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64 articles avec portraits

Un fossoyeur de l'Europe : Jacques Delors

Publié le par Alexandre Anizy

C'est un marronnier de l'été : l'éloge unanime de l'oligarchie pour le social-traitre Jacques Delors, la pleurnicheuse du PS présentée comme un grand bâtisseur de l'Europe alors qu'il en est plutôt un fossoyeur.

En effet, lorsqu'il arriva à la tête de la Commission européenne, il s'attela à un vaste chantier : la création du marché unique. Il a réussi parce qu'il céda tout aux néolibéraux menés par l'épicière anglaise Margaret Thatcher : c'est Denis MacShane, un ancien ministre britannique bien informé qui le dit.

« Jacques Delors s'est attaché inlassablement à intégrer les valeurs et l'approche britannique dans la construction commune de l'Europe. » (1)

« Le paradoxe de Jacques Delors est qu'il a travaillé en bonne entente avec Margaret Thatcher pour créer l'Acte Unique et pour commencer à transformer la communauté économique en une union politique partielle. » (idem)

Ce qu'il fit en France, Delors le répéta au niveau européen en planifiant la mystification des peuples. Qui mieux que Denis MacShane peut le dire :

« Jacques Delors a donné aux Anglais le plus grand marché libre et ouvert que le monde ait jamais vu.»

Alexandre Anizy

(1) dans le Journal du Dimanche du 19 juillet 2015

Nicolas Barré un ordurier des Echos

Publié le par Alexandre Anizy

Depuis une semaine, la presse française répand l'idée que le culbuto molletiste Hollande met tout en oeuvre pour empêcher un "Grexit", sans poser la bonne question concernant cette médiation : pour la France, est-ce honorable de participer activement au dépouillement politique et économique de la Grèce ?

Pour savoir que la négociation ne finira jamais, il faut comprendre la vraie raison des nouvelles exigences de l'Allemagne - et ses acolytes - déposées ce week-end sur la table (comme l'a raconté Varoufakis dans un entretien en Angleterre, à chaque étape de la négociation, Mutti Merkel et son ministre handicapé ajoutaient une condition impérative) : si Merkel présente au Bundestag un texte sur un 3ème plan d'austérité, il risque fort d'être rejeté ... et l'Allemagne apparaîtrait alors comme la force négative d'une Union qui n'est plus européenne depuis belle lurette. C'est pourquoi Mutti Merkel allonge sans cesse la liste des demandes et conditions, en exigeant bien sûr que le texte soit d'abord approuvé par le Parlement grec avant de passer devant le sien (et quelques autres).

Pour la France, est-ce honorable de participer à ce simulacre ?

Mais de cela, l'éditorial de Nicolas Barré ne parle pas ce matin. Par contre, on y lit :

« Depuis le début, le gouvernement Tsipras (...) négocie avec une grenade dégoupillée à la main (...). » ;

« Ne fait-il [Tsipras] que gagner du temps ou est-il sincère ? on ne peut en vouloir à ses partenaires, eux qui essuient les insultes de ses ministres (...) »

Passons sur les expressions guerrières employées par le publiciste (des études en psychologie ont montré l'effet positif des dites expressions pour la mémorisation du récit chez les lecteurs), pour nous interroger sur l'exercice de son métier : il affirme que des négociateurs grecs ont insulté des ministres européens. Qui ? Quoi ? A qui ? Quand ? Nicolas Barré ne l'écrit pas. C'est pourtant le b.a.ba du journalisme.

Force est de constater que monsieur Nicolas Barré fait de la propagande au bazooka, du journalisme à la Goebbels. Nicolas Barré est un ordurier des Echos.

Alexandre Anizy

Comment travaille le profiteur Bernard Debré ?

Publié le par Alexandre Anizy

Parce qu'il est un héritier, la vie fut facile à Bernard Debré : il n'y a plus que les imbéciles ou ceux qui en profitent pour affirmer que le système français est méritocratique.

Pour jouir des privilèges, il apporta sa très modeste contribution. Comment ? Son comportement à propos du dossier de la Tour Triangle nous éclaire :

« J'avoue que je n'ai pas étudié la question dans le détail, et j'ai suivi le groupe. (...) Ça me rappelle la pyramide du Louvre : j'étais contre sa construction à l'époque, j'ai gueulé avec la meute ; (...) » (1)

Jeune, Bernard Debré était un loup servile.

Et aujourd'hui ?

« Il ne faut pas avoir peur des tours, en périphérie. Je voyage beaucoup, il en pousse dans toutes les grandes villes. » (1)

Vieux, il suit la meute : c'est un loup docile.

