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Le don dans "mit den Schuhen" de Rudolf Borchardt

Publié le par Alexandre Anizy

"Avec les chaussures", drôle de titre pour un poème où il est question de don.


« On ne peut donner ce qu'on voudrait,

Et l'on ne donne que ce que l'on doit donner,

On donne donc un baiser, quand

On aimerait donner sa vie.


On donne donc un bouquet au lieu

Du jardin autour d'une maison,

On donne le livre, il compense

La sagesse du monde entier,


On passe la bague à un doigt,

On ceint le cou d'un collier,

Tout n'est qu'un minime acompte

Sur la dette de l'univers ! (...) »


« Mit den Schuhen », Rudolf Borchardt


Comprendre que l'homme est un éternel débiteur est le premier pas du sage.


Alexandre Anizy

 

 

 

 

Fabienne Brugère philosophe de la charité et béquille du PS

Publié le par Alexandre Anizy

Il nous faut revenir sur ce concept de "care", puisqu'il va constituer la charpente idéologique du PS, le pseudo parti de gauche.


Fabienne Brugère, philosophe de son état, est l'inspiratrice de la société du bien-être et du soin mutuel. Elle définit ainsi le "care" :

« Il désigne un courant de pensée qui permet de se focaliser sur la fragilité des vies réelles et un monde de plus en plus interdépendant (...) »;

complété par :

« Il s'agit d'un projet de société pour changer la vie, ce qui veut dire donner à tout le monde les moyens de choisir son destin, et non de le subir, (...) »

Changer la vie, ce n'est qu'un slogan publicitaire digne d'un "Rolexien", qui a déjà servi, et pour le reste, même un libéral outrancier comme Pascal Salin ne peut raisonnablement s'y opposer. C'est dire la pertinence nulle du concept.


Cependant, allons plus loin avec la charitable philosophe :

« Réfléchissons sur une prise en charge des inégalités réelles pour renouer avec un universel mis à mal (ce qui implique politiquement, au premier chef, une réforme de la fiscalité, une assurance sociale professionnelle personnalisée). »

L'Etat vu comme une infirmière omnipotente.

Alors quid de la désindustrialisation, des délocalisations ?

« Quant à la destruction de la politique industrielle, le "care" ne saurait tout résoudre ... »

Cela sonne comme « l'Etat ne peut pas tout faire » de Lionel Jospin le fossoyeur.

Maintenant, tout est clair, n'est-ce pas ?



Alexandre Anizy

 

Martine Aubry et son PS veulent soigner les citoyens

Publié le par Alexandre Anizy

Le travail de fond entrepris par Martine Aubry, 1ère secrétaire du PS, se termine par une adaptation du concept anglo-saxon de "care" (voir Carol Gilligan et son idéologie féministe en 1982, et Joan Tronto en 1993) : pour autant, il n'a pas un meilleur teint.


C'est même carrément affligeant : confondre politique et câlino-thérapie dénote une certaine perversion de l'esprit. Pire :

« Il [le concept de "care", ndAA] est dangereux parce qu'il transforme les citoyens en malades et l'État en une sorte d'hôpital social général. » (Jacques Attali)

Et pour tout dire :

« C'est le cache-sexe compassionnel du néolibéralisme. » (Jean-Luc Gréau)


Le PS ne veut pas changer le système, mais seulement adoucir les souffrances des gens de peu grâce à une prise en charge collective (comprendre : financée par le laminage fiscal et social des classes moyennes … et l'exemption de solidarité nationale pour le dernier décile des revenus). Soit un cautère sur une jambe de bois.


What about PS and Martine Aubry ?

I don't care !



Alexandre Anizy


 

(Pierre-Antoine Delhommais) PAD is bad

Publié le par Alexandre Anizy

Dans sa chronique du 16 mai 2010, toujours avec talent, Pierre-Antoine Delhommais rendait grâce une nouvelle fois aux marchés, cet immense lupanar (à défaut de diversité dans l'analyse, PAD sait être iconoclaste dans sa formulation), sans qui les gouvernements laxistes n'auraient pas réussi à boucler leurs finances dans les décennies précédentes.

