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De nos jours les PDG incompétents prennent la porte avec le jackpot

Publié le par Alexandre Anizy

C’est désormais une règle dans l’Europe libérale ouverte à tous les vents : les PDG incompétents quittent l’entreprise avec le jackpot, parce qu’ils se sont constitués le magot en signant un contrat avantageux à leurs arrivées et/ou pendant leurs règnes.

 
En France, par exemple, nous connaissons Noël FORGEARD.
Aux Pays-Bas, par exemple, ils ont Rijkman GROENINK, le PDG démissionnaire d’ABN Amro.

 
Voici ce qu’en pense Jacques TEUWEN (leader du syndicat de cadres De Unie) : « Je ne cesserai pas de le dire : Rijkman GROENINK est un voleur. Tous les ans, depuis qu’il est PDG, nous avons vu augmenter les parts en actions des membres du conseil d’administration. »

Jacques TEUWEN précise sa pensée :
« Au Japon, quand un haut responsable commet une erreur, il se fait hara-kiri. Chez nous, c’est le contraire. Plus gros sont les voleurs, moins ils semblent éprouver un quelconque sens de l’honneur. »

 
La morale, l’honneur : ce sont des pilules dont on gave les petites gens. Les riches en sont dispensés.
Qu’en pense Arnaud LAGARDERE ?

                                  
Alexandre Anizy

ALCATEL LUCENT s'appauvrit, TCHURUK et RUSSO font leur miel

Publié le par Alexandre Anizy

Rien que des faits et des chiffres.

Le 15 mai 1995, le brillant Serge TCHURUK (un polytechnicien est toujours brillant, n’est-ce pas…) arrive à la tête d’ALCATEL : le cours de l’action vaut 13,67 €.

Le 13 septembre 2007, après un 3ème avertissement sur les résultats en moins d’un an, le cours de l’action vaut 6,62 €.

En 12 ans, le cours de l’action a perdu 51,57 % de sa valeur.

 
En 1995, ALCATEL, c’est 150 milliards de francs de chiffre d’affaires avec 196.000 salariés. En quelques mois, le brillant TCHURUK liquide 40 milliards de francs d’actifs … et passe une provision record de 25 milliards de francs, en vertu de la chanson bien connue (la faute à mon prédécesseur qui était un imbécile … et mon successeur est un intrigant), qui plonge le Groupe dans le rouge.

En 1998 (le 17 septembre), l’action ALCATEL perd en Bourse en une séance 38 % de sa valeur : TCHURUK répond par un nouveau plan d’austérité (c’est sa grande spécialité, de toute évidence) avec nouveau démantèlement. Que croyez-vous qu’il arriva ?

En 2000, ALCATEL est devenu un « pure player » 100 % télécoms : l’éclatement de la bulle Internet plonge à nouveau ALCATEL dans le bain de sang. Réponse du brillant polytechnicien TCHURUK : réduction du CA, fermeture d’usines, baisse des effectifs… Vous avez compris la médecine du professeur TCHURUK, l’industriel qui essaya de vendre le concept de « l’entreprise sans usine ».

Dans un dialogue fameux, Michel AUDIARD disait de mémoire : « Les cons osent tout : c’est à ça qu’on les reconnaît. »

En 2007, ALCATEL, c’est 80.000 salariés, que le plan Patricia RUSSO de février 2007 veut diminuer de 12.500 emplois. Un Plan qui va s’aggraver cette semaine, puisque les bénéfices de la fusion avec LUCENT n’étaient que des chimères…

Lorsqu’il s’agit de fusions – acquisitions, les analystes financiers réagissent comme des gogos, en croyant que 1 + 1 feront 2 voire plus, car les statistiques montrent que le résultat est le plus souvent proche du 1,5 !

 
En 2000, Serge TCHURUK touchait déjà une rémunération de 2,6 millions d’euros (17,5 millions de francs) hors stock-options qui s’élevaient à 20 millions € selon Jean-François KAHN en 2001 (la France du fric).