Bernard Debré est toujours un loup : entre le jeune et le vieux, seul le niveau de testostérone a changé.

Alexandre Anizy

(1) Journal du Dimanche, 28 juin 2015

Le pantalon de Mathieu Pigasse

Publié le par Alexandre Anizy

            Le vice-président de Lazard Europe Mathieu Pigasse est « un drôle d'oiseau », d'après son ami Finchelstein (1). Il vient de le confirmer à nouveau ces jours-ci avec son revirement sur la question de la dette grecque.

 

            Ayant travaillé à Bercy sur la réforme des Caisses d'Epargne (mais aussi les privatisations d'Air France et France Télécom, la création d'Areva et EADS - « La constitution d’EADS fut pour le groupe LAGARDERE le plus fantastique hold-up commis à l’occasion d’une privatisation » (2) ) au temps des ministres Strauss-Kahn puis Fabius, il peut apporter en 2005 au patron new-yorkais de la banque Lazard, Bruce Wasserstein, l'entrée des Caisses d'Epargne dans leur capital, un atout incontestable au moment où la banque d'affaires s'introduit en Bourse. Au sein de cette institution financière, il connaît ensuite une ascension fulgurante en devenant le roi des dettes souveraines, parce qu'il restructure les dettes d'Etats comme l'Argentine, l'Irak, l'Equateur. Et la Grèce.

 

            En ce qui concerne la Grèce, depuis 2010 Lazard est partie prenante du programme austéritaire de la Troïka, accepté par les gouvernements grecs, qui mènera le pays à la catastrophe économique, et même financière !

            Et en 2014, que n'a-t-il pas dit sur Syriza, le banquier Pigasse ?

 

            Mais en janvier 2015, tout change par la volonté d'un peuple et surtout d'un nouveau mandat de la Grèce à la banque Lazard. Ce qui était hier impossible et même insensé devient maintenant un élément de la négociation : une réduction de 100 Milliards d'euros de la dette grecque est préconisée par le banquier Pigasse.  

 

            Quel spectaculaire revirement ! Mais pas étrange, car Mathieu Pigasse n'a pas de problème de mémoire, puisqu'elle est autonettoyante. Un autre exemple ? En 2007, il signe les statuts des Gracques (nom d'une association de hauts fonctionnaires qui plaident, sans relâche et sans vergogne dans les médias bienveillants, la cause de l'extrême centre) déposés à la Préfecture ; en janvier 2010, Pigasse affirme aux journalistes de France Culture : « je n'ai jamais été membre de cette association ».

 

            C'est ainsi que les gens importants relativisent les choses, contextualisent les valeurs, la morale n'étant toujours bonne que pour les masses.    

            Au prochain changement, Pigasse retournera-t-il son pantalon ?

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) propos cités par Marie-Pierre Subtil, le Monde du 9 novembre 2010.

(2) lire notre billet du 15 octobre 2007 :

http://www.alexandreanizy.com/article-7183428.html

 

Thierry Lepaon sur le bec !

Publié le par Alexandre Anizy

            De quoi Thierry Lepaon est-il le nom ? Après une rénovation d'appartement de fonction à plus de 100.000 euros, un réagencement de son bureau à 62.000 euros, la CGT dont il est le patron semble découvrir une autre turpitude du lascar : alors que son syndicat y est opposé par principe, Thierry Lepaon aurait signé une rupture conventionnelle de contrat... et touché les indemnités, quand il était secrétaire général régional de la CGT Normandie.

            L'amoralité de ce personnage semble maintenant évidente.

            On pouvait déjà se faire une idée si l'on connaissait les circonstances de son entrée chez Moulinex, l'entreprise où Lepaon s'est illustré dans la lutte syndicale. Rappelons les faits.

 

            En 1983, le DRH de Moulinex, un certain Alfred Sirven qui développa son approche vénale des relations sociales dans l'affaire Elf, veut briser une CFDT puissante et vindicative dans l'entreprise, alors que la CGT y est quasiment inexistante. Pour cela, il contacte le patron de la fédération CGT de la métallurgie ( un certain André Sainjon de sensibilité chrétienne qui s'illustrera plus tard en devenant un député européen radical, qui ensuite se recyclera en capitaine d'industrie : on n'est pas vraiment dans du beau linge ) pour lui proposer de faire entrer un syndicaliste CGT dans l'usine de Cormelles-le-Royal. Faute de militant disponible, la CGT aurait demandé un candidat au Parti Communiste local... qui a brillamment rempli sa mission puisque 20 ans plus tard la CGT de Lepaon récoltait 40 % des suffrages dans l'entreprise.

