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notes politiques

L'infection ukrainienne et le basculement du capitalisme

Publié le par Alexandre Anizy

Inexorablement l’Europe s’approche du précipice, et selon notre hypothèse, l’invasion russe de l’Ukraine marque le passage du capitalisme d’une « phase de pulsations fortes » à une « phase de pulsations faibles ».   

 

Lire notre article sur Front populaire  

https://frontpopulaire.fr/o/Content/co11758434/l-infection-ukrainienne-et-le-basculement-du-capitalisme

 

Alexandre Anizy

 

Le bankster Macron élu par 38,52 %

Publié le par Alexandre Anizy

Donnons simplement les chiffres têtus comme des faits.

 

 

 

1

Nombre de citoyens électeurs inscrits 

48 752 500

 

 

Macron

Non-mandants

Le Pen

 

3/1 en %

        38,52  

34,20

27,28

3

Nombres

18 779 641

16 675 099

13 297 760

 

 

 

Dont :

 

 

 

abstentions

13 656 109

 

 

 

blancs

2 228 044

 

 

 

nuls

790 946

 

Source : Ministère de l’Intérieur.

 

 

Hier soir, il fallait voir le bonimenteur Macron emmener des enfants de France vers sa destination, comme le flûtiste Hamelin.

Une sinistre marche en abyme.  

 

 

Alexandre Anizy

 

Il ne faut pas voter Macron

Publié le par Alexandre Anizy

Dimanche 10 avril 2022, entre 20 heures et minuit, la Ligue libérale-radicale dont nous vous parlons depuis quelques années s’est cristallisée : c'est la forme de domination retenue par la crème de la bourgeoisie d'affaires. Elle a maintenant un chef, Emmanuel Macron, pour lequel il ne faut pas voter.

 

 

Depuis 1969, même si Jacques Delors regrette la mollesse sociale de Georges Pompidou (lire ici ), la France est dirigée par cette Ligue libérale-radicale, soit sous casaque bleue, soit sous casaque rose (oublions 1981-83, la parenthèse socialiste du francisquain Mitterrand…), dont on résume ainsi le bilan : 53 ans de déclin industriel et économique, d’appauvrissement relatif des gens de peu, d’abandon progressif de souveraineté.

            Au cours de cette soirée électorale, les lideurs vaincus des vieux partis en lice pour la couronne présidentielle ont fait allégeance au bankster Macron : LR de Valérie Pécresse, PS d’Anne Hidalgo, PCF de Fabien Roussel qui confond dialectique primaire et tambouille politicarde, EELV de Yannick Jadot… De ce fait, qu’ils le veuillent ou non et quoi qu’ils en disent, ces féaux ont constitué un arc politique qui causera dans les années (et décennies) à venir, sauf retournement de situation :

  • la noyade de l’aédie française dans l’Union Européenne allemande (UEa : lire ici ) ;
  • son entrée en guerre avec l’UEa belliqueuse via l’OTAN (outil précieux des Etats-Unis) ;
  • l’appauvrissement général et l’indécent « roussellement d’un pognon dingue »¹ vers les happy few ;
  • le désastre écologique.   

C’est le funeste avenir promis du candidat Macron. Bien fol celui qui le soutient.  

 

 Il ne faut pas voter Macron.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(¹) Le jeu de mot du communiste Fabien Roussel sur la fumeuse théorie du ruissellement lui revient comme un boomerang.

Macron en promenade présidentielle

Publié le par Alexandre Anizy

Depuis quelques mois, le bankster Macron a sorti le carnet de chèques et signé des traites. La populace paiera l’addition, jamais ses amis Arnault et Niel et consorts. Planqué derrière le drapeau, il encaisse le bénéfice de l’unité nationale et commence son chapelet de conversations ciblées pour ses électeurs sécessionnistes ; puis en finale, il ânonnera le couplet républicain et les promesses charitables…

 

 

(Extraits)

 

C’qui va s’en évader des larmes !

C’qui va en couler d’la piquié !

Plaind’ les Pauvr’s c’est comm’ vendr’ ses charmes,

C’est un vrai commerce, un méquié !

