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Tous avec Bernie Sanders !

Publié le par Alexandre Anizy

            Si un Américain pose des bonnes bases, il ne faut pas désespérer, n'est-ce pas ?  

 

 

Quelles sont ces bases ?

            « La crise majeure que traverse notre nation ne tient pas seulement aux problèmes objectifs auxquels nous sommes confrontés ― une économie truquée, un système financier corrompu, une justice pénale sinistrée, plus l'extraordinaire menace que représente le changement climatique. La crise la plus grave vient des limites imposées à notre imagination. Celle-ci est victime d'un establishment extrêmement puissant ― dans l'économie, en politique et dans les médias ―  qui nous explique tous les jours, d'une foule de façons différentes, qu'un vrai changement est impensable et impossible. Qu'il faut voir petit, et pas grand. Que nous devons nous satisfaire du statu quo. Qu'il n'y a pas d'alternative.

            L'avenir de notre pays, et peut-être celui du monde, exige que nous fassions éclater ces limitations. L'humanité se trouve à un carrefour. Nous pouvons continuer à suivre la voie de l'avidité, du consumérisme, de l'oligarchie, de la pauvreté, de la guerre, du racisme et de la dégradation de l'environnement. Ou bien nous pouvons mener le monde dans une voie différente. » (Notre révolution, édition Les Liens qui libèrent, septembre 2017, p.511)

 

Alors que la sagesse d'un Ancien comme Bernie Sanders invite aux changements d'attitude et de paradigme, fol le freluquet jupitérien qui pipe l'idéal !

           

            Tous les hommes de bonne volonté sont ou seront sandersiens.

 

 

Alexandre Anizy

Comme Zéno Bianu commençons à être

Publié le par Alexandre Anizy

            Dans Rituel d'amplification du monde, Zéno Bianu se projette.

 

 

 

 

Je commencerai par être

un maquisard de l'esprit

un étoilement

de précipices

pour saluer sans fin

les grands isolés

une secousse

de moelle

à mourir de fou rire

un accomplisseur

secret

préférant le coup de sang

au coup de dés

un infini départ

je commencerai par être

repassionné

 

 

Zéno Bianu

(Infiniment proche et le désespoir n'existe pas, Poésie Gallimard)

 

A l'hôtel Franz Bartelt

Publié le par Alexandre Anizy

            L'aubergiste ardennais invite les curieux à une dégustation littéraire : qui refuserait quelques moments de bonheur ?

 

 

            Franz Bartelt vient de commettre un nouveau polar : Hôtel du grand cerf (Seuil, mai 2017, en livrel). Il embarque ses clients dans une histoire tarabiscotée, avec rebondissements inattendus, fausses pistes maîtrisées, désarroi instillé, et finalement moralité sauve.

            Fidèle à son style, l'auteur nous gratifie de quelques aphorismes comme :

 

« Il y a des moments où l'excès met un peu de grandeur dans les petitesses de l'existence. » (p.100/225)

 

 

            Franz Bartel est de retour sur les présentoirs : bramez-le sur toutes les places de France et de Navarre, voire sur vos pages Fessebouc !

 

 

Alexandre Anizy

 

 

Enrique Vila mi ha Matas (do)

Publié le par Alexandre Anizy

            Enrique Vila Matas ? 95 fois sur 100, on s'emmerde en le lisant.

 

 

            Nous admettons sans problème que cet auteur espagnol est un homme de génie, un romancier immortel, mais qu'on aille chercher du plaisir dans Mac et son contretemps (Christian Bourgois éditeur, 2017, en livrel), là où il n'y a que brio architectonique, plume acérée et culture encyclopédique, n'est que pure perversion intellectuelle !

 

            Alors, ayant passé l'âge des Blue whale challenges débiles, comme lire l'œuvre de Sartre en un mois ou mourir d'ennui jusqu'au point final de Mac et son contretemps, nous avons fermé le livrel à la page 66 et décidé de nous venger d'un désagréable moment en rédigeant ce billet assassin.

 

 

Alexandre Anizy

 

 

 

PS : Enrique Vila Matas est un paradoxe : lui qui a raillé ailleurs le travers français (chaque romancier a sa théorie du roman) se prostitue ici pour les dépasser dans la connerie.

Arturo Perez-Reverte est moderne

Publié le par Alexandre Anizy

            Deux hommes de bien en valent un.

 

 

            Cela faisait longtemps que nous n'avions pas ouvert un livre d'Arturo Perez-Reverte, et à force de voir la couverture dans quelques boutiques culturelles, il vint un moment où l'envie de savoir de quoi il en retournait nous brûla les doigts : Deux hommes de bien (Seuil, 2017, en livrel) finit dans notre liseuse.

 

            Avant d'embrasser la carrière d'écrivain, Arturo Perez-Reverte faisait le reporteur sur les théâtres des opérations : l'odeur du sang lui est passée pour son plus grand bien, et celui de ses lecteurs. Mais il n'est pas sûr qu'il ait changé puisqu'après tout "L'écriture est une secrète guerre intérieure" comme pourrait dire Enrique Vila Matas (ce romancier ratiocinant parfois plus que de raison), ajoutant qu'elle a tout de même "le mérite de ne pas vous mettre dans la lunette d'un tireur à la ligne de front", parce qu'il a de l'esprit.

 

            Dans son enfance, Perez-Reverte a dû lire des romans de cape et d'épée, comme Jean-Sol Partre, ce qui expliquerait son penchant chevaleresque ; plus tard, son parcours professionnel le ramena à une vision humaine des conflits absurdes qui n'ont rien de glorieux. Aujourd'hui son monde privilégie la tempérance appropriée (Cf. son commentaire sur le terrorisme) : Deux hommes de bien lui donne l'occasion de l'exposer dans le cadre de la pré-Révolution française.

 

            Du coup, avec notamment le personnage de Bringas, son livre est furieusement d'actualité.

 

 

Alexandre Anizy

Bellevue à Mali Lošinj

Publié le par Alexandre Anizy

            Découvrir la Croatie en séjournant au Bellevue, il y a des débuts plus difficiles.

 

 

            En conformité avec le principe du blog, il nous arrive de commettre quelquefois des actes gratuits qui semblent éloigner de nos préoccupations : en réalité, il faut aussi les prendre en considération pour oser un schéma général de notre philosophie,

et surtout ne pas faire comme le crétin de la Toile (hou hou méfions-nous les flics [de la pensée] sont partout ― chantait Ferrat) qui prétend démystifier l'économie en qualifiant de gauchiste un intellectuel qu'il ne connaît pas (ni vraiment lu, ni croisé dans la vie),

parce que nos billets de voyageur signalent par exemple une volonté d'harmonie épicurienne dans notre utopie.

 

            Aujourd'hui nous souhaitons vous indiquer le restaurant gastronomique de l'hôtel Bellevue (5 *) sur l'île de Mali Lošinj (Croatie) : le menu à la carte ne dépareillerait pas le tableau Michelin des "1 étoile".

 

 

Alexandre Anizy