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L'ex commissaire européen Peter MANDELSON sur la sellette

Publié le par Alexandre Anizy

La Commission européenne constituée par José Manuel BAROSSO est une fine équipe : nous vous avons déjà présenté Nelly KROES (lire notre note du 2 juin 2007). Aujourd’hui, c’est le portrait rapide d’un 2ème lascar.

 

Peter MANDELSON, c’était le commissaire européen anglais en charge des discussions à l’OMC jusqu’à son retour précipité dans le gouvernement de Gordon BROWN : en clair, selon nous, c’est celui qui allait foutre l’Europe à poil dans les règles du commerce international (OMC, cycle de Doha) si la France n’avait pas freiné son laisser-faire naturel (c’est une question d’idéologie).

 

Peter MANDELSON a une éthique personnelle.

 

Il trouve normal, lorsqu’il était commissaire européen, d’avoir des relations privées étroites (plusieurs rencontres en 4 ans, notamment la dernière durant l’été 2008 sur le yacht du milliardaire russe Oleg DERIPASKA) avec l’oligarque russe magnat de l’aluminium Oleg DERIPASKA, quand la Commission de Bruxelles décide la baisse des droits de douane européens sur l’aluminium …

La dite Commission s’est empressée de dire que Peter MANDELSON « n’était intervenu à aucun moment en faveur » d’Oleg DERIPASKA.

Nous croyons la Commission sur parole : jamais Peter MANDELSON n’a prononcé ou écrit le nom d’Oleg DERIPASKA dans les réunions relatives à la baisse des droits de douane de l’aluminium.

Etait-ce bien nécessaire, d’ailleurs ?

 

Il trouve normal d’obtenir un prêt de 373 000 £ de son collègue au gouvernement, le multimillionnaire Geoffrey ROBINSON, sans l'avoir déclaré au gouvernement ou à son organisme de crédit, pour s’acheter une luxueuse maison à Notting Hill : il dut démissionner le 23 décembre 1998. Mais il reviendra vite dans le gouvernement de Tony BLAIR.

 

Il trouve normal en juin 1998 d’appeler personnellement un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur pour faciliter l’obtention de la citoyenneté britannique à Srichanda Hinduja, homme d'affaires indien dont la famille était aussi l'un des principaux soutiens financiers d'une des expositions au Dôme du Millénaire … dont Peter MANDELSON, ministre sans portefeuille, était en charge en 1997. Il démissionna une seconde fois du gouvernement le 24 janvier 2001, et une enquête conclut qu'il n'avait transgressé aucune règle parlementaire.

 

Nous vous le disons : Peter MANDELSON a une éthique personnelle compatible avec les règles parlementaires (ou autres) et le Droit. 

 

Alexandre Anizy

La question salariale est centrale, Mr PEYRELEVADE

Publié le par Alexandre Anizy

Les deux mois qui viennent de s’écouler ont montré l’impuissance totale des marchés devant l’hécatombe financière qui serait advenue sans l’intervention des Etats, dont le réarmement politique vient d’être déclenché.

Contrairement à New York et Washington, Bruxelles (la Commission européenne) a dévoilé sa sécheresse intellectuelle en étant incapable d’émettre des propositions concrètes pour faire face au séisme : l’idéologie libérale paralyse les cerveaux des commissaires et de leurs collaborateurs.

 

Mais ils ne sont pas les seuls attardés, malheureusement.

Ainsi, prenons le cas de Jean PEYRELEVADE : il continue de penser que la France a un problème avec la compétitivité de ses entreprises, ce qui nuit à son développement économique, et que par conséquent il convient de mener une politique d’offre, que nous schématisons par la poursuite de l’étranglement salarial et des cadeaux fiscaux et sociaux octroyés aux firmes, pour que la production française augmente. Or le polytechnicien brillant (un pléonasme ?) PEYRELEVADE oublie qu’il n’y a plus de demande pour cette production complémentaire puisque les 3 principaux marchés d’exportation de la France sont en récession depuis décembre 2007.

