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La France moisie s'enhardit

Publié le par Alexandre Anizy

 

La réhabilitation de Louis Renault serait-elle en bonne voie ? Alors que la famille avait passé avec la Régie un accord en 1947 qui lui restituait toute la fortune personnelle en effaçant des dettes, elle veut maintenant revenir sur cette convention en réclamant devant le tribunal de grande instance de Paris la réhabilitation et l'indemnisation du préjudice matériel et moral dû à la nationalisation. Or, comme le rappelle l'historienne Annie Lacroix-Riz, « on dispose d'énormément de sources sur la nature de la collaboration de Louis Renault ». Mais pour la Cour d'Appel de Limoges, le 13 juillet 2010, ce n'est pas suffisant, puisqu'elle a condamné le Centre d'Oradour-sur-Glane à retirer une photo du collabo entre Hitler et Göring.

Les juges vont-ils réécrire l'Histoire à coups de jugements saugrenus ?

 

Dans une note précédente,

http://www.alexandreanizy.com/article-28223794.html ,

nous évoquions les efforts déployés par les sieurs Jamet et Fernandez pour expliquer le naufrage politique de leurs pères : pathétiques.

 

Philippe Bilger, avocat général à la cour d'Appel de Paris et fils d'un collabo notoire, a pris sa plume pour vilipender le procès de Robert Brasillach, cette crapule nazie (lire http://www.alexandreanizy.com/article-15227157.html ) . Il s'était déjà fait remarquer avec son article du 17 mars 2010 à propos de l'affaire "Zemmour et les délinquants Noirs ou Arabes", ou bien ses propos ambigus sur l'antisémitisme lors du procès des "Barbares" (selon Richard Prasquier).

 

Un vent favorable gonfle les voiles de la Marine, n'est-ce pas ?

 

 

Alexandre Anizy

 

Christine Lagarde go home !

Publié le par Alexandre Anizy

 

Il paraît que l'incompétent ministre de l'économie Christine Lagarde est pressenti pour le poste de Directeur du FMI, en remplacement de ce "pauvre DSK exécuté médiatiquement pour flatter les bas instincts de la populace", comme auraient pu dire ses amis BHL, JFK, etc., dont les récentes déclarations touchent à l’obscénité en révélant leur véritable nature.

 

Nous ne doutons pas que, parée de son béret et de sa baguette, elle saura briller dans les "G plus rien" à venir, puisqu'elle parle si bien l'anglais – une qualité unanimement reconnue (AA inclus). Mais quant à l'économie, vous savez ce que nous en pensons depuis 2007 :

http://www.alexandreanizy.com/article-6362376.html ;

http://www.alexandreanizy.com/article-7057136.html ;

http://www.alexandreanizy.com/article-6834447.html ;

http://www.alexandreanizy.com/article-17349344.html .

C'est pourquoi nous ne ferons même pas l'honneur d'un bilan ministériel pour cette dame arrogante, qui semble vouloir poursuivre sa carrière dans son pays de prédilection professionnelle, si l'on en croit les brèves des magazines au service des politiques depuis un ou deux mois déjà.

No problem, Christine.

Lagarde go home !

 

 

Alexandre Anizy

 

P-.S : si elle obtenait le job, concernant sa mise en cause devant la Cour de Justice de la République dans le cadre de l'affaire Tapie, Christine Lagarde pourrait-elle jouir de l'immunité diplomatique, puisqu'il est écrit dans les statuts du FMI, article IX « statut, immunités et privilèges », section 1 « objet du présent article » : « En vue de permettre au Fonds de s'acquitter des fonctions qui lui sont confiées, le statut juridique, les immunités et privilèges définis dans le présent article lui sont accordés sur les territoires de chaque État membre. » ; et section 8 « Immunités et privilèges des fonctionnaires et employés » : « Les gouverneurs, les administrateurs, les suppléants, les membres des comités, les représentants désignés conformément à la section 3, paragraphe j), de l'article XII, les conseillers des personnes précitées, les fonctionnaires et employés du Fonds : i) ne peuvent faire l'objet de poursuites en raison des actes accomplis par eux dans l'exercice officiel de leurs fonctions, sauf si le Fonds renonce à cette immunité ; » ?

 

 

 

Explosion de la bulle Strauss-Kahn (DSK)

Publié le par Alexandre Anizy

 

Tentons d'expliquer le suicide politique du héraut de la "gauche UMPS" sans tirer sur l'ambulance.

Depuis 6 ans, l'écart entre la valeur intrinsèque de Dominique Strauss-Kahn et sa valeur marchande (exprimée par le prix en économie, par le niveau de satisfaction dans les sondages en politique), ce qu'on appelle une bulle, avait atteint un niveau élevé : « Cette enflure, nourrie jusqu'à la nausée par des chroniqueurs qu'on croirait avoir été engagés comme fonctionnaires chez DSK, a quelque chose d'obscène. » Jean-Pierre Dupuy (le Monde 24 octobre 2010)

La base solide de cette enflure serait l'expertise de DSK en matière d'économie. Qu'en est-il exactement ?

