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Illusions de Balzac toujours d'actualité

Publié le par Alexandre Anizy

 

En relisant les « illusions perdues » d' Honoré de Balzac (livrel gratuit à télécharger), nous faisions le constat suivant.

 

D'abord nous confirmons notre appréciation du temps de la folle jeunesse : la prose balzacienne n'a pas notre faveur (les longueurs, le style).

 

Ensuite, face à la pesanteur de certains passages des « illusions perdues », nous faisons l'hypothèse que le tapuscrit de cette œuvre serait de nos jours refusé chez certains éditeurs, réécrit chez d'autres. A Saint-Germain-des-près, d'aucuns feraient même la leçon de littérature à l'infortuné Balzac

 

Enfin, concernant le métier de journaliste, le déniaisement cruel à travers le personnage de Rubempré vaut toujours : la carrière d'un Franz-Olivier Giesbert, le changement de casaque d'un Claude Askolovitch (lire http://www.alexandreanizy.com/article-22469551.html ), l'autocritique nauséabonde d'un Eric Fottorino (lire http://www.alexandreanizy.com/article-le-monde-en-crise-virer-fottorino-60446129.html ) peuvent étayer cette analyse.

Les Rubempré n'ont jamais déserté les salles de rédaction.

 

Évidemment, nous considérons le bilan de Balzac globalement positif, selon la formule de Georges (non, pas le vendeur de café …).

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

 

 

 

La cloche de Claire Castillon

Publié le par Alexandre Anizy

 

En décembre 2009, Claire Castillon récidivait avec « les cris » (Fayard, 16,90 €) : elle aime parler de ses petites misères.

Lire http://www.alexandreanizy.com/article-19657392.html

 

« Je reconnais le bruit de la déflagration. Fracas de verre. Fissure interne. Accablant souvenir. Et pourtant, je respire enfin. C'est accompli. Adam, liquide, sait que sa femme peut devenir violente face à la médiocrité, alors, effrayé, il la fuit. En quelque sorte, il craint une hypothèse. Alors il précipite la conclusion. Funeste. C'est ce qui se passe de son côté. Pétoche. Trouille. » (p.11)

 

La cloche de Claire sonne mal.

190 pages à ce rythme, c'est … accablant. Liquide peut-être ?

Nous faisons l'hypothèse d'un talent médiocre enfoui sous un monticule de savoir-faire : c'est notre conclusion.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

La conteuse Rama Yade ambassadrice d'elle-même

Publié le par Alexandre Anizy

 

Lorsqu'ils la propulsèrent sur le devant de la scène politique durant les présidentielles de 2007, Rama Yade racontait sa belle histoire personnelle : de quoi attendrir les gens, comme ils disent.

Une fois maroquinée, elle promettait de faire de la politique autrement, puisqu'elle était jeune. On a vu l'inconsistance.

Aujourd'hui, Rama Yade vient d'accepter l'honneur d'être ambassadrice : c'est enfin une mission à sa portée, puisqu'elle trimballe son ego en permanence.

Aujourd'hui, Rama Yade a vieilli, puisqu'elle fait maintenant de la politique comme un vieux radical toujours prêt pour la soupe.

 

Alexandre Anizy

 

 

Ignorer Isabelle Mestre

Publié le par Alexandre Anizy

 

« L'arpenteuse » (Mercure de France, décembre 2007, 112 pages, 12 €) est le premier roman d'Isabelle Mestre.

Il débute mal :

« « Remonte vers la ville, c'est ta première conquête. »

Marguerite a froid. La rue est sale. Les choses sérieuses commencent. ».

 

Il se poursuit de travers, en perdant l'attention du lecteur, et il s'achève piteusement :

« J'ai ma tête, vous savez. Que reste-t-il à dire ? Je veux bien vous le dire. » (p.112)

 

Nous aussi : internautes fidèles ou de passage, ne parcourez pas cette prose.

 

 

Alexandre Anizy

 

Une couronne pour Paul Valéry

Publié le par Alexandre Anizy

 

En novembre 2008, les éditions de Fallois publiaient un recueil inédit de poésie de Paul Valéry, titré « Corona & Coronillia » (219 pages, 22 €) : ce sont les poèmes qu'il écrivait à Jean Voilier, une femme très libérée pour son époque. En préambule, l'éditeur s'interroge :

« "La poésie est une survivance", disait Valéry. C'était en 1929. Quatre-vingt ans plus tard, faut-il publier Corona ? » (page 7)

Personnellement, nous répondons non.

Et pourtant, nos aurions tant aimés être subjugués par les derniers vers de celui que nous considérons, comme d'autres, comme l'un des plus grands versificateurs français.