Même son diagnostic est réfutable. Dans les années 80, le parti mitterrandien au pouvoir, après avoir respecté son obligation morale de relance économique en 1981, a mené une politique de restructuration massive grâce aux nationalisations puis a initié la politique du « franc fort » en l’attachant fermement à un mark surévalué dans les années 90 : depuis des années, les statistiques internationales ne cessent de placer la France comme une des toutes premières destinations des investissements étrangers dans le monde et le travail français comme l’un des plus productifs.

Pour ces raisons, nous disons que Jean PEYRELEVADE se trompe simplement de médecine ou bien qu’il poursuit un autre objectif économique que la santé générale de la France.  

 

Maintenant, la corde de l’endettement (lire notre note du 27 octobre 2008 « La fin du capitalisme selon Immanuel WALLERSTEIN ») est cassée. Il faut par conséquent modifier la répartition de la valeur ajoutée.

La question salariale redevient centrale.  

 

Alexandre Anizy

Repères statistiques pour la crise de 2008

Publié le par Alexandre Anizy

Donnons quelques éléments statistiques, des repères pour suivre la situation actuelle en la relativisant.

 

Ce qui se passa après 1929 :

  • Baisse en 3 ans de 89 % de l’indice Dow Jones ;
  • Baisse en 4 ans de 50 % de la production industrielle américaine ; 
  • Baisse en 3 ans de 25 % du PIB des 7 grands pays industrialisés ;
  • Baisse de 66 % du commerce international ;
  • Taux de chômage à 25 % aux Etats-Unis, 33 % en Allemagne. 

 

Rappelons que si l’Histoire ne se répète pas, il lui arrive de bégayer.

 

Evolution des indices boursiers entre le 1 janvier et le 24 octobre 2008 (en %) :

  • Dow Jones (Etats-Unis) = (36,83)
  • Nikkei (Japon) = (50,03)
  • Eurostoxx (zone euro) = (46,97)
  • Dax (Allemagne) = (46,75)
  • Cac 40 (France) = (43,11)  (3 janvier 2008, indice à 5.540)
  • Footsie (Royaume-Uni) = (39,86)
  • Hang Seng (Hong Kong) = (54,63)
  • Bovespa (Brésil) = (50,72)

 

Observation de l’historien Jacques MARSEILLE (Point 16 octobre 2008):

« De 1987, date de fondation de l’indice CAC 40, à aujourd’hui, la hausse moyenne, inflation comprise, a été d’un peu plus de 6 %. Inflation déduite, le rendement « historique » de 4 % sur le siècle nous amène à l’indice 3.300 (…) ». Clôture du marché le lundi 27 octobre 2008 avec un CAC 40 à 3.067,35 points.

 

Le menu qui nous attend et dont personne ne connaît les proportions :

  • Le niveau de vie qui a déjà baissé en 2006 va encore diminuer ;
  • La consommation des ménages baissera ;
  • Les prix immobiliers vont chuter ;
  • L’effet de richesse étant anéanti, nouvelle incitation pour les ménages à réduire leur consommation ;
  • La réduction des profits des entreprises ;
  • La hausse du taux de chômage.

En septembre 2008, nous avons déjà sur la table tous les ingrédients actifs pour la spirale de la dépression.

 

Alexandre Anizy

La question de l'Allemagne

Publié le par Alexandre Anizy

Depuis septembre 2008, la crise financière met en lumière les divergences dans le couple franco-allemand : de ce point de vue, elle pourrait être utile pour tous ceux qui se voilaient la face. Reprenons ici le commentaire d’un diplomate français (Libération, 13 octobre 2008) : « On ne comprend pas à quoi joue l’Allemagne. Elle vit coupée du reste de l’Europe depuis le début de la crise. C’est désespérant et inquiétant. »

 

Quelques exemples :

L’idée d’un fonds européen de sauvetage est défendue par la France, mais refusée par l’Allemagne ;

Le refus initial (au G4 à Paris) d’un « chèque en blanc à toutes les banques, même si leur comportement s’est avérée irréprochable » de la chancelière Angela MERKEL, pour retourner sa veste 24 heures plus tard pour sauver SA banque Hypo Real Estate ;

Puis l’envoi d’un fonctionnaire sans mandat aux réunions de l’Euro groupe et de l’Ecofin qui suivaient ce tête-à-queue dominical, en remplacement d’un ministre porté pâle ;

