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183 articles avec notes generales

Bellevue à Mali Lošinj

Publié le par Alexandre Anizy

            Découvrir la Croatie en séjournant au Bellevue, il y a des débuts plus difficiles.

 

 

            En conformité avec le principe du blog, il nous arrive de commettre quelquefois des actes gratuits qui semblent éloigner de nos préoccupations : en réalité, il faut aussi les prendre en considération pour oser un schéma général de notre philosophie,

et surtout ne pas faire comme le crétin de la Toile (hou hou méfions-nous les flics [de la pensée] sont partout ― chantait Ferrat) qui prétend démystifier l'économie en qualifiant de gauchiste un intellectuel qu'il ne connaît pas (ni vraiment lu, ni croisé dans la vie),

parce que nos billets de voyageur signalent par exemple une volonté d'harmonie épicurienne dans notre utopie.

 

            Aujourd'hui nous souhaitons vous indiquer le restaurant gastronomique de l'hôtel Bellevue (5 *) sur l'île de Mali Lošinj (Croatie) : le menu à la carte ne dépareillerait pas le tableau Michelin des "1 étoile".

 

 

Alexandre Anizy

Hisser le pavillon de William Elliott

Publié le par Alexandre Anizy

            Au Touquet, il n'y a qu'une étoile : William Elliott.  

 

 

            Après avoir passé un agréable moment et savouré des plats de haute tenue au restaurant du Westminster, on se demande pourquoi les experts ne passent pas l'établissement au niveau supérieur.

            Cette bégueulerie cacherait-elle un ostracisme à l'égard des gens du Nord ? Dans ce cas, sûr que Bel-Ami jupitérien, maître ès relations publiques, y mettra le holà...

 

            Pour nous ce soir-là, le foie de canard rôti avec huitre Régis Borde, suivi d'un ris de veau excellemment présenté, trouvèrent une conclusion personnalisée dans un gâteau chocolat & fruits rouges. 

 

            Puisque William Elliott  a déjà sa brigade et la modestie des grands chefs, il manque une étoile à sa toque.

 

 

 

Alexandre Anizy

 

Chez Marco Garfagnini au château de Noirieux

Publié le par Alexandre Anizy

            Pour un dîner et une nuitée dans le 49, retenez le Noirieux.

 

            Si vous flânez dans le Maine-et-Loire, il est une adresse où le temps s'écoule paresseusement : le château de Noirieux à Briollay. Membre étoilé d'une confrérie de relais, il en honore le catalogue.

            Laissant la chapelle aux cathos qui font florès dans cette contrée, nous avons pleinement profité de la chambre embaumée, non sans avoir préalablement goûté à quelques plats du chef Marco Garfagnini :

* une poêlée de foie gras en millefeuille (un régal !) ;

* un ris de veau au fenouil (cuisson parfaite de la viande et du légume) ;

* baba au limoncello (un délice).

Pour accompagner ce repas, beaucoup d'eau évidemment, et sur le conseil du sommelier, un Rouge bio (1) de Vendée : La Chaume, Bel Canto 2015. Un vin de table de qualité.    

 

            On aurait aimé y rester plus longtemps, c'est vous dire...

 

Alexandre Anizy

 

(1) une carte des vins avec pas mal de vins bio : bravo ! (ras le gosier des produits abondamment pesticidés !)

Gérard Bossé dans son île angevine

Publié le par Alexandre Anizy

            Dans le centre d'Angers, rendez-vous chez un Big Chief  : Gérard Bossé.

             De retour en Anjou, il eût été presque indécent que nous ne goûtassions point la cuisine proposée par Gérard Bossé dans son restaurant étoilé : une île.

            Que dire, sinon que son menu dégustation est un enchaînement de saveur et une démonstration sans affèterie d'une maîtrise totale du métier : les bons produits valorisés par la technique du Chef.  

 

Alexandre Anizy

 

 

Le Favre d'Anne est un havre

Publié le par Alexandre Anizy

            Où découvrir une saveur angevine ?

            Le chef Pascal Favre d'Anne possède un talent que nous apprécions particulièrement : la mise en assiette. Il sait colorer ses créations culinaires : les variations harmonieuses défilent sans temps mort sur la table soigneusement dressée dans un décor sage.