 

Ah ! c’est qu’on est pas muff en France,

On n’s’occup’ que des malheureux ;

Et dzimm et boum ! la Bienfaisance

Bat l’tambour su’ les Ventres creux !

(…)

Et faut ben qu’ceux d’la Politique

Y s’gagn’ eun’ popularité !

Or, pour ça, l’moyen l’pus pratique

C’est d’chialer su’ la Pauvreté.

 

[…]

 

Pendant c’temps, moi, j’file en silence,

Car j’aim’ pas la publicité ;

Oh ! j’connais leur état d’santé,

Y m’f’raient foutre au clou… par prudence !

 

Comm’ ça, au moins, j’ai l’bénéfice

De m’répéter en liberté

Deux mots lus su’ les édifices :

« Egalité ! Fraternité ! »

(…)

On réfléchit, on a envie

D’beugler tout seul « Miserere »,

Pis on s’dit : Ben quoi, c’est la Vie !

Gn’a rien à fair’, gn’a qu’à pleurer.

 

Jehan Rictus

Extraits de L’hiver et d’Impressions de promenade.

(Poésies complètes, éditions La Part Commune, 2012)   

L'Europe (UE), c'est la guerre !

Publié le par Alexandre Anizy

Dénier les faits augure l’aggravation du désordre.

 

 

A partir de 1988, le francisquain Mitterrand, en mal de projet politique, fourgue aux Français l’Idée d’un futur paradis : l’Europe de la Paix.

En 1989, son affaire commence bien : chute du mur de Berlin, effondrement de l’URSS.

A ce moment-là, lorsque l’URSS se désagrège, les Américains promettent à Gorbatchev que l’OTAN ne bougera pas les lignes¹, ne s’étendra pas vers l’Est².

En 1991, la poussée débute avec la guerre en Yougoslavie (lire ici )³.  

En 1999 (bien avant bien sûr) au Kosovo, Etats-Unis et Allemagne achèvent la Yougoslavie (lire ici )⁴.

En 2008, la France et l’Allemagne bloquait l’élargissement de l’OTAN à l’Ukraine…

Mais en 2013, l’UE l’inscrit entre les lignes de l’accord d’association et de libre échange.

En 2014, la révolution de Maïdan oblige le président ukrainien démocratiquement élu à se démettre (lire ici ).

En 2022, la Russie envahit l’Ukraine.

Dès lors, l’OTAN soi-disant en mort cérébrale solidifie hélas la saine réaction économique des pays européens ; l’UE se fait marchand d’armes ; l’Allemagne décide d’un effort budgétaire de 100 Milliards pour lancer immédiatement ce qu’il faut bien appeler une militarisation.  

En fait de paix, l’UE nous a mené à la guerre.  

 

Force est de constater que le Drang nach Osten de l’OTAN a conduit à cette situation pire que celle de la guerre froide¹, puisqu’en ce temps-là il y avait des traités entre les 2 blocs. La sagesse des vieux diplomates comme Federovski ou Hubert Védrine⁵ prévaudra-t-elle dans un inordinatio americana ? Rien n’est moins sûr.

 

Dans les années 1990, les Etats-Unis ont commis 2 fautes stratégiques :

  • En Europe, débuter la marche vers l’Est ;
  • Accepter l’entrée de la Chine dans l’OMC.

Le monde va en payer le prix fort maintenant.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(¹) Vladimir Federovski (témoin physique), sur BFMtv (mardi 1 mars 2022, entretien de 8h30).

(²) Renaud Girard, Figaro du 15 février 2022 :  « Est-il vrai que les Occidentaux ont, après la décision de Moscou de retirer ses troupes d’Allemagne de l’Est, pris des engagements devant Gorbatchev de ne pas étendre l’Otan vers l’est ? D’après le témoignage de Jack Matlock, le dernier ambassadeur américain en URSS, c’est vrai. ».

(³) Lire aussi Georges Valance, La revanche de l’Allemagne (Perrin, 1999).

(⁴) Jürgen Elsässer, La République Fédérale Allemande (RFA) dans la guerre au Kosovo  (L'Harmattan, octobre 2002).  