Les Allemands défendaient des mesures adaptées à chaque pays, et soudain, après le G7 Finances de Washington, Berlin soutient l’idée anglaise d’une garantie publique des prêts entre banques (alors qu’ils savaient la France opposée à cette solution coûteuse …), ce qui signifie pour tous les autres membres de l’Euroland l’alignement sur la nouvelle position allemande (sous peine de graves dysfonctionnement sur les marchés !) ;

La France proposant un plan de relance économique au Conseil européen de Bruxelles, nouveau refus de l’Allemagne, et de Jean-Claude JUNCKER, le patron du paradis fiscal (lire notre note du 22 octobre 2008) qui se pose en maître de l’orthodoxie financière (n’est-ce pas ubuesque ?) ;

Etc.

 

En fait, la doctrine allemande tient en peu de mots :

·        « l’argent allemand doit servir à sauver les banques allemandes. » ;

·        L’Allemagne est réticente à voir « son argent », comme dit son ministre des Finances Peer STEINBRÜCK, payer les factures des autres Etats.

Ces propos auraient pu sortir de la bouche de Margareth THATCHER (souvenez-vous de ses « I want my money » … et la résignation finale d’un François MITTERRAND, comme d’habitude), qui n’avait rien d’un « cabri européen ».  

 

Pourtant, les gens bien informés, comme en principe ceux qui nous gouvernent, savent comme Georges PéBEREAU que « l’euro condamne la France à équilibrer ses comptes et à réduire sa dette non pas en 2012, mais dans les plus brefs délais, car on assiste à un déplacement continu de croissance, de pouvoir d’achat et d’exportations à l’intérieur de l’Europe en direction de l’Allemagne. » (cité dans notre note du 11 octobre 2008)

Tous ces gens font fi du principe de réalité en continuant à se soumettre à une ardente obligation chimérique : Marie-Ségolène ROYAL la madone Déate ne vient-elle pas de suggérer la création d’un ministère franco-allemand « du développement économique appuyé sur la croissance écologique » ?

 

Jusqu’où conduira l’aveuglement idéologique de l’oligarchie ? C’est ce que la question de l’Allemagne révèle.

 

Alexandre Anizy

La fin du capitalisme selon Immanuel WALLERSTEIN

Publié le par Alexandre Anizy

Immanuel WALLERSTEIN, sociologue américain mondialement réputé en histoire économique, s’est longuement exprimé dans un entretien paru dans le Monde du 12 octobre 2008.

 

« Nous sommes aujourd’hui clairement dans une phase B d’un cycle de KONDRATIEFF (…) », la phase A se situant de 1945 à 1975. « (…) dans une phase B, le capitalisme doit, pour continuer à générer des profits, se financiariser et se réfugier dans la spéculation. » Tout est alors fondé sur l’endettement, aussi bien de l’Etat que des entreprises et des ménages. Au jour d’aujourd’hui, le déclin apparaît réellement après l’explosion des bulles successives.

 

Ce temps du cycle long se conjugue à un moment de transition entre 2 systèmes de longue durée (la « période » de l’historien Fernand BRAUDEL qui s’est intéressé aux systèmes qui régissaient les rapports de l’homme à son environnement matériel).

Qu’est-ce qui caractérise le moment ? « (…) le capitalisme ne parvient plus à « faire système » au sens où l’entend le physicien et chimiste Ilya PRIGOGINE (…) », c'est-à-dire qu’il dévie trop et trop souvent de sa situation d’équilibre, ce qui l’amène à bifurquer. La situation devenant incontrôlable, la lutte s’installe entre tous les acteurs pour façonner un nouveau système : les contributions individuelles à cette édification sont pour beaucoup inconscientes. « Je [I.W] réserve l’usage du mot « crise » à ce type de période. Eh bien, nous sommes en crise. Le capitalisme touche à sa fin. »

 

En fin de phase B du cycle KONDRATIEFF, on observe un temps de 2 à 5 ans durant lequel on détruit de la valeur, puis on entre dans une nouvelle phase A quand les conditions de réalisation d’un profit réel issu d’une nouvelle production matérielle sont réunies. Mais, puisque nous sommes dans la crise (cf. définition ci-dessus), il faudra patienter 10 ans environ pour y voir plus clair, 30 à 40 ans pour que le nouveau système émerge.

