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notes politiques

Les Antilles en révolte

Publié le par Alexandre Anizy

Demi-France

Honte à vous !   

 

Dans les bananeraies caraïbes…

Le chlordécone, dont des salauds

Ont prolongé l’utilisation

(Un neurotoxique qui imbibe

Les sols, bétail, légumes, ruisseaux),

Contamina la population.

 

            Douce France

            En souffrance.

 

Dans l’alimentation des Dom-Tom…

Si une loi interdit l’ajout

De sucre dans les fabrications,

Des analyses d’Etat dégomment

Les industriels qui la bafouent :

Sur-obésité en diffusion.

 

            Douce France

            En souffrance.

 

Alexandre Anizy

(extrait d'un recueil en préparation)

En 1918, les généraux restèrent en Allemagne

Publié le par Alexandre Anizy

            Pour comprendre l’Allemagne.

 

En 1932, Theodor Pliever publia un roman-documentaire titré L’empereur partit, les généraux restèrent, que les éditions Plein Chant ont la bonne idée de sortir en 2021.  

            Pour entraver les malheurs du XXe siècle, ce livre est un commencement, auquel nous ajoutons l’essai de Sebastian Haffner : Allemagne, 1918 : la révolution trahie (Agone, 2018, en livrel).

 

Alexandre Anizy

OTAN : on continue comme avant dit l'Etat-Major des Armées

Publié le par Alexandre Anizy

Le général Thierry Burkhard, nouveau chef d’état-major des armées, présente aujourd’hui sa « vision stratégique » devant les députés de la Commission de Défense. Hélas, rien de nouveau sous les képis ! A leurs décharges, il est vrai que le chef exécutif de la Ligue libérale-radicale dirige tout sous la Ve république.

 

 

Le général Burkhard a développé devant la presse une formule, plutôt qu’un concept : gagner la guerre avant la guerre. De quoi s’agit-il ? Le triptyque paix, crise, guerre ne colle plus au temps présent, a fortiori au proche avenir. Il n’y a plus de phases de paix, mais des phases de compétition, puis de contestation pouvant aboutir à l’affrontement.¹ La compétition est en fait multidimensionnelle : informationnelle, économique, juridique, spatiale, diplomatique, militaire… La France, tout en cherchant à éviter l’affrontement, doit être capable d’agir dès la phase de compétition

Rien vraiment de neuf, puisque le général Vincent Desportes écrivait déjà en 2008 : « Plutôt que de rechercher la compétition sur le champ d'affrontement de la haute-vitesse et de la brièveté dominé par les forces occidentales, l'adversaire probable investit les luttes politiques longues et les bras de fer psychologiques ; il planifie sur des décennies et évite notre bataille parce qu'il n'a nul besoin de victoire tactique. » L'adversaire va opter pour des « stratégies de contournement dans les espaces où il peut lutter à armes égales, l'infosphère et l'espace humain où se modèle donc la guerre probable »

 

C’est sous Barak Obama que l’Empire américain a compris la menace chinoise et décrété la guerre multidimensionnelle. Ainsi, avec l’affaire des sous-marins australiens qui n’est qu’un épiphénomène de cette lutte, la France vient de recevoir un camouflet. Comme a dit le général américain Hagee, « le succès dépendra moins de notre capacité à imposer notre volonté que de notre aptitude à modeler les comportements, des amis, des adversaires et, ce qui est plus important, de la population »³. (C’est nous qui soulignons) Le modelage fonctionne bien, puisque comme nous l’avons immédiatement écrit dans une note (lire ici ), la France persistera à miser stupidement sur l’OTAN, cet outil américain de sous-traitance :  l’état-major des armées indique Il ne faut pas lâcher pour la coopération avec les Américains et au sein de l’OTAN.⁴

On peut donc dire que, comme Gamelin, Thierry Burkhard habille de jolies formules les vieilles lunes.  

 

Ah ! Il y aurait un vent de fraîcheur dans les crânes de l’état-major !  Le recours à des sociétés privées (…) n’est pas officiellement un sujet sur la table à ce stade pour le chef d’état-major des armées. Mais d’aucuns savent, au sein des milieux de la défense, que derrière la guerre avant la guerre la question se pose avec acuité.⁴ Dit autrement, on va privatiser partiellement la défense des intérêts et de la souveraineté française.

C’est une extension du domaine de la prédation, un « progrès » qui ne peut que plaire au bankster Macron.  