(⁵) Si la position de Védrine a lucidement bougé sur cette question, ce n’est pas le cas sur le reste du dossier UE (lire ici ).  [En Avoriaz, il y a quelques années, lors d’un échange devant la boutique de presse, Védrine nous cataloguait chevènementiste ; à quoi serons-nous réduit aujourd’hui ?]

 

Nucléaire français : le désastre qui vient

Publié le par Alexandre Anizy

Ad gurgitem per angusta.

 

 

Quelles seront les conséquences de la commande de 6 EPR par le bankster Macron ? L’effondrement de l’entreprise EDF, avec un risque élevé de catastrophe nucléaire. En effet, les faits montrent aujourd’hui que :

  • L’EPR de Flamanville est un fiasco industriel : déjà 10 ans de retard et pas de mise en service avant plusieurs années au moins… Il y a eu tellement de malfaçons que la sagesse recommande d’ailleurs de ne jamais le mettre en route !
  • L’EPR de Flamanville est un gouffre financier : il devait coûter 3,3 Milliards… et nous en sommes maintenant à 20 Milliards pour un monstre inachevé !

N.B. : dans une société saine, toutes les personnes impliquées dans un  tel échec seraient virées, comme les Américains savent si bien faire et sans attendre un gâchis de 17 Milliards : présentement ce serait notamment les dirigeants d’EDF et les responsables techniques, mais en France, la mafia des Grandes Ecoles règnent impunément…

Dans ces conditions, que représente la commande du président Macron ? 6 futurs fiascos industriels¹ et un désastre financier pour EDF (autrement dit sa faillite).  

 

            Ce choix funeste s’inscrit dans une volonté politique européiste : la privatisation totale du marché de l’énergie, comme nous l’avons déjà écrit (lire ici ). Saluons donc l’opiniâtre travail de sape de l’économie française accompli par le bankster Macron (avec notamment son complice vert-blanc-rouge, Alexis Kohler).

 

Alexandre Anizy

 

(¹) Yannick Jadot sur BFM TV, entretien matinal du 11 février 2022.

 

Christiane Taubira l'enfumeuse bobo

Publié le par Alexandre Anizy

Christiane Taubira est-elle une amie qui veut du bien aux gens de peu ? Ses actes donnent la réponse.   

 

Quelques lignes suffisent pour cerner le personnage : 

  • Christiane Taubira est une Française républicaine… qui a milité pour l’indépendance de la Guyane¹ ;
  • Christiane Taubira est une députée débutante « de gauche »… qui en 1993 a voté l’investiture du gouvernement Balladur², ce ploutocrate néolibéral ;
  • En 1994, elle embarque sur la liste européenne de l’affairiste filou Bernard Tapie, une opération visant à couler le « socialiste » Michel Rocard (idiot utile du néolibéralisme)  ̶  le fumet du Vichy pétainiste émane toujours des plats combinés par le francisquain Mitterrand ;
  • Christiane Taubira est une députée laïque… qui a voté en 2004 contre l’interdiction du voile à l’école¹.

En vérité, « l’icône » de la bouillabaisse wokiste en vogue n’est qu’une vieille politicarde, façon girouette

Alors aujourd’hui comme hier, sa candidature de témoignage à la présidentielle sert les gens de pouvoir en place.

 

Pour qui travaille Christiane Taubira ? Rien que pour le bien-être (moral, bien sûr) de sa petite personne.

 

Alexandre Anizy

 

(¹) Le Parisien, 23 janvier 2022.

(²) Le canard enchaîné, 6 janvier 2016.

Les Antilles en révolte

Publié le par Alexandre Anizy

Demi-France

Honte à vous !   

 

Dans les bananeraies caraïbes…

Le chlordécone, dont des salauds

Ont prolongé l’utilisation

(Un neurotoxique qui imbibe

Les sols, bétail, légumes, ruisseaux),

Contamina la population.

 

            Douce France

            En souffrance.

 

Dans l’alimentation des Dom-Tom…

Si une loi interdit l’ajout

De sucre dans les fabrications,

Des analyses d’Etat dégomment

Les industriels qui la bafouent :

Sur-obésité en diffusion.

 

            Douce France

            En souffrance.

 

Alexandre Anizy

(extrait d'un recueil en préparation)

En 1918, les généraux restèrent en Allemagne

Publié le par Alexandre Anizy

            Pour comprendre l’Allemagne.