 

            On constate qu'un haute idée de la défense de la classe ouvrière est au commencement de la carrière syndicale de Thierry Lepaon. La suite est à l'avenant.

 

 

Alexandre Anizy

Cynthia Fleury racole dans Libération

Publié le par Alexandre Anizy

            En sortant de la salle de sport, nous ramassons Libération sur le présentoir des gratuits (1) offerts par l'enseigne (c'est mieux que d'emballer le poisson, n'est-ce pas ?), car plus question d'acheter ce sermon libéral quotidien depuis belle lurette.

 

            Aujourd'hui, la parole est à la philosophe Cynthia Fleury qui vient soigner sa cote de notoriété en pissant un amphigouri brillant de son orthodoxie.

« Libération, c'est plus de quarante ans de vie démocratique, de combats intellectuels, de résistance de la pensée, quarante ans de la performativité du dire au service de la société... »

"de résistance de la pensée", quèsaco ? Un concept fleuryen ?

"de la performativité du dire au service de la société" : moyen de pression au service de la famille Seydoux dans les années 80 (à quoi sert le Figaro, les Echos, le Point... ?), etc. , de quelle action d'intérêt général Libération est-il l'énoncé ? Si la philosophe pressée voulait bien éclairer les lecteurs...

 

« La bataille qui se livre à Libération (...) Celle du travail, du pluralisme, de l'indépendance, du récit de nos vies singulières, celle du contre-pouvoir et de la régulation démocratique. »

            Il faut partager leurs idées ou bien n'avoir jamais lu la propagande d'un Jean Quatremer, d'un Bernard Guetta, ou d'un Eric Decouty (2) pour oser voir dans Libération un contre-pouvoir !

 

            Mais peut-être que Cynthia Fleury se fiche de Libération, de l'Humanité (3), comme du travail ? Elle n'interviendrait aujourd'hui que pour accroître sa part de marché médiatique, en quelque sorte.

            Ce n'est pas un délit. Mais quelle connerie !

 

 

Alexandre Anizy

 

 

(1) : à côté du Figaro, L'équipe, Auto-Journal, des magazines féminins, c'est une démarche commerciale honorable.

 

(2) : Extraits de l'éditorial du 11 février 2014 sur la votation suisse :

« Le vote anti-immigration » ;

« La majorité helvétique qui s'est exprimée dimanche illustre enfin le risque de contagion du discours glauque mêlant le sentiment anti-européen, le rejet des étrangers et le refus d'un supposé "système" politique. » « Il est encore temps d'expliquer que l'Europe et l'immigration sont une chance économique et culturelle pour toutes nos sociétés. »

On croirait lire un éditorial de Natalie Nougayrède, le style alambiqué en moins... voire le communiqué de presse d'un Commissaire bruxellois.

 

(3) : Cynthia Fleury y tient une chronique.

Terrassons le dragon Pascal Terrasse !

Publié le par Alexandre Anizy

C'est un apparatchik du PS (à 25 ans, l'encre de son diplôme de droit n'était pas encore sèche qu'il émargeait déjà auprès d'un Secrétaire d'Etat - en 1989), député de l'Ardèche à 32 ans, bref un type protégé qui n'a aucune expérience personnelle du marché du travail comme le vivent des millions de Français, qui en appelle ouvertement à la psumpesque union nationale. Pourquoi faire ? Instaurer la discipline sociale.

 

            Derrière cet élément de langage, on trouve l'ordinaire de la pensée eurocratique, comme :

« La vérité, c'est que l'austérité s'impose désormais à nous par des formes plus ou moins autoritaires. » ;

            [mais grâce à la coalition PSUMP, l'austérité sera douce ... pas de dragonnades ! ...  c'est une promesse implicite de Terrasse ! NdAA]

« Il est temps d'envisager des solutions nouvelles, comme celles qui ont permis à l'Allemagne de se redresser. » ;

            [L'agenda de Schröder, est-ce vraiment nouveau ? Economiquement judicieux ? Que nenni !]

« Mon propos n'est pas de demander de la dérégulation sociale, mais plutôt d'acter le principe de la discipline sociale. (...) nous devons revoir notre système de redistribution depuis les prestations sociales jusqu'au contrat de travail encore trop rigide (...) ».

            [En moins de 10 lignes, dans le même entretien au Figaro du 28 novembre 2013, Pascal Terrasse vous plonge dans son cerveau rongé de contradictions - pas de dérèglementation mais on poursuit la casse de l'Etat social ! Vous devez être fatigué, il faut vous reposer, monsieur le député démolisseur.]