 

Alexandre Anizy

 

(¹) Mots du général Burkhard repris ou reformulés par Nicolas Barotte dans le Figaro du 5 octobre 2021.

(²) Général Vincent Desportes, La guerre probable – penser autrement, Economica, 2ème édition 2008, pages 35 et 36. Lire notre billet sur ce livre :

http://www.alexandreanizy.com/article-la-guerre-probable-selon-vincent-desportes-116031869.html

(³) Cité par Vincent Desportes, page 36.

(⁴) Elise Vincent, dans l’imMonde du 6 octobre 2021.

Politique et Stratégie : la France est nue après le camouflet infligé par l'Alliance (Etats-Unis, Royaume-Uni, Australie)

Publié le par Alexandre Anizy

            La trahison de l’Alliance (Etats-Unis, Royaume-Uni, Australie), révélée par la rupture du contrat du siècle (les sous-marins vendus par la France à l’Australie, fabriqués selon les modifications demandées par le client), montre le terrible isolement de la France.  

 

 

            Pour qu’une aédie soit libre, elle doit maîtriser son destin tant que faire se peut. A cet effet, son Etat doit  penser la guerre aux niveaux politique, stratégique, tactique.

N.B. : Pathétique la colère feinte du franc-maçon Jean-Yves Le Drian, ministre régalien depuis bientôt 10 ans, quand le Premier Ministre australien affirme que l’Australie avait prévenu la France qu’il y avait un gros problème (quand le prix d’un contrat passe de 35 à 60 Milliards de dollars, n’importe quel acheteur compétent s’interroge a minima sur le sérieux industriel du vendeur… mais bon, en France jugulée par des énacrates et polytechniciens de surface, psychorigides droits dans leur botte, ce genre de suspicions émerge rarement  ̶  exemple : la facture de l’EPR de Flamanville est passée de 3,3 Milliards à 12,4 Milliards d’euros, et la date de livraison de 2012 à 2023… mais le chantier glisse inexorablement vers son destin catastrophique !  ̶  puisqu’elles sont immédiatement pilonnées avec des injures comme populiste ou bien complotiste). Ridicules les gesticulations diplomatiques quand on sait que la France acceptera l’accord commercial de libre-échange avec l’Australie que la Commission européenne, i.e. l’Union Allemande, signera.   

Au niveau politique, depuis 1969 la France est aux mains de la Ligue libérale-radicale : en matière de politique étrangère, l’OTAN est in fine son alpha et oméga (lire par exemple ici ). Or l’abandon de l’Afghanistan par les Etats-Unis démontre une nouvelle fois que le bouclier américain n’est actif qu’en fonction des intérêts du moment de l’Empire. Croyez-vous qu’il y ait une suspicion légitime dans la pseudo-élite qui tient la France ?  Non. Exemple du général en retraite Christophe Gomart (ex-patron de la Direction du Renseignement Militaire en 2013) : « Mais  sur le plan militaire, les Etats-Unis restent notre allié principal tout en poussant systématiquement les Européens à se doter de matériel américain. »¹.  

Au niveau stratégique, cette affaire du contrat du siècle montre que les liens forts qui nous unissent à l’Australie et au Royaume-Uni valent peu de choses quand le Maître américain décide pour lui. Car dans le conflit en cours qui les oppose à la Chine, conflit qu’ils considèrent comme vital, les Etats-Unis ne feront jamais dépendre leur stratégie d’un sous-ensemble allié,  comme l’alliance France – Australie que ce contrat du siècle augurait.

 

 

            Aux niveaux politique et stratégique, la France est nue. Et la Ligue libérale-radicale qui tient notre pays depuis 1969 ne peut pas remédier à cet état de fait, parce que son dogme lui interdit de s’opposer aux volontés du maître du jeu de la fiction du libre-échange.

            La prochaine déroute française, comme celle de mai 1940 (lire ici et ici ), s’annonce déjà.  

 

Alexandre Anizy

 

(¹) : Dans le JDD du 19 septembre 2021. On peut cependant s’interroger sur le sérieux de l’ex-général Gomart, puisqu’il affirme aussi que « Oui, on est autonomes sur le plan stratégique. », alors que le général Vincent Desportes a révélé qu’une grosse opération extérieure ne peut être réalisée par la France sans le soutien logistique américain…

 

Edouard Tétreau contre les Etats-Unis, c'est un gag

Publié le par Alexandre Anizy

Faut-il prendre au sérieux la tribune d’Edouard Tétreau dans le Figaro d’aujourd’hui ?