En 2006, Serge TCHURUK a touché une rémunération de 2,5 millions € hors stock-options, et une indemnité de départ (du poste de PDG) de 5,6 millions € (ceci fut négocié en 1995 lors de son embauche : sa fortune était déjà faite…).

En 2006, Patricia RUSSO a touché 1,9 millions € et 390.000 stock-options, malgré les résultats calamiteux. En 2007, elle touchera 1,2 million d'euros (fixe) auquel s'ajoutera une part variable qui pourra monter jusqu'à 0,9 million d'euros. D'autre part, le conseil d'administration lui a alloué 800.000 stock options pour 2007 (à 9,10 euros).

De plus, la résolution 9 qui abordait la question des "engagements" financiers du groupe à l'égard de Mme RUSSO a été votée à 89,5% des voix : cette mesure prévoit que Mme RUSSO bénéficiera en cas de départ de deux ans de salaires (fixe et variable).

 

Au regard des faits et des chiffres, force est de conclure ainsi : si ALCATEL s’est appauvri en 12 ans, Serge TCHURUK surtout, et Patricia RUSSO récemment, ont fait leur miel.

 
Alexandre Anizy

L'affaire BOULIN définitivement noyée ?

Publié le par Alexandre Anizy

Le parquet général de Paris a décidé le 16 octobre de ne pas rouvrir l’enquête sur la mort de Robert BOULIN (voir notre note du 31 mai 2007).

Comme nous le pressentions en mai : « Madame Fabienne BOULIN-BURGEAT, si vous obtenez l’ouverture d’une nouvelle instruction, nous craignions que ce ne soit que par décence (le respect dû à votre honorable père) et pour la forme : sans preuve matérielle, un 2ème non-lieu est quasiment certain. »

Ainsi, même pas une nouvelle instruction.

Alexandre Anizy

Les mérites de Jean ROUAUD

Publié le par Alexandre Anizy

Aujourd’hui, comme le prix Goncourt approche, nous nous souvenons agréablement des livres de Jean ROUAUD, ce kiosquier parisien qui écrivit un beau premier roman, « les champs d’honneur » (éditions de minuit, 1990) : le succès commercial et la reconnaissance littéraire étaient mérités.

Il récidiva avec « des hommes illustres ». D’autres suivirent.

 
Il ne serait pas injuste de le redécouvrir.

 
Alexandre Anizy

Grenelle : agro carburants et catastrophe alimentaire

Publié le par Alexandre Anizy

Les agro carburants, communément appelés biocarburants, ont le vent en poupe chez G.W. BUSH, ce qui devrait en faire réfléchir quelques uns, et chez LULA, ce qui forme un drôle d’équipage dans les sommets internationaux.

Si les tenants américano-brésiliens des agro carburants l’emportent, c’est 26 millions d’hectares de terres vivrières qui seront réaffectées à la production de bioéthanol et de biodiesel.

Pour faire 50 litres de bioéthanol, il faut 232 kg de maïs, ce qui nourrit un enfant pendant 1 an.

En 2006, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim toutes les 5 secondes ; 854 millions de personnes dans le monde souffrent de malnutrition.

La réaffectation des terres vivrières, sans parler de la déforestation en Indonésie par exemple, débouchera sur une catastrophe alimentaire, par pénurie et poursuite de la hausse actuelle des prix.

En 2006, 38 des 53 pays africains comblent leur déficit structurel par des importations alimentaires. Malgré cela, le Président brésilien LULA conseille aux Africains de se lancer dans la production d’agro carburants : est-ce vraiment raisonnable ?

Comment expliquer un tel fourvoiement ?
La fabrication de bioéthanol, etc., est au jour d’aujourd’hui réservée à de grands groupes industriels : l’agrobusiness brasse des milliards de dollars.

Question écologie, les agro carburants ne sont pas le top ! Si on prend le cycle de vie de l’agro carburant, on s’aperçoit que pour sa fabrication l’agro carburant nécessite beaucoup d’eau et d’énergie, si bien que son bilan complet n’est pas très positif.