            Faut-il évoquer le faux pas de ce ballet gastronomique ? Oui. Si le Jurançon fruité titilla agréablement les papilles, le Châteauneuf-du-Pape agît comme un rouleau compresseur...

            Le Favre d'Anne est un havre de saveur dans la cité angevine. 

 

Alexandre Anizy

Dans le mille au Lucas Carton

Publié le par Alexandre Anizy

Le premier des talents est sans doute celui d'oser affirmer qu'on en regorge. Le jeune chef Julien Dumas l'a, en plus de celui qu'il démontre au Lucas Carton.

En cette belle journée d'octobre, dans le menu Dégustation du Lucas Carton nous avons savouré un foie gras subtilement préparé, accompagné d'un Riesling Kabinett Sonnenuhr 2013 (Moselle allemande) de grande qualité, comme le rouget qu'un chablis ne peut pas mettre en lumière. Passons vite sur le pigeon en harmonie ordinaire avec un Côtes du Rhône, pour évoquer la finesse du premier dessert (une assiette noire ou rouge foncé soulignerait mieux la blancheur).

Si Julien Dumas mérite son ♠ et qu'il œuvre pour en conquérir un deuxième, il pourrait obtenir un ♠♣ s'il valorisait plus les végétaux. D'ailleurs pour se différencier, dans un contexte d'excès de protéines animales dans l'alimentation et dans la perspective d'une future pénurie alimentaire, pourquoi ne s'attèlerait-il pas à la création d'un plat novateur à base d'insectes... ?

Alexandre Anizy

Alessandro Pascali au Furnirussi Tenuta dans les Pouilles

Publié le par Alexandre Anizy

Entre Lecce et Otrante (Serrano, précisément), découvrez un havre de paix où officie le Chef Alessandro Pascali (♣).

Dans le Salento, campagne pouilleuse où l'on peut voir les ravages de la bactérie Xylella fastidiosa dans les champs d'oliviers, il existe un domaine agricole spécialisé dans la figue au cœur duquel se loge un hôtel d'une simplicité luxueuse, le Furnirussi Tenuta : dans cet antre règne Alessandro Pascali, un jeune Chef bourré de talent (♣) (1).

Alain Ducasse, avec qui le maestro italien a travaillé à Saint-Tropez, a retenu cette adresse dans sa Châteaux&Hôtels Collection.

Alexandre Anizy

(1) Dans ses plats, Alessandro Pascali joue beaucoup avec les saveurs des végétaux ― chez lui, la règle des 3 saveurs de Bernard Loiseau n'est pas de mise ―, mettant aussi en valeur les poissons et les viandes, sans parler des pâtes ! Dans notre tableau gastronomique (très limité et très subjectif), il obtient un ♣ (sur une échelle de 3).

A titre de comparaison, L'atelier de Robuchon Drugstore Etoile n'obtient qu'un ♣ parce qu'il ne met pas assez en valeur les végétaux.

L'affaire Bismuth Sarkozy sur la balance de Patricia Simon

Publié le par Alexandre Anizy

Dans l'affaire des écoutes téléphoniques qui perturbe le rebond politique de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa, quelle ne fut pas notre surprise en voyant le nom de Patricia Simon, redoublée par la lecture d'un article dithyrambique frisant l'hagiographie dans l'iconoclaste quotidien néoconservateur : en effet, au regard de certaines performances passées de ce magistrat, on peut se demander si la vérité y trouvera son compte, sachant que le droit conçoit toujours le sien.

Par exemple, en novembre 2009, dans le procès des marchés truqués des Hauts-de-Seine, dont les services du Conseil Général sous l'autorité directe d'une certaine Isabelle Balkany (bien connue à l'Elysée sous Sarkozy de Nagy Bocsa) sont visés par les magistrats, le procureur Philippe Courroye (bien connu à l'Elysée sous Sarkozy de Nagy Bocsa) n'a retenu que le favoritisme et la prise illégale d'intérêt, écartant les accusations d'escroquerie et de détournement de fonds publics et ne poursuivant in fine que des exécutants. Mais que pouvait faire le juge d'instruction Patricia Simon dans cette affaire commencée en l'an 2000, face à une Police Judiciaire qui perd en avril 2007 une pièce à conviction importante, face à une Direction nationale des investigations financières (DNIF) qui renâcle à l'accompagner pour une perquisition à la mairie de Levallois (le repaire du couple Balkany) ? Y en a qui vont chercher la croissance avec les dents (disait-il), et puis d'autres... allez savoir : des années de travail judiciaire pour en arriver à la condamnation de lampistes. Quel succès !