 

 

            A peine sorti de l’œuf (1992 - HEC), Edouard Tétreau va bosser dans la finance et dans les médias, ce qui explique en partie son intégration (trustee) au Committee for Economic Development, think tank basé à Washington, le genre d’organisation comme les Young Leaders qui formatent les cerveaux des strangers au profit des intérêts des Etats-Unis. En ce qui le concerne, sa propagande sera centrée sur les Etats-Unis d’Europe, cette invention américaine.   

            Comme financier, il semble qu’Edouard Tétreau ait vu venir la crise financière de 2008 ; comme expert géopolitique, il n’a rien vu du basculement du cœur de l’économie mondiale dans le Pacifique (avec toutes ses implications…), alors que nous en parlions déjà en 1985 à l’université avec l’économiste Michel Beaud… Edouard Tétreau, c’est encore un expert aveugle et sourd !

 

            Suite à la « trahison des Anglo-saxons (USA, U-K, Australia) » dans l'affaire du "contrat du siècle", Tréteau prend sa plume pour donner 2 recommandations :

  1. Sortir du commandement militaire intégré de l’OTAN ;
  2. Interdire à toutes les administrations, les entreprises publiques, les entreprises stratégiques ayant l’Etat directement ou indirectement dans le capital, d’avoir recours à des banques d’affaires ou des cabinets de conseil américains.  

Excellent, seulement voilà… Pour l’OTAN, Tétreau s’empresse d’ajouter : « Sortir, pourquoi pas, mais pour aller où, et avec qui ? » Apporte-t-il un début de réponse aux questions qu’il pose ? Non. Pour sa deuxième proposition, le macroniste Tétreau ne craint pas l’incohérence politique, puisque son lideur est un ami des cabinets et des industriels américains (Cf. l’affaire ALSTOM, et puis MICROSOFT pour la Santé des Français – lire ici ).

Le reste de la tribune étant hors sujet et sans intérêt, nous vous l’épargnons.  

            Membre d’une organisation américaine, Tétreau peut-il être crédible quand il mord la main de son maître ? Non.

Alors que le bankster Macron brade l’industrie française aux étrangers, le macroniste Tétreau est-il sérieux et honnête quand il invoque le patriotisme économique ? Non.  

 

Faisant depuis des années la propagande pour les Etats-Unis d’Europe, Edouard Tétreau  n’a cessé de penser contre la France ; aujourd’hui dans le Figaro du 18 septembre 2021, il préconise la sortie de l’OTAN et le patriotisme économique. Force est de constater qu’Edouard Tétreau est un intellectuel indigne.

 

Alexandre Anizy

L'hygiénisme fait le lit du transhumanisme

Publié le par Alexandre Anizy

Personne n’a oublié, du moins nous l’espérons, que le confinement de la société française fut la solution technique adoptée pour empêcher la révélation d’un scandale d’Etat : alors que la population augmente (et notamment celle du 3ème âge), quand on ferme des établissements de santé, quand on supprime des lits dans ceux qui restent, quand on diminue le nombre d’emplois du personnel soignant, on ne peut pas être capable de répondre à une situation exceptionnelle… Il fallait donc, quoi qu’il en coûte, empêcher la submersion des services de réanimation (pointe techniquement avancée du système… et élément signifiant du désastre de la Santé publique). Mais aujourd’hui, sommes-nous encore en situation exceptionnelle ?

 

 

Dans un article argumenté, la philosophe Chantal Delsol répond à cette question : « Nous en sommes aujourd’hui à un point où l’on peut mettre en cause sérieusement, et sans désir de polémique, l’existence même d’une situation exceptionnelle, c’est-à-dire d’une crise dangereuse pour la société entière. »¹ 40 millions de Français ayant reçu au moins une dose, et une large part des « personnes à risques » étant vaccinée, l’incapacité du système hospitalier à supporter une nouvelle surcharge est quasiment improbable.

Dans ces conditions, pourquoi le passe sanitaire ?  

C’est l’ouverture d’un nouveau chapitre de la biopolitique contemporaine mue par l’idéologie postmoderne : l’hygiénisme. Cette idéologie considère « la vie nue » comme essentielle. Par conséquent, elle vaudrait bien la fin momentanée de quelques libertés. En cas de péril commun, personne ne conteste la nécessité de mesures draconiennes, mais écrit la philosophe, « ce qui contestable, c’est l’idéologie hygiéniste qui élève le sanitaire au rang de valeur suprême et absolue »².  

