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Les cartes postales ratées de HenryJ.-M. Levet

Publié le par Alexandre Anizy

            N'en déplaise à Frédéric Vitoux, il ne donne pas envie, Henry J.-M. Levet.

 

 

 

La poésie consulaire, quelle misère !

Sans la corporation qui s'autocongratule, que resterait-il de ces textes ?  

 

 

Alexandre Anizy

Du grand frère de Mahir Guven

Publié le par Alexandre Anizy

            Mahir Guven est un bon petit soldat de la médiacratie. C'est pourquoi son premier roman bénéficia d'un bouche-à-oreille : le méritait-il ?  

 

 

            Quand on gratte comme Mahir Guven pour le 1 de Fottorino, financé par de grandes fortunes françaises possédant notamment de grands titres de la presse, les portes des éditeurs s'ouvrent facilement puisque la promotion syndicale est assurée. Mais Grand frère (éditions Philippe Rey, 2017, en livrel) vaut-il autant de louanges ?

            Pour tout dire, quand on vient de se taper l'béton de Garreta, on ne résiste pas longtemps à l'ennui face au sabir de bendo qui épata le bourge germanopratin, et face à une histoire bourrée de clichés forcément superficiels qui s'achève par une pirouette.  

 

            Côté style, voilà l'échantillon :

            « L'autre voie possible, c'était de balancer le frère. Ça m'a traversé l'esprit. Est-ce que ce serait plus simple ? Dans cette nuit où tous les chats étaient gris, que la lune était haute, j'ai pesé avec Marie-Jeanne le pour et le contre de toute cette merde. Vendre le frère, c'est des années et des années de nuits sans sommeil, des amis qui vous détestent, et le daron qui me renie. Mon arrêt de mort. » (p.224/255)

            Mais on a malheureusement aussi le droit aux « gouttes qui s'étirent sur mon pare-brise, au loin les lumières de la ville qui s'étouffent derrière la buée (...) » (p.30/255), au zgeg qui fourre la grosse (quel hass !), au bédo qui s'coue la tronche, etc. Que du classique !

 

 

            S'il en commet un deuxième, espérons que Mahir Guven aura l'audace de jeter ses oripeaux de blédard.

 

 

 

Alexandre Anizy

 

Lamartine plus frais que Beigbeder le clou !

Publié le par Alexandre Anizy

            Que vaut la production proséeuse de Beigbeder face à Geneviève ou l'histoire d'une servante de Lamartine ? Que dalle ! Alors il est scandaleux que l'oeuvre ne soit plus disponible en librairie.

 

 

            Si d'aucuns affirment que Lamartine a inventé le roman du peuple avant l'idole nationale Victor Hugo, puisqu'en effet la publication de Geneviève (1851) est antérieure au chef d'oeuvre du Commandeur des lettres françaises ( Les misérables, 1862), nous souhaitons apporter notre modeste contribution à la nécessaire et juste réévaluation du romancier Lamartine, et cela devrait commencer par une réédition bon marché de ces textes.   

 

            « Dans ces conversations la pauvre fille ne me parlait jamais d'elle. Elle paraissait s'inquiéter bien plus de ce que deviendraient le chien, les oiseaux, les meubles, les plantes, que de ce qu'elle deviendrait elle-même. Peut-être pensait-elle que le nouveau curé la prendrait à son service, comme le sonneur ou l'enfant de choeur de Jocelyn, ou que quelqu'une des familles du village la recueillerait pour être sarcleuse, et lui donnerait le pain et l'asile gratuits dans l'étable des vaches ou des moutons. » ( Geneviève, éditions R. Simon, p.29)

 

            « Mais au moment où je délibérais avec moi-même et où je me levais déjà de la litière pour fuir, j'entendis des pas de sabots qui descendaient, les uns lourds, les autres légers, l'escalier extérieur de la maison. La porte de l'étable s'ouvrit, et deux femmes y entrèrent en causant ensemble. » (idem, p.169)   

 

            Diantre ! qui peut ne pas succomber au charme lamartinien ?

 

 

Alexandre Anizy

 

Le sommeil de Gérard Macé

Publié le par Alexandre Anizy

            La prose de Gérard Macé peut-elle toucher les Belles ?  

 

 

            Gérard Macé ne réveillera personne au Bois dormant (Poésie Gallimard), parce qu'on s'emmerde prodigieusement dans l'étalage de préciosité. 

 

 

Alexandre Anizy

 

La précieuse Louise de Vilmorin

Publié le par Alexandre Anizy

            L'histoire des lettres françaises ne s'encombrent pas des poèmes de salon de Louise de Vilmorin. Pourtant quelques-uns méritent une restauration. Comme celui-là, qui illustre bien la manière de la poétesse.

 

            Passionnément

 

Je l'aime un peu, beaucoup, passionnément,

Un peu c'est rare et beaucoup tout le temps.

Passionnément est dans tout mouvement :

Il est caché sous cet : un peu, bien sage

Et dans : beaucoup il bat sous mon corsage.

Passionnément ne dort pas davantage

que mon amour aux pieds de mon amant

Et que ma lèvre en baisant son visage.

 

Louise de Vilmorin

(Poèmes, Gallimard poésie)

 

Elle ne craignait pas le ridicule, la précieuse Louise.

 

Alexandre Anizy