 

En 1932, Theodor Pliever publia un roman-documentaire titré L’empereur partit, les généraux restèrent, que les éditions Plein Chant ont la bonne idée de sortir en 2021.  

            Pour entraver les malheurs du XXe siècle, ce livre est un commencement, auquel nous ajoutons l’essai de Sebastian Haffner : Allemagne, 1918 : la révolution trahie (Agone, 2018, en livrel).

 

Alexandre Anizy

OTAN : on continue comme avant dit l'Etat-Major des Armées

Publié le par Alexandre Anizy

Le général Thierry Burkhard, nouveau chef d’état-major des armées, présente aujourd’hui sa « vision stratégique » devant les députés de la Commission de Défense. Hélas, rien de nouveau sous les képis ! A leurs décharges, il est vrai que le chef exécutif de la Ligue libérale-radicale dirige tout sous la Ve république.

 

 

Le général Burkhard a développé devant la presse une formule, plutôt qu’un concept : gagner la guerre avant la guerre. De quoi s’agit-il ? Le triptyque paix, crise, guerre ne colle plus au temps présent, a fortiori au proche avenir. Il n’y a plus de phases de paix, mais des phases de compétition, puis de contestation pouvant aboutir à l’affrontement.¹ La compétition est en fait multidimensionnelle : informationnelle, économique, juridique, spatiale, diplomatique, militaire… La France, tout en cherchant à éviter l’affrontement, doit être capable d’agir dès la phase de compétition

Rien vraiment de neuf, puisque le général Vincent Desportes écrivait déjà en 2008 : « Plutôt que de rechercher la compétition sur le champ d'affrontement de la haute-vitesse et de la brièveté dominé par les forces occidentales, l'adversaire probable investit les luttes politiques longues et les bras de fer psychologiques ; il planifie sur des décennies et évite notre bataille parce qu'il n'a nul besoin de victoire tactique. » L'adversaire va opter pour des « stratégies de contournement dans les espaces où il peut lutter à armes égales, l'infosphère et l'espace humain où se modèle donc la guerre probable »

 

C’est sous Barak Obama que l’Empire américain a compris la menace chinoise et décrété la guerre multidimensionnelle. Ainsi, avec l’affaire des sous-marins australiens qui n’est qu’un épiphénomène de cette lutte, la France vient de recevoir un camouflet. Comme a dit le général américain Hagee, « le succès dépendra moins de notre capacité à imposer notre volonté que de notre aptitude à modeler les comportements, des amis, des adversaires et, ce qui est plus important, de la population »³. (C’est nous qui soulignons) Le modelage fonctionne bien, puisque comme nous l’avons immédiatement écrit dans une note (lire ici ), la France persistera à miser stupidement sur l’OTAN, cet outil américain de sous-traitance :  l’état-major des armées indique Il ne faut pas lâcher pour la coopération avec les Américains et au sein de l’OTAN.⁴

On peut donc dire que, comme Gamelin, Thierry Burkhard habille de jolies formules les vieilles lunes.  

 

Ah ! Il y aurait un vent de fraîcheur dans les crânes de l’état-major !  Le recours à des sociétés privées (…) n’est pas officiellement un sujet sur la table à ce stade pour le chef d’état-major des armées. Mais d’aucuns savent, au sein des milieux de la défense, que derrière la guerre avant la guerre la question se pose avec acuité.⁴ Dit autrement, on va privatiser partiellement la défense des intérêts et de la souveraineté française.

C’est une extension du domaine de la prédation, un « progrès » qui ne peut que plaire au bankster Macron.  

 

Alexandre Anizy

 

(¹) Mots du général Burkhard repris ou reformulés par Nicolas Barotte dans le Figaro du 5 octobre 2021.

(²) Général Vincent Desportes, La guerre probable – penser autrement, Economica, 2ème édition 2008, pages 35 et 36. Lire notre billet sur ce livre :

http://www.alexandreanizy.com/article-la-guerre-probable-selon-vincent-desportes-116031869.html

(³) Cité par Vincent Desportes, page 36.

(⁴) Elise Vincent, dans l’imMonde du 6 octobre 2021.

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