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Irezumi de Takagi au tapis

Publié le par Alexandre Anizy

            Pour les éditions Denoël, les poubelles feront-elles Noël ? 

 

 

            Il faudrait demander aux éditions Denoël ce qui les a poussés à fouiller les poubelles du polar japonais, hormis l'intérêt financier. En effet, pourquoi exhumer un livre au rythme poussif, et pour tout dire de facture scolaire comme Irezumi de Akimitsu Takagi ? Un exemple :

            « Si l'Irezumi, le tatouage traditionnel japonais, possède une beauté indéniable, peu en reconnaissent volontiers la valeur intrinsèque. La faute, sans doute, à des préjugés coriaces - par exemple, que le tatouage se résumerait à des gribouillis d'amateur grossièrement gravés, ou encore que ses porteurs, hommes ou femmes, ne seraient tous que des yakuzas et autres rebuts de la société. » (p.14/223)

Nous vous épargnons la leçon d'histoire du tatouage...

 

            Quant à nous, abandon à la page 78/223.

 

 

Alexandre Anizy

 

Osez Elizabeth George !

Publié le par Alexandre Anizy

            Pour Noël, soignez votre réputation de lettré en offrant le dernier polar d'Elizabeth George.

 

 

            Une avalanche de conséquences , c'est le titre de l'ouvrage (Presse de la cité, septembre 2016, livrel à 15,99 € - trop cher !). Si l'américaine Elizabeth George se fait toujours aussi anglaise dans la facture, par le thème elle dépasse l'audace de bien des consœurs d'outre-Manche.

            Architectonique soignée, intrigue corsée, caractères des personnages finement brossés, style ciselé, que pourrait-on ajouter à cela pour saluer la qualité de ce roman ?

 

 

 

Alexandre Anizy

L'offrande de Dolores Redondo

Publié le par Alexandre Anizy

            Le triptyque de Dolores Redondo s'achève par l'offrande.

 

 

            L'écrivain espagnol Dolores Redondo achève son polar dans la vallée basque par Une offrande à la tempête (Mercure noir, 2016, en livrel) : le 3ème volet vaut les précédents.

 

 

 

Alexandre Anizy

 

L'usine de Jean-Pierre Levaray

Publié le par Alexandre Anizy

            Pour ceux qui ne connaissent pas l'usine...

 

 

            Pour ceux qui ne connaissent pas l'usine, ceux qui n'ont lu ni Putain d'usine, ni le mensuel CQFD, les éditions Libertalia ont eu la bonne idée de regrouper les chroniques de Jean-Pierre Levaray dans Je vous écris de l'usine (janvier 2016, 368 pages, 15 €). A picorer ou avaler d'un coup, c'est selon votre manière ou votre temps disponible.

 

            L'auteur ouvrier raconte le quotidien de son usine : les accidents (évités ou pas), les grèves, les plans de restructuration... les petits riens qui soudent le personnel, les moments fragiles ou drôles, comme L'internationaaaaaale (p.55), etc.  

 

Echantillon du style sobre :

            « Bernard était "ouvrier de fabrication", c'est à dire qu'il bossait dans un atelier où on fabriquait de l'acide phosphorique. Un acide bien décapant qu'on utilisait jusqu'à récemment dans la fabrication des engrais (mais aussi de certains produits alimentaires). Quand il est arrivé là, l'atelier semblait moderne par rapport à ces vieux ateliers d'engrais qui ressemblaient à Cayenne et où on ne faisait pas de vieux os. Seulement, travailler dans les poussières de gypse et de phosphate et dans les vapeurs d'acide, ça lui a dézingué les poumons à Bernard. » (p.155)

 

Pour ceux qui se sont plongés dans l'univers paysan de Marie-Hélène Lafon,

http://www.alexandreanizy.com/article-lire-et-promouvoir-le-joseph-de-marie-helene-lafon-124741797.html

 et encore

http://www.alexandreanizy.com/article-l-annonce-d-un-pays-par-marie-helene-lafon-124930069.html

un passage par l'établi de Levaray ne manquera pas d'intérêt. 

 

 

Alexandre Anizy