Alors aujourd'hui, le temps de la rigueur est venu :

« (…) ce n'est certes pas une très bonne nouvelle pour la croissance, surtout dans des pays, comme la France, (…). Mais l'absence de rigueur serait bien pire (...) » (ah bon ? Pour l'explication, vous repasserez …)

Et vient le moment d'affirmer sournoisement :

« (…) les déficits ne font pas la croissance et la création d'emplois. Sans quoi, notre pays qui n'a pas enregistré un seul excédent budgétaire depuis 1973 ne compterait plus un seul chômeur. »


C'est à ces insinuations, théoriquement absurdes, que l'on reconnaît l'éthique du journal le Monde. Et on peut être le "meilleur journaliste économique 2009" et se comporter intellectuellement comme un gredin. PAD is bad.



Alexandre Anizy

 

Le comédien de la morale Jacques Julliard replonge vite

Publié le par Alexandre Anizy

Décidément, durant la quinzaine passée, l'oligarchie et ses chiens de garde ont été secoués au point de tomber les masques ( lire les 3 notes précédentes relatives à Christophe Barbier, Denis Olivennes et Alain Minc ). Mais la dernière livraison de Jacques Julliard le comédien de la morale n'est pas une surprise.


En effet, dans notre note du 22 septembre 2009

( http://www.alexandreanizy.com/article-36363783.html ),

nous dénoncions le rôle néfaste de cet intellectuel obscène, qui se plaçait une nouvelle fois dans les habits d'une "autre gauche" pour mieux polluer les esprits, comme il l'a toujours fait (combien de deniers pour ce job ?). Rappelons ici l'essentiel de son discours en août 2009 :


« C’est l’idée même de ce capitalisme hors sol, hors production, fondé exclusivement sur la spéculation, qu’il faut déraciner, expulser des cerveaux formatés par le bourrage de crâne ultralibéral. »

Diantre ! Quelle radicalité chez ce rad-soc !

Comment faire ?

« (…) la nationalisation du crédit, la taxation à 95 % des très hauts salaires ou leur plafonnement. Et surtout la régularisation du crédit. »

Comme toujours, des mesures démagogiques sont brandies, que ce soit dans les tribunes de presse ou sur les tréteaux électoraux !



Oui, mais voilà, les marchés, comme ils disent, sont maintenant pressés : foin des subtiles manoeuvres de brouillage des idées ! Puisqu'il faut battre le fer quand il est chaud, la presse quasi unanime distille le même programme politique : union sacrée pour la rigueur.

Et Jacques Julliard, docile et penaud, replonge dans le bain commun à peine 9 mois après son "travail de détournement" :

« La question n'est donc déjà plus de savoir s'il faut ou non faire une politique d'austérité mais bien de concevoir à quelles conditions l'austérité ne débouchera pas sur une catastrophe majeure. »

Donc, que vive la rigueur ! Mais JJ a le blues :

« (…) la France va encore perdre deux ans, s'épuiser dans des luttes sociales infécondes et un grenouillage électoral démoralisant. Je voudrais me tromper. »

On le sent au bord du "putsch légitime", comme le petit bonapartiste médiocre Christophe Barbier ( lire http://www.alexandreanizy.com/article-christophe-barbier-un-petit-bonapartiste-mediocre-50457153.html )




Si Pierre Mendès France était l'icône de la "deuxième gauche", le comédien de la morale Jacques Julliard doit en catimini vénérer Edgar Faure la girouette.


Alexandre Anizy

 

Denis Olivennes le doré se lâche

Publié le par Alexandre Anizy

Décidément, l'élite moisie s'est déchaînée cette semaine : après la manipulation d'Alain Minc, après le "coming out" du petit bonapartiste médiocre Christophe Barbier, raillons aujourd'hui l'élitisme de Denis Olivennes le doré (lire http://www.alexandreanizy.com/article-36450987.html).


Encore un que l'étiolement (c'est un euphémisme) de l'Europe technocratique a bouleversé : on savait que Denis Olivennes était un Gracques 40, on découvre maintenant qu'il n'est pas un crack.