Nous nous accordons à cette analyse.

 

Mais allons plus loin. Si la situation de péril a disparu, si l’état d’urgence finit… l’outil « passe sanitaire » commence et restera, parce que c’est un cliquet de la biopolitique de la Ligue libérale-radicale.  

Dans quelques années, un chapitre s’ouvrira officiellement au nom d’une « vie plus parfaite » : les sociétés auront basculé dans le transhumanisme. Alors les corps de quelques-uns pourront être améliorés grâce à un apport, de matériels techniques ou de parties humaines achetées, toujours négocié dans le cadre d’un contrat. Au moins l’orthodoxie libérale sera sauve…

            Politique ou « science sans conscience ne [sont] que ruine[s] de l’âme »³.   

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(¹) : Figaro du 27 juillet 2021.

(²) : Ibidem.

(³) : Rabelais, que nous complétons. 

Macronesque Pessoa

Publié le par Alexandre Anizy

Un anti-Bartleby, somme toute.       

 

 

Immense est la nuit qui m'encercle,

Et noir le doute que je sens,

Mais avant que mon âme perde

La conscience dont je me mens,

 

Je veux que quelque chose mien

Puisse avoir plus que n'avoir rien.

 

Fernando Pessoa

(Pléiade, Œuvres poétiques)

 

Une ruche moderne

Publié le par Alexandre Anizy

 

Une ruche moderne

 

A Sébastien Faure et Francisco Ferrer

 

Formater n’est pas éduquer.   

 

 

Enonçons notre principe éducatif :

Fournir tous les outils utiles aux enfants

Pour être citoyens libres et attentifs.

 

Lire, écrire, compter : le socle intangible

Pour tous les sociaux d’une même aédie,

Avec le Savoir du corps et de l’esprit,

L’histoire-géo qui rend intelligible.

 

Ensuite chacun selon ses aptitudes

Apprend, et chemine dans la Production.

Education intégrale ? L’ambition

D’une société visant la plénitude.

  

Alexandre Anizy 

(poème inédit, extrait d'un recueil en préparation)

 

La France a lâché le français

Publié le par Alexandre Anizy

            Après une succession de petits renoncements, voilà un acte fort d'abandon sous le règne du bankster Macron... qui en même temps jacassera bientôt sur Villers-Cotterêts, là où François Ier instaurait la langue française, pour voiler sa soumission à l'ordre anglo-saxon.

 

            Bien sûr cela vient de loin, comme le jour où le Conseil des ministres approuvait le protocole de Londres en 2007 (lire ici ), comme le jour où la ministre Valérie Pécresse avait ouvertement prêché l'abdication en 2008 (lire ici ), comme le jour de 2013 où la ministre Geneviève Fioraso sabordait le français dans l'Enseignement (lire ici )...  

            Mais un acte fort vient d'être posé : le 16 mars 2021, l'Etat français a montré un document administratif qui fait fi de sa langue légale des contrats : la carte nationale d'identité (CNI) en anglais et français.

            Evidemment, l'énacratie européiste présente ce lâche abandon comme une simple mise à jour du logiciel bruxellois, qui est conforme à la méthode de l'agent américain Monnet (bâtir un Etat fédéral vassal en dépiautant les aédies constituées).

 

            Disons-le tout net : les jean-foutre qui tiennent la France, c'est-à-dire la cupide bourgeoisie d'affaires et la noblesse désargentée qui la sert dans l'appareil d'Etat qu'elle monopolise, se croient modernes en se plaçant dans le vent de l'Histoire qui dilue le pays dans la chimère européiste, alors qu'ils sont l'irresponsable vieux monde internationaliste en perte de vitesse et de sens.  

 

Alexandre Anizy

 

L'Australie blanche est mal partie (inédit)

Publié le par Alexandre Anizy

(Poème inédit extrait d'un recueil en préparation)

 

Le pays continent est un aperçu d'un futur possible.

 

En tout cas ce n'est pas romance :

Aborigènes massacrés,

Déforestations intensives

Suivies par une herbe broutée

Par les moutons de ces colons,

Sols anciens et pas nourriciers

Et même salés, incertaines

Pluies donc semailles gaspillées,

Lapins et renards ravageurs,

Eau douce en faible quantité...

Le tableau n'est pas folichon !

Pour bon nombre d'activités,

Rien qu'une exploitation minière :

Les ressources sont épuisées.

 

Alexandre Anizy

 

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