 

Conclusion logique d’Immanuel WALLERSTEIN : « (…) les maîtres du système vont tenter de trouver des boucs émissaires à l’effondrement de leur hégémonie. Je pense que la moitié du peuple américain n’acceptera pas ce qui est en train de se passer. Les conflits internes vont donc s’exacerber aux Etats-Unis, qui sont en passe de devenir le pays du monde le plus instable politiquement. »

 

Alexandre Anizy

 

P.S. : pour ceux qui voudraient en savoir plus, mais succinctement, sur la pensée de Fernand BRAUDEL, nous recommandons son livre court « la dynamique du capitalisme » (éd. Arthaud 1985, 121 pages, 49 FRF)

Le condor de Stig HOLMAS

Publié le par Alexandre Anizy

La construction du « condor » (Gallimard série noire n° 2603) par Stig HOLMAS est habile et complexe, mais pour captiver le lecteur, il aurait fallu un style à la hauteur des ambitions de l’auteur.

Ce n’est pas le cas.

 

Alexandre Anizy

Sur vos gardes, citoyens !

Publié le par Alexandre Anizy

En prolongement de notre note du 24 octobre.

Paul KRUGMAN, qui vient d’obtenir le prix Nobel d’économie, est aussi réputé pour sa chronique dans le New York Times. C’est pourquoi il a émis les 5 règles du journaliste que voici :

  • Ne jugez pas les propositions politiques en fonction des objectifs qu’elles annoncent ;
  • Réfléchissez et trouvez les vraies intentions ;
  • Ne pensez pas que les règles sont celles que vous avez connues ;
  • Attendez-vous qu’un pouvoir « révolutionnaire » réagisse à la critique par l’attaque ;
  • Ne pensez pas qu’il existe des limites à ce qu’un pouvoir « révolutionnaire » veut.

 

A notre avis, ces règles valent aussi pour le citoyen.

 

Alexandre Anizy

Repenser le capitalisme : Michel ONFRAY rappelle PROUDHON

Publié le par Alexandre Anizy

« Il faut produire des richesses avec la machine capitaliste, autrement dit la propriété privée et l’initiative individuelle, et répartir autrement les richesses, à savoir éviter la logique libérale (fort avec les faibles, faible avec les forts) au profit d’une logique solidaire (…). »

Michel ONFRAY ajoute : « Le temps est venu de la fraternité qui doit passer par la répartition équitable et juste des richesses. » (Point 16 octobre 2008)

 

Comme le philosophe, nous nous opposons au libéralisme (vous l’aviez compris). Mais nous constatons aussi qu’en matière d’organisation économique, à gauche du capitalisme nous ne trouvons rien, si ce n’est les applications monstrueuses de la logique marxiste.

 

Il est indéniable que le capitalisme sortira transformé de la crise profonde qui le secoue depuis plus d’un an. Qui peut dire la forme nouvelle qu’il endossera, puisque ce sera le résultat des luttes sociales à venir mais aussi, il faut le craindre, des guerres prochaines. Comme le dit le philosophe allemand Peter SLOTERDIJK :

« Faute d’un changement radical de notre comportement économique qui nous ferait passer d’une économie de l’avidité à une économie de la fierté, le XXIème siècle sera traversé par une guerre mondiale permanente. »

 

Il semble que pour sa part Michel ONFRAY donnerait un avantage (à ce jour) à un « capitalisme tribal », « (…) autrement dit l’une des modalités postmodernes de la mafia … ». Pour Peter SLOTERDIJK, c’est une hypothèse qu’il nomme « (…) capitalisme d’Etat autoritaire global qui établira sa domination sur les restes des peuples historiques. En revanche, les libertés post-démocratiques et post-nationales resteront réservées aux nouvelles élites. »

C’est cette perspective que nous évoquions dans notre note  du 2 février 2008 « L’Europe à la mode HAYEK est une économie communiste de marché ». Autrement dit, un Mode de Production Chinois (MPC) adapté.