En effet, c'est manquer de jugement quand on affirme comme lui que « paradoxalement, le plus européen des responsables et le plus responsable des Européens, c'est Jean-Claude Trichet [l'euro imperator, ndAA]. », car si Trichet a le sens des responsabilités, il faut convenir à la lueur de son expérience au Crédit Lyonnais

( lire http://www.alexandreanizy.com/article-7024151.html )

que l'interprétation qu'il en a ressemble à celle d'une certaine Georgina Dufoix (dans l'affaire du sang contaminé, ce ministre déclara pour sa défense : « je suis responsable, mais pas coupable »).


On ne fait pas l'Histoire avec des gens aussi valeureux.


Pourtant, Olivennes insiste dans son éditorial (1) : « (…) quand il y a, dans le dispositif européen, des institutions supranationales et puissantes – fédérales en quelque sorte – dirigées par des hommes courageux, cela marche. »

Qui sont ces "hommes courageux" ? Une caste technocratique qui n'a jamais reçu la légitimité du peuple.

L'élite moisie d'aujourd'hui nous rappelle celle des années 1930, que les régimes autoritaires – i.e. non démocratiques - n'effrayaient pas.



Alexandre Anizy


(1) : à propos du Nouvel Observateur, dont Olivennes est devenu un des proprétaires : il veut acquérir le journal le Monde. Qui s'assemble se ressemble, n'est-ce pas ?

 

Christophe Barbier un petit bonapartiste médiocre

Publié le par Alexandre Anizy

 

Décidément, l'élite moisie s'est déchaînée cette semaine : après la manipulation d'Alain Minc ( lire http://www.alexandreanizy.com/article-alain-minc-un-parangon-de-l-elite-moisie-50415565.html ), raillons la pensée républicaine de Christophe Barbier, directeur et éditorialiste de l'Express.


Comme d'autres, ce petit monsieur a été bouleversé par le dernier psychodrame bruxellois. Il a compris que la construction technocratique de l'Europe, qu'il soutenait à longueur de colonnes et d'interviews, s'étiole inexorablement. C'est pourquoi, en prenant son courage à deux mains, il lance un appel révélateur dans son magazine.

« Il faut, en Europe, changer de système et de méthode. Cela nécessite un nouveau Traité qui transcende celui de Maastricht, avec sa monnaie unique, trop peu mise au service de l'économie, et sa Banque Centrale, trop obsédée par l'inflation. »

Pauvre petit Barbier, qui professait naguère que le Traité de Lisbonne remettait enfin les institutions européennes en ordre de marche … quelle déconvenue !


Mais l'éditorialiste désemparé sait en son for intérieur que, « traumatisés par le séisme actuel et les duperies d'hier, les peuples ne valideront jamais un tel traité et tout référendum est impossible ; de même, l'alambic des ratifications parlementaires est impraticable, machine à noyer les réformes. »

Alors que faire ?

« Un putsch légitime est donc nécessaire, car il ne s'agit plus de sauver la Grèce d'un déclassement irréversible, il s'agit de nous sauver en sécurisant notre monnaie. »

Affolé par les marchés, Christophe Barbier le républicain (selon le concept du philosophe Jacques Rancière : lire http://www.alexandreanizy.com/article-6704177.html ) révèle enfin sa vraie nature anti-démocratique en prônant cet oxymoron, "putsch légitime", celle d'un petit bonapartiste.


Comme il est un ami de la bergère italienne, il ne rate pas l'occasion de flatter le Président ubiquiste Sarkozy de Nagy Bocsa en l'encourageant à dépasser sa modeste personne pour le plus grand bonheur des peuples européens :

« (…) que Nicolas Sarkozy saisissent l'occasion de mener les débats ! (…) et après avoir été de droit président de l'Europe en 2008, Nicolas Sarkozy peut en devenir président de fait. »

Avec son écharpe rouge, le groupie Christophe Barbier est un Bru(el)ant sans as. Avec Christophe Barbier, petit bonapartiste et médiocre thuriféraire, n'est-elle pas belle, cette élite moisie ?