 
Certains spécialistes, comme l’économiste Jean ZIEGLER, réclament un moratoire de 5 ans : le temps nécessaire pour que la science progresse à grand pas et nous évite cette catastrophe alimentaire. Exemple : Mercedes travaille sur la plantation de jatropha (sur des terres arides) qui ne concurrence pas les plantes alimentaires.

 
Sur ce sujet, le mieux ne serait-il pas l’ennemi du bien ?

 
Alexandre Anizy

La question du pétrole (III)

Publié le par Alexandre Anizy

(Lire les notes (I) du 10 octobre et (II) du 18 octobre 2007)

Sans l’Arabie Saoudite, l’OPEP n’existe plus et la prospérité occidentale s’évanouit. Alors, dans les années 1970, quelle est la réalité pétrolière de ce pays ?

Si l’Arabie Saoudite est supposée détenir 25 % des réserves mondiales de pétrole, sa structure d’exploitation est particulière : « 90 % de la production saoudienne proviennent de 6 gisements géants concentrés dans une zone minuscule du royaume, l’équivalent d’une petite portion de l’Etat américain de l’Utah. Le plus impressionnant d’entre eux est Ghawar (…). Selon les experts, le gisement abrite 17 % de toutes les réserves en pétrole accessibles de la planète. » Eric LAURENT, la face cachée du pétrole, pocket 2007, p.184.

Entre 1973 et 1976, les 4 compagnies américaines (Exxon, Texaco, Mobil, Chevron) ont peur d’être nationalisées (ce qui arrivera à hauteur de 60 % en 1976) et elles veulent profiter au maximum de la hausse du prix du pétrole : elles augmentent fortement la production, au mépris des normes techniques de pompage et de préservation. Les procédures indispensables de pressurisation des puits ne sont pas appliquées, ce qui provoquent des difficultés techniques. Ceci est révélé par Jack ANDERSON. (cité par E. LAURENT)

Pire : un rapport secret de Chevron affirme que cette surproduction effrénée au mépris des règles endommagent le champ de Ghawar et celui de d’Abqaiq !

En plus de l’appétit du gain, les dirigeants pétroliers ont la conviction que l’Arabie Saoudite peut produire 20 à 25 millions de barils par jour. Lorsque les problèmes évoqués ci-dessus surgissent, les prévisions sont abaissées à 16 millions, puis à nouveau corrigées à 12 millions.

 
En 1979, Seymour HERSH publie un article fondé sur des documents internes à Exxon et Chevron (2 membres de l’Aramco). C’est un tableau inquiétant de la situation pétrolière saoudienne : l’état des réserves permettrait de produire 14 à 16 millions de barils par jour pendant moins 10 ans, niveau estimé nécessaire pour éviter les ruptures d’approvisionnement dans les pays consommateurs. Ces documents sont transmis à la Commission des Affaires étrangères du Sénat américain, avec une étude détaillée réalisée à la demande du gouvernement saoudien.

Cette étude prévoit « (…) au début des années 1970, que si le rythme quotidien ne dépasse pas 8,5 millions de barils/jour, la production totale déclinera en l’an 2000. (…) La dernière projection est la plus inquiétante : avec un rythme d’extraction de 14 ou 16 millions de barils/jour, le pétrole saoudien atteindra son « pic » (niveau maximum) dans un délai de 6 ou 10 ans, avant de décliner rapidement. » (E. LAURENT, déjà cité, p.187)

En 1970, l’Arabie Saoudite représente 13 % des exportations mondiales de pétrole ; en 1973, la part est de 21 %.
En 1972, ce royaume produit 5,4 millions de barils/jour pour atteindre 8,4 millions à la veille du choc d’octobre 1973.

Au plus fort du second choc pétrolier de 1979 provoqué par l’arrêt des exportations iraniennes, « (…) le niveau de la production saoudienne ne dépassera jamais 10 millions de barils, alors que sur le marché, totalement paniqué, le baril crève le plafond des 40 dollars. Hormis cette brève pointe à 10 millions de barils/jour, l’Arabie Saoudite maintient son niveau de production à 8,5 millions de barils, malgré les supplications de Jimmy CARTER (…) » (E. LAURENT, déjà cité, p.189)

 
Parce qu’elle est informée de l’état réel de ses réserves, la famille royale saoudienne pense à sa survie.

