Dans l'affaire Bismuth, Sarkozy commence à s'en sortir

Publié le par Alexandre Anizy

Patatras pour les juges Patricia Simon et Claire Thépaut !

L'affaire Bismuth (corruption et trafic d'influence à la Cour de Cassation) était la seule qui risquait de couler le néoconservateur Sarkozy de Nagy Bocsa en l'empêchant de se présenter comme candidat : l'obstacle vient de s'effondrer grâce à l'irrégularité commise par les juges Patricia Simon et Claire Thépaut.

En effet, la Cour d'Appel estime dans son arrêt que « les juges d'instruction ont commis un excès de pouvoir qui fait nécessairement grief aux intérêts des parties », parce qu'elle considère que la suspension de l'information a couru jusqu'au 22 mars 2016 : les convocations de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa et de Thierry Herzog les 8 octobre et 20 novembre 2015 étaient donc irrégulières.

L'instruction reprend avec une convocation au début de juin.

Dans une affaire aussi sensible, il est bon de se demander pourquoi les juges d'instruction Patricia Simon, qui n'est donc pas la "crème du métier" que Libération nous vendait il y a peu (1), et Claire Thépaut ont-elles cédé à une impatience ?

Quoiqu'il en soit, le rythme sénatorial auquel évoluera cette affaire Bismuth augmentera le risque d'erreurs... Le bouquet final sera-t-il un vice de procédure ?

Alexandre Anizy

(1) Libération du 3 juillet 2014 : "Magistrats et avocats considèrent que Patricia Simon est une grande professionnelle" ; "Et c'est une grosse bosseuse".