 

            Monsieur Pascal Terrasse est un homme protégé qui ne risque pas de connaître les rigueurs de l'hiver social qu'il appelle de ses vœux. Il fait partie de ces politiciens qui aiment se retrancher derrière le drapeau de l'union nationale, un peu comme les parlementaires de juin 1940 se sont planqués à Vichy derrière le Maréchal Pétain en lui donnant les pleins pouvoirs (on s'en lave les mains mais on touchera la solde...).

 

            Anticipant le jour funeste pour la France où la pseudo élite fera loge commune pour mieux mater la populace (ce qu'ils pensent), nous lançons un appel symbolique :

                                   Terrassons le dragon Terrasse !

 

 

Alexandre Anizy    

 

 

Honte au populiste Urvoas !

Publié le par Alexandre Anizy

 

En 2009, présentée par Jean-Louis Borloo et l'héritière Nathalie Kosciusko-Morizet, la loi de l'écotaxe¹ est votée par le PSUMP, dont fait partie le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas³. En 2011, l'aile sarkozyste du PSUMP a repoussé tactiquement l'application de cette loi pour ne pas aggraver ses déboires.

A l'automne 2013, alors que dans le pays les ingrédients pour une jacquerie s'accumulent, les benêts de l'aile hollandaise du PSUMP, dont fait partie Urvoas, persistent à mettre en place cette loi de l'écotaxe.

 

Alors la tempête se leva en Bretagne. Que fit l'opportuniste Urvoas pour ne pas désespérer ses électeurs ?

« C'est pourquoi je plaide, sans remettre en cause le principe de l'écotaxe que j'ai votée, pour son ajournement² dans une volonté d'apaisement. » (Urvoas dans le Figaro du 29 octobre 2013)

Que ne ferait pas le populiste Urvoas pour dorloter sa clientèle et préserver ainsi ses futurs revenus ?

Honte à vous Jean-Jacques Urvoas !

 

Alexandre Anizy

 

 

(¹) : mardi 29 octobre, nous avons observé une nouvelle fois l'art de l'esquive du pitoyable Borlooqui n'était pas à son siège de l'Assemblée pour défendre son texte, et le retournement de veste de l'héritière NKM avec l'aplomb et la morgue de sa caste technocratique.

Pour connaître tout le bien que nous pensons de cette petite dame de vertu, lire notre billet :

http://www.alexandreanizy.com/article-23751181.html

 

(²) : notons que le ministre Marylise Lebranchu, politicienne de tendance aubryste qui fit carrière dans le Finistère, a repris ce matin même l'élément de langage d'Urvoas, et non pas celui de son chef, le Premier Ministre Ayrault (à savoir : « suspension »).

(³) : Urvoas n'est pas un petit soldat du PSUMP, puisqu'il est président de la commission des lois de l'Assemblée nationale.

 

 

 

Jérôme Cahuzac comme une ménagère

Publié le par Alexandre Anizy

 

C'est l'histoire d'un mec (il est capable de gifler dans la rue un jeune chahuteur « à l'autorité familiale déficiente ou absente »...) qui a fait fortune dans la chirurgie capillaire.

 

Comme ministre du Budget, en tondant maintenant les contribuables français, il reste dans sa partie.

 

Sa grandeur d'âme égalant celle de son porte-monnaie, il fait carrière en politique sous la casaque rose, comme tant d'autres. A notre avis, elle aurait pu aussi bien être bleue, c'est juste une affaire d'opportunité.

 

A l'Assemblée, le député Cahuzac s'était spécialisé dans la tenue des comptes de l'Etat : discourir sur le cahier des recettes et des dépenses comme une ménagère était à sa portée.

 

« De là à faire la leçon d'économie, mec, faudrait pas se la péter ! » comme dirait un djeune bac+5 éco des "quartiers", sans emploi forcément avec des lascars comme Cahuzac aux manettes.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Homo economicus : le cas Daniel Cohen

Publié le par Alexandre Anizy

 

En 2009, c'est en expert que Daniel Cohen nous parlait de la Prospérité du vice (Albin Michel, 19 €).

Pour l'automne 2012, il évoque toujours en connaisseur la perte de repères éthiques dans les sociétés modernes : succès garanti chez les fourbes et les innocents.

 

 

Alexandre Anizy

 

PS : pour mieux comprendre ce personnage, lire aussi la note du 14 janvier 2010

http://www.alexandreanizy.com/article-crise-de-la-mondialisation-i-contre-daniel-cohen-42898374.html

 

 

 

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