 
Alexandre Anizy
A suivre … la question du pétrole (IV)

La décroissance selon l'économiste Serge LATOUCHE

Publié le par Alexandre Anizy

Professeur d’économie à Paris – Orsay, Serge LATOUCHE se définit comme un « objecteur de croissance » et ainsi son rôle : « Le rôle de l’intellectuel n’est pas de définir des politiques, mais de lancer des idées. » Ce qu’il fait.

Il considère que le diagnostic de l’impasse est partagé et qu’il ressort des débats du Grenelle de l’environnement. La croissance en soi n’est pas le problème, mais le fait de n’avoir qu’un objectif, la croissance pour la croissance, en est un.

« Il faut décoloniser l’imaginaire, pas seulement trouver des mesurettes pour faire en sorte de prolonger la croissance » (Libération 8 octobre 2007, p.15) Car il existe par exemple une vraie contradiction entre le moratoire sur les autoroutes (dans la plateforme des ONG à Grenelle) et les projets européens (autoroutes, tunnels, TGV).

« La décolonisation de l’imaginaire consiste à changer les fondamentaux sur lesquels repose notre société de croissance. (…) Le consensus ne va pas tomber du ciel, nous sommes toxico-dépendants de la croissance et de la société de consommation. »

« On ne peut pas atterrir en douceur. Il faut un choc salutaire. » Bien, mais lequel ?

 
Et si on doit penser des transitions, il est illusoire de croire qu’on peut rendre compatibles le développement et la survie de la biosphère : Serge LATOUCHE ne croit pas à la politique des petits pas.

 
Alexandre Anizy

P.s. : Serge LATOUCHE va publier mi-octobre « Pour une décroissance sereine » aux éditions Mille et une nuits.

Clémentine AUTAIN Christophe GIRARD même opportunisme

Publié le par Alexandre Anizy

Christophe GIRARD est un grand directeur de LVMH, le groupe de M. Bernard ARNAULT : il s’est découvert tardivement un goût pour la chose publique et l’écologie en particulier. C’est ainsi qu’il a modestement accepté de figurer en fin de liste (caution « manager » en quelque sorte) de Daniel COHN-BENDIT aux élections européennes. Un an plus tard, grâce à son travail ardent de militant de base, c’est sûr, il était sur la liste des Verts (en position éligible) aux municipales parisiennes, et Bertrand DELANOË lui confia une mission de prestige où le monsieur pouvait faire parler de lui, parce qu’il le vaut bien… Sa besogne accomplie, il quitta les Verts en déconfiture pour rejoindre le PS de son maire.
On parle de lui pour la mairie du IVème en 2008.

 
Clémentine AUTAIN étant la fille d’un troubadour, elle connaît la chanson. Si elle s’apparente à beaucoup de choses (PCF, etc.), elle n’a qu’un parti : le sien. Comme Bertrand DELANOË veut rester à sa place, i.e. à droite, sans s’embarrasser d’une pasionaria du XVIIème, la séduisante Clémentine AUTAIN a trouvé un nouveau refuge doré : Montreuil, le paradis des bobos.
Avec la perspective de succéder au maire Jean-Pierre BRARD à mi-mandat.
Mais patatras ! Le député-maire BRARD s’oppose à ce parachutage « très chic parisien » en ces termes : « Elle n’est pas montreuilloise (…). Il est important de ne pas confondre ambition personnelle et convictions au service de ses concitoyens. »

Ah ! Si tous les « Brard » du monde voulaient se donner la main…

Vue comme ça, elle serait pas belle … la politique !

 
Alexandre Anizy

Le contre-Grenelle de Lyon et Nicolas HULOT un zozo de l'écologie

Publié le par Alexandre Anizy

700 participants au contre – Grenelle de l’environnement organisé à Lyon par les férus de la décroissance : c’est un bon score.

