une philosophe pas terrible mais bien en cour)

 

Matignon : le strict superflu de Prévert

Publié le par Alexandre Anizy

            Tout ça pour un casse-tête.    

 

 

Le strict superflu

 

Un beau jour

Les hommes qui fabriquent mangeront à leur faim

Et ce qu'ils mangeront sera bon

très bon

pas bon comme la romaine

ou bon pour le service

mais simplement bon

comme le bon pain

Un beau jour

Les hommes qui fabriquent dormiront leur content

et ils auront de beaux rêves

de belles amours

et des draps blancs

et de grandes orgues de Barbarie

qui marcheront au quart de tour

et qui joueront tous les jours

les plus beaux airs du monde

et

les plus difficiles

Parce qu'un jour

les hommes qui fabriquent

connaîtront enfin la musique

 

Jacques Prévert

(Textes divers, Pléiade, Œuvres complètes, vol. II)

 

N'oubliez pas votre autre chose selon Prévert

Publié le par Alexandre Anizy

            Bien sûr il faut essayer de changer le monde, mais chacun sans oublier son autre chose.  

 

 

Malgré moi...

 

Embauché malgré moi dans l'usine à idées

j'ai refusé de pointer

Mobilisé de même dans l'armée des idées

j'ai déserté

Je n'ai jamais compris grand-chose

Il n'y a jamais grand-chose

ni petite chose

Il y a autre chose.

 

Autre chose

c'est ce que j'aime qui me plaît

et que je fais.

 

Jacques Prévert

(Choses et autres, Pléiade, Oeuvres complètes, vol. II) 

 

Considérations sur la loi d'André Velter

Publié le par Alexandre Anizy

            A méditer pour les temps qui viennent.

 

 

 

(Extrait du texte Le lieu et la formule)   

 

            La loi est une illusion bien-pensante. Code des valeurs frelatées. Garant de la grille sociale.

            Elle congédie le réel. Cadre le désir. Sauve les apparences.

            Elle nomme le juste en désignant le rentable. Le beau en exilant la beauté.

            Elle est le gage principal du spectacle qui a soumis le monde.

 

André Velter

La vie en dansant (Poésie/Gallimard, janvier 2000)

 

L'indécent Eric Ciotti

Publié le par Alexandre Anizy

 

            Le politicard Eric Ciotti a manoeuvré à l'insu de son plein gré pour ne pas payer son impôt de citoyen en 1991, mais cela ne l'empêche pas de se pavaner lorsqu'il parle encore et toujours de la sécurité des Français.

 

 

            En ce temps-là, le service militaire était l'impôt payé par tous les citoyens en bonne santé (les citoyennes étaient exemptes). C'est pourquoi le Canard enchaîné du 14 septembre 2016 a relaté avec malice les manoeuvres pathétiques (les députés Estrosi et Fillon qui interviendra auprès du ministre des Armées)  du jeune Eric Ciotti pour échapper à son devoir.

            Finalement, c'est la grossesse de sa femme qui lui permit d'être dispensé.

 

            La France se prépare un bel avenir en collectionnant des experts de cet acabit. 

 

 

Alexandre Anizy

 

 

El Khomri, Notat, Ghosn : le Vieux Monde respire

Publié le par Alexandre Anizy

            Et l'on voit revenir El Khomri et Notat, ces affidées de la grande bourgeoisie qui semble découvrir la relativité du "génie" de Ghosn.  

 

 

 

            Renault est dans la mouscaille pour avoir adopté une mauvaise stratégie : la politique du volume, dans un monde où la rupture technique s'annonçait, n'était pas un trait de génie. Cela s'aggrava quand on y ajouta un "en même temps" : l'électrique. Carlos Ghosn est un manageur internationaliste qui gérait la firme d'abord en fonction de son intérêt (culte de sa personne et maximisation de ses revenus). Que faisaient les représentants de l'Etat français dans le conseil d'administration, mise à part leur volonté de ne pas nuire à leurs carrières en s'opposant au mercenaire issu du sérail ?

            Pour nous, le ver était dans le fruit : lire ici et ici et ici .

 

            Pour gérer le "Ségur de la santé", le gouvernement du président mytholepse (1) a nommé l'infâme Nicole Notat dont nous dressions le portrait en 2007 : lire ici . Pauvres hôpitaux, pauvres malades !

 

            Après avoir concocté sa loi scélérate, une régression majeure de la ligue libérale-radicale sous le règne du culbuto mollétiste Hollande,

« Les mêmes qui soi-disant ne croient pas à la lutte des classes attendent, en revanche, beaucoup de celle entre les "insiders" et les "outsiders", et tentent de faire croire à ces derniers que l'amélioration de leur sort dépend de la dégradation de celui des premiers. Et de promettre pour tous un CDI... qui va finir par être plus précaire qu'un CDD si on continue dans cette direction. » Bruno Amable (2),  

qui annonçait celle de la DRH vautour sous celui du bankster Macron, Myriam El Khomri trahissait Benoît Hamon et son parti aux élections présidentielles de mai 2017, ce dont elle n'était pas récompensée aux législatives puisqu'elle se faisait battre par un politicard aussi tordu qu'elle. Mais aujourd'hui, après avoir été mise au vert dans le milieu du conseil (3), comme d'autres ont été casés dans la "stratégie d'entreprise", un certain Marc Landré (4) fait l'article pour cette dame indigne qui continue, paraît-il, « à aider les autres, différemment, sans le faire savoir »...      