 

En tant qu'économiste théoricien, Dominique Strauss-Kahn brille surtout par la modestie de ses publications dans les revues spécialisées : si l'on retient ce critère, l'expertise économique de DSK fait pschitt, comparée à celles de Ben Bernanke (patron de la Fed) ou bien de Larry Summers (ex conseiller à la Maison Blanche).

En tant qu'économiste praticien (comme ministre en charge de l'économie, ou bien comme Directeur du FMI), on peut là aussi douter de l'expertise si on se réfère à quelques faits :

laisser faire le hold-up de la famille Lagardère lors de la création de la société EADS (lire http://www.alexandreanizy.com/article-7183428.html ) ;

ne pas avoir réduit les déficits et la dette publique quand il en avait les moyens économiques sous l'ère Jospin ;

avoir déclaré en octobre 2007 que « la crise ne devrait pas avoir d'effet dramatique sur la croissance mondiale. La situation est maintenant sous contrôle. », alors que tout ne faisait que commencer … ;

étrangler la Grèce pour mieux protéger le milieu bancaire, comme les 35 heures ont été organisées pour le plus grand profit des grands groupes industriels.

Si le passif est garni, nous ne mettons rien à son actif.

 

« La bulle DSK s'est formée comme se forment toutes les bulles. L'ignorance et la manipulation ont joué leur rôle, mais aussi la mécanique spéculaire du désir et de la fascination. (…) Son mutisme même est le signe qu'il détient un secret sur notre destin. » (Jean-Pierre Dupuy, idem)

Or il n'y a pas de secret.

« Si notre homme est expert en quelque chose, c'est dans l'art de manipuler les machines désirantes. (...) Le désir est panurgique, il le sait. » (Jean-Pierre Dupuy, ibidem)

 

DSK l'oracle muet devait prendre la parole pour descendre dans l'arène politique. Que fait-il ? Un acte qui empêche sa déclaration.

Il nous semble que Luis de Miranda a donné une excellente interprétation de l'affaire DSK au Sofitel de New York : « Mais un tel passage à l'acte, à un tel moment de sa biographie, ne peut être que volontaire. J'ajoute qu'il est héroïque. Cette chute, il l'a voulue, il l'a désirée. L'esprit en lui s'est allié à l'animal pour effondrer d'un geste vif la machine qui s'édifiait autour de lui, telle une prison prévisible et dangereuse. » (dans Libération du 16 mai 2011)

« DSK est un personnage philosophique, un symptôme de notre temps (un « saint homme » dirait Lacan), en ce qu'en lui bestialité et rationalité luttent à l'extrême. (…) Comme président, il aurait été dangereux et, au fond, il le savait : une sorte d'hyper-Sarkozy, celui-ci étant déjà passablement pulsionnel. » (idem)

Il faut souligner qu'après la Porsche (1er acte manqué), l'assaut d'une ouvrière de l'hôtellerie est un geste de libération totale puisqu'il révèle dans le même mouvement la non appartenance à la gauche.

 

En fait, « (…) la raison a triomphé de l'animal. L'étincelle spirituelle qui germe au fond de DSK a voulu nous éviter un président calligulien. » (ibidem) Luis de Miranda remercie donc l'héroïque DSK pour son geste de renoncement à une superpuissance annoncée.

Nous n'irons pas jusque là.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

 

 

Yshaï Sarid et son poète de Gaza

Publié le par Alexandre Anizy

 

Dans son livre « le poète de Gaza » (Actes Sud, janvier 2011, 220 pages, 20 €), l'israélien Yishaï Sarid raconte la traque menée par un agent des services secrets contre les aspirants aux attentats suicide, mettant en parallèle le délitement de son cadre familial et le dérapage professionnel.

 

Dans ce thriller, la tension monte inexorablement grâce à une composition structurée. Bel ouvrage, sans plus.

 

 

Alexandre Anizy

 

Jarnac

Publié le par Alexandre Anizy

 

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne …

A Jarnac, nous irons cracher sur une tombe.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Boris Khazanov et l'heure du roi

Publié le par Alexandre Anizy

 

Contrairement ce que pense Jean-Christophe Buisson du Figaro Magazine, « l'heure du Roi » de Boris Khazanov (Viviane Hamy, décembre 2010, 127 pages, 7 €) n'est pas "un très grand livre", mais un bon livre, ce qui n'est déjà pas si mal.

S'il présente de manière elliptique - c'est là le tour de force - les drames de la Deuxième Guerre Mondiale, il ne donne aucune réponse concernant le prix d'un acte de liberté, en l'occurrence celui du Roi.

 

 

Alexandre Anizy