Voici ce qu'écrivait récemment un médiacrate :

« La justice fait peur par l'insupportable longueur de ses procédures, par l'arbitraire de sa coercition, notamment la mise en détention provisoire, et par l'aléatoire de ses décisions. La justice fait peur, parce que les instructions semblent trop souvent menées à charge, et les tribunaux, trop rarement impartiaux. La justice fait peur, enfin, parce qu'elle ne cesse d'apparaître comme une institution politisée.» (Express n° 3273 du 26 mars 2014)

Si même Christophe Barbier le dit sans appel, on comprend la peur des honnêtes gens lorsqu'ils sont confrontés à l'institution judiciaire.

Pour illustrer cette peur, prenons par exemple une affaire du tribunal de grande instance de Nanterre (références : Parquet 0525738005, Instruction 14/06/1) : lorsque le juge d'instruction Patricia Simon émet précipitamment une ordonnance de refus d'informer le 10 avril 2006, la Chambre d'instruction de la Cour d'Appel de Versailles,

« Considérant que le juge d'instruction régulièrement saisi d'une plainte avec constitution de partie civile a le devoir d'instruire (...) qu'il ne peut se limiter à un examen abstrait de la plainte faisant suite à une seule audition de la partie civile (...) » (Arrêt n° 803 du 18 octobre 2006),

infirme cette ordonnance et fait retour de la procédure au même juge d'instruction. En langage profane, on dirait que Versailles demande à Patricia Simon de travailler un peu plus.

Chacun devine ou apprend à ses dépens qu'il ne faut jamais confondre la justice avec la vérité judiciaire, au royaume républicain de France comme ailleurs. Que croyez-vous qu'il arrivât au deuxième round de cette affaire de Nanterre ? Après avoir rempli le dossier de paperasses prouvant qu'il y avait bien eu cette fois-ci enquête et confrontation, donc une recherche formelle de la vérité, le juge d'instruction Patricia Simon émit derechef une ordonnance de refus de mesure d'instruction complémentaire (22 novembre 2007), dans laquelle figure cette fois un surprenant mensonge,

« (...) et que par ailleurs la demande d'acte ne répond pas aux prescriptions légales en ce qu'elle n'est pas adressée par voie recommandée, elle sera rejetée (...) »,

ce que la Chambre d'instruction de la Cour de Versailles, dans son Arrêt rendu le 27 mai 2008 reconnut timidement de la sorte :

« (…) le magistrat instructeur par ordonnance en date du 22 novembre 2007 (…) indiquait également, à tort, que la demande n'avait pas été déposée dans les formes légales. »

Sur ce constat navrant, la partie civile lâcha l'affaire, considérant comme le grand juriste Jack Lang qu' « Il y a trop de relents d'Ancien Régime dans le système pénal français (...) » (Libération du 30 décembre 2008).

Le magistrat Patricia Simon connaît son droit, c'est entendu, mais les résultats obtenus ainsi que les remarques de ses pairs montrent que, parfois, il semble manquer de cette ferveur républicaine nécessaire pour dépasser les pesanteurs sociologiques d'un pays sclérosé. Comme le soutient le courant américain du "réalisme juridique" (sociological jurisprudence), « l'acte de juger est avant tout le produit d'une activité humaine pratique » (Des juges sous influence, numéro 2015/4 de la revue Cahiers de la justice, coédition Ecole Nationale de la Magistrature - Dalloz), et comme l'exprime à sa façon l'avocat Jean-Pierre Mignard (un ami de l'hôte élyséen d'aujourd'hui), « le problème c'est que dans la hiérarchie du parquet, plus on monte et plus le cerveau judiciaire disparaît derrière le cerveau politique ! » (Monde daté du 16 octobre 2009).

