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En conscience : barrage à Macron XIV

Publié le par Alexandre Anizy

            Dans un monde tumultueux, il faut cette fois-ci camper sur ses positions politiques.

 

 

            Parce qu'ils ne sont ni atlantistes, ni européistes, ni libéraux, les Transformateurs doivent rejeter le conservateur Bel-Ami Macron.

            S'il est élu, cet individu cynique, amoral ― les journalistes du quotidien Le Monde (n'est-ce pas Adrien de Tricornot ?) le savent mais ne l'écrivent pas pour ne pas se heurter à la volonté de leurs patrons propriétaires ―,

http://www.alexandreanizy.com/2016/04/bel-ami-macron-en-marche-dans-la-cour-des-miracles.html

gouvernera brutalement sans scrupule et sans hésitation au profit de ceux qui l'ont aidé : le bankster remboursera rubis sur le pavé si nécessaire. 

            Il le fera aussi, comme à la Rotonde, parce que tel sera son bon plaisir.

 

            L'Etat, ce sera Macron XIV, la nuisance absolue, le monstre maléfique à la trogne ensorceleuse qui échappera à ses créateurs.

 

            Pour empêcher l'asservissement de la France, les Transformateurs peuvent user de deux armes d'efficacité inégale,

l'abstention, ou le vote tactique

à la personne qui défend modestement l'idée d'un Etat social dans une économie-monde apaisée.

 

 

            Contre le conservateur Bel-Ami Macron XIV, la bourgeoisie de labeur et les gens de peu disposent de deux choix estimables.

 

 

 

Alexandre Anizy

 

Dimanche on vote gratis

Publié le par Alexandre Anizy

            Dimanche sera-t-il de fête, comme l'espérait Jean Cassou ?

 

Sonnet 23

 

La plaie que, depuis le temps des cerises,

je garde en mon coeur s'ouvre chaque jour.

En vain les lilas, les soleils, les brises

viennent caresser les murs des faubourgs.

 

Pays des toits bleus et des chansons grises,

qui saignes sans cesse en robe d'amour,

explique pourquoi ma vie s'est éprise

du sanglot rouillé de tes vieilles cours.

 

Aux fées rencontrées le long du chemin

je vais racontant Fantine et Cosette.

L'arbre de l'école, à son tour, répète

 

une belle histoire où l'on dit : demain...

Ah ! jaillisse enfin le matin de fête

où sur les fusils s'abattront les poings !

 

 

Jean Cassou

            (Trente-trois sonnets composés au secret)

 

Autour de la brigande Marion du Faouët

Publié le par Alexandre Anizy

            Grâce à Michèle Lesbre, on découvre dans Chère brigande (Sabine Wespieser éditeur, février 2017, en livrel) cette hors-la-loi sympathique.

 

            Quelle drôle d'idée pertinente de suggérer le passé glorieux d'une brigande ! L'auteur ayant passé l'âge de croire aux belles histoires, personne ne se bercera d'illusions sur la gestion courante des affaires de Marion du Faouët...

            « Tu n'es pas un ange mais, contrairement à Marie Collin ou Collen, dite Marie l'Escalier, qui sévit dans la région elle aussi, tu ne fais pas couler le sang, sauf la fois où l'un des membres de la bande s'est permis de prélever sa propre dîme aux dépens d'un ancien président du tribunal de Quimper. La victime s'est plainte à toi car tu lui avais délivré un sauf-conduit dont le traître n'avait tenu compte. Il est jugé par toute la compagnie et c'est toi qui l'exécutes. On ne doit pas rompre l'unité du groupe. » (p.28 de 49)

            "Dura lex sed lex", plus encore chez les truands. 

 

            Mais en évoquant la vie tumultueuse et forcément courte de Marion du Faouët, Lesbre nous parle un peu d'elle et de notre monde qui va de guingois.

            « Dors tranquille, chère brigande, tu m'as sauvée pendant quelques jours de notre démocratie malade, des grands voleurs qui, eux, ne sont presque jamais punis parce qu'ils sont puissants, de ce monde en péril. Tu n'étais pas un ange, mais les anges n'existent pas. »

 

            Mais de quels puissants parle Michèle Lesbre...

 

 

Alexandre Anizy

Ici de Michel Monnereau

Publié le par Alexandre Anizy

              Etat d'âme au lendemain d'un débat électoral.

Ici

 

Entre le cri des graffitis et les mots d'ordre

je vais desperado

en liberté conditionnelle

boulevard de l'insoumission civile

un meurtre dans la main gauche

un suicide dans la main droite

des enfants dans les testicules

les mains nues parmi vos armes

excisé à toutes les Afriques

une révolte toujours disponible

la tendresse rétive

entre mes bals fanés et vos balles perdues

- sans rançon acceptable. 

 

Michel Monnereau

                  (Je suis passé parmi vous, La table ronde mars 2016)