 

Bien sûr, Michel ONFRAY entend faire barrage à ce devenir sinistre : d’abord en rappelant que « le principe de l’association et du mutualisme reste à explorer (…) Peut-être l’heure de PROUDHON est-elle venue … ».

 

Alexandre Anizy

A la Caisse d'Epargne, démissionner n'est pas quitter

Publié le par Alexandre Anizy

Ce qui vient de se passer à la Caisse d’Epargne est symptomatique de l’impunité de l’oligarchie française.

 

Rappel des faits : l’Ecureuil a perdu plus de 600 millions d’euros parce que des traders avaient misé (c’est en effet comme au casino) sur la remontée de la Bourse, quand elle sombra dans une semaine noire … Les sanctions immédiates tombaient sur les fautifs et leur hiérarchie directe.

Immédiatement, une communication ad hoc était mise en place : par exemple, le franc maçon Charles MILHAUD, patron de la Caisse d’Epargne qui prétend ne pas être un homme d’argent mais dont la rémunération est passée de 514.000 euros en 2002 à 1. 584.000 euros en 2007, affirmait se sentir responsable de l’incident.

 

Mais à l’heure de vérité, c'est-à-dire à la réunion du Conseil de Surveillance réuni dimanche dernier, ce fut une autre chanson.

Le patron Charles MILHAUD défendait son poste dans ce qui ressemblait à une foire d’empoigne : refusant d’abord de démissionner, puis négociant une démission contre un parachute doré (3 ans de salaires) que le Conseil lui refusa à l’unanimité moins une voix (la sienne ?), pour enfin démissionner comme son avocat le lui conseillait pour éviter un scandale, car si Charles MILHAUD n’est plus le patron de la Caisse d’Epargne, il lui reste de nombreux postes dans le groupe, comme celui de président du conseil de surveillance de Natixis.

Quant à Nicolas MéRINDOL, le n° 2 de l’Ecureuil, il a présenté tout de suite sa démission, à condition de prendre la tête du Crédit Foncier : proposition acceptée à l’unanimité. Julien CARMONA était maintenu à son poste de Directeur Financier de l’Ecureuil.

 

 

Ainsi les 3 lascars ont bien donné des démissions … partielles.

A la Caisse d’Epargne, pour les cadors, démissionner n’est pas quitter.

 

Alexandre Anizy

JUNCKER le dirigeant d'un paradis fiscal à la tête de l'Euro groupe ?

Publié le par Alexandre Anizy

Jean-Claude JUNCKER est le Premier Ministre du Grand Duché de Luxembourg, que d’aucuns comme le fameux dentiste belge considèrent comme un paradis fiscal.

C’est aussi un vétéran de la construction oligarchique de l’Europe, qui a joué un rôle important dans la conception du Traité de Maastricht, dans la partie monétaire …

Dans son CV, on voit que cet individu a aussi occupé des postes-clés à la Banque Mondiale, au Fonds Monétaire International (FMI), à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

 

C’est un financier, digne représentant de l’orthodoxie libérale, notamment en politique économique et monétaire.

Est-ce pour cette raison qu’il s’est opposé avec l’allemande Angela MERKEL à la proposition de la France d’une véritable coordination européenne dans la tempête financière (et maintenant économique) qui secoue le système capitaliste ?

 

Au jour d’aujourd’hui, cet homme politique, qui connaît de l’intérieur le système bancaire mondial, est le Président de l’Euro groupe (instance informelle réunissant les pays de l’Euroland).

 

Pour l’Europe, qui vise à refonder le capitalisme en le moralisant selon le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA, est-ce vraiment sérieux d’avoir à la tête de son « conseil des finances informel » le dirigeant d’un paradis fiscal ?

 

Alexandre Anizy

 

P.S. : devant les députés européens, mardi 21 octobre, le Président ubiquiste a déclaré : « on ne peut pas se battre à l’extérieur de notre continent contre certaines pratiques et les tolérer à l’intérieur de notre continent », en réponse à la question d’un député luxembourgeois ; mais il ajouta aussitôt : « je ne vise personne ».

Pour le parler-vrai, dont nous parlions hier avec le philosophe Michela MARZANO, ce n’est pas encore gagné.

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