 

            Le Vieux Monde vit encore, hélas pour longtemps.  

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) Lire ici .

(2) Dans Libération du 15 mars 2016.

(3) Une villégiature professionnelle dont rêveraient les salariés qui se sont retrouvés sur la paille grâce à madame... 

(4) Dans le Figaro du 21 mai 2020.

De la bande à Macron selon Cavafis

Publié le par Alexandre Anizy

            Le recrutement sur curriculum vitae d'une troupe de godillots n'augurait rien de bon, et dans quelques années, d'aucuns s'étonneront des affaires. En attendant les barbares, la mytholepsie * du monarque de cabaret en devient risible.  

 

 

 

A l'enseigne du célèbre philosophe

 

Il suivit pendant deux ans les cours d'Ammonios Sakkas ;

puis il en eut assez de la philosophie et de Sakkas.

 

Sur quoi il est entré en politique

Mais pour l'abandonner. Le Sous-préfet était stupide ;

et son entourage, des bûches solennelles et compassées ;

c'est peu dire que leur grec était barbare, les misérables.

 

Un temps, sa curiosité fut attirée

par l'Eglise ; se faire baptiser

et devenir Chrétien. Mais bien vite,

il changea d'avis. Il se fâcherait certainement

avec ses parents, traditionalistes notoires,

et ceux-ci lui couperaient ― chose affreuse ―

sur-le-champ leurs généreux subsides.

 

Il lui fallait pourtant bien faire quelque chose. Il devint

l'habitué des mauvais lieux d'Alexandrie, le pilier

des repaires les plus inavouables de la débauche.

 

En cela, la destinée s'était montrée favorable ;

elle lui avait donné un visage des plus agréables.

Et lui, profitait de ce don du ciel.

 

Sa beauté durerait bien pendant

une dizaine d'années encore. Mais après ―

peut-être irait-il à nouveau chez Sakkas.

Et si entre-temps le vieillard venait à mourir,

il irait chez un autre philosophe ou sophiste ;

ce ne sont pas les gens compétents qui manquent.

 

Ou pour finir, il n'est pas impossible qu'il se remette

à la politique ― se souvenant méritoirement

de ses traditions familiales, du devoir

envers la patrie, et d'autres clichés tapageurs de ce genre.

 

Constantin Cavafis   

 (En attendant les barbares et autres poèmes, Poésie/Gallimard)

 

 

* Lire l'excellent article de Christian Salmon :

https://www.mediapart.fr/journal/france/140420/emmanuel-macron-met-la-france-sous-hypnose

 

Post-scriptum

            Hier après-midi à l'Assemblée Nationale, les soudards macronistes ont profité du texte sénatorial (2) visant à la protection juridique des maires et des employeurs... pour l'élargir (1) aux membres du gouvernement etc. : le parapluie géant de l'impunité générale est ouvert.

            Après le capitaine de pédalo, la France est dirigée par un moussaillon mytholepse, assisté par un quartier-maître sournois qui, en énacrate briscard de la politicaillerie, prend soin de protéger d'abord ses fesses.

 

(1) Bruno Retailleau chez Jean-Jacques Bourdin sur BFM-RMC, jeudi 7 mai 2020 à 8h30.

(2) Cf. L'imMonde du 7 mai 2020.

 

Qu'est-ce que Pompidou, cher à Macron et consorts ?

Publié le par Alexandre Anizy

 

            Donnons la parole à Jacques Delors, un autre zigoto de la ligue libérale-radicale.   

 

 

            « Après le référendum de 1969, l'avènement du pompidolisme avait, lui aussi, suscité quelque espoir (...). Mais Pompidou ne tarda guère à signer la faillite de la modernisation. L'industrialisme pompidolien s'appuyait, en effet, sur un choix culturel et social tout à fait traditionaliste, faisant fond sur ce que François Bourricaud a appelé les "institutions primordiales" (propriété privée, grands corps, grandes écoles, lycées classiques...). Plutôt que de s'engager dans des réformes de structures, il préféra consacrer les ressources de l'Etat à consoler ceux que le progrès bouscule, à "humaniser la pauvreté", et oeuvrer pour la prorogation de l'ordre traditionnel incarné par les "notables" auprès de qui s'empressaient les "jeunes loups" de l'UDR. »

(Jacques Delors & Clisthène, La France par l'Europe, Grasset, 1988 ; page 88) 

 

 

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