Alexandre Anizy

 

Alain Minc un parangon de l'élite moisie

Publié le par Alexandre Anizy

Comme nous parlions de l'élite moisie dans une note récente, Alain Minc vient de retenir notre attention par un de ces coups qu'il affectionne. Même si nous avons déjà consacré quelques lignes à ce sinistre personnage, comme

http://www.alexandreanizy.com/article-6418871.html

il nous semble nécessaire de clouer le bec à cet intellectuel malhonnête.


Rappelons tout d'abord que cet écrivassier dispose d'une équipe pour l'assister dans sa tâche. Comme Alexandre Dumas agissait aussi de la sorte, où est le mal ? Quand il franchit ouvertement la ligne jaune : Alain Minc a été condamné pour plagiat par le Tribunal de Grande Instance de Paris le 28 novembre 2001.


Racontons maintenant la dernière performance. Invité de France Info la semaine dernière (les portes des médias n'ont quasiment pas de serrures pour lui), Minc déclare :

« Moi, j'ai un père qui a 102 ans, il a été hospitalisé 15 jours en service de pointe. (…) La collectivité française a dépensé 100.000 euros pour soigner un homme de 102 ans. »

Fort de cet exemple personnel (ah ! ce détail d'ordre privé qui vise à toucher l'auditeur lambda …), il peut balancer son message :

« Et donc, je pense qu'il va falloir s'interroger sur le fait de savoir comment on récupère les dépenses médicales sur les très vieux en ne mettant pas à contribution leur patrimoine quand ils en ont un ou le compte patrimoine de leurs ayants droit. »


Alors, où est la performance ? Dans le prix et la méthode.

Quelque soit la pathologie traitée, une facture d'un tel montant ne pouvait pas être réglée par la Sécurité sociale, puisque la tarification à l'activité (T2A) ne permet pas d'atteindre ce prix.

Interrogé par Libération sur ce sujet, Minc répond :

« Ecoutez, c'était illustratif. Ce montant est sans doute plus élevé que la réalité. (…) Seize jours de service de pointe, ça doit être 20.000 ou 25.000 euros (…). J'ai délibérément pris un chiffre qui frappe ; le montant que j'imaginais qu'on puisse me réclamer. »

Résumons la méthode Minc : dans un débat politique, inventer un chiffre mis en situation pour étayer un argument fallacieux.


Quel est le but politique d'Alain Minc dans cette manipulation ? Attaquer le système d'assurance maladie. Car, après celui des retraites, l'oligarchie voudra démonter celui-là. Leur objectif : protection sociale minimale pour les pauvres et différenciation de l'accès aux soins selon les revenus. Pourquoi ? C'est un marché juteux pour les sociétés d'assurance et autres …

Attendez-vous à subir prochainement un tir d'artillerie médiatique sur ce sujet, car il faut battre le fer quand il est chaud.

Argument fallacieux, disions-nous. Dans son rapport du 22 avril 2010, le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie affirme que le vieillissement de la population française n'est pas la menace majeure pour l'évolution globale des dépenses de l'assurance maladie, puisqu'il ne représente que 10 % de la hausse moyenne annuelle de la consommation de soins et de biens médicaux. En fait, les malades jeunes (moins de 10 ans) coûtent aussi cher que les vieux (85 ans et plus), et le reste à charge est toujours plus élevé pour les vieux.


Nous doutons que l'énarque Minc ignorât les chiffres réels en abordant ce futur champ de bataille. Car sinon, parler doctement en ne sachant pas, n'est-ce pas la première condition pour mériter la fausse qualité d'expert ?



Alexandre Anizy

 

La crise de l'euro Land n'est pas finie

Publié le par Alexandre Anizy

Le plan européen de 750 Milliards d'euros répond momentanément au déchaînement de la spéculation financière, en levant 2 tabous d'importances inégales : la levée mineure est la garantie offerte notamment par l'Allemagne aux emprunteurs en délicatesse avec le marché ; l'achat sans limite par la BCE de dettes publiques sur le marché secondaire constitue la levée majeure, parce qu'elle signifie que les banques engluées dans la dette grecque pourront se défaire de ces actifs pourris (selon les critères du marché). Autrement dit, les spéculateurs sachant désormais qu'il y a un acheteur en dernier ressort dans l'euro land, ils vont pouvoir reprendre les petites affaires et les grandes manoeuvres : « business as usal », comme ils disent.