C'est pourquoi nous pensons que le juge d'instruction Patricia Simon, avec son savoir-faire, est une bonne pioche pour le néoconservateur Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa : l'arrêt de la Cour d'appel en mai 2016 en est la première manifestation.

http://www.alexandreanizy.com/2016/05/dans-l-affaire-bismuth-sarkozy-commence-a-s-en-sortir.html

Alexandre Anizy

Dans l'affaire Bismuth, Sarkozy commence à s'en sortir

Publié le par Alexandre Anizy

Patatras pour les juges Patricia Simon et Claire Thépaut !

L'affaire Bismuth (corruption et trafic d'influence à la Cour de Cassation) était la seule qui risquait de couler le néoconservateur Sarkozy de Nagy Bocsa en l'empêchant de se présenter comme candidat : l'obstacle vient de s'effondrer grâce à l'irrégularité commise par les juges Patricia Simon et Claire Thépaut.

En effet, la Cour d'Appel estime dans son arrêt que « les juges d'instruction ont commis un excès de pouvoir qui fait nécessairement grief aux intérêts des parties », parce qu'elle considère que la suspension de l'information a couru jusqu'au 22 mars 2016 : les convocations de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa et de Thierry Herzog les 8 octobre et 20 novembre 2015 étaient donc irrégulières.

L'instruction reprend avec une convocation au début de juin.

Dans une affaire aussi sensible, il est bon de se demander pourquoi les juges d'instruction Patricia Simon, qui n'est donc pas la "crème du métier" que Libération nous vendait il y a peu (1), et Claire Thépaut ont-elles cédé à une impatience ?

Quoiqu'il en soit, le rythme sénatorial auquel évoluera cette affaire Bismuth augmentera le risque d'erreurs... Le bouquet final sera-t-il un vice de procédure ?

Alexandre Anizy

(1) Libération du 3 juillet 2014 : "Magistrats et avocats considèrent que Patricia Simon est une grande professionnelle" ; "Et c'est une grosse bosseuse".

EDF : le Capital à la manoeuvre

Publié le par Alexandre Anizy

Aujourd'hui dans le Journal Du Dimanche, deux cadors de l'oligarchie apportent leur soutien au projet anglais insensé de EDF.

Nous passons vite sur l'incompétent Pierre Gadonneix, qui a le talent de transformer des carrosses en citrouilles, et à qui EDF doit des milliards de dépréciations pour son internationalisation ratée :

http://www.alexandreanizy.com/article-etincelles-d-edf-et-pierre-gadonneix-sevit-toujours-59188609.html

Quant à Thierry Breton, dont nous avons déjà dit le bien que nous en pensons,

http://www.alexandreanizy.com/article-thierry-breton-un-autre-professeur-tournesol-de-l-econo-globish-44309717.html

son propos est plus intéressant, puisqu'il vient de défendre à la commission des Affaires étrangères son projet européen de sécurité et de défense, qu'il résume ainsi :

« L'Etat doit faire tourner ses participations au mieux de ses intérêts patrimoniaux. Je déplore qu'il n'ait pas su le faire entre 2007 et 2012, période durant laquelle il n'a rien vendu. Aujourd'hui, nous pouvons profiter d'une abondance de liquidités à taux zéro, voire négatifs. Cela crée une opportunité exceptionnelle pour les investissements à long terme. Pour financer des projets de modernisation de pans entiers de notre économie en matière de transport, de transition énergétique, de réseau haut débit en créant des fonds d'infrastructure. C'est l'idée que je défends à travers la création d'un fonds européen de sécurité et de défense. »

L'élisphère approuve le projet en filigrane, puisque Breton a fait un tabac à la commission.

Nous observons donc ce dimanche une montée au créneau des administrateurs de l'oligarchie pour encourager EDF dans ce projet des 2 EPR anglais. On remarque aussi la prudence du président de EDF Jean-Bernard Lévy qui veut toujours y aller, mais en s'assurant dès maintenant que l'Etat français crachera bien au bassinet au moment catastrophique.

Alexandre Anizy

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