Pour l’économiste Paul ARIèS, le Grenelle de Jean-Louis BORLOO et consorts ne serait qu’une « tentative d’OPA inamicale de la droite et des milieux d’affaires sur l’écologie ». C’est pourquoi les intervenants ont ciblé le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA en le qualifiant de « VRP d’Areva » ou de « missionnaire des intérêts privés » à cause de ses positions : selon eux, il souhaite redessiner le concept de l’écologie pour le rendre assimilable par le capitalisme.

 
Pour Nicolas HULOT, un zozo de l’écologie, le public a vanté ses talents de pilote d’hélicoptère pour chaîne télé en béton, tandis que Sophie DIVRY, journaliste du mensuel la décroissance, estimait qu’il n’avait d’autre ambition que de repeindre le capitalisme en vert. On ne lui donnera pas tort à la lecture de l’entretien que « l’éco - tartufe de la jet-set » a donné au Nouvel Observateur du 11 octobre, où il met en avant comme exemples de propositions concrètes :

  • l’abaissement de 10 km/heure la vitesse autorisée sur les autoroutes ;
  • une taxe « verte » sur l’essence ;
  • réduire de 50 % l’emploi des pesticides et imposer le 100 % bio dans la restauration collective.

Hormis les gros céréaliers français qui s’engraissent sur le dos de la PAC, qui peut être contre ces mesures quasiment immédiates ?

Mais le contre – Grenelle a une plus noble ambition : repolitiser l’écologie. Avec un vrai projet d’alternative au capitalisme. Vaste programme !
Concernant la question sociale, ils préconisent l’instauration d’un Revenu Universel Inconditionnel et d’un Revenu Maximum Autorisé.

 
On s’étonne que l’énarque Martin HIRSCH, le serf de la République solidaire, n’y ait pas encore pensé.


Alexandre Anizy

Pour le Traité simplifié, l'hypocrisie des socialistes comme Pervenche BERéS Benoît HAMON Henri WEBER

Publié le par Alexandre Anizy

Pervenche BERèS est une socialiste fabiusienne qui avait voté « non » lors du référendum de 2005 : elle préside la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.

(Les réponses sont extraites d’un entretien paru dans Libération du 18 octobre 2007).
Comment valider le Traité simplifié de Lisbonne ?
« Par respect pour la démocratie, Nicolas Sarkozy [de Nagy Bocsa] devrait convoquer un référendum ».

Ce Traité simplifié n’est-il pas une reformulation du projet de Constitution ? 
« Si on ne les consulte pas [les Français] à nouveau, c’est sûr qu’ils le penseront. Pour le PS, la bonne stratégie est de demander un référendum et de recommander l’abstention ».

Si les Français votent « non », n’est-ce pas la fin de l’Europe ?
« C’est pour cela qu’en cas de référendum, le PS doit prôner l’abstention. »

 
Et qu’en pense l’apparatchik Benoît HAMON (un ex « non ») ?
« Ce texte ne mérite ni excès d’honneur ni excès d’indignité » ; « ce traité propose un déblocage institutionnel pour mieux fonctionner à 27. Ce n’est pas le TCE et en même temps ce n’est pas un bon texte pour relancer la construction européenne ». 
Rien de vraiment neuf chez les prétendants au renouveau socialiste : faut pas bloquer le système, c’est pas génial (pas assez social, n’est-ce pas ?) mais il permet d’avancer …
La bonne question est donc : en sourcillant tout de même, faut-il avancer vers l’abattoir, monsieur l’apparatchik Benoît HAMON ?

Et le fabiusien ex trotskiste Henri WEBER ? « (…) prêts à emboîter le pas d’Hamon. On s’oriente vers un refus de vote ou une abstention à l’Assemblée. »
Pour lui, c’est donc déjà « plié » : pas de référendum ; pas de vote ou abstention à l’Assemblée pour la ratification.

 
Pour ces 3 socialistes, l’Europe ne demande qu’un positionnement électoral au PS : il faut bien se démarquer des confrères.
Parce que sur le fond, les hiérarques du PS ont rallié depuis longtemps  l’oligarchie européenne.

 
Alexandre Anizy

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