 

En vieux monsieur transi, Paul Valéry couche sur le papier ses mots d'amour exaltés : si, au crépuscule de sa vie, il pensait encore que « le vent se lève, il faut tenter de vivre », c'est à Jean Voilier qu'il le devait.

Malheureusement, nous sommes loin du "cimetière". Ni émotion, ni fascination.

Trois semaines avant la mort du poète, l'obscur sujet de son désir avait largué les amarres : il ne s'en était pas remis.

 

Malgré les sirènes marchandes, le lecteur averti saura rester au large de ce récif.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

Autre chef d'oeuvre de Slobodan Selenić : "meurtre avec préméditation"

Publié le par Alexandre Anizy

 

Après avoir lu « l'ombre des aïeux », chef d'œuvre de Slobodan Selenić que nous vous avons déjà recommandé,

http://www.alexandreanizy.com/article-sous-le-soleil-de-slobodan-seleni-46906180.html ,

il faut enchaîner avec « meurtre avec préméditation » (Gallimard, avril 1996, 236 pages, 140 FRF), où le talent éclate à toutes les pages.

 

Encore une fois, le travail sur le style est remarquable, de même que l'architectonique. En plus, à la fin du livre, le vieil écrivain serbe ose la répétition d'un personnage et de scènes : un acte créateur pour exprimer l'absurdité de la chose.

(Il serait surprenant qu'aucune étude comparative n'ait été réalisée entre les deux livres)

 

Vous donner un aperçu du travail stylistique ?

Prenons la fin du premier paragraphe :

« Mais autant le dire tout de suite : je ne veux pas être un écrivain lettré. Je fais dans l'art brut. J'écris comme je parle. Et je parle comme ça me plaît, tu vois. Je fais aussi de la photo. Genre photo d'art. Mais ça ne me branche pas des masses. Je clique pour le fric. Quand je suis dans la dèche. »

(une traduction de Gojko Lukić et Gabriel Iaculli)

 

Alors, vous n'êtes pas encore partis emprunter ou acheter le(s) livre(s) ?

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Des oeillères de Jean-Pierre Jouyet

Publié le par Alexandre Anizy

 

Dans un article publié dans le Figaro du 8 décembre 2010, l'inénarrable Jean-Pierre Jouyet,un Ponce Pilate Gracquant

(lire http://www.alexandreanizy.com/article-les-tartufes-socialistes-jean-pierre-jouyet-le-ponce-pilate-gracquant-43910658.html

et

http://www.alexandreanizy.com/article-21101706.html ),

apporte sa ridicule contribution à la pensée eurocratique en affirmant une méthode :

« Pour consolider la zone euro, osons changer de paradigme et de logiciel. Toutes les hypothèses, même celles qui gênent les banquiers, méritent d'être étudiées. »

Comme ce grand bourgeois n'a rien d'un révolutionnaire, il n'a pas osé conclure son papier par « de l'audace ! Encore de l'audace ! Toujours de l'audace ! ».

Puis, comme il a fait carrière dans la haute administration grâce à son allégeance au clan dit de gauche de l'oligarchie, il cadenasse son effort intellectuel dans une perspective limitée, comme Sartre le fît autrefois :

« (…) nous aurons bien servi l'Europe, qui demeure notre horizon indépassable. »

 

Consolons nous en pensant que l'imbécillité et l'intelligence sont équitablement distribuées dans la société.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Le métier de Christine Lagarde

Publié le par Alexandre Anizy

 

Christine Lagarde, née Lallouette en 1956, a échoué à deux reprises au concours de l'ENA : elle s'est rattrapée en devenant avocat, notamment spécialisée dans le droit social. De 1981 à 2005, elle fera une brillante carrière américaine au sein du grand cabinet d'avocats mondiaux Baker & McKenzie.

 

A un certain stade de son ascension professionnelle et sociale aux États-Unis, Christine Lagarde intègre un "think tank" (Center for Strategic and International Studies – CSIS), puissant cercle de "réflexion" euro-atlantique truffé d'hommes d'affaires et de barbouzes, où l'on "cogite" plutôt en faveur des intérêts militaires américains (la question de l'élargissement de la communauté euro-atlantique taraude déjà la dame ...).

 

En 2005, il paraît qu'un publicitaire poitevin dénommé Jean-Pierre Raffarin débusque les talents politiques cachés de l'avocate d'Amérique, bien cachés puisqu'elle n'a jamais été élue par le peuple et qu'elle n'a jamais géré un budget public (commune, conseil général, etc.). Bref, on ne sait par quel "miracle", l'avocate d'Amérique est bombardée ministre déléguée au Commerce extérieur du gouvernement de Dominique Galouzeau de Villepin le 2 juin 2005.