Ayant été très sollicité dans les médias pour commenter l'événement, l'écono-globish Daniel Cohen usa d'un euphémisme fort imagé : « Parmi les banques, ce sont surtout les banques grecques qui bénéficieront du plan, car le risque de faillite est écarté. Les autres banques de la zone euro seront aussi soulagées. »


A moyen terme, le problème financier de la Grèce n'est pas résolu, car « il est difficile de croire que la Grèce puisse échapper à la restructuration de sa dette », écrit Martin Wolf dans son article "Grèce : pourquoi le plan échouera". A moyen terme, « sans signe de constitution rapide d'Etats-Unis d'Europe, hurlent aujourd'hui les marchés, mais aussi Stiglitz, l'euro ne survivra pas. » martèle le dogmatique Pierre-Antoine Delhommais dans le quotidien vespéral.



En conclusion, nous soulignons l'euphorie des marchés dès l'ouverture lundi matin, parce qu'elle montre concrètement leur satisfaction d'avoir obtenu la garantie du remboursement des dettes des Etats et acquis la certitude d'une purge généralisée en Europe. Autrement dit, on va « pomper la richesse des salariés et des contribuables vers les actionnaires et les financiers », comme le résume bien Thomas Coutrot.



Alexandre Anizy

 

Le parti socialiste (PS) comme à Vichy en juillet 1940

Publié le par Alexandre Anizy

Le Parti Socialiste (PS) a voté le plan de soutien à la Grèce à l'Assemblée Nationale dans la nuit du 3 au 4 mai. En se pinçant le nez, ils ont fini par signer l'inacceptable : la soumission aux forces dominantes est leur valeur primaire. (François Hollande le culbuto mollétiste aurait beaucoup oeuvré pour cette ignominie)

Comme le ministre du Budget François Baroin tenait à « rendre hommage au groupe socialiste », Henri Emmanuelli (un ancien banquier), à qui nous décernons sans hésitation le pompon de l'hypocrisie, déclarait alors : « Nous n'avons pas à nous féliciter les uns les autres, car j'ai le sentiment que nous n'avons pas beaucoup le choix. (…) [mais] quand on va au secours de quelqu'un, on n'en profite pas pour faire des affaires. »


Parce que ces gens-là (les élus socialistes) n'ont plus aucune boussole - ni idéologie ni valeurs (le paradoxe veut que ceux qui se gargarisent des mots "valeurs", "principes", "éthique", "morale", etc …, comme Martine Aubry avec son concept importé de "société du care", en sont généralement dénués) -, ils nous font penser aux élus apeurés qui votèrent les pleins pouvoirs à Pétain en juillet 1940 :

« Mais c'est de la gauche socialiste qu'arrive, le 6, le ralliement le plus spectaculaire [au coup de force politique de Laval, ndAA] (…). Quoi qu'il en soit, le ralliement de Spinasse, collaborateur direct, ami de Léon Blum, est spectaculaire, efficace aussi (…) Il ne faut pas oublier, en effet, que deux ministres socialistes, Albert Rivière, député de la Creuse, et André Février, ancien président du groupe parlementaire socialiste en 1936, font, depuis le 16 juin, partie du gouvernement Pétain et qu'ils y sont entrés avec l'accord de Léon Blum. » (page 68-69, Henri Amouroux, la grande histoire des Français sous l'occupation, tome 2, « quarante millions de pétainistes », Robert Laffont, 4ème trimestre 1977, 573 pages, 125 FRF)


D'aucuns mettront notre propos sur le compte de l'exagération ou d'un anti-socialisme primaire …

A ceux-là, nous rappelons la déclaration de Nicolas Dupont-Aignan, faite le 5 mai : « Il faut sortir de l'euro dans le calme et dans l'ordre. » parce que « l'euro nous tue à petit feu »; la volonté actuelle de conserver l'euro renvoie à la politique monétaire « de Laval de l'entre-deux guerres » [priorité à la défense de la monnaie pour rétablir la compétitivité de la France]

Les élites moisies en sont là.


Alexandre Anizy

 

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