Le bilan du ministre Lagarde est éloquent : la balance commerciale française est en déficit de 30 Milliards € pour l'année 2006, soit le plus mauvais chiffre depuis 1980 ! L'alouette n'a pas fait le printemps …

Malgré ou bien à cause de çà, Christine Lagarde héritera d'autres ministères où elle ne fera aucune étincelle comme vous le savez, et certainement pas en économie son grand domaine d'incompétence.

(lire nos notes consacrées à l'incompétente ministre Lagarde)

 

En vérité, le curriculum vitae de Christine Lagarde montre bien qu'elle n'obtient de bons résultats que lorsqu'elle exerce son métier : avocat.

 

« Donc, il faut que chacun fasse son métier, que M. Cantona fasse le sien, moi, je fais le mien. » (Christine Lagarde à l'AP, le 1 décembre 2010)

Malheureusement pour la France, Christine Lagarde ne fait pas ce qu'elle dit.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Le pic de pétrole (peak oil) fut atteint en 2006

Publié le par Alexandre Anizy

 

De nombreux experts débattent de cette question depuis des années : quand atteindrons-nous le pic mondial de pétrole, i.e. le moment où la production de pétrole commencera à décroître ?

 

Rappelons que dans la note du 15 décembre 2007

http://www.alexandreanizy.com/article-14622083.html

nous parlions du 3ème rapport du groupe d’experts et de chercheurs allemands Energy Watch Group (EWG) publié le 22 octobre :  le pic mondial de pétrole est survenu en 2006.

 

 

L'Agence Internationale de l'Energie (AIE) vient de glisser sa réponse dans son rapport annuel titré World Energy Outlook 2010:

« La production de pétrole brut se stabilise plus ou moins autour de 68-69 Mb/j [millions de barils par jour] à l'horizon 2020, mais ne retrouve jamais le niveau record de 70 Mb/j qu'elle a atteint en 2006. »

 

Dans notre note du 13 mai 2008

http://www.alexandreanizy.com/article-19512359.html ,

il fallait donc ajouter cette information à la liste des éléments objectifs, que les professionnels initiés ne devaient pas ignorer … Mais la crise (2ème secousse à l'automne 2008) a opportunément, si l'on peut dire, changé les besoins !

 

 

Alexandre Anizy

 

 

L'anti-démocrate Dominique Strauss-Kahn, ami du CAC 40

Publié le par Alexandre Anizy

 

A Francfort, le vendredi 19 novembre, l'ami du CAC 40 Dominique Strauss-Kahn a révélé en se lâchant, pour ceux qui ne le connaissait pas, la nature antidémocratique de son immodeste personne.

 

Comme toujours, c'est au nom de la morale, ou bien de la justice voire des bons sentiments, ou bien de l'efficacité économique dans le cas présent, que l'on rabote les lois démocratiques et que l'on commet les pires saloperies.

 

Quel est le diagnostic du docteur Bolkeskahn (DSK) ? (lire la note précédente)

« L' Europe a aujourd'hui un sérieux problème de croissance » ; « les Européens ne sont pas à leur plein potentiel ».

Quel est le remède du docteur Bolkeskahn (DSK) ?

Une plus grande intégration des États au profit de la Commission. « Quand l'ordre du jour est fixé par le centre [autrement dit les eurocrates bruxellois, ndAA], les choses avancent. (…) Les pays doivent être disposés à céder plus d'autorité au centre. »

Une mesure concrète : « la création d'une autorité budgétaire centralisée, aussi indépendante politiquement que la BCE, fixant les orientations budgétaires de chaque pays membre et allouant les ressources provenant du budget central (...) ».

 

Traduisons le DSK : des eurocrates aussi incompétents, quasiment inamovibles, non élus, que ceux de la BCE (ont-ils compris, les Trichet et consorts, le casino bancaire irlandais ? Non.) dicteront aux parlements nationaux le cadre chiffré de leurs débats démocratiques …

En somme, comme pourrait l'écrire le Figaro des Dassault, DSK le penseur global de l'oligarchie recommande la sagesse des experts face à l'irresponsabilité populiste des représentants du peuple.

 

Notez les éléments de langage du FMIste Strauss-Kahn : le centre / les États nations.

Quand le pouvoir est au centre, il devient efficace du fait de son omnipotence, alors que c'est le règne de la non performance (lenteur, gâchis – puisque le plein potentiel n'est jamais atteint -, voire gabegie … ), quand la périphérie (i.e. les États nations) commande.

 

L'ami du CAC 40 Dominique Strauss-Kahn est atteint d'une maladie : le casto-centrisme, qui s'est déjà réalisé dans sa forme brute : l'Empire du Milieu.

 